Lettre aux adorateurs

                                                                              Dimanche 25 juin 2017

 

                         Le Corps du Seigneur

 

"Le Seigneur Jésus a dit à ses disciples : Je suis la voie, la vérité et la vie ; personne ne vient au Père sinon par moi. Si vous me connaissiez, vous connaîtriez aussi mon Père ; et désormais vous le connaîtrez, et vous l’avez vu. Philippe lui dit : Seigneur, montre-nous le Père et cela nous suffit. Jésus lui dit : Depuis si longtemps je suis avec vous et vous ne m’avez pas connu ? Philippe, qui me voit, voit aussi mon Père (Jn 14, 6-9). Le Père habite une lumière inaccessible (1Tm 6,16) et Dieu est esprit (Jn 4,24) et personne n’a jamais vu Dieu (Jn 1,18). C’est pourquoi il ne peut pas être vu sinon dans l’esprit, parce que c’est l’esprit que vivifie ; la chair ne sert à rien (Jn 6,63). Le Fils lui non plus, en tant qu’il est égal au Père, n’est vu par personne autrement que le Père, autrement que l’Esprit-Saint. Dès lors, tous ceux qui virent le Seigneur Jésus selon l’humanité et ne virent et ne crurent pas selon l’esprit e la divinité qu’il est le vrai Fils de Dieu sont damnés ; de même maintenant aussi, tous ceux qui voient le sacrement qui est sanctifié par les paroles du Seigneur sur l’autel par la main du prêtre, sous forme du pain et du vin, et ne voient et ne croient pas selon l’esprit et la divinité que ce sont vraiment les très saints corps et sang de notre Seigneur Jésus-Christ sont damnés, le Très –Haut lui-même l’attestant qui dit : Ceci est mon corps et le sang de la nouvelle alliance (Mc 14,22-24) ; et : Qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle (Jn 6,55). Dès lors, l’esprit du Seigneur qui habite dans ses fidèles, c’est lui qui reçoit les très saints corps et sang du Seigneur. Tous les autres, ceux qui n’ont point part à ce même esprit et ont la présomption de les recevoir, mangent et boivent leur jugement (1 Co 11,29). 

 

Alors, fils des hommes jusques à quand ce cœur lourd (Ps 4,3) ? Pourquoi ne reconnaissez-vous pas la vérité et ne croyez-vous pas au Fils de Dieu (Jn 9,35)? Voici : chaque jour il s’humilie (Ph 2,8) comme lorsque des trônes royaux (Sg 18,15il vint dans le ventre de la Vierge, chaque jour il vient lui-même à nous sous une humble apparence ; chaque jour il descend du sein du Père (Jn 1,18 ; 6,38) sur l’autel dans les mains du prêtre. Et de même qu’il se montra aux saints Apôtres dans une vraie chair, de même maintenant aussi il se montre à nous dans le pain sacré. Et de même qu’eux, par le regard de leur chair, voyaient seulement sa chair, mais, contemplant avec les yeux de l’esprit, croyaient qu’il est Dieu, de même nous aussi voyant du pain et du vin avec les yeux du corps, voyons et croyons fermement qu’ils sont ses très saints corps et sang vivants et vrais. Et de cette manière le Seigneur est toujours avec ses fidèles, comme le dit lui-même : Voici que je suis avec vous jusqu’à consommation du siècle (Mt 28,20)."    

 

 

 

Saint François d’AssisePremière Admonition

 

                                                                                       Dimanche 18 juin 2017

 

 

PRIÈRE POUR OBTENIR LA GRÂCE DE TOUJOURS PRIER

 

 

Saint Alphonse-Marie de Liguori

 

Dieu de mon âme, j'espère de votre bonté que je suis dans votre grâce et
que vous m'avez déjà pardonné toutes les offenses que je vous ai faites. Je
vous remercie de tout mon cœur et j'espère pouvoir vous en remercier
durant toute l'éternité. « Je chanterai éternellement les miséricordes du Seigneur » (Ps 89 (88), 2). Je vois bien que les causes de mes chutes, c'est que je n'ai pas eu recours à vous, quand j'étais tenté, pour vous demander la sainte persévérance. Pour l'avenir, je me propose fermement de me recommander toujours à vous, et spécialement quand je me verrai en danger de vous offenser de nouveau. Je me propose de recourir sans cesse à votre miséricorde, en invoquant toujours les saints noms de Jésus et de Marie. Je suis sûr que, si je prie, vous ne manquerez pas de me donner la force que je n'ai pas pour résister à mes ennemis. Telle est ma résolution et je vous promets de la tenir. Mais, ô mon Dieu, à quoi serviront toutes mes résolutions et promesses, si vous ne m'aidez pas par votre grâce à réaliser cette décision de recourir à vous dans mes dangers ? O Père éternel, aidez-moi, pour l'amour de Jésus Christ, et ne permettez pas que je manque de me recommander à vous, spécialement quand je serai tenté. Je suis sûr que vous viendrez toujours à mon secours quand je recourrai à vous ; mais ce que je crains, c'est de négliger alors de me recommander à vous et que cette négligence puisse être ensuite la cause de ma ruine, c'est-à-dire de perdre votre grâce, ce qui est le plus grand malheur qui puisse m'arriver. Oh ! par les mérites de Jésus Christ, donnez-moi la grâce de la prière, mais une grâce abondante qui me fasse toujours prier et prier comme il faut. O Marie, ma Mère, chaque fois que j'ai eu recours à vous, vous m'avez obtenu le secours nécessaire pour ne pas tomber. Je recours encore à vous pour que vous m'obteniez une grâce plus grande, celle de me recommander à votre Fils et à vous dans toutes mes nécessités et pour toujours. O ma Reine, vous obtenez de Dieu tout ce que vous demandez ; obtenez-moi maintenant, pour tout l'amour que vous avez pour Jésus Christ, la grâce de prier et de ne jamais cesser de prier jusqu'à la mort. Amen.

 

                                                                                                          Caroline

                                                                Dimanche 11 juin 2017

 

 

       « Je prie pour ceux qui croient en moi

afin que tous soient un »  (Jean 17, 20-21) 

 

Seigneur, ton message ultime est un grand rappel de l’importance que tu accordes au signe de l’unité fraternelle : unité tellement essentielle que tu fais un signe de ta présence parmi les hommes. Nous cherchons souvent aujourd’hui comment témoigner de toi et comment montrer aux hommes que tu demeures éternellement vivant ; nous multiplions les techniques d’approche, les audaces pastorales mais nous sommes renvoyés perpétuellement au témoignage de l’unité ; nous ne pouvons l’éluder. Pourquoi nous étonner si le successeur de Pierre, le Pape Paul VI, n’a pas eu d’autre appel à adresser à l’Eglise, en cette fin du XXe siècle, qu’une exhortation à l’unité afin que le monde croie. Dans son document sur l’évangélisation, il écrit :

            « La force de l’évangélisation se trouve diminuée si ceux qui annoncent l’Evangile sont divisés entre eux par toutes sortes de ruptures. Le testament spirituel du Seigneur nous dit que l’unité entre disciples n’est pas seulement la preuve que nous sommes tous siens, mais aussi la preuve qu’il est envoyé du Père, ce qui va très loin ! Car, lorsque nous manquons à l’unité, nous faisons échouer la mission de Jésus ; d’une certaine façon, nous attestons devant le monde qu’il n’est pas Celui qu’il dit être puisque nous mettons en doute la preuve qu’il est envoyé du Père. Le sort de l’évangélisation est certainement lié au témoignage de l’unité donné par l’Eglise » (Evangéli nutiandi 1975.)

            Ce sont des paroles de poids pour tous les baptisés que nous sommes et combien lourdes de conséquences.

                         Mgr Maurice Gaidon – L’Eucharistie, soleil de Dieu

                                                            Pentecôte 4 juin 2017

 

 

Viens Esprit Saint en nos cœurs ! Viens en nous, Père des pauvres, Consolateur souverain, Réconfort, Lumière bienheureuse viens remplir jusqu’à l’intime le cœur de tous tes fidèles… Donne la joie éternelle. Amen.

 

Oui, Viens en nous Père des pauvres. Sur ce chemin de « pauvreté », à Fatima, l’Eglise comme une mère éducatrice, vient de nous en proposer deux magnifiques exemples, 2 enfants : François et Jacinthe sont si « pauvres », qu’ils sont à peine étonnés qu’un Ange les initie à une prière d’adoration aussi bien dans sa forme que l’attitude à adopter ! « Priez comme cela » leur dit l’Ange de la Paix à genoux, courbant le front jusqu’à toucher le sol, et répétant 3 fois : « Mon Dieu, je crois, j’adore, j’espère et je vous aime ! Je vous demande pardon pour ceux qui ne croient pas, qui n’adorent pas, qui n’espèrent pas, qui ne vous aiment pas ».

 

Et si moi aussi je me mettais « pauvrement » à l’école de l’Ange ? 

 

Mon Dieu, je crois, j’adore, j’espère et je t’aime ! 

-          Mon Dieu, je crois en ta venue parmi nous et dans ma vie 

-          Mon Dieu, je crois en tes souffrances d’amour pour moi…pour nous 

-          Mon Dieu, je crois que tu es ressuscité des morts pour nous, pour moi 

-          Mon Dieu, je crois que tu nous (me) donnes l’Esprit Saint. 

-          Mon Dieu, je crois en ta présence réelle dans l’Eucharistie

 

Mon Dieu, je crois, j’adore, j’espère et je t’aime ! 

-          Mon Dieu, j’adore tes mains et tes pieds cloués sur le bois et tes petites mains et pieds qui       s’agitent dans la crèche 

-          Mon Dieu, j’adore ton cœur transpercé par la lance (de mon péché) 

-          Mon Dieu, j’adore ton visage défiguré par les épines et transfiguré au Tabor 

-          Mon Dieu, j’adore ton âme blessée par les insultes et les blasphèmes et ton âme consolée par   Marie, Joseph, Marthe, Marie Madeleine, Jean 

-          Mon Dieu j’adore ton corps élevé sur la croix et ton corps ressuscité

 

Mon Dieu, je crois, j’adore, j’espère et je t’aime ! 

-          Mon Dieu, j’espère en ta miséricorde inépuisable 

-          Mon Dieu, j’espère en l’accomplissement de tes promesses 

-          Mon Dieu, j’espère en la venue de ton royaume 

-          Mon Dieu, j’espère en la puissance de ton amour plus fort que la mort 

-          Mon Dieu, j’espère en la sagesse de ton Eglise

 

Mon Dieu, je crois, j’adore, j’espère et je t’aime ! 

-          Mon Dieu, je t’aime dans l’épreuve de ma souffrance et dans mes joies 

-          Mon Dieu, je t’aime dans le goût de mes consolations et de ma compassion 

-          Mon Dieu, dans l’aridité de mes déserts et de la nuit 

-          Mon Dieu, je t’aime dans mes désirs de t’aimer et de te faire aimer. 

 

                                                                              Dimanche 28 mai 2017

 

   

ENVOIE SUR NOUS TON ESPRIT-SAINT

 

Seigneur, envoie sur nous ton Esprit-Saint, car on ne te connaît, toi, et tout ce qui est à toi, que par le Saint-Esprit que tu as donné au commencement à Adam, puis aux saints prophètes et ensuite aux chrétiens.

Seigneur, fais connaître à tous les peuples ton amour et la douceur du Saint-Esprit, pour que les hommes oublient la douleur de la terre, qu’ils abandonnent tout mal et s’attachent à toi avec amour, et qu’ils puissent vivre en paix, accomplissant pour ta Gloire ta sainte volonté.

Ô Seigneur, daigne nous accorder les dons du Saint-Esprit, afin que nous connaissions ta Gloire et que nous vivions sur terre dans la paix et dans l’amour, afin qu’il n’y ait ni haine, ni guerre, ni ennemis, mais que seul règne l’amour. Ainsi on n’aura plus besoin ni d’armées, ni de prisons, et, pour tous, il sera facile de vivre sur terre.

Seigneur, écoute ma prière, fais que tous les peuples de la terre te connaissent par le Saint-Esprit.

 

Saint Silouane l’Athonite

                                                             Dimanche 21 mai 2017

 

 

Célébrez par vos chants le Seigneur qui s'élève

    au plus haut des cieux !

Voici qu'Il fait entendre sa voix puissante.

Rendez gloire à Dieu ! Alleluia !

Sa Majesté est sur Israël et sa puissance est dans les nuées.

 

   (Psaume 67, 34-35)

 

 

2 Tous les peuples, battez des mains

acclamez Dieu par vos cris de joie !

3 Car le Seigneur est le Très-Haut, le redoutable,

le grand Roi sur toute la terre, (…)

6 Dieu s'élève au milieu des acclamations,

le Seigneur, aux éclats du cor !

7 Sonnez pour notre Dieu, sonnez !

Sonnez pour notre Roi, sonnez !

8 Car Dieu est le Roi de toute la terre,

Que vos musiques l'annoncent !

9 Il règne, Dieu, sur les païens,

Dieu est assis sur son trône sacré.

 

(Psaume 46, 2-3, 6-9)

 

 

 A Toi, nous rendons grâce, Seigneur Dieu de l'univers,

Toi qui est, Toi qui étais !

Tu as saisi ta grande puissance, et pris possession de ton règne. (…)

Voici maintenant le salut

et le règne et la puissance de notre Dieu,

voici le pouvoir de son Christ ! (…)

Soyez donc dans la joie, cieux, et vous, les habitants des cieux.

 

 

(Apocalypse, 11, 12 et 12, 10. 12)

                                                                          Pâques 16 avril 2017

 

             Méditons la Pâques du Seigneur !

 

Qu’exulte de joie dans le ciel la multitude des anges ! Chantez, serviteurs de Dieu, et que retentisse la trompette triomphale pour la victoire du grand Roi ! Réjouis-toi, ô notre terre, resplendissante d’une lumière éclatante, car il t’a prise en sa clarté et son règne a dissipé ta nuit ! Réjouis-toi, Eglise notre mère, toute remplie de sa splendeur, et que résonne l’acclamation du peuple des fils de Dieu !…

Vraiment il est juste et bon de proclamer à pleine voix ta louange, Dieu invisible, Père tout puissant, et de chanter ton Fils bien-aimé, Jésus Christ notre Seigneur. C’est lui qui a payé pour nous la dette encourue par Adam notre père, et qui a détruit en son sang la condamnation de l’ancien péché. Car voici la fête de la Pâque où l’Agneau véritable est immolé pour nous. Voici la nuit où tu as tiré de l’Egypte nos pères, les enfants d’Israël, et leur as fait passer la mer Rouge à pied sec ; nuit où le feu de la nuée lumineuse a repoussé les ténèbres du péché…

Ô nuit qui nous rend à la grâce et nous ouvre la communion des saints ; nuit où le Christ, brisant les liens de la mort, s’est relevé victorieux des enfers. Heureuse faute d’Adam qui nous a valu un tel Rédempteur!

Ô nuit qui seule a pu connaître le temps et l’heure où le Christ est sorti vivant du séjour des morts ;

Ô nuit dont il est écrit : « La nuit comme le jour illumine, la ténèbre autour de moi devient lumière pour ma joie » (Ps 138,12)…

Ô nuit bienheureuse, où se rejoignent le ciel et la terre, où s’unissent l’homme et Dieu.

Dans la grâce de cette nuit, accueille, Père très Saint, le sacrifice du soir de cette flamme que l’Eglise t’offre par nos mains ; permets que ce cierge pascal, consacré à ton nom, brûle sans déclin en cette nuit et qu’il joigne sa clarté à celle des étoiles. Qu’il brûle encore quand ce lèvera l’astre du matin, celui qui ne connaît pas de couchant, le Christ ressuscité revenu des enfers, qui répand sur les hommes sa lumière et sa paix. Garde ton peuple, nous t’en prions, ô notre Père, dans la joie de ces fêtes pascales. Par Jésus Christ, ton Fils notre Seigneur, qui par la puissance de l’Esprit s’est relevé d’entre les morts et qui règne près de toi pour les siècles des siècles. Amen !

 

                                             Liturgie catholique romaine 

                                                                                 Dimanche 2 avril 2017

 

  Jésus et Lazare

 

        Pourquoi as-tu tardé Seigneur à venir chez Lazare ? On t’avait pourtant dit qu’il était malade. On t’avait pourtant dit qu’il était en danger. Pourquoi ce long délai ? Toi qui pouvais le guérir et redonner la paix à ses deux sœurs inquiètes, impuissantes, alarmées devant sa maladie.

 

         Elles t’avaient prié de venir à leur aide. Tu étais leur ami et tu le savais bien. En toi elles avaient mis leur entière confiance. Pourquoi as-tu donc pris tout ce temps à répondre ? Tu savais bien, pourtant comme elles paraissent longues les minutes d’attente quand un frère est mourant.

 

         Tu es venu, Seigneur et tu nous as prouvé combien ton amitié pouvait être profonde. Tu as même pleuré devant le noir tombeau. Tu as aussi frémi devant ce grand ami, devant ce corps inerte. Pourtant si tu le veux tu peux nous redonner ce frère bien-aimé.

 

         Quelle consolation quand tu me garantis que toujours tu es Vie et que ne mourra pas celui qui croit en toi. Merci d’avoir tardé à répondre à l’appel de Marthe et de Marie car c’est bien ce jour-là que tu as dit ces mots qui resteront gravés au cœur de tes amis.

 

                                                                       Père Marc Martial

 

                                                     Dimanche 26 mars 2017

 

 

  « Ouvre mes yeux Seigneur,

   aux merveilles de Ton Amour.

  Je suis l’aveugle sur le chemin,

  guéris moi :

                Je veux Te VOIR. »

 

                          Le Christ EST la lumière du monde. C’est bien « la lumière » qui m’attire et m’accueille en ce lieu….  La lumière veut pénétrer toute mon existence pour chasser les ténèbres des moindres recoins de mon âme et de mon corps… Pourtant une partie de mon âme reste aveugle alors que l’autre accepte la lumière, faisant malheureusement coexister trop volontiers ou trop passivement ces deux aspects dans ma vie.

Je me présente dans cet oratoire comme l’aveugle de l’évangile de Saint Jean 9,1-41. Comme toujours c’est Jésus qui me voit le premier. Il refait pour moi, sur mes yeux enténébrés, ce geste créateur avec ce mélange de terre et de salive….  Lui, Le Verbe, La Parole, semblable aussi au souffle créateur des origines, m’envoie me laver à la fontaine d’Eau Vive (celle-là même qui comble la samaritaine !) qui me « guérit de la cécité du cœur » (St Ephrem). Cette guérison instantanée met en route pas à pas l’aveugle sur le chemin de la foi et le prépare à accueillir la grâce qui s’offre : voir Jésus la Lumière du monde. Voir Dieu, suprême béatitude qui demande d’exprimer sa foi par un geste d’adoration : « il se prosterna devant Lui. »

Qui es tu Seigneur pour que je crois en Toi ?  Tu es venu toucher l’aveugle au creux de sa souffrance et tu as répondu à son interrogation. Tu connais mieux que moi ce qui me rend aveugle. Envoie ta lumière pour que je puisse reconnaître mon mal et te l’offrir dans le sacrement de réconciliation.

Jésus, éclaire-moi, viens me guérir, viens me re-créer dans ton sacrement de miséricorde.

 

En ce dimanche de « laetare », de la joie de savoir que l’aube sera bientôt visible, il est temps de me laisser regarder par notre Seigneur… de me laisser toucher… de continuer mon chemin à sa suite… de me prosterner en adoration devant mon Dieu et de chanter avec Marie : « Le Seigneur fait pour moi des merveilles ».

                                                                                           Sophie

                                                                  Dimanche 12 mars 2017

 

LES DOUZE PROMESSES

 

 

Notre Seigneur a fait les douze promesses suivantes à sainte Marguerite Marie afin d'encourager la vraie dévotion au Sacré Cœur de Jésus qui est également la dévotion au Saint-Sacrement. Ces promesses sont octroyées sur ceux qui adorent régulièrement Jésus dans le Saint-Sacrement.

 

 

1. Je leur donnerai toutes les grâces nécessaires dans leur état.
2. Je mettrai la paix dans leur famille.
3. Je les consolerai dans toutes leurs peines.
4. Je serai leur refuge assuré pendant la vie et surtout à la mort.
5. Je répandrai d'abondantes bénédictions sur toutes leurs entreprises.
6. Les pécheurs trouveront dans mon Cœur la source et l'océan infini de la miséricorde.
7. Les âmes tièdes deviendront ferventes.
8. Les âmes ferventes s'élèveront à une grande perfection.
9. Je bénirai même les maisons où l'image de mon Cœur sera exposée et honorée.
10. Je donnerai aux prêtres le talent de toucher les cœurs les plus endurcis.
11. Les personnes qui propageront cette dévotion auront leur nom écrit dans mon Cœur, et il n'en sera jamais effacé.
12. Je te promets, dans l'excès de la miséricorde de mon Cœur, que mon amour tout puissant accordera à tous ceux qui communieront les premiers vendredis, neuf fois de suite, la grâce de la pénitence finale, qu'ils ne mourront point dans ma disgrâce, ni sans recevoir les sacrements, et que mon Cœur se rendra leur asile assuré à cette heure dernière.

 

                                                                                     Marie-Cécile

                                                      Dimanche 5 mars 2017

 

 

« Aujourd'hui plus que jamais, il faut adorer ! »

 

 

(Cardinal Bergolio, aujourd'hui Pape François, août 2002)

 

« Aujourd'hui plus que jamais, il faut adorer en esprit et en vérité (Jn 4,24).

Il s'agit d'une tâche indispensable pour le catéchiste qui veut s'enraciner

en Dieu et ne veut pas défaillir au milieu de tant de bouleversements.

Aujourd'hui plus que jamais, il faut enseigner aux catéchisés à adorer

pour que notre catéchèse soit vraiment une initiation et non pas seulement un

enseignement.

Aujourd'hui plus que jamais, il faut adorer pour ne pas nous laisser

dépasser par les événements avec des mots qui occultent parfois le Mystère,

mais pour nous offrir le silence plein d'admiration qui se tait devant la Parole

devenant présence et proximité.

Parce qu'adorer, c'est se prosterner, c'est reconnaître humblement

l'infinie grandeur de Dieu. Seule la véritable humilité peut reconnaître la

véritable grandeur, et reconnaître aussi le petit qui prétend se présenter comme

grand. Peut-être qu'une des plus grandes perversions de notre époque est qu'elle

propose d'adorer l'humain en laissant de côté le divin. « Le Seigneur seul tu

adoreras » est le grand défi face de nombreuses propositions vides et creuses.

Ne pas adorer les idoles contemporaines - avec leur chant de sirène -

est le grand défi de notre présent, ne pas adorer ce qui n'est pas adorable est le

grand signe des temps aujourd'hui. Les idoles qui causent la mort ne méritent

aucune adoration ; seul le Dieu de la vie mérite adoration et gloire.

Nous sommes aimés ! Nous sommes chéris ! Dieu est amour. Cette

certitude est celle qui nous conduit à adorer, avec tout notre cœur,

Celui qui nous a aimés le premier (1 Jn 4, 10).

Adorer, c'est découvrir sa tendresse, c'est trouver consolation et repos

en sa présence, c'est pouvoir expérimenter ce que dit le Psaume 22 : « Si je

traverse les ravins de la mort, je ne crains aucun mal, car tu es avec moi [...]

Grâce et bonheur m'accompagnent tous les jours de ma vie ». »

 

P. François RINEAU

                                                                         Dimanche 12 février 2017

Venez tous adorer le Seigneur !

 

« Nous aimons être avec le Seigneur ! Là, nous pouvons parler avec lui de tout. Nous pouvons lui soumettre nos questions, nos préoccupations, nos angoisses. Nos joies. Notre gratitude, nos déceptions, nos requêtes et nos espérances. 

Dans l'Hostie sacrée, Jésus est présent... ce n'est que dans l'adoration de cette présence que nous apprenons à le recevoir de façon juste, nous apprenons à dialoguer, nous            apprenons de l'intérieur la célébration de l'Eucharistie.

                                       A vous tous, je voudrais dire avec insistance :

Ouvrez tout grand votre cœur à Dieu, laissez-vous surprendre par le Christ ! Accordez-lui « le droit de vous parler » ! Ouvrez les portes de votre liberté à son amour miséricordieux ! Exposez vos joies et vos peines au Christ, le laissant illuminer de sa lumière votre intelligence, et toucher de sa grâce votre cœur »

                                                                                                                                           Benoît XVI

                                                                                 Dimanche 5 février 2017

 

 

"Qu’est-ce que la liturgie?",

demandait un jour Charlemagne à son savant ministre et chapelain, Alcuin. "La liturgie, répondit le moine, c’est la joie de Dieu!" La liturgie, c’est la joie de Dieu, parce qu’elle est le culte que lui rend son Fils unique, prêtre éternel; parce qu’elle est le culte public, l’expression de l’hommage, de l’adoration, de la louange, de l’action de grâce, que la Sainte Eglise rend, elle aussi, à la majesté divine, en mettant en œuvre le Sacerdoce royal de son époux, le Christ, notre Seigneur.

La liturgie, c’est la joie de Dieu, parce que, tout au long de ce cycle annuel où elle se déroule, c’est tout le mystère du Verbe incarné, rédempteur de tous les hommes — ce mystère qui seul, finalement, intéresse Dieu —, qui se déploie, qui est commémoré et, en quelque sorte, rendu de nouveau présent, réactualisé : la venue du Christ sur la terre, sa naissance, sa manifestation au monde, sa prédication du royaume des cieux, sa douloureuse passion, sa mort sur la croix, sa glorieuse résurrection, son admirable ascension, le don fait à son Eglise de l’Esprit Saint consolateur. La liturgie, c’est la joie de Dieu, parce que, chaque jour, par le ministère des prêtres, se renouvelle à l’autel le sacrifice unique de l’agneau qui ôte les péchés du monde et qui rend à son Père, au nom de la création entière, "tout honneur et toute gloire". La messe est le cœur de la liturgie, et les autres parties du service divin, de l’office divin, en sont comme le rayonnement. En ce point central surtout, Dieu trouve sa joie, puisque c’est là — dans le Saint Sacrifice — que se rétablissent les relations de l’homme avec Dieu, rompues par le péché, que s’équilibre le rapport de toute la création avec son Créateur. La liturgie, c’est la joie de Dieu, parce que c’est son œuvre; Il en est l’objet, Il en est le but; la liturgie magnifie Dieu; Il est l’agent principal de cette œuvre qui réalise des choses divines, mais qu’Il a voulu pourtant voir s’achever par des mains et sur des lèvres humaines.

Joie de Dieu, la liturgie est aussi, affirme Dom Guéranger, la "joie des peuples", c’est-à-dire la joie des hommes devenus fils de Dieu, notre joie! "Etant la grâce sanctifiante qui s’épanouit en chant et s’exprime en foi, espérance et charité, la liturgie est l’acte propre de celui qui a la grâce, qui est habilité par le caractère baptismal à traiter avec Dieu"; elle est le bien propre des enfants de Dieu. La liturgie est la joie des hommes; les hommes sont faits pour Dieu, pour aller à Dieu; ils ont besoin de rédemption, ils ont besoin de sainteté, pour retrouver ou maintenir le contact avec le Dieu Saint. Or c’est la liturgie qui leur procure tout cela. "En elle, l’Esprit Saint a eu l’art de concentrer, d’éterniser, de diffuser par tout le Corps du Christ, la plénitude inaltérable de l’œuvre rédemptrice, toutes les richesses surnaturelles du passé de l’Eglise, du présent, de l’éternité."

La liturgie est la joie des hommes, parce qu’elle est pour eux le moyen privilégié de l’approche divine, "une voie majeure, quasi sacramentelle"; la source de leur progrès spirituel : jour après jour, dimanche après dimanche, "la frappe du balancier liturgique imprime dans l’âme baptisée une plus grande ressemblance avec le Seigneur."

                                                                                                     Un moine bénédictin

 

                                                                            Dimanche 29 janvier 2017

En ce jubilé de Saint Vincent de Paul,

                       suivons-le sur le chemin de l’oraison.

 

Saint Vincent de Paul voit dans l’oraison un rempart contre les suggestions du monde et de l’enfer, en même temps qu’un arsenal où l’âme trouve armes et munitions pour se défendre et même « pour assaillir et mettre en déroute les ennemis de Dieu et du salut des âmes ».

IL décrit les effets réparateurs de l’oraison : « Les philosophes disent qu’entre les secrets de la nature il y a une fontaine qu’ils appellent de jouvence, où les vieillards qui boivent de l’eau rajeunissent. Quoi qu’il en soit de celle-là, nous savons qu’il en est d’autres dont les eaux sont souveraines pour la santé. Mais l’oraison rajeunit l’âme bien plus que la fontaine de jouvence, au dire des philosophes, ne rajeunit les corps. »

« C’est là que votre âme, ralentie par les mauvaises habitudes, devient plus vigoureuse ; c’est là qu’elle recouvre la vue quand elle était tombée dans l’aveuglement ; ses oreilles, auparavant étoupées à la voix de Dieu, sont ouvertes aux bonnes inspirations, et son cœur reçoit une nouvelle force et se sent animé d’un courage qu’il n’avait point jusqu’ici senti. »

Vincent veut-il inciter ses auditrices à vivre toujours sous l’influence de l’oraison, à s’y mouvoir en quelque sorte comme les oiseaux se meuvent dans l’atmosphère, il la compare à l’air qu’il faut constamment aspirer pour vivre. Cette pratique est rapprochée, pour le même motif, de l’eau où nagent les poissons et dont ils ne peuvent sortir sans péril de mort. Se priver de cet acte religieux, c’est se condamner à l’asphyxie morale.

Le saint assimile cet exercice au pain servi, chaque jour, sur la table des riches et des pauvres, et il conclue de cette comparaison au besoin de prendre fréquemment cet aliment spirituel toujours à la disposition, lui aussi, des grandes et des petites âmes. « Une personne qui se contenterait de ne prendre ses repas que, trois ou quatre jours, défaillirait et serait en grand danger de mourir, ou, si elle vivait, serait en langueur, incapable d’une fonction utile et deviendrait enfin une carcasse sans force ni vigueur. »

« Ainsi, a-t-on dit, l’âme qui ne se nourrit point de l’oraison, ou qui ne le fait que rarement, deviendra tiède, languissante, sans courage, ni vertu, ennuyeuse aux autres et insupportable à elle-même. »

Saint Vincent de Paul veut présenter l’oraison comme le moyen de rester spirituellement toujours jeune, frais et dispos, il la compare à une eau rafraîchissante et fertilisante.

                                                                                                                   Caroline

                                                     Dimanche 22 janvier 2017

 

 

  Reste avec nous Seigneur !

 

Comme les deux disciples de l’Évangile, 
nous t'implorons, Seigneur Jésus : reste avec nous ! 
Toi, divin Voyageur, 
expert de nos routes et connaisseur de notre cœur,

ne nous laisse pas prisonniers des ombres du soir. 
Soutiens-nous dans la lassitude, 
pardonne nos péchés, 
oriente nos pas sur la voie du bien. 
Bénis les enfants, les jeunes, les personnes âgées, 
les familles, en particulier les malades. 
Bénis les prêtres et les personnes consacrées. 
Bénis toute l'humanité. 
Dans l'Eucharistie tu t'es fait "remède d'immortalité" : 
donne-nous le goût d'une vie vécue en plénitude, 
qui nous fasse cheminer sur cette terre 
comme des pèlerins confiants et joyeux, 
en ayant toujours pour objectif 
la Vie qui n'a pas de fin. 
Reste avec nous, Seigneur ! 
Reste avec nous ! 
Amen. 

Jean Paul II – 17 octobre 2004
     

                                                      Dimanche 8 janvier 2017

 

 

   Ils ouvrirent leurs coffrets,

   et lui offrirent leurs présents :

   de l’or, de l’encens et de la myrrhe.

 

 

Les mages venus de l’Orient, des païens qui ne connaissaient pas le vrai Dieu, sont venus adorer l’enfant-Dieu. Ils ont été conduits vers lui par la contemplation de la nature, œuvre du Créateur. Ils avaient un cœur droit, un cœur qui cherchait, un cœur qui se laissait guider, un cœur prêt à s’ouvrir. Ils apportaient avec eux des présents précieux : de la myrrhe pour l’Homme mortel, de l’encens pour le Dieu, de l’or pour le Roi. Ils représentent toutes les nations, car toutes sont invitées à contempler et à adorer le Dieu fait homme.


Dieu se manifeste à tous les hommes, à tous ceux qui veulent bien ouvrir leur cœur à sa venue. Suivons donc l’exemple des mages : ouvrons le coffret de notre cœur, et offrons l’or de notre adoration, l’encens de notre prière, et la myrrhe de notre compassion pour ceux qui souffrent. Alors nous deviendrons comme une étoile manifestant la présence du Christ.

 

Abbaye Notre-Dame de Maylis, 2015

      Dimanche 1er janvier 2017

 

         

   Au seuil de ce nouvel an…    

 

 

Au seuil de ce nouvel an, 
je consacre à nouveau solennellement 
tout mon être : corps, âme et esprit,
à Dieu le Père, Fils et Saint-Esprit, 
mon Créateur et Sanctificateur,
m'engageant et promettant, 
non pas avec ma propre force,
car je suis extrêmement faible,
mais par la force de la grâce de Jésus-Christ,
que je ferai tout mon possible cette année
pour accomplir la volonté de Dieu.
Je sais que c'est la volonté de Dieu, 
particulièrement ma sanctification.

Seigneur, permets qu'en cette année, 

je sois plus saint, 
et que j'avance plus que jamais 
dans de saintes conversations.
Je désire sincèrement être rempli 
de tes saintes pensées,
vivre de saintes affections,
résolu par des intentions et des objectifs saints,
et gouverné dans toutes mes paroles et mes actions
par de saints principes.

O qu'un merveilleux fil de sainteté 
traverse la toile de cette année.

Matthieu Henry (1er janvier 1705)             

                                                                            Marie-Cécile

   NOËL 2016

 

 

Quelques vers de Charles Péguy, extraits d'Ève, en guise de méditation sur le mystère de l'Incarnation ...

 

   

 

 

 

 

 

1 – Sous le regard de l’âne et le regard du bœuf

Cet enfant reposait dans la pure lumière.

Et dans le jour doré de la vieille chaumière

S’éclairait son regard incroyablement neuf.

2 – Cet enfant qui dormait en fermant les deux poings

Si ces deux chambellans et ces museaux velus

Et ces gardes du corps et ces deux gros témoins

Pour le garer du froid n'eussent soufflé dessus.

3 – Le soleil qui passait par les énormes brèches

Éclairait un enfant gardé par du bétail.

Le soleil qui passait par un pauvre portail

Éclairait une crèche entre les autres crèches.

4 – Les pas des légions avaient marché pour lui.

Les voiles des bateaux pour lui s’étaient gonflées.

Pour lui les grands soleils d’automnes avaient lui.

Les voiles des bateaux pour lui s’étaient pliées.

5 – Les pas de Darius avaient marché pour lui.

C’est lui qu’on attendait au fin fond de la Perse.

C’est lui qu’on attendait dans une âme disperse.

Il était le seigneur d’hier et d’aujourd’hui.

6 – Et les pas de César avaient marché pour lui,

Du fin fond de la Gaule aux rives de Memphis.

Tout homme aboutissait aux pieds du divin fils.

Et il était venu comme un voleur de nuit.

7 – Il allait hériter du monde déjà fait.

Et pourtant il allait tout nouveau le refaire.

Il allait défluer de la cause à l’effet

Comme un fleuve déborde et gagne une autre terre.

8 – Il allait hériter d’un monde déjà fait.

Et pourtant il allait tout jeune le refaire.

Il allait procéder de la cause à l’effet

Comme le fils procède en descendant du Père.

9 – Veuillez nous dépouiller de nos vieilles fortunes.

Veuillez nous revêtir de votre pauvreté.

Veuillez nous préparer des morts moins importunes.

Veuillez nous assurer de votre sûreté.

10 – Veuillez nous rechercher ce que nous n’avons pas.

Nous n’avons que nos cœurs et nos biens périssables.

Veuillez nous dévoiler après le dernier pas

Le long bouillonnement des eaux intarissables.

 

P. RINEAU

Dimanche 18 décembre 2016

 

 

« Es-tu celui qui doit venir,

ou devons-nous en attendre un autre ? »

Question posée à Jésus dès le début.

 

Seigneur, ce n’est pas d’abord avec des mots que tu as répondu à cette question, pas avec des raisonnements. Ta présence, tes actes, ont été la réponse apportée, obligeant chacun à découvrir que la promesse faite et transmise par les prophètes se réalisait.

Combien aujourd’hui attendent la venue d’un messie, d’un homme providentiel, d’un monde purifié de tout ce qui entrave la vie, la paix ? Combien se demandent pourquoi nous, chrétiens catholiques, prions devant un morceau de pain ? Merci Seigneur d’ouvrir leurs cœurs, les yeux de leurs prémices de foi, afin qu’ils te rencontrent dans ce pain consacré. Merci Seigneur, de leur permettre de découvrir ta présence dans cette extrême faiblesse : du pain livré à nos mains, nos dents, notre organisme. Merci Seigneur, de leur permettre de voir dans ce pain le prolongement de ta venue dans la crèche : un bébé emmailloté et couché dans une mangeoire.  Merci, Seigneur, de me permettre d’être là, devant toi, avec toutes les questions, les attentes, les espérances de l’humanité.  Je les dépose auprès de toi qui seul peut apporter une réponse à tous : ta présence puissante et discrète, délicate et rédemptrice. Je te confie tous ceux dont la joie grandit grâce à la fête de Noël : que cette joie ouvre leurs cœurs à la découverte de ton Amour !

 

                                                                               P. Frédéric Pelletier

Dimanche 11 décembre 2016

 

 

  Aller à Jésus par Marie

En cette période d’Avent, nous cheminons avec Marie ; elle est celle qui s’est préparée avec un cœur pur à ce qui c’est passé le jour de Noël, elle a reçu toute les grâces qui lui étaient destinées.

Demandons à un saint qui a beaucoup aimé Marie de nous aider à aller à Jésus par Marie.

Dans le ‘Traité de la vraie dévotion à la sainte Vierge ‘il nous dit :

 

« 120. Toute notre perfection consistant à être conformes, unis

et consacrés à Jésus-Christ, la plus parfaite de toutes les

dévotions est sans difficulté celle qui nous conforme, unit et

consacre le plus parfaitement à Jésus-Christ. Or, Marie étant

la plus conforme à Jésus-Christ de toutes les créatures, il

s'ensuit que, de toutes les dévotions, celle qui consacre et

conforme le plus une âme à Notre-Seigneur, est la dévotion à

la Très Sainte Vierge, sa sainte Mère, et que plus une âme

sera consacrée à Marie, plus elle le sera à Jésus-Christ.

C'est pourquoi la parfaite consécration à Jésus-Christ

n'est autre chose qu'une parfaite et entière consécration de

soi-même à la Très Sainte Vierge, qui est la dévotion que

j'enseigne; ou autrement une parfaite rénovation des vœux et

promesses du saint baptême. »

Marie est la patronne de notre paroisse, elle veille sur chacun de ses enfants.

Prions pour tous ceux entreront dans notre église qui iront se recueillir devant la crèche.

Que Marie les éveille à l’accueil de la grâce. Qu’ils se sentent rejoint dans leurs aspirations les plus profonde. Que saint Joseph les aide à faire confiance : Dieu nous donne chaque jour notre pain quotidien.                                                                              

 

                                                                                                                                   Père Vincent Poitau

                                                   Dimanche 4 décembre 2016

 

                      Silence de la contemplation

                « La prière, cette descente dans les profondeurs de Dieu, n’est pas là pour que nous soyons mieux dans notre peau. Prier non en vue d’une utilité quelconque mais pour créer avec le Christ une communion d’hommes libres.  

              Quand l’homme tente de donner à cette communion une expression par des paroles, ce sont des prières conscientes. Mais l’intelligence exprime seulement la surface de la personne. La voilà bien vite prise de court… et le silence l’emporte, au point de paraître signifier une absence de Dieu.
            Plutôt que de se bloquer sur les aridités du silence, savoir qu’elles ouvrent à des possibilités créatrices inconnues : dans le monde sous-jacent à la personne humaine, dans l’infraconscient, le Christ prie plus que nous ne l’imaginons. Par rapport à l’immensité de cette prière du Christ en nous, notre prière explicite est réduite à peu de chose.

Oui, l’essentiel de la prière se passe surtout dans un grand silence…

            Toute prière demeure ardue pour l’homme livré à la solitude. Dieu a fait l’homme social, il lui a donné vocation « politique ». Serait-ce pour cela que la contemplation devient plus aisée quand elle est vécue avec d’autres ?
            Silence de la contemplation ! En chacun de nous gisent des abîmes d’inconnu, de doute, de violence, de peines intimes… et aussi des gouffres de culpabilité, d’inavoué, au point que s’ouvrent les immensités d’un vide. Des pulsions bouillonnent, elles viennent d’on ne sait où, peut-être d’une mémoire ancestrale ou génétique. Laisser le Christ prier en soi avec la confiance de l’enfance, un jour les abîmes seront habités.
            Un jour, plus tard, nous constaterons en nous une révolution.
            À long terme, de la contemplation surgit un bonheur. Et ce bonheur d’hommes libres est moteur de notre lutte pour et avec tout hommes. Il est courage, il est énergie pour prendre des risques. Il est débordement d’allégresse. »

 

                                                                                                                    Frère Roger de Taizé dans :  Lutte et contemplation, 1972

Dimanche 27 novembre 2016

 

 

Discours de Benoît XVI aux prêtres de Rome, mars 2006

 

Nouveau et Ancien Testament vont de pair. Dans la première Lecture du Deutéronome, la réponse de Dieu est:  "Si tu écoutes les commandements de Yahvé ton Dieu, que je te prescris aujourd'hui, et que tu aimes Yahvé ton Dieu, que tu marches dans ses voies, que tu gardes ses commandements, ses lois et ses coutumes, tu vivras" (30, 16). A première vue, cela ne nous plaît pas, mais telle est la voie:  l'option pour la vie et l'option pour Dieu sont identiques. Le Seigneur le dit dans l'Evangile de saint Jean:  "La vie éternelle, c'est qu'ils te connaissent" (Jn 17, 3). La vie humaine est une relation. Ce n'est qu'au sein d'une relation, et non pas fermés sur nous-mêmes, que nous pouvons avoir la vie. Et la relation fondamentale est la relation avec le Créateur, sinon les autres relations sont fragiles. Choisir Dieu, donc:  tel est l'essentiel. Un monde vide de Dieu, un monde qui a oublié Dieu, perd la vie et tombe dans une culture de la mort. Choisir la vie, faire le choix de la vie, signifie donc avant tout choisir l'option-relation avec Dieu. Mais ici, naît aussitôt la question:  avec quel Dieu? Ici, à nouveau, l'Evangile nous vient en aide:  avec ce Dieu qui nous a montré son visage dans le Christ, avec le Dieu qui a vaincu la haine sur la Croix, c'est-à-dire dans l'amour jusqu'à la fin. Ainsi, en choisissant ce Dieu, nous choisissons la vie.

 

Le Pape Jean-Paul II nous a donné la grande Encyclique Evangelium vitae. Dans celle-ci - qui est en quelque sorte un tour d'horizon des problèmes de la culture actuelle, de ses espérances et de ses dangers - il apparaît de façon visible qu'une société qui oublie Dieu, qui exclut Dieu, précisément pour avoir la vie, tombe dans une culture de la mort. C'est précisément en voulant avoir la vie que l'on dit "non" à l'enfant, car il ôte quelque chose à ma vie; on dit "non" à l'avenir, pour avoir tout le présent; on dit "non" tant à la vie qui naît qu'à la vie qui souffre, qui va vers la mort. Cette apparente culture de la vie devient l'anti-culture de la mort, dans laquelle Dieu est absent, dans laquelle est absent le Dieu qui n'ordonne pas la haine, mais qui vainc la haine. Ici, nous faisons le choix véritable de la vie. Tout est alors lié:  l'option la plus profonde pour le Christ crucifié avec l'option la plus totale pour la vie, du premier au dernier moment.

       Dimanche 20 novembre 2016

 

 

      "Ô mon Dieu, Trinité que j’adore"

             de Bienheureuse Elisabeth de la Trinité

 

Ô mon Dieu, Trinité que j’adore,

aidez-moi à m’oublier entièrement pour m’établir en vous,

immobile et paisible, comme si déjà mon âme était dans l’éternité ;

que rien ne puisse troubler ma paix,

mais que chaque minute m’emporte plus loin

dans les profondeurs de votre mystère !

Pacifiez mon âme, faites-en votre demeure aimée

et le lieu de votre repos ;

que je ne vous y laisse jamais seul, mais que je sois là tout entière,

tout éveillée en ma foi, toute adorante,

toute livrée à votre action créatrice.

 

Ô mon Christ aimé, crucifié par amour,

je voudrais vous aimer… jusqu’à en mourir.

Mais je sens mon impuissance

et je vous demande de me revêtir de vous-même.

Venez en moi comme Adorateur et comme Sauveur.

Ô Verbe éternel, Parole de mon Dieu,

je veux passer ma vie à vous écouter,

je veux me faire tout enseignable afin d’apprendre tout de vous ;

puis à travers toutes les nuits, tous les vides, toutes les impuissances,

je veux vous fixer toujours et demeurer sous votre grande lumière.

 

Ô feu consumant, Esprit d'amour,

survenez en moi afin qu’il se fasse en mon âme

comme une Incarnation du Verbe ;

que je lui sois une humanité de surcroît

en laquelle il renouvelle tout son mystère.

 

Et vous, ô Père,

penchez-vous vers votre petite créature,

ne voyez en elle que le Bien-Aimé

en lequel vous avez mis toutes vos complaisances.

Ô mes Trois, mon tout, ma béatitude,

Solitude infinie, je me livre à vous…

Dimanche 13 novembre 2016

 

          Un amour exigeant

 

Seigneur, tu réclames de nous un amour exigeant. Oui, nous sommes enfants de Dieu... Nous avons à nous montrer dignes d'un tel Père… à mener une vraie vie de fils et de fille de Dieu.

Seigneur, tu nous indiques le chemin et tu nous invites à ta suite...

« Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur... ». Jésus, tu faisais toujours le bon plaisir de ton Père... Par amour pour Lui et pour nous,

tu es allé jusqu'au Calvaire... et tu nous demandes de prendre notre croix chaque jour...

Pour demeurer fidèle à ton Évangile, j'ai à consentir des sacrifices... Tes paroles me semblent parfois terriblement exigeantes: «Vous ne pouvez pas servir Dieu et l'argent... » (Mt 6,24). « Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n'est pas digne de moi... » (Mt 11,37).

Et que dire de la réflexion désabusée des disciples quand tu rappelles l'indissolubilité du mariage... (Mt 19,10).

Pour te suivre... pour vivre en état de grâce... il me faut mourir à moi-même, à mon orgueil, à mes tendances égoïstes...

 

SEIGNEUR, FAIS-NOUS COMPRENDRE QUE TA VIE DIVINE EST NOTRE PLUS GRANDE RICHESSE

SEIGNEUR, APPRENDS-NOUS A TOUT SACRIFIER PLUTOT QUE DE PERDRE TON AMITIE.

 

Seigneur, tu vois en tout homme, même le plus misérable, même le plus rebelle à tes dons, un frère à aimer...

Tu me demandes d'avoir pour chacun un cœur vraiment fraternel... St Paul nous a dit les exigences du véritable amour: « L'amour rend service... L'amour espère tout, il endure tout ». Tu en es toi-même, Seigneur, la vivante illustration... « Pain rompu pour un monde nouveau », tu nous partages ton corps et par amour pour nous, tu le livres au supplice de la croix...

 

APPRENDS-NOUS, SEIGNEUR, A FAIRE CONFIANCE, A NOS FRERES, A LES AIMER, NON SEULEMENT EN PAROLES MAIS EN ACTES.

 

 

                                                                                                          Père Marc Martial

  Dimanche 6 novembre 2016

 

  VENEZ A MOI 

 

  "Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, dit     le Seigneur, et moi, je vous procurerai le repos." (Mat 11,28) 

 

Retrouver la force devant le Saint Sacrement, voici ce que nous confirme Pauline-Marie Jaricot en fondant les équipes du Rosaire Vivant :

 

" C'est aux pieds de vos saints Tabernacles que mon cœur, desséché par les plus rudes épreuves, a constamment trouvé les forces nécessaires pour en supporter la rigueur ; c'est LÀ que mes combats se sont changés en victoire, ma faiblesse en courage, mes tiédeurs en ferveur, mes incertitudes en lumière, ma tristesse en joie, mes obstacles en succès, mes désirs en volonté, mes antipathies, mes jalousies, mes ressentiments contre le prochain en ardente charité. Tout ce que je sais, je l'ai appris à vos pieds, Seigneur. Recevez donc l'hommage de tout ce que je suis, de tout ce que j'ai, de tout ce que je ne pourrai jamais penser, dire et faire de bien."


VENEZ À MOI.... c'est bien ici Seigneur que tu nous attend pour nous combler de Ta Miséricorde ! 

                                                                            Sophie

 

    Dimanche 30 octobre 2016

 

 

Avec les Saints de tous les temps   

 

Seigneur, à l’exemple de tous les saints, les bienheureux, et en mémoire de tous nos défunts nous sommes venus te louer, t’adorer, te confier nos joies, nos peines, nos espérances. Car nous savons que tu es là vivant, présent devant nous dans le très saint Sacrement de l’autel. Donne-nous Paix, Lumière, toutes grâces.

 

 

 Ils sont nombreux les bienheureux qui n’ont jamais fait parler d’eux 
Et qui n’ont pas laissé d’image.
Tous ceux qui ont, depuis des âges, 
aimé sans cesse et de leur mieux 
Autant leurs frères que leur Dieu !
Eternellement heureux, dans son royaume !

 

Ils sont nombreux ces gens de rien, ces bienheureux du quotidien 
qui n’entreront pas dans l’histoire. 
Ceux qui ont travaillé sans gloire 
et qui se sont usés les mains, 
à pétrir, à gagner le pain.
Eternellement heureux, dans son royaume !

 

 Ils ont leurs noms sur tant de pierres, et quelquefois dans nos prières, 
Mais ils sont dans le cœur de Dieu ! 
Et quand l’un d’eux quitte la terre, 
pour gagner la maison du Père 
Une étoile naît dans les cieux.
Eternellement heureux, dans son royaume !

                                                                                                                                         Sr Anna                                     

  Dimanche 23 octobre 2016

 

 

  La Prière de Saint Jean-Paul II

 « Dieu, Père miséricordieux »  


Dieu, Père miséricordieux,

Qui as révélé Ton amour dans ton Fils Jésus-Christ,

Et l'as répandu sur nous dans l'Esprit Saint Consolateur,

Nous Te confions aujourd'hui le destin du monde

et de chaque homme.

Penche-toi sur nos péchés,

                           Guéris notre faiblesse,

                           Vaincs tout mal,

                           Fais que tous les habitants de la terre fassent l'expérience

                           de ta miséricorde,

                           Afin qu'en Toi, Dieu Un et Trine,

                           Ils trouvent toujours la source de l'espérance.

                           Père éternel,

                           Par la douloureuse Passion et la Résurrection de ton Fils,

                           Accorde-nous ta miséricorde,

                           Ainsi qu'au monde entier !  Amen.

                           Saint Jean-Paul II (1920-2005)

   

Dimanche 16 octobre 2016

 

Communion et adoration eucharistiques

selon sainte Thérèse d'Avila, docteur de l’Église.        

 

 « Demeurez de bon cœur avec lui, mes filles, et ne perdez pas cette heure qui suit la sainte communion ; c’est le temps excellent pour négocier vos intérêts spirituels. S’il arrive que l’obéissance vous appelle ailleurs, laissez votre âme avec le divin Maître. Mais si vous portez aussitôt votre pensée sur un autre objet, si vous ne faites aucun cas de lui, si vous oubliez qu’il est en vous, comment pourrait-il se faire connaître à votre âme ? Je le répète, c’est un temps souverainement précieux que cette heure qui suit la communion : le divin Maître se plaît alors à nous instruire ; prêtons l’oreille, et en reconnaissance de ce qu’il daigne nous faire entendre ses leçons, baisons-lui les pieds, et conjurons-le de ne pas s’éloigner de nous.

                Si vous jetez, en ce moment, la vue sur une image de Jésus-Christ, qui excite en vous ces sentiments, ne faites pas la sottise de le quitter pour regarder son image. C’est comme si quelqu’un possédant le portrait d’une personne qui lui est chère, et recevant sa visite, la laissait là, sans lui dire un mot, pour aller s’entretenir avec son portrait. Mais savez-vous en quel temps il est utile de recourir à un tableau de Notre-Seigneur (je le fais moi-même avec un plaisir infini), c’est lorsque ce divin Maître s’éloigne de nous, et nous le fait sentir par beaucoup de sécheresses. Quelle consolation alors d’avoir devant les yeux l’image de Celui que nous avons tant de motifs d’aimer ; je voudrais que notre vue ne pût se porter nulle part sans la rencontrer. Et quel objet plus saint, plus fait pour charmer les regards, que l’image de Celui qui a tant d’amour pour nous, qui est le principe de tous les biens ? Oh ! malheureux sont ces hérétiques qui, par leur faute, ont perdu cette consolation et tant d’autres !

                Puisque Jésus-Christ lui-même est au dedans de vous, dès que vous avez reçu la sainte Eucharistie, fermez les yeux du corps pour ouvrir ceux de l’âme, et regardez-vous au cœur. Je vous l’ai déjà dit, je vous le répète encore, je ne me lasserai point de vous le dire : si vous prenez cette habitude, chaque fois que vous communiez, si vous faites en sorte de vous conserver assez pures, pour qu’il vous soit permis de communier souvent, il ne se cachera pas tellement, qu’il ne se révèle à votre âme d’une manière ou d’une autre et en proportion du désir que vous aurez de le voir ; et vous pouvez même le souhaiter avec une telle ardeur, qu’il se découvre entièrement à vous.

 P. François RINEAU

 

Dimanche 9 octobre 2016

 

Rien qu'aujourd'hui

 

Rien qu’aujourd’hui, j’essaierai de vivre exclusivement la journée sans tenter de résoudre le problème de ma vie.

Rien qu’aujourd’hui, je porterai mon plus grand soin à mon apparence courtoise et à mes manières. Je ne critiquerai personne et ne prétendrai redresser ou discipliner personne

si ce n’est moi-même.

Je serai heureux, rien qu’aujourd’hui, dans la certitude d’avoir été créé pour le bonheur, non seulement dans l’autre monde, mais également dans celui-ci.

Rien qu’aujourd’hui, je m’adapterai aux circonstances, sans prétendre que celles-ci se plient à tous mes désirs.

Rien qu’aujourd’hui, je consacrerai dix minutes à la bonne lecture en me souvenant que comme la nourriture est nécessaire au corps, la bonne lecture est nécessaire à la vie de l’âme.

Rien qu’aujourd’hui je ferai une bonne action et n’en parlerai à personne.

Rien qu’aujourd’hui je ferai au moins une chose que je n’ai pas envie de faire ; et si j’étais offensé, j’essaierai que personne ne le sache.

                                                                              St Jean XXIII  

………

Seigneur, présent devant moi, là en ce moment, tu m’invites à vivre uniquement l’instant présent.                                                                                                                                                               P. Frédéric

 

Dimanche 2 octobre 2016

 

 

Les anges sont un peu des frères aînés.

 

Ils constituent ce monde invisible, ce trône sur lequel Dieu exerce sa puissance. 

Un célèbre peintre (Masolino) l’a reproduite et que vous pouvez admirer sur cette image.

 

Marie est porté au ciel, nous pouvons voir les 9 hiérarchies d’anges, trois par trois.

 

La première est plus près de Dieu

 

(En petit tout autour de Marie, formant une mandorle) les Séraphins, destinés à la louange perpétuelle de Dieu et les Chérubins avec trois paires d’ailes. 

Les Trônes (en bleu, tout en haut), ce sont les représentants des communautés humaines. 

 

 

 

La seconde est dédiée à l’Église

 

Les Dominations ils portent une fiole de parfum symbolisant la prière. 

Ils ont pour but d’étendre le règne de Dieu. 

Les Vertus ils sont envoyés à ceux qui veulent devenir meilleurs ; 

Les Puissances ils sont affectés au service des prêtres dans l’accomplissement de leur sacerdoce.

 

  

La troisième est plus proche de nous

 

Les Principautés sont dédiés à chaque paroisse, ils sont agenouillées devant le très saint sacrement et prient jour et nuit. 

Les Archanges  ils exécutent les ordres de Dieu et prennent forme visible quand ils interviennent parmi les hommes. 

Les Anges gardiens ils veillent sans cesse sur l’homme, qui est confié à chacun d’eux. 

Ils sont associés au dessein de Dieu, ils intercèdent pour notre salut. Prions-les sans mesure !

 

P. Vincent POITAU 

 

Dimanche 25 septembre 2016

 

 

Pourquoi l'Adoration ?

 

Pour St François :

 

                      Saint François d’Assise a exprimé, dans plusieurs écrits, son grand respect pour le Corps du Seigneur. Il explique dans sa lettre à tout l’Ordre : « O admirable grandeur et stupéfiante bonté ! O humilité sublime, ô humble sublimité ! Le maître de l’univers, Dieu et Fils de Dieu, s’humilie pour notre salut au point de se cacher sous une petite hostie de pain ! Voyez frères l’humilité de Dieu et faites-lui l’hommage de vos cœurs. Humiliez-vous, vous aussi, pour pouvoir être exaltés par lui. Ne gardez pour vous rien de vous, afin que vous reçoive tout entiers Celui qui se donne à vous tout entier. » (n°26)

 

Pour St Jean Paul II :

            En quelques mots simples, Jean-Paul II explique l’enjeu de l’Adoration : « Dans l’étable de Bethléem il se laissa adorer, sous les pauvres traits d’un nouveau-né, par Marie, par Joseph et par les bergers ; dans l’Hostie consacrée nous l’adorons sacramentellement présent dans son corps et dans son sang, dans son âme et dans sa divinité ; nous pouvons aujourd’hui L’adorer dans l’Eucharistie et Le reconnaître comme notre Créateur, notre unique Seigneur et Sauveur… Soyez des adorateurs de l’unique vrai Dieu, en lui reconnaissant la première place dans votre existence ! »

Pour Benoît XVI :

 

            « Ce n’est que dans l’adoration que peut mûrir un accueil profond et vrai. Et c’est bien par cet acte personnel de rencontre avec le Seigneur que mûrit ensuite la mission sociale qui est renfermée dans l’Eucharistie et qui veut briser les barrières non seulement entre le Seigneur et nous, mais aussi et surtout les barrières qui nous séparent les uns des autres. » (Benoît XVI, Discours à la curie romaine, 2005)

            Bonne adoration !                                                                                                        Jérôme

 

Dimanche 18 septembre 2016

 

 

   Prière de Benoit XVI à la sainte face de

                        Manoppello

 

Seigneur Jésus, nous T'en supplions, montre-nous Ton visage toujours nouveau : miroir mystérieux de l'infinie miséricorde de Dieu !

Permets que nous puissions le contempler avec les yeux de l'esprit et du cœur : visage humain de Dieu entré dans l'histoire pour révéler les horizons de l'éternité !

Visage silencieux de Jésus souffrant et ressuscité qui transforme le cœur et la vie de ceux qui l'aiment et l'accueillent.

C'est dans Tes yeux qui nous regardent pleins de tendresse et de pitié, que nous voulons puiser la force de l'amour et de la paix, celle qui nous conduira sur le chemin de Vie, mais aussi le courage de Te suivre sans crainte ni compromis, pour devenir témoins de Ton Evangile, les bras du pardon et de l'amour grands ouverts.

Sainte Face du Christ : Lumière qui éclaire la nuit du doute et du deuil ! Vie qui une fois pour toutes a vaincu la puissance du mal et de la mort.

Regard mystérieux qui ne cesse de se pencher sur les hommes et les peuples, visage voilé dans les signes de l'Eucharistie et les regards de nos frères, fais de nous des pèlerins de Dieu en ce monde, assoiffés d'infini, prêts à la rencontre du dernier jour, lorsque, Seigneur, nous Te verrons et face à face » et pourrons Te contempler pour l'éternité dans la Gloire du Ciel. Amen.

 

Benoît XVI, le 1er septembre 2006 à Manoppello

 

P. Geoffroy

Dimanche 11 septembre 2016

 

 

   A l’intention de ceux qui pensent que le Seigneur ne        leur parle pas…

 

                            Prière de Søren Kierkegaard

 

       Tu parles aussi quand tu te tais

 

Ne nous laisse jamais oublier que tu parles aussi quand tu te tais.

Donne-nous d’avoir cette confiance,

Quand nous attendons ta venue,

Que tu te tais par amour,

Comme tu parles par amour.

 

Que tu te taises ou que tu parles,

Tu es toujours le même Père,

Le même cœur paternel,

Que tu nous guides par ta voix

Ou que tu nous élèves

 

Par ton silence.

 

 

Søren Kierkegaard est né le 5 mai 1813 et mort le 11 novembre 1855 à Copenhague. C'est un écrivain, théologien protestant et philosophe danois, dont l’œuvre est considérée comme une première forme de l'existentialisme.

L'existentialisme chrétien a été moins médiatisé en France que l'existentialisme athée, mais il demeure important. Ce courant philosophique, qui a pour principal représentant français Gabriel Marcel, mais aussi, en Amérique du Nord, Jacques Lavigne, est marqué par une profonde opposition entre l'humain, faible et angoissé, et Dieu qui est absolu et transcendant. Le but de la vie est ainsi de se rapprocher de Dieu et d'essayer d'atteindre sa perfection en devenant un chrétien authentique.

 

 

Caroline 

Dimanche 4 septembre 2016

 

Acte d'Amour du saint Curé d'Ars

 

        Je vous aime, ô mon Dieu, et mon seul désir est de vous aimer jusqu’au dernier soupir de ma vie.

         Je vous aime, ô Dieu infiniment aimable, et j’aime mieux mourir en vous aimant que de vivre un seul instant sans vous aimer.

         Je vous aime, ô mon Dieu, et je ne désire le ciel que pour avoir le bonheur de vous aimer parfaitement.

         Je vous aime, ô mon Dieu, et je n’appréhende l’enfer que parce qu’on y aura jamais la douce consolation de vous aimer.

         Ô mon Dieu, si ma langue ne peut dire à tout moment que je vous aime, du moins je veux que mon cœur vous le répète autant de fois que je respire.

         Ah ! Faites-moi la grâce de souffrir en vous aimant, de vous aimer en souffrant, et d’expirer un jour en vous aimant et en sentant que je vous aime.

         Et plus j’approche de ma fin, plus je vous conjure d’accroître mon amour et de le perfectionner.

                             Ainsi soit-il.

                                                                                                              P. Marc Martial

Dimanche 28 août 2016

 

Pour cette fin d’août qui nous fait déjà ressentir la rentrée scolaire ces quelques lignes d’une maman poète qui invite à garder la sérénité.

 

 

Dans une petite rue sans attrait particulier, Une porte.

Une simple porte qui se laisse ouvrir,

 A qui le veut, A tout instant.

 

Et cette porte qui s’ouvre et se ferme, Nuit et jour, En plein centre ville,

                                                   Au milieu du bruit, De la vie, Du temps qui passe,

                                                   Dans notre monde. Sur cette terre.

  

Derrière cette simple porte,

Qui se laisse franchir en toute discrétion,

Jésus.

Et pourtant, aucun tumulte !

Juste le Silence, Un profond Silence de Vérité.

 

                                                      Jésus nous attend dans l’Adoration eucharistique.

                                                      Nous lui répondons,

                                                      En venant nous prosterner devant Lui,

                                                      En L’honorant dans la Sainte Hostie,

                                                      En L’Adorant dans la Sainte Hostie.

 

 Au fur et à mesure de nos Rencontres,

La Présence de Jésus nous illumine.

  

Notre vie s’illumine,

Notre être tout entier s’illumine,

Nous avançons dans un nouveau chemin… Un chemin rayonnant de la Présence de Jésus.

 

Ta Présence Seigneur, nous ouvre un nouveau chemin…..

un chemin d’humilité, un chemin de charité, un chemin d’obéissance,

un chemin de patience, un chemin de joie, un chemin de bonté,

un chemin de pardon, un chemin de paix, un chemin de fidélité,

un chemin de sagesse, un chemin d’espérance, un chemin de Foi.

 

 Au fur et à mesure de nos Rencontres,

L’invisible se fait visible,

Et nous fait reposer dans la Vérité.

 

                                                          Florence Viellard

                                                                                                                                     Sophie

 Dimanche 7 août 2016

 

 L’Église en général et notre diocèse en particulier

 célèbrent chaque année le 4 août l’oeuvre de Dieu

 dans son prêtre, saint Jean-Marie Vianney, qui nous a

 laissé des paroles de feu sur l'Eucharistie.Florilège !

 

« Toutes les prières de la Messe sont une préparation à la communion ;

et toute la vie d’un chrétien doit être une préparation à cette grande action. »

 

« Jamais nous n’aurions pensé à demander à Dieu son propre Fils. Mais

ce que l’homme ne peut pas dire ou concevoir, et qu’il n’eut jamais osé désirer, Dieu,                                           dans son amour, l’a dit, l’a conçu et l’a exécuté... »

 

« Toutes les bonnes œuvres réunies n'équivalent pas au Saint sacrifice de la Messe, parce qu'elles sont les œuvres des hommes, et la Sainte Messe est l'oeuvre de Dieu. »

 

« Il n'y rien de plus grand que l'Eucharistie. »

 

« Oh! Mes enfants, que fait Notre-Seigneur dans le Sacrement de son amour ? Il a pris son bon cœur pour nous aimer. Il sort de ce Cœur une transpiration de tendresse et de miséricorde pour noyer les péchés du monde. »

 

« Il est là celui qui nous aime tant ! Pourquoi ne l'aimerions nous pas ? »

 

« La nourriture de l’âme, c'est le Corps et le Sang d'un Dieu. Il y a de quoi, si l'on y pensait, se perdre pour l'éternité dans cet abîme d'amour ! »

 

« Venez à la Communion, venez à Jésus, venez vivre de Lui, afin de vivre pour Lui. »

 

« Le bon Dieu voulant se donner à nous, dans le sacrement de son amour, nous a donné un désir vaste et grand que Lui seul peut satisfaire. »

 

« La Communion fait à l'âme comme un coup de soufflet à un feu qui commence à s'éteindre, mais où il y a encore beaucoup de braises ! »

 

« Quand nous avons communié, si quelqu'un nous disait :

"Qu'emportez-vous dans votre maison ?", nous pourrions répondre : " J'emporte le Ciel !" »

 

« Ne dites-pas que vous n'en êtes pas digne. C'est vrai : vous n'êtes pas digne, mais vous en avez besoin. »

 

                                                                                                         P. François RINEAU

 

Dimanche 31 juillet 2016

 

Adorer avec St Jean-Marie Vianney

 

 

-Mais, M. le curé, que faisiez-vous donc quand vous teniez la sainte hostie ? Vous aviez l’air très ému.

 

- En effet ; il m’est venu une drôle d’idée. Je disais à Notre Seigneur : si je savais que je dusse avoir le malheur de ne pas vous voir pendant l’éternité, puisque je vous tiens maintenant, je ne vous lâcherai plus !

 

Ces propos, rappelés par le frère Athanase pour le procès de canonisation, sont impressionnants de foi et d’humilité. Humilité de celui qui sait que sa vie est entre les mains de Dieu, et qu’il ne peut que recevoir de Dieu son salut éternel. Foi de celui qui sait ce qu’il tient dans ses mains : le Corps du Christ.

 

Cette demande du St Curé d’Ars, nous pouvons la faire nôtre. Nous ne tenons pas Jésus dans nos mains en ce moment, nous le contemplons. Il est là ! Nos yeux fixés sur cette hostie, redisons avec St Jean-Marie Vianney notre désir de le contempler pour l’éternité, et de profiter au maximum de ce moment de la semaine pour le regarder, l’adorer, comme si c’était peut-être la dernière fois. Quelques heures avant sa mort il a pu communier et se mit à pleurer : « comme c’est triste de communier pour la dernière fois ».

 

Seigneur, je veux profiter de chacune des secondes que tu m’accordes ici, devant Toi, pour être avec Toi. Donne-moi cette grâce d’être présent et de me réjouir de Ta présence.     

                                                                                                                                    P. Frédéric Pelletier

Dimanche 10 juillet 2016

 

 

Fidèles à Notre-Seigneur Jésus Christ

 

Quelle est la norme de notre agir ? Quel doit être le critère ultime et sûr qui nous permettra de discerner, y compris dans l’Église, ce qui vient de Dieu et ce qui vient du père du mensonge ? C’est le Christ. Dans un récit romancé mais très lucide, Vladimir Soloviev (1853-1900) imagine que l’Antéchrist est, à la fin des temps, « l’empereur de l’univers » qui veut unir, lors d’un concile qu’il a convoqué à Jérusalem, toutes les confessions chrétiennes…autour de sa personne. A force de séductions et de mensonges, la plupart des chrétiens se laissent tromper et le rejoignent. Seuls restent à l’écart un petit groupe de catholiques, orthodoxes et protestants parmi lesquels le Pape, un évêque orthodoxe – le starets Jean- et un professeur luthérien allemand. C’est en demandant une confession explicite du Christ vrai Dieu et vrai homme que les fidèles du Christ vont démasquer l’Antéchrist. Gardons ce récit dans nos cœurs et nos intelligences.

L'empereur leur adressa [alors] la parole d'un ton attristé : « Que puis-je encore faire pour vous ? Singulière engeance ! Qu'attendez-vous de moi ? Je l'ignore. Dites-moi donc, vous les chrétiens abandonnés par la majorité de vos frères et de vos chefs, vous que le sentiment populaire a condamnés : qu'est-ce qui vous est le plus cher dans le christianisme ? »

Alors, tel un cierge blanc, se leva le starets Jean, qui répondit avec douceur : « Sire ! Ce que nous avons de plus cher dans le christianisme, c'est le Christ Lui-même, de Qui procède toute chose, car nous savons qu'en Lui demeure corporellement toute la plénitude de la Divinité. Mais de vous aussi, Sire, nous sommes prêts à recevoir tout bien, à condition seulement que nous reconnaissions dans votre main généreuse la main sainte du Christ. Quant à savoir ce que vous pouvez faire pour nous, nous vous répondrons franchement : confessez ici et maintenant devant nous que Jésus-Christ est le Fils de Dieu venu dans la chair, qu'Il est ressuscité et reviendra ; reconnaissez-Le, et nous vous recevrons avec amour comme authentique précurseur de Sa seconde venue dans la gloire ». Le starets Jean reprenait là les paroles de l'apôtre Jean : « Tout esprit qui confesse Jésus-Christ est de Dieu, et tout esprit qui ne confesse pas Jésus n'est pas de Dieu, mais est celui de l'Antéchrist (...) Vous, mes petits-enfants, vous êtes de Dieu ». (1 Jean 4, 1-4)

P. Geoffroy Guérin +

Texte : « court récit sur l’Antéchrist », disponible sur internet ou en librairie.

 

Dimanche 26 juin 2016

 

Mon heure près de Jésus

 

Jésus, ... mon Jésus, infiniment bon et tout-puissant, que je suis heureux (heureuse) de pouvoir passer une (demi) heure près de Toi, pour T'écouter, Te parler, à Toi, mon Ami Divin.

 

      Jadis, les foules marchaient parfois des heures et des heures sans nourriture, seulement pour être près de Toi, pour Te demander des consolations et bienfaits, pour écouter Ta parole, alors que moi, Jésus, je puis Te trouver ici avec tant de facilité... Donne-moi la grâce d'aimer à Te tenir compagnie au Saint-Sacrement pour venir T'y adorer et T'y aimer.

 

      Seigneur Jésus, Tu es ici près de moi, dans le Très Saint Sacrement. Je crois que Tu me vois... que Tu connais mes pensées les plus intimes. Tu connais ma bonne volonté et mes faiblesses. Elles n'ont aucun secret pour Toi. Je crois que Tu m'écoutes avec tendresse lorsque je Te parle cœur à cœur.

 

      Je crois que Ton regard plein d'amour repose sur moi... que Ton Sacré Cœur, qui fut transpercé pour moi sur la croix, brûle d'amour pour moi, ici, en ce moment.

 

      Et je sais aussi que les plus misérables manifestations de mon faible amour seront les bienvenues auprès de Toi.

 

      Jésus, Tu es mon bon Maître. Tu m'aimes, je T'aime...

 P. Marc MARTIAL

  

 Dimanche 19 juin 2016

 

 Dieu miséricordieux

 

Sois glorifié, Un dans la Sainte Trinité, Dieu miséricordieux,

Insondable, incommensurable, inconcevable.

Et se noyant en Toi, leur esprit ne peut Te comprendre,

Ils répètent sans fin leur éternel  -  Saint...

 

Sois glorifié, notre miséricordieux Créateur et Seigneur,

Tout-Puissant, mais plein de pitié, inconcevable.

T'aimer est la tâche de notre existence,

Chantant notre hymne éternel  -  Saint...

 

Sois béni, Dieu miséricordieux, Amour éternel,

Tu es au-dessus des cieux, des zéphyrs et des firmaments,

Ainsi Te loue la foule des purs esprits

De son hymne éternel  -  trois fois Saint.

 

Et te regardant face à face, mon Dieu,

Je vois que Tu pourrais appeler d'autres créatures avant eux,

C'est pourquoi je me prosterne devant Toi dans une très grande humilité,

Car je vois bien que cette grâce vient seulement de la miséricorde.

 

Extrait du Petit journal de Sœur Faustine, p.579

 

Dimanche 12 juin 2016

 

 

Avec St Jean XXIII, je m'approche de votre cœur, oh Jésus, avec toujours plus de confiance.

 

" Je sens que mon Jésus se fait toujours plus proche de moi. Il a permis ces jours- ci que je tombe à la mer et que je me noie dans la considération de ma misère et de mon orgueil, pour me faire comprendre à quel point j'ai besoin de lui. Au moment où je risque d'être submergé, Jésus marchant sur les eaux, vient à ma rencontre en souriant pour me sauver. Je voudrais lui dire avec Pierre: " Éloignez-vous de moi, Seigneur, car je suis un pécheur", mais je suis devancé par la tendresse de son cœur et par la douceur de ses paroles: "N'aie pas peur". Oh! Je ne crains plus rien à côté de vous ! Je repose tout contre vous ; pareil à la brebis perdue, j'entends les battements de votre cœur ; Jésus, je suis à vous une fois de plus, à vous pour toujours. Avec vous je suis vraiment grand ; sans vous je ne suis qu'un faible roseau, mais appuyé à vous je suis une colonne. Je ne dois jamais oublier ma misère, non pour trembler sans cesse, mais pour que, malgré mon humilité et ma confusion, je m'approche de votre cœur avec toujours plus de confiance, car ma misère est le trône de votre miséricorde et de votre amour."

 

St Jean XXIII. (Journal de l'âme)

Sophie

Dimanche 5 juin 2016

 

 

Prière en l'honneur de

Saint-Claude du Carmel Saint-Maur (39)

 

Dieu notre Père,

tu nous as donné en Saint-Claude,

un modèle et un protecteur. 

Accorde-nous la grâce

d'être les fervents imitateurs de ses vertus

et de nous rendre chaque jour plus dignes,

par notre foi et notre prière,

des faveurs spirituelles et temporelles

qu'il ne cesse de solliciter pour ses enfants.

 

Daigne nous exaucer,

par Notre Seigneur Jésus-Christ, ton Fils

qui vit et règne avec Toi

en l'unité du Saint-Esprit

dans les siècles des siècles.

AMEN!

 

Saint-Claude fêté le 6 Juin 

Dimanche 29 mai 2016

 

Prière de Benoît XVI pour la vie naissante


Seigneur Jésus, qui, fidèlement, visite et
comble de Ta Présence l’Église et l’histoire des
hommes, Toi qui, dans l’admirable Sacrement de
Ton Corps et de Ton Sang nous fais participer de la
Vie divine et nous donnes un avant- goût de la joie
de la Vie éternelle, nous T’adorons et nous Te bénissons.
Prosternés devant Toi, la source de la vie, et qui l’aime, réellement
présent et vivant au milieu de nous, nous Te supplions : réveille en nous
le respect pour toute vie humaine naissante, rends-nous capables de
discerner dans le fruit du sein maternel l’œuvre admirable du Créateur.
Dispose nos cœurs à l’accueil généreux de tout enfant qui vient à la vie.
Bénis les familles, sanctifie l’union des époux, rends fécond leur amour.
Accompagne de la lumière de Ton Esprit les choix des assemblées
législatives, pour que les peuples et les nations reconnaissent et
respectent le caractère sacré de la vie, de toute vie humaine. Guide le
travail des scientifiques et des médecins afin que le progrès contribue
au bien intégral de la personne et qu’aucun être ne soit supprimé ou ne
souffre l’injustice.
Donne une charité créative aux administrateurs et aux financiers pour
qu’ils sachent pressentir et promouvoir des moyens suffisants afin que
les jeunes familles puissent s’ouvrir sereinement à la naissance de
nouveaux enfants.
Console les époux qui souffrent de l’impossibilité d’avoir des enfants et,
dans Ta bonté, pourvois !
Éduque-nous tous à prendre soin des enfants orphelins ou abandonnés,
afin qu’ils puissent faire l’expérience de la chaleur de Ta charité, de la
consolation de Ton divin Cœur.
Avec Marie, Ta Mère, la grande croyante, dans le sein de laquelle Tu as
assumé notre nature humaine, nous attendons de Toi, notre unique et
vrai Bien et Sauveur, la force d’aimer et de servir la vie, dans l’attente de
vivre toujours en Toi, dans la communion de la Trinité Bienheureuse.


                                                                                        P. François RINEAU

 

Dimanche de la Sainte Trinité - 22 mai 2016

 

 

SAINTE TRINITÉ

 

Présent dans cette hostie, exposée là devant moi, Seigneur, tu me dis plusieurs choses. Fragile, cette hostie me rappelle que tu as choisi d’être vulnérable. Elle me dit aussi combien tu ne veux pas t’imposer, mais te donner à qui choisit de te recevoir. En te montrant ainsi, tu permets que le désir de te connaître s’installe dans les cœurs et les mette en mouvement.

Cette hostie, ton Corps, affirme ton offrande, pas d’abord à moi, mais à ton Père. « Ne me retiens pas ! Il faut que je monte vers mon Père qui est votre Père ». En te contemplant, je découvre Celui à qui tu te donnes, le Père, Ton Père. Il manifeste son accueil, sa disponibilité pour t’accueillir, n’ayant plus figure humaine, déchiqueté par les fouets et les clous de la violence humaine. C’est Lui qui te relève et te redonne la dignité de Fils, Vivant.

Cette hostie, sacrifice unique, me dit avec force la volonté de tout donner, d’accomplir la volonté du Père : se donner sans réserve, sans compter. Union au Père, don total, n’est-ce pas l’Esprit Saint, présent pleinement en toi, qui permet cela ? Cette eau vive qui permet à chacun, comme la pluie pour les plantes, de laisser s’épanouir en lui les trésors cachés de son cœur, c’est elle, Esprit de sainteté, Esprit de Vérité, qui t’unit au Père.

En te contemplant, Toi, Jésus, dans cette hostie, je contemple le Père et l’Esprit toujours avec Toi, Seigneur.                     

                                                                                                                                                       P. Frédéric Pelletier

 

Pentecôte - dimanche 15 mai 2016

 

Le Père cherche des adorateurs en esprit et en vérité.

 

Saint Thomas d’Aquin a fixé le nombre des péchés capitaux au nombre de sept et l’un d’entre eux s’appelle l’acédie. Le catéchisme de l’église catholique parle de l’acédie comme d’une paresse morale ; il s’exprime par l’ennui, l’éloignement de la prière, de la pénitence et de la lecture spirituelle.

Dans un livre que vous trouvez dans cette chapelle d’adoration « Adorer en esprit et en vérité » Saint Pierre Julien Eymard nous dit que le Père cherche des adorateurs en esprit et en vérité.

Voici ce qu’il dit à la page 19 :

« Regardez l’heure d’adoration qui vous est échue comme une heure du paradis ; allez-y comme on va au ciel, au banquet divin, et cette heure sera désirée, saluée avec bonheur. Entretenez-en suavement le désir dans votre cœur. Dites-vous : « Dans quatre heures, dans deux heures, dans une heure, j’irai à l’audience de grâce et d’amour de Notre-Seigneur : il m’a invité, il m’attend, il me désire. »

Allez à Notre-Seigneur comme vous êtes ; ayez une méditation naturelle. Epuisez votre propre fond de piété et d’amour avant de vous servir de livres ; aimez le livre inépuisable de l’humilité d’amour. Qu’un livre pieux vous accompagne pour vous remettre en bonne voie quand l’esprit s’égare ou quand vos sens s’assoupissent, c’est très bien : mais rappelez-vous que notre bon Maître préfère la pauvreté de notre cœur aux sublimes pensées et affections empruntées aux autres.

C’est souvent le fruit d’un subtil amour-propre, de l’impatience ou de la lâcheté, de ne pas vouloir aller à Notre-Seigneur avec sa propre misère ou sa pauvreté humiliée ; et c’est cependant ce que Notre-Seigneur préfère à tout, c’est ce qu’il aime, ce qu’il bénit. »

Oui, l’adoration est le lieu idéal pour lutter contre notre engourdissement spirituel. C’est lui, le Christ qui est venu apporter un feu sur la terre ! (Lc 12, 49)

Que l’Esprit Saint continu son œuvre en nous !

Père Vincent

 

Dimanche 8 mai 2016

 

Qu'est-ce qu'évangéliser ?

 

Un très beau texte d'Eloi Leclerc nous aide à répondre à cette question

 

Eloi Leclerc est un franciscain.

Dans son livre "Sagesse d'un pauvre", il met dans la bouche de François d'Assise la réponse à cette question :

 

  « As-tu déjà réfléchi à ce que c’est qu’évangéliser un homme ? Evangéliser un homme, vois-tu, c’est lui dire : Toi aussi, tu es aimé de Dieu dans le Seigneur Jésus. Et pas seulement le lui dire, mais le penser réellement. Et pas seulement le penser, mais se comporter avec cet homme de telle manière qu’il sente et découvre qu’il y a en lui quelque chose de plus grand et de plus noble que ce qu’il pensait, et qu’il s’éveille ainsi à une nouvelle conscience de soi. C’est cela, lui annoncer la Bonne Nouvelle. Tu ne peux le faire qu’en lui offrant ton amitié. Une amitié réelle, sans condescendance, faite de confiance et d’estime profonde.

 

Il nous faut aller vers les hommes. La tâche est délicate. Le monde des hommes est un immense champ de lutte pour la richesse et la puissance. Et trop de souffrances et d’atrocités leur cachent le visage de Dieu. Il ne faut surtout pas qu’en allant vers eux nous leur apparaissions comme une nouvelle espèce de compétiteurs. Nous devons être au milieu d’eux des témoins pacifiés du Tout-Puissant, des hommes sans convoitise et sans mépris, capable de devenir réellement leurs amis. C’est notre amitié qu’ils attendent, une amitié qui leur fasse sentir qu’ils sont aimés de Dieu et sauvés en Jésus Christ. »

 

 cf. Eloi Leclerc dans Sagesse d'un pauvre. (Desclée de Brouwer, réédité en  2011. 1ère éd. 1959 aux Editions franciscaines)

                                       Jérôme

Dimanche 1er mai 2016

 

La liturgie conduit à la contemplation

 

Le Christ est toujours là auprès de son Église, surtout dans les actions liturgiques. Il est là présent dans le sacrifice de la messe, et dans la personne du ministre, « le même offrant maintenant par le ministère des prêtres, qui s’offrit alors lui-même sur la croix » et, au plus haut degré, sous les espèces eucharistiques. Il est présent, par sa puissance, dans les sacrements au point que lorsque quelqu’un baptise, c’est le Christ lui-même qui baptise. Il est là présent dans sa parole, car c’est lui qui parle tandis qu’on lit dans l’Église les Saintes Écritures. Enfin il est là présent lorsque l’Église prie et chante les psaumes, lui qui a promis : « Là où deux ou trois sont rassemblés en mon nom, je suis là, au milieu d’eux » (Mt 18, 20). Effectivement, pour l’accomplissement de cette grande œuvre par laquelle Dieu est parfaitement glorifié et les hommes sanctifiés, le Christ s’associe toujours l’Église, son Epouse bien-aimée, qui l’invoque comme son Seigneur et qui, par la médiation de celui-ci, rend son culte au Père éternel.

C’est donc à juste titre que la liturgie est considérée comme l’exercice de la fonction sacerdotale de Jésus Christ, exercice dans lequel la sanctification de l’homme est signifiée par des signes sensibles et réalisée d’une manière propre à chacun d’eux, et dans lequel le culte public intégral est exercé par le Corps mystique de Jésus Christ, c’est-à-dire par le Chef et par ses membres.

Par conséquent, toute célébration liturgique, en tant qu’œuvre du Christ prêtre et de son Corps qui est l’Église, est l’action sacrée par excellence dont nulle autre action de l’Église ne peut atteindre l’efficacité au même titre et au même degré.

Dans la liturgie terrestre, nous participons par un avant-goût à cette liturgie céleste qui se célèbre dans la sainte cité de Jérusalem à laquelle nous tendons comme des voyageurs, où le Christ siège à la droite de Dieu, comme ministre du sanctuaire et du vrai tabernacle ; avec toute l’armée de la milice céleste, nous chantons au Seigneur l’hymne de gloire ; en vénérant la mémoire des saints, nous espérons partager leur communauté ; nous attendons comme Sauveur notre Seigneur Jésus Christ, jusqu’à ce que lui-même se manifeste, lui qui est notre vie, et alors nous serons manifestés avec lui dans la gloire.

Constitution du concile Vatican II sur la liturgie

 

Dimanche 24 avril 2016

 

 

              ... la prière d'adoration...

 

          La prière d'adoration consiste, en quelque sorte, à se "nourrir spirituellement" de la présence de Dieu. C'est une prière au cours de laquelle l'échange mystique atteint une grande intensité. Tout se passe comme si, au-delà d'un certain stade, les mots ne suffisaient plus à traduire la relation d'amour entre l'Homme et son créateur et que celle-ci ne pouvait s'exprimer que part un saisissant face à face.

L'abbé Pierre définit la prière d'adoration comme " ...un éblouissement supportable". " Dans l'adoration, ajoute-t-il encore, sans qu'il y ait de cheminement logique, on aboutit à un état où il n'y a plus de place pour le raisonnement. Il n'y a que deux êtres qui s'aiment."

Saint Grégoire d'Agrigente disait : " ...il n'y a rien de plus doux que de fixer sur le Christ les yeux de notre esprit pour le contempler et se représenter Son inexprimable et divine beauté, et d'être embelli par cette communion à la Lumière".

 

N'hésitons donc pas à venir tenir compagnie au Christ pour qu'Il nous rende beau et qu'ainsi, comme le demande Sainte Thérèse d'Avila " que ceux qui m'approchent sentent ta présence et qu'au long de ce jour, je te révèle".

 Caroline

Dimanche 17 avril 2016

 

Il nous a aimés avec un cœur d’homme. 

 

             Dès l’aube du christianisme, saint Jean s’adressant à ses frères dans la foi, partage avec eux l’écho de son étonnement : « Dieu nous a aimés le premier ». Quel scandale pour le monde antique que cette troublante et tranquille affirmation puisée à la découverte bouleversante d’un homme venu chez les siens et que Jean a vu de ses yeux, « touché de ses mains, entendu de ses oreilles ». Oui, en Jésus, Dieu nous montre qui il est, lui dont le visage est empreint de tendresse, dont tous les gestes sont porteurs de guérison et s’offrent comme autant de signes de paix et de pardon. Et l’Eglise, à la suite de saint Jean, n’en finit pas de lire l’Evangile pour y comprendre le Dieu dont elle témoigne et qui nous a « aimés avec un cœur d’homme » (Vatican II).

 

            Parlant aux 50 000 jeunes du Parc des Princes et, à travers eux à la jeunesse du monde, Jean-Paul II leur criait une nouvelle que l’humanité a toujours besoin de réentendre, oublieuse qu’elle est d’un Dieu qui, loin d’être le tyran dénoncé par certains courants de la pensée contemporaine, s’est fait « l’homme pour tous » qui nous a aimés jusqu’à en mourir. Ce cri du Pape à l’Eglise de demain, laissons-le percer le mur de nos indifférences ou de nos étroitesses :

 

            Jeune de France, levez plus souvent les yeux vers Jésus-Christ ! Il est l’homme qui a le plus aimé et le plus consciemment, le plus volontairement, le plus gratuitement. Méditez le testament du Christ : « Il n’y a pas de plus grande preuve d’amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime ». Contemplez l’homme-Dieu, l’Homme au cœur transpercé !

 

            N’ayez pas peur, Jésus n’est pas venu condamner l’amour mais libérer l’amour de ses équivoques et de ses contrefaçons.

 

            Ces paroles, qui ont éclaté sur les écrans de télévision et entrainé l’enthousiasme des jeunes, orientent notre méditation si nous voulons lire l’Evangile dans sa vérité…pour y puiser la force d’aimer auprès du Dieu vivant dont le nom est amour.

                                 Mgr Maurice Gaidon – l’Eucharistie, soleil de Dieu

Dimanche 10 avril 2016

 

  « La tunique était sans couture, tissée d’une pièce

   depuis le haut. Les soldats se dirent entre eux :

   Ne la déchirons pas. » Jean 19-24.

 

En ce 3ème dimanche de Pâques, se termine dans la basilique St Denys d’Argenteuil (diocèse de Pontoise – nord-ouest de Paris) l’ostension extraordinaire de la Sainte Tunique du Christ. Offerte à Charlemagne au début du IXe siècle, elle a été conservée et est vénérée à Argenteuil depuis 1200 ans.

 

Voici ce que nous en dit Mgr Stanislas Lalanne, évêque de Pontoise : 

« La Tunique est le signe que le Christ s’est engagé jusqu’au bout, jusqu’au don total de lui-même, de sa vie donnée pour le salut de tous les hommes. Son message s’adresse à tous, et pas uniquement aux fidèles catholiques. En cette année de la Miséricorde, elle est une invitation au pardon, le pardon est vital pour chacun et pour la vie en société : Dieu est miséricorde et nous sommes appelés en conséquence à vivre cette miséricorde et de cette miséricorde ».

                                                             O Jésus

Qui par amour pour nous revêtis notre chair,

et fut dépouillé de tes vêtements

avant d’être mis en croix,

je viens te prier, plein de reconnaissance

pour l’abaissement que tu voulus atteindre

par amour pour les hommes.

 

Ta Sainte Tunique, tissée d’une pièce

de haut en bas et sans couture,

nous montre que toute grâce vient d’en haut

et que nul ne peut séparer ton humanité

de ta divinité, ni séparer l’Eglise de sa tête.

Par ta sainte humanité, Dieu vient nous dire

combien IL est miséricorde infinie.

 

Je me confie en toi, ô Jésus :

aide-moi à me donner jusqu’au bout à ta suite,

aide-moi à me dépouiller de ce qui m’encombre

pour mieux faire ta volonté.

Que ton sang précieux me sauve aujourd’hui

ainsi que tous ceux pour qui je te prie.

Amen

 

Par ta Sainte Tunique, sauve moi Jésus ! 

 

Dimanche 3 avril 2016

 

Sur les pas du saint Curé d’Ars

 

Tout sous les yeux de Dieu, tout avec Dieu, tout pour plaire à Dieu. Allons mon âme, tu vas converser avec le bon Dieu, travailler avec Lui, marcher avec Lui, combattre et souffrir avec Lui. Tu travailleras, mais il bénira ton travail ; tu marcheras, mais Il bénira tes pas; tu souffriras, mais Il bénira tes larmes. Qu'il est grand, qu'il est noble, qu'il est consolant de tout faire en la compagnie et sous les yeux du bon Dieu, de penser qu'Il voit tout, qu'Il compte tout ! Disons donc chaque matin :

" Tout pour Vous plaire, ô mon Dieu :

toutes mes actions avec Vous. "

Si nous étions bien pénétrés de la sainte présence de Dieu, il nous serait très facile de résister à l'ennemi. Avec cette pensée : DIEU TE VOIT ! nous ne pécherions jamais.

 

Nos fautes sont un grain de sable à côté de la grande montagne des miséricordes de Dieu.

                                                                                                              Saint Curé d'Ars

 

  Pâques 27 mars 2016

 

 

Prière de la résurrection

 

Réjouissons-nous en ce jour de la Résurrection
Car le Christ, hier accablé de moqueries,
Couronné d’épines, pendu au bois,
aujourd’hui se relève du tombeau.

Réjouissons-nous car le Christ baigne de sa clarté
Ceux que les ténèbres de l’Enfer retenaient captifs.

Réjouissons-nous en ce printemps de la vie,
Car une espérance jaillit parmi les affligés du corps et de l’âme.
Réjouissons-nous car le Seigneur est descendu au plus profond du cœur des hommes où se tapit l’angoisse ; Il les a visités, il les a illuminés,  et tourments, angoisse, enfer sont vaincus, Engloutis dans l’abîme ouvert au flanc percé du Seigneur,                            Réjouissons-nous car il est ressuscité le Christ, La joie éternelle !

 

                                       Père Michel Evdokimov

           Dimanche 20 mars 2016

 

 

           

Avec le dimanche des Rameaux et de la Passion, nous entrons dans la Semaine Sainte, où nous méditerons le mystère du Fils de Dieu, fait homme « pour donner sa vie en rançon pour la multitude » (Mc 10,45), offrande explicite tant au calvaire le Vendredi-Saint qu’à la Cène du Jeudi-Saint, sacrifice annoncé dans le discours du Pain de Vie :

 

« Car le pain de Dieu, c’est celui qui descend du ciel et qui donne la vie au monde. » Ils lui dirent alors : « Seigneur, donne-nous toujours de ce pain-là. » Jésus leur répondit : « Moi, je suis le pain de la vie. Celui qui vient à moi n’aura jamais faim ; celui qui croit en moi n’aura jamais soif (…)

Moi, je suis le pain de la vie. Au désert, vos pères ont mangé la manne, et ils sont morts ; mais le pain qui descend du ciel est tel que celui qui en mange ne mourra pas. Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel : si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement. Le pain que je donnerai, c’est ma chair, donnée pour la vie du monde. » Les Juifs se querellaient entre eux : « Comment celui-là peut-il nous donner sa chair à manger ? »

Jésus leur dit alors : « Amen, amen, je vous le dis : si vous ne mangez pas la chair du Fils de l’homme, et si vous ne buvez pas son sang, vous n’avez pas la vie en vous. Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle ; et moi, je le ressusciterai au dernier jour. En effet, ma chair est la vraie nourriture, et mon sang est la vraie boisson. Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi, et moi, je demeure en lui. De même que le Père, qui est vivant, m’a envoyé, et que moi je vis par le Père, de même celui qui me mange, lui aussi vivra par moi.

Tel est le pain qui est descendu du ciel : il n’est pas comme celui que les pères ont mangé. Eux, ils sont morts ; celui qui mange ce pain vivra éternellement. » (Jn 6, 23-58)

P. François RINEAU

Dimanche 13 mars 2016

Montre-nous ton visage !

 

Seigneur, depuis quatre semaines tu nous as appelés à venir au désert avec toi. Pour un face-à-face, un temps de re-découverte mutuelle. Comme les prophètes l’ont clamé, tu veux renouveler l’Alliance avec nous, tu veux être notre Dieu et nous, ton peuple, ton Corps.

 

En venant devant toi, en ce temps de carême, je ne viens pas seul. Uni à tout ton peuple, je suis comme son représentant. C’est l’occasion pour toi de rencontrer toutes les femmes, tous les hommes tous ceux qui comme moi, sont de cette humanité dont tu es le Créateur et que tu as choisi de vivre. Je suis un peu comme les yeux de cette humanité qui se tournent vers toi, et permettent à tous de te voir, de te contempler. Mon cœur est comme une petite porte ouverte sur l’infini de ton amour, pour que cet amour se répande par cette ouverture sur le monde entier, comme le cœur de Marie est la porte de l’humanité qui permet au Ciel de la rejoindre.

 

Seigneur, montre-nous ton visage et nous serons sauvés ! Puisque nous te le demandons, je sais que tu le montre ce visage. Mais qui est là pour le contempler, pour qu’il brille sur notre visage ? Là, en ce moment, je veux être celui-là, celle-là. Ne pas regarder égoïstement, mais comme un membre de ton Corps. Ce désert où tu te révèles, c’est celui des solitudes et des souffrances, celui des angoisses et des peurs. Pose sur nous ton regard. Rassure notre monde, chacun. Fais de moi un témoin de l’espérance, celle de te voir face-à-face un jour. 

                                                                        P. Frédéric Pelletier

     Dimanche 6 mars 2016

 

 

     Et si nous parlions de la croix ?

 

Les 3 Croix : « Quand tu regardes une image de Jésus en Croix, combien vois-tu de Croix…? » demande Christian à un ami soufi ? « Peut-être trois, sûrement deux… Il y a celle de devant et celle de derrière »

La Croix de devant, c’est l’homme créé bras ouvert pour aimer en acceptant de ne pas posséder ceux qu’il aime !

 

La deuxième, celle de derrière est une invention des hommes. Elle consiste à prendre la croix de devant et à l’enchaîner brutalement au bois. Elle est celle de l’Amour Crucifié, c’est la Croix de ceux qui ont pris le risque d’aimer et qui en souffrent.

 

La troisième Croix, c’est la Croix qui consiste à ouvrir les bras là où la vie nous blesse, c’est la croix de la souffrance transfigurée par l’amour, c’est la Croix du chemin de Croix qu’on doit faire en passant de la croix de derrière à celle qui va dépasser celle de devant, c’est la Croix de la Résurrection !

 

« Cette troisième croix, n’était-ce pas moi, n’était-ce pas lui, dans cet effort qui nous portait l’un et l’autre, à nous démarquer de la croix de « derrière », celle du mal et du péché, pour adhérer à celle de « devant », celle de l’amour vainqueur. »

 

« Frères et sœurs nous savons bien que ce passage de l'une à l'autre croix, c'est bien là notre chemin de croix, notre chemin de gloire, car c'est par là que Jésus nous élève, avec lui, vers le Père qui nous attend tous les bras ouverts ! »

 

Christian de Chergé, dans Sept vies pour Dieu et l’Algérie, textes recueillis et présentés par Bruno Chenu, Bayard éditions/Centurion, 1996, p. 105

 

Dimanche 28 février 2016

 

 

Quand le souffle en moi s’épuise…

 

 

Dans la prière des Complies du mardi, il y a cette phrase :

« Quand le souffle en moi s’épuise,

                                      fais-nous vivre du souffle de ton Esprit. »

Parfois, nous avons l’impression que le souffle en nous s’épuise. Nous avons envie de laisser tomber, de ne plus avancer. Alors, nous pouvons réentendre cette phrase :

« Quand le souffle en moi s’épuise, fais-moi vivre du souffle de ton Esprit-Saint. » Ce souffle de l’Esprit-Saint nous donne de continuer notre route parce que Dieu est fidèle et juste. La fidélité de Dieu est une certitude qui nous donne alors de pouvoir demander à Dieu son Souffle de vie pour avancer.

Pour que le souffle ne s’épuise pas, il faut savoir contempler le Christ dans son mystère. Contempler le Christ, voir Dieu… parce que le Seigneur ne cesse de nous donner le souffle de son Esprit-Saint. Nous ne pouvons pas avancer par nos propres forces. Nous ne pouvons pas aimer simplement de notre propre volonté. Il faut sans cesse oser boire à la source, oser avancer au souffle de l’Esprit-Saint qui nous amène alors, en prenant ce souffle, à prendre le cap de l’amour, de la joie.

Regardons le royaume de Dieu : il germe déjà. En regardant le royaume de Dieu, nous retrouvons la force d’avancer.

                                       Méditation de Mgr Jérôme Beau, Evêque auxiliaire de Paris,

                                                                                                               pour le Carême.

Dimanche 21 février 2016

 

                    Un dialogue affectueux !

 

Au cours de la dernière période de sa vie, Saint Antoine de Padoue rédige deux cycles de sermons. Ce sont "des textes théologiques qui rappelle sa prédication vivante et dans lesquels il propose un véritable itinéraire de la vie chrétienne". Saint Antoine y parle " de la prière comme d'une relation d'amour, qui pousse l'homme à un dialogue affectueux avec le Seigneur, créant une joie ineffable, qui enveloppe doucement l'âme en prière.

Antoine nous rappelle que la prière requiert une atmosphère de silence... elle est une expérience intérieure, qui vise à éliminer les distractions provoquées par les préoccupations de l'âme, en créant le silence dans l'âme elle-même".

Selon son enseignement, la prière s'articule autour de quatre attitudes indispensables : "ouvrir avec confiance son âme à Dieu, ne pas simplement saisir une parole, mais ouvrir son cœur à la présence de Dieu; puis s'entretenir affectueusement  avec  Lui,  en  Le voyant  présent  avec  soi; et – chose  très  naturelle – Lui  présenter  ses  besoins; enfin,

Le louer et Lui rendre grâces.

 

Quel plus bel endroit que la chapelle de la Miséricorde pour se mettre à l'école de Saint Antoine de Padoue !

                                                                                      Caroline

Dimanche 14 février 2016

 

 

Vers une écologie chrétienne

 

 

Non, il ne s’agit pas d’une mode. Il s’agit d’écouter vraiment, comme des fils et filles aimants les appels de plus en plus pressants de l’Eglise, il s’agit de retrouver le sens de la fraternité « cosmique » que nos pères avaient jusqu’à la fin de l’époque médiévale, il s’agit enfin d’entendre vraiment les gémissements de la Création ! Alors, pour nous qui voulons, en contemplant le Seigneur, nous laisser transformer par Lui, voici une petite proposition de conversion en trois points :

 

 

Contemplation du Seigneur et de ses œuvres.

Commençons par adorer. Cela a l’air évident pour une lettre aux adorateurs…mais reprenons conscience de la présence réelle : « Je t’adore ô Seigneur Jésus présent réellement avec ton corps, ton âme, ton humanité et ta divinité dans le mystère de l’Eucharistie ». Et de ce fait, retrouvons le sens de la présence de Dieu au monde : « Où allons-nous ? N’importe où, où ne soyons pas privés du spectacle de Dieu (…) où nous célébrions entre les moissons et la forêt la messe splendide du matin, aussi joyeux que les anges et les petits lapins ! » (Paul Claudel). Demandons de savoir appeler en toute vérité la lune notre sœur, le soleil notre frère…il ne s’agit pas de poésie romantique mais de reconnaître que la création est notre famille avant d’être notre garde-manger !

 

 

Conversion écologique

 

« On n’aime pas un chien ou un hêtre comme on aime un humain. Mais on les aime également, à leur mesure. La charité est aussi vive. Elle se proportionne seulement à la capacité du bénéficiaire, à la singularité que l’homme lui reconnaît au sein des œuvres divines. » (Jean Bastaire, lettre à François d’Assise sur la fraternité cosmique). L’écologie chrétienne n’est pas, comme sa caricature trop répandue pourrait nous le faire croire, une manière moins polluante de consommer ! Cela ne se fera pas sans une ascèse rigoureuse. Pour aimer réellement la Création et Dieu avec elle et derrière elle, commençons par ne plus l’utiliser mais accueillir avec gratitude ce qu’elle nous offre. « François, comme tous les grands chrétiens, avait pris au sérieux l’anathème « Malheurs aux riches » (…) Aujourd’hui, en Occident où, presque tout le monde est riche, il le retournerait contre l’ensemble d’une société jouissive. » (Ibid).

 

 

Insurrection pascale

 

De quoi s’agit-il ? De « passer » avec le Christ. Le mystère de la mort et de la résurrection du Christ, qui nous habite depuis le baptême est notre meilleure arme, le plus puissant mobile pour une vraie insurrection concrète contre tout ce qui s’élève contre Dieu, opprime les pauvres, détruit la Création : « La joie [de la présence de Dieu communiquée à ses créatures] a été étranglée par le péché. Cette musique des sphères peine à exhaler son souffle. Dans la poitrine des hommes, cette allégresse native doit être reconquise sur l’oppression dont la pollution de l’air n’est aujourd’hui qu’une figure ». Il ne s’agit donc pas de chercher à sauver sa peau, mais de retrouver notre place d’intendants de la Création pour rendre la louange qui lui est due au Très Haut et Très Bon Seigneur.       

                                                                                                           P. Geoffroy GUERIN

Dimanche 7 février 2016

 

 

LE CŒUR DU SAUVEUR DU MONDE

 

 

Alors qu’il s’apprêtait à quitter la France à l’issue de son premier voyage, Jean-Paul II a voulu gravir la colline de Montmartre pour y passer, au milieu d’une foule d’adorateurs, un moment de prière silencieuse et y délivrer un message dont voici quelques extraits : « Ma joie est grande de pouvoir finir cette journée dans ce haut lieu de la prière eucharistique, avec vous tous réunis par amour envers le divin Cœur. Priez-le, vivez de ce message du Cœur de Jésus, message qui, de l’Evangile de St Jean à Paray le Monial, nous invite à entrer dans son mystère. Puissions-nous tous puiser avec joie aux sources du salut » (1er juin 1980).

 

         Par ces quelques mots, nous voilà remis en face de ce qui fait l’essentiel d’une authentique dévotion au Cœur du Christ : Nous ouvrir à l’amour de Dieu manifesté en Jésus-Christ à l’école de saint Jean l’Evangéliste dans la contemplation du mystère eucharistique.

         C’est là que vous « puiserez la joie » : allusion claire au prophète Isaïe et renvoi discret mais évident à l’encyclique de Pie XII …qui donnait à l’Eglise un document d’une grande richesse doctrinale sur le Sacré Cœur, document intitulé « Vous puiserez aux sources du salut ».

         De l’annonce prophétique d’Isaïe au regard contemplatif de Jean-Paul II, Ecriture et Tradition se conjuguent pour que nous regardions Celui qui nous a tant aimés et dont l’interrogation fondamentale nous est adressée tout au long de notre vie : « Est-ce que tu m’aimes ? ».

 

                                                         [Mgr Maurice Gaidon – l’Eucharistie, soleil de Dieu]

Dimanche 31 janvier 2016

 

« Je Suis… » 

    

Dieu, lui-même révèle à Moïse son Eternelle Présence.

Qu’est ce qui nous attire en 2016 dans ce lieu si ce n’est

cette même Présence ?

Saint Augustin (354-430) parle aussi de cette Présence 

dans cette  méditation bouleversante d’actualité:                                 

                                                           

« Tard je t’ai aimée, ô Beauté si ancienne et si nouvelle ; tard je t’ai aimée.

 Voici que tu étais au-dedans de moi, et moi, j’étais en dehors de moi-même. C’est au-dehors que je te cherchais ; je me ruais disgracieusement sur les belles choses de ta création.

Tu étais avec moi, et je n’étais pas avec toi; j’étais retenu loin de toi par ces choses qui n’existeraient pas si elles n’étaient pas en toi.

Tu as appelé, et ton cri a forcé ma surdité; tu as brillé, et ton éclat a chassé ma cécité; tu as répandu ton parfum, je l’ai respiré, et voici que j’aspire à toi.

 Je t’ai goûté, et j’ai brûlé du désir de la paix que tu donnes. Lorsque je serais uni à toi de tout mon être, il n’y aura plus pour moi de douleur ni de fatigue. Ma vie, toute pleine de toi, sera alors la vraie vie.

Celui que tu remplis, tu l’allèges; maintenant, puisque je ne suis pas encore plein de toi, je suis un poids pour moi-même.

 Seigneur, prends pitié de moi ! Mes tristesses mauvaises luttent avec mes bonnes joies; sortirais-je victorieux de ce combat ?

Prends pitié de moi, Seigneur ! Le pauvre être que je suis !

Voici mes blessures, je ne te les cache pas. Tu es le médecin, je suis le malade.

Tu es miséricorde, je suis misère. »  

                                                                                                             Confessions, X, 27. 

                ADORONS…

Que nous découvrions Ton Eternelle Présence, Seigneur,  pour en vivre et faire vivre.

 

                                                                                                                                        Sophie

 

Dimanche 24 janvier 2016

 

 

Nous sommes un avec Toi

  

Dieu, nous sommes un avec Toi.
Tu nous as faits un avec Toi.
Tu nous as enseigné que,
si nous sommes accueillants
les uns aux autres, tu demeures en nous.

Aide-nous à garder cette ouverture
et à nous battre pour elle de toutes nos forces.
En nous acceptant les uns les autres
complètement, totalement,
le cœur grand ouvert,
c'est toi que nous acceptons,
c'est toi que nous aimons de tout notre être.

Car notre être est au cœur de ton être
                                         et notre esprit s'enracine dans ton esprit.
                                         Emplis-nous d'amour
                                         et fais que l'amour nous lie les uns les autres
                                         tandis que nous parcourons nos chemins divers.

                                                    Thomas Merton, moine cistercien britannique 

Dimanche 17 janvier 2016

 

 

Prière de Saint François d’Assise

 

« Seigneur, fais de moi un instrument de ta paix,
Là où est la haine, que je mette l’amour.
Là où est l’offense, que je mette le pardon.
Là où est la discorde, que je mette l’union.
Là où est l’erreur, que je mette la vérité.
Là où est le doute, que je mette la foi.
Là où est le désespoir, que je mette l’
espérance.


Là où sont les ténèbres, que je mette la lumière.
Là où est la tristesse, que je mette la joie.

O Seigneur, que je ne cherche pas tant à
être consolé qu’à consoler,
à être compris qu’à comprendre,
à être aimé qu’à aimer.

Car c’est en se donnant qu’on reçoit,
c’est en s’oubliant qu’on se retrouve,
c’est en pardonnant qu’on est pardonné,
c’est en mourant qu’on ressuscite à l’éternelle vie. »

 

                                                                                                                                                   Marie-Cécile

 Dimanche 10 janvier 2016

 

 

L'Eucharistie,

Lumière cachée de la réalité du Christ-Jésus !

 

Dimanche dernier, nous célébrions l'Epiphanie, cet événement de l'histoire où des mages, des non-juifs, des scientifiques férus d'astronomie et non des magiciens, sont venus d'Orient à Bethléem via Jérusalem, en suivant une étoile pour se prosterner devant l'Enfant-Dieu. Evènement qui réalisait la promesse jadis faite à Abraham : « En toi seront bénies toutes les familles de la terre ». Ainsi se dévoilait un mystère ignoré jusqu'ici, où « les païens sont associés au même héritage (le Ciel), au même corps (l'Eglise) par l'annonce de l'Evangile. » (St Paul)

            Contemplant cette épiphanie, le pape Benoît XVI parlait d' « auto-révélation paradoxale » de Dieu, dans l'humilité de la « forme humaine », dans « la condition d'esclave » et plus tard de Crucifié. Une lumière qui se cache ! Or précisait Benoît XVI, « c'est précisément le fait de se cacher qui constitue la plus éloquente manifestation de Dieu : l'humilité, la pauvreté, l'ignominie même de la Passion nous fait découvrir comment Dieu est réellement ».

            C'est cette lumière discrète, pour un regard inattentif, que nous contemplons encore ce dimanche, où Jésus obéit à Son Père pour recevoir un baptême qui ne Lui apporte rien :  Il n'a pas à obtenir de pardon, Lui qui est sans péché ; Il ne peut pas devenir fils de Dieu, Il est le Fils Bien-Aimé ; Il n'avait pas besoin de recevoir l'Esprit-Saint : en tant que Fils de Dieu, Il lui est uni dans la Trinité de toute éternité, et en tant qu'homme, il en est rempli depuis sa conception.

            Le baptême du Jourdain annonce et prépare le vrai baptême de Jésus, celui de la Passion, baptême de l'offrande de sa vie et donc de l'amour : « Je dois recevoir un baptême et comme il me coûte d'attendre qu'il soit accompli. » (St Luc)

            C'est ce Jésus que nous contemplons, dans la Foi, sous le voile éloquent de l'Hostie, Pain donné pour la vie du monde et Lumière pour tous les hommes de bonne volonté.

P. François RINEAU

 

 

Dimanche 3 janvier 2016

 

 

Couché dans une mangeoire

 « Vous trouverez un enfant emmailloté et couché dans une mangeoire »

Chaque fois que je te contemple dans l’Eucharistie, Seigneur, cette image de Noël, d’un enfant couché dans une mangeoire, me revient à la mémoire. Offert en nourriture dès ta naissance, exposé comme sur un étal. Si tu as pu le faire dès le début de ta vie parmi nous, c’est parce que Marie l’a fait. Elle-même s’est offerte totalement, pour que toi, son enfant, tu puisses le faire alors que la parole et la force nécessaire te manquaient encore. Alors, Marie l’a fait en toi, pour toi, par toi. Aujourd’hui, dans cette hostie, je découvre l’aboutissement de ce berceau singulier qui fût le tien. Tu fais toi-même le geste pour que ta vie entière, jusqu’à ton corps visible, soit donnée. « Prenez et mangez ». Commandement venant de toi, supplication ! Tu ne cherches pas à tout prix un preneur. Mais tu insistes car tu sais que cela nous est nécessaire. Et qui d’entre nous aurait osé prendre et manger ? Alors tu nous le demandes, pour qu’en le faisant nous prenions conscience de ce que tu nous manques, de la faim qui nous fait mal, que nous cherchons à assouvir par tout ce qui se présente à nous. Tu nous montre avec simplicité l’essentiel, l’unique nécessaire.

Merci pour cette miséricorde envers moi, envers tous mes frères en humanité. Chaque jour, dans l’Eucharistie célébrée partout dans le monde, tu me rappelles ce que j’oublie ou dont je me détourne, et tu m’invites.

                                                                                                           P. Frédéric Pelletier

 

Dimanche 20 décembre 2015

 

 

A la fin de sa lettre encyclique Laudato Si, le Pape François propose une prière que nous pouvons partager en ce temps de Noël, nous tous qui accueillons dans l'humilité de la crèche le Dieu AMOUR, Créateur et Tout-Puissant :

 

Dieu Tout-Puissant
qui es présent dans tout l’univers
et dans la plus petite de tes créatures,
Toi qui entoures de ta tendresse tout ce qui existe,
répands sur nous la force de ton amour pour que
nous protégions la vie et la beauté.
Inonde-nous de paix, pour que nous vivions
comme frères et sœurs
sans causer de dommages à personne.
Ô Dieu des pauvres,
aide-nous à secourir les abandonnés
et les oubliés de cette terre
qui valent tant à tes yeux.
Guéris nos vies,
pour que nous soyons des protecteurs du monde
et non des prédateurs,
pour que nous semions la beauté
et non la pollution ni la destruction.
Touche les cœurs
de ceux qui cherchent seulement des profits
aux dépens de la terre et des pauvres.
Apprends-nous à découvrir
la valeur de chaque chose,
à contempler, émerveillés,
à reconnaître que nous sommes profondément unis
à toutes les créatures
sur notre chemin vers ta lumière infinie.
Merci parce que tu es avec nous tous les jours.
Soutiens-nous, nous t’en prions,
dans notre lutte pour la justice, l’amour et la paix.

 

                                                                                         Jérôme

Dimanche 13 décembre 2015

 

Comment se préparer à la rencontre définitive avec le Christ ?

 

« Pour l’instant, nous sommes dans le monde des ombres ; ce que nous voyons est dénué de substance. Soudain, ce monde se déchirera et disparaîtra, et notre Créateur surgira. Alors, je le répète, du premier coup s’établira un rapport personnel entre le Créateur et chacune des créatures. Il nous regardera et en même temps nous le regarderons. C’est ainsi que se passera notre première rencontre avec Dieu ; et je vous le dis, elle sera aussi                                                                soudaine qu’intime.

Voyons donc ainsi le culte religieux : c’est sortir « à la rencontre de l’époux », lequel, s’il n’est pas visible « dans toute sa beauté », apparaît dans un feu dévorant. En plus de ses autres raisons d’être, c’est une préparation à un événement terrifiant, inéluctable. Puisqu’il en est ainsi, c’est assurément par miséricorde que Dieu nous donne les moyens de nous préparer, les moyens précis, qu’il a fixés. Lorsque Moïse est redescendu de la montagne et que les gens étaient aveuglés par son aspect, il l’a recouvert d’un voile. Ce voile est déjà soulevé dans l’Évangile, de sorte que nous sommes préparés à sa disparition totale. Nous sommes avec Moïse sur la montagne, en ce sens que nous apercevons Dieu ; nous sommes avec le peuple au pied de la montagne, en ce sens que le Christ ne se révèle pas de façon visible. Il est couvert d’un voile, et siège parmi nous en silence et en secret. Lorsque nous entrons en relation avec lui, nous ne le savons que par la foi ; et lorsqu’il se manifeste à nous, nous sommes incapables de comprendre sa manifestation.

Et quand nous allons à l’église, disons-nous ceci : un jour viendra où je verrai le Christ entouré de ses saints anges. J’entrerai dans cette sainte compagnie, tout y sera pur et lumineux. Je viens ici apprendre à supporter la vue du Très-Saint et de ses serviteurs, trouver la force d’affronter une vision qui apporte la crainte avant de donner l’extase et que ne goûtent que ceux qu’elle ne consume pas. Lorsque les hommes en ce monde ont à subir quelque importante épreuve, ils s’y préparent en y pensant souvent à l’avance ; c’est ce qu’ils appellent prendre une décision. L’inhabituel leur devient ainsi familier. Il faut du courage pour obtenir certains avantages; or le courage s’acquiert par la réflexion régulière. Les enfants sont effrayés à la vue d’un puissant guerrier ou d’un roi glorieux ; ils préfèrent fermer les yeux. Et quand Daniel vit l’ange, comme saint Jean, « [s]on visage changea, défiguré, [s]a force l’abandonna » C’est donc la raison pour laquelle je viens à l’église ; je suis héritier du ciel. Je souhaite et j’espère entrer un jour en possession de mon héritage ; je suis ici pour m’y préparer. Je ne voudrais pas déjà voir le ciel, car je ne pourrais le supporter. Grâce aux psaumes et aux chants sacrés, à la confession et à la louange, j’apprends mon rôle. »

John Henry Newman, Sermons Paroissiaux vol 5 (La sainteté chrétienne) sermon 1, Cerf, Paris 2000,  pp. 15-23.

 

Dimanche 29 novembre 2015


L’Esprit jaillit du cœur de Jésus

 

 « Si quelqu'un a soif, qu'il vienne à moi, et qu'il boive, celui qui croit en moi ! Comme dit l'Écriture : De son cœur couleront des fleuves d’eau vive.  En disant cela, il parlait de l'Esprit Saint, l'Esprit que devaient recevoir ceux qui croiraient en Jésus ». Jn 7, 37-39

Cette affirmation solennelle, l’évangéliste Jean la rapporte comme un cri de Jésus, comme une clameur poussée au jour de la fête des Tentes. Et l’Église sait désormais le nom de l’eau qui étanche la soif des êtres humains, un nom qu’elle énonce sous forme d’appel suppliant : « Vient Esprit Saint, dans le cœur de tes fidèles, purifie ce qui est sordide, arrose ce qui est desséché  ».

            L’Esprit du Seigneur : lien d’amour entre le Père et le fils, Paraclet qui nous empêche d’être orphelins, feu rayonnant qui nous est donné au baptême, eau purifiante qui guérit le pécheur et apaise l’assoiffé, l’Église l’implore tout au long de son aventure car elle n’a que lui a donner à ses fidèles lorsqu’elle dispense les sacrements : elle n’a que lui à éveiller dans le cœur des croyants quand elle s’adresse au peuple de Dieu pour proclamer le message du salut ; et lorsqu’elle fait monter sa prière vers Dieu, elle sait d’expérience que seul l’Esprit est le pédagogue qui nous conduit à nous adresser, dans une confiance filiale, à Celui que nous osons appeler « Notre Père ».

            L’Esprit jaillit du cœur de Jésus, l’Esprit qui est le don le plus éminent qu’il nous fait à l’heure où il donne sa vie pour le salut du monde : c’est lui que l’Église propose à notre soif comme un apaisement, à notre péché comme une purification, à notre faiblesse comme une force d’aimer.

            (Mgr Maurice Gaidon – l’Eucharistie, soleil de Dieu)

Dimanche 22 novembre 2015


Venez adorons le Seigneur

 

              Quand nous Le contemplons présent au saint sacrement de l’autel, le Christ se fait proche de nous et plus intime à nous-mêmes : Il nous donne part à sa vie divine dans une union  transformante et, par l’Esprit, Il nous ouvre l’accès au Père, comme Il le disait lui-même à Philippe : qui m’a vu

              a vu le Père. (Jean 14, 9).

              Ces quelques lignes sont de saint Jean Paul II.

« Une union transformante » ??? Dans son Petit Journal, voici que Sainte Faustine donne une réponse à ma question :

«  Je sens parfois, après la sainte communion, d’une manière singulière et sensible, la présence de Dieu. Je sens que Dieu est dans mon cœur. Et le fait que je sente la présence de Dieu dans mon cœur ne me dérange pas dans l’accomplissement de mes devoirs ; même dans les affaires les plus importantes qui exigent un effort d’attention, je ne perds pas la présence de Dieu dans mon âme et je lui reste étroitement unie. Avec lui, je vais à mon travail, avec lui je vais en récréation, avec lui je souffre, avec lui je me réjouis, je vis en lui et lui en moi. Je ne suis jamais seule, car il est mon compagnon de tous les instants. Il m’est présent à chaque moment. Notre intimité est étroite par l’union du sang et de la vie. »

Seigneur permettez  que je  ne sois jamais séparée de vous.

Que cette union que vous me proposez en vous contemplant ici dans le Saint Sacrement soit réellement « transformante » dans ma vie en dehors de cet oratoire.

Que cette heure passée en votre présence soit la source d’une intimité toujours plus profonde avec Vous.

Qu’en toutes circonstances, je vous reste étroitement unie.

 

                                                                            Sophie

 

Dimanche 15 novembre 2015

 

Qui nous fera voir le bonheur ?

Le psaume 4 que nous pouvons prier, parle du bonheur que tellement

d’êtres humains recherchent  passionnément :

Beaucoup demandent : « Qui nous fera voir le bonheur ? »

Et voilà la réponse du psalmiste que nous pouvons faire nôtre :

« Sur nous, Seigneur, que s’illumine ton visage ! »

 

  Quand je crie, réponds-moi,

  Dieu, ma justice!

  Toi qui me libères dans la détresse,

  Pitié pour moi, écoute ma prière! 

  Fils des hommes,

  Jusqu'où irez-vous dans l'insulte à ma gloire,

  L'amour du néant et la course au mensonge? 

            Sachez que le Seigneur a mis à part son fidèle,

            Le Seigneur entend quand je crie vers lui. 

            Mais vous, tremblez, ne péchez pas;

            Réfléchissez dans le secret, faites silence. 

           Offrez les offrandes justes

           Et faites confiance au Seigneur. 

           Beaucoup demandent :

           « Qui nous fera voir le bonheur? »

           Sur nous, Seigneur, que s'illumine ton visage! 

           Tu mets dans mon cœur plus de joie

           Que toutes leurs vendanges et leurs moissons.

           Dans la paix moi aussi, je me couche et je dors,

           Car tu me donnes d'habiter, Seigneur,

           Seul, dans la confiance.

Mettons notre confiance en Celui qui seul peut nous donner le vrai bonheur, le Bonheur de Dieu, manifesté en Jésus Christ.

                                                                                  Sr Anna          


Dimanche 8 novembre 2015



Vous êtes Tout, je ne suis rien !


Que dans ce temple où la grâce sanctifiante me permet de vous rencontrer, ô mon Dieu, je puisse faire de mon être entier un autel où vous viendrez trôner pour recevoir l'hommage, l'oblation ainsi totale de votre petite créature, misérable et sans mérites, l'oblation de son esprit, de son cœur, de ses énergies, de ses œuvres.

A cet autel intime, où vous désirez que retentisse l'hymne de gloire,
je veux venir souvent, et si vous le voulez, toujours, redire, dans ma foi entière et dans un amour aussi plénier que possible, mes adorations :

Saint, Saint, Saint, vous êtes le Seigneur Dieu,
le Dieu des armées! Le ciel et la terre sont remplis de votre gloire,
hosanna au plus haut des cieux!

Que ce cantique des Séraphins soit celui de ma pensée;
qu'elle incline devant votre Face ses ignorances,
ses erreurs, son jugement, son orgueil.

Qu'il soit le cantique de ma volonté;
qu'elle prosterne devant votre Majesté ses désirs, ses élans, ses desseins; qu'elle humilie,

toute adorante, ses passions, et les soumettre à votre Volonté, Dieu trois fois Saint!

Que tout ce que vous m'avez départi de biens fasse hommage à son Auteur, et retourne à sa gloire,

à sa seule gloire à jamais!

L'humilité, c'est cela.

Mon Dieu, recevez dans le temple de mon âme cette confession de mon néant, de ma pauvreté,

de mon dénuement : Vous êtes Tout, je ne suis rien!

Que je reste là, toujours, dans cette attitude qui adore,
lorsque je redescends au dedans de moi-même, pour vous chercher,
pour vous trouver et jouir de votre présence ineffable.

Je vous adore dans mon silence, dans le silence de toutes mes puissances : Vous êtes le seul Saint! Mais je vous en supplie, tournez vers mon âme le regard sanctifiant de votre Trinité que j'adore...

 

Sainte Elisabeth de la Trinité

 


Dimanche 1er novembre 2015 - Toussaint -


La communion des saints


La fête de la Toussaint nous oriente vers le bonheur du

Ciel, là où des femmes et des hommes comme nous

contemplent la gloire de Dieu, qui surpasse tout désir.

Cette Eglise triomphante nous est unie, à nous Eglise

militante, par la charité, pour nous affermir dans le combat spirituel qu'elle-même a soutenu. C'est un des aspects de la communion des saints qu'évoque la « petite » Thérèse.


« Sœur Marie de l'Eucharistie voulait allumer les cierges pour une

procession ; elle n'avait pas d'allumette, mais voyant la petite lampe qui brûle devant les reliques, elle s'en approche. Hélas, elle la trouve à demi éteinte ; il ne reste plus qu'une faible lueur sur la mèche carbonisée. Elle réussit cependant à allumer son cierge et, par ce cierge, tous ceux de la communauté se trouvèrent allumés. C'est donc cette petite lampe à demi éteinte qui a produit ces belles flammes qui, à leur tour, peuvent en produire une infinité d'autres et même embraser l'univers. Pourtant ce serait toujours à la petite lampe qu'on devrait la première cause de cet embrasement. Comment, sachant cela, les belles flammes pourraient-elles se glorifier d'avoir fait un incendie pareil, puisqu'elles n'ont été allumées que par correspondance avec la petite étincelle ?...

Il en est de même pour la communion des saints. Souvent, sans le savoir, les grâces et les lumières que nous recevons sont dues à une âme cachée, parce que le bon Dieu veut que les saints se communiquent les uns aux autres la grâce par la prière, afin qu'au ciel ils s'aiment d'un grand amour, d'un amour bien plus grand encore que celui de la famille, même la famille la plus idéale de la terre. Combien de fois ai-je pensé que je pouvais devoir toutes les grâces que j'ai reçues aux prières d'une âme qui m'aurait demandée au bon Dieu et que je ne connaîtrai qu'au ciel. Oui, une toute petite étincelle pourra faire naître de grandes lumières dans toute l'Église, comme des docteurs et des martyrs qui seront sans doute bien au-dessus d'elle au ciel ; mais comment pourrait-on penser que leur gloire ne deviendra pas la sienne ?

Au ciel on ne rencontrera pas de regards indifférents, parce que tous les élus reconnaîtront qu'ils se doivent entre eux les grâces qui leur ont mérité la couronne. »

Lorsqu'il nous paraît que nous sommes comme « une lampe à demi éteinte », songeons que le Soleil qui illumine toute âme en ce monde saisit chaque étincelle puisée à sa Source pour

« embraser l'univers ».

P. François RINEAU

 

 Dimanche 18 octobre 2015

 

 Aimez-moi !

 

Ces deux mots pourraient sortir de la bouche de Jésus à notre égard.

Aimez-moi avant le reste, avant vous-mêmes, avant vos soucis, vos tracas, votre réputation. L’amour de Dieu est premier pour le chrétien, mais quelle route à parcourir, quels obstacles à franchir avant d’arriver à ce constat !

Quelques-uns y sont arrivés et certains d’entre eux sont bienheureux ou saints. Voici quelques paroles de Dina Bélanger, sœur  de Jésus-Marie, béatifiée en 1993 (elle a vécu au Québec et est décédée en 1929) :

 

“Que veux-tu, mon Jésus, pour être consolé ? – Que les âmes s’appliquent à s’unir à mon Cœur Eucharistique durant la messe qu’elles entendent chaque matin ; qu’elles s’appliquent à recueillir pour elles-mêmes, et à appliquer aux âmes les richesses infinies de mon Cœur Eucharistique. Durant la journée, qu’elles renouvellent cette intention par l’union à mon Sacrifice qui est perpétuel et par l’offrande à mon Père de mon Cœur Eucharistique.“

 

Oui Jésus est vivant, il se donne à nous, et nos âmes se réveillent au contact, au toucher de Jésus. Conversons avec lui, pour être renouvelé, et entrons dans ce lien étroit qui nous introduira dans ce face à face avec notre bien-aimé qui durera toute l’éternité.

 

P. Vincent POITAU

 Dimanche 11 octobre 2015

 

 Pour la Mission

 

Chers frères et sœurs, la passion du missionnaire est l’Evangile. Saint Paul pouvait affirmer : « Malheur à moi si je n’annonçais pas l’Evangile » (1 Co 9, 16). L’Évangile est source de joie, de libération et de salut pour tout homme. L’Église est consciente de ce don et elle ne se lasse donc pas d’annoncer continuellement à tous « ce qui était au commencement, ce que nous avons entendu, ce que nous avons vu de nos yeux » (1 Jn 1, 1). La mission des serviteurs de la Parole – évêques, prêtres, religieux et laïcs – est celle de mettre tout un chacun, sans aucune exception, en rapport personnel avec le Christ. Dans l’immense champ de l’action missionnaire de l’Église, chaque baptisé est appelé à vivre au mieux son engagement, selon sa situation personnelle. Une réponse généreuse à cette vocation universelle peut être offerte par les consacrés et les consacrées au travers d’une intense vie de prière et d’union avec le Seigneur et avec son sacrifice rédempteur.

Alors que je confie à la Très Sainte Vierge Marie, Mère de l’Église et modèle missionnaire, tous ceux qui, ad gentes ou sur leur propre territoire, dans tous les états de vie, coopèrent à l’annonce de l’Évangile, j’envoie de tout cœur à chacun la Bénédiction apostolique.

                                                        Pape François

 

      

Adoration du Saint-Sacrement :

 

10 conseils pratiques

 

« Le Père cherche des adorateurs en esprit et en vérité. » (Jean 4, 23-24)

 

Dimanche 31 mai 2015

 

 

1 – Tu es entré dans cet oratoire où tu rencontres Jésus dans la Présence Eucharistique. Entre maintenant dans ton cœur, dans la partie la plus intime de ton être.

2 – C’est le silence autour de toi. Fais silence en toi. Fais taire toutes les voix qui sont en toi, ne cours pas après les pensées inutiles. Tes problèmes, tes préoccupations, tes angoisses, ne les garde pas pour toi, mais offre-les à Jésus. Pendant ce temps d’adoration, occupe-toi de Lui et Lui prendra soin de toi, bien mieux que tu ne pourrais le faire toi-même. Demande une grâce d’abandon et de confiance.

 

3 – Pose ton regard sur Jésus Eucharistie. Commence à faire parler ton cœur, c’est-à-dire commence à aimer celui qui nous a aimés en premier.

 

4 – Evite de prononcer des prières seulement avec les lèvres sans t’arrêter sur les paroles que tu dis. Evite de lire les pages de l’Ecriture les unes après les autres durant tout le temps de prière. Entre dans la prière du cœur. Choisis un verset de psaume, une phrase évangélique, une petite prière simple et répète-la avec le cœur, doucement et continuellement jusqu’à ce qu’elle devienne ta prière, ton cri, ta supplication. Tu peux choisir la prière qui s’adapte le mieux à ta situation actuelle. Par exemple :

 

- Cœur de Jésus, j’ai confiance en Toi.

- Mon Père, je m’abandonne à Toi.

- Jésus, Fils du Dieu vivant, prends pitié

   de moi pécheur.

- Jésus, je t’aime.

- Jésus, doux et humble de cœur, rends mon

   cœur semblable au tien.

- Jésus, Jésus…

 

5 – Ne passe pas tout ce temps à te lamenter ou à demander seulement. Entre dans l’action de grâce, dans la reconnaissance. Au lieu de considérer ce qui te manque, rends grâce pour ce que tu es, pour ce que tu as. Rends grâce pour ce qui te sera donné demain.

 

6 - Tu peux être pris par la fatigue ou la distraction. Courage, à peine t’en rends-tu compte, recommence la prière du cœur, doucement. Demande l’aide de l’Esprit Saint pour qu’il te secoure dans ta faiblesse et qu’il devienne toujours plus ton maître intérieur.

 

7 - Jésus est au centre de l’Eglise. Il veut être au centre de ton existence. En le regardant, apprends peu à peu à passer du « je » au « tu », de la volonté de réaliser tes projets au désir et à l’accueil de sa volonté sur toi.

 

8 – Il est exposé solennellement. Accueille la lumière qui émane de sa Présence. Comme le soleil réchauffe et fait fondre la neige, de même, si tu t’exposes à Lui, il pourra continuer à illuminer les ténèbres qui enveloppent ton cœur, jusqu’à les dissiper complètement.

 

9 – Il se cache sous les apparences simples et pauvres du pain. Il vient à toi, pauvre, pour que tu puisses apprendre à accueillir dans la vérité tes pauvretés et celles de tes frères.

 

10 – Tu es dans le silence, reste dans le silence. Marie, étoile du matin et porte du ciel, est auprès de toi sur ton chemin. Elle t’indique la route et t’introduit dans la chambre du Roi. C’est elle qui te fera comprendre dans le silence, qu’en regardant Jésus, tu découvriras la présence de la Trinité en toi. Et tu pourras expérimenter dans ta vie la parole du psaume 34 : « Qui regarde vers lui resplendira, sans ombre ni trouble au visage ».

 

Extrait du site de la paroisse de Saint Symphorien (78)                                                 P. Vincent+ 

 

 

Comment Jésus est-il présent dans le Saint Sacrement ?

 

 

Publié le 22 mars 2015

 

Nous passons du temps devant Jésus, et parfois notre raisonnement peut nous entrainer à plusieurs questions devant ce grand mystère. Il est bon de réentendre comment cette foi dans la présence réelle a été élaborée, précisée, au cours des siècles. Pour pouvoir mieux répondre à la question théologique, l’Eglise a creusé le point de vue philosophique pour trouver un terme qui prend en compte plusieurs éléments dans un même objet. Notamment elle a choisi le mot substance pour désigner ce qui compose le substrat invariable d’une chose en opposition avec les « accidents » qui nous renseignent sur la couleur, la forme, la dureté, l’aspect… qui peuvent comporter des modifications dans le temps ou par la chaleur.

 

« Par le terme de “substance“, l’Eglise a justement écarté la naïveté qui s’en tient à ce qui est palpable et mesurable. Au XIIe siècle, le mystère de l’Eucharistie allait être déchiré entre deux partis qui, chacun à sa manière, manquait l’essentiel. Les uns était remplis par la pensée que Jésus était réellement là, mais “la réalité“, c’était pour eux seulement le corps physique. Par conséquent, ils en ont conclu que, dans l’Eucharistie, nous mâchons la chair du Seigneur ; ainsi ils se sont gravement mépris. Car Jésus est ressuscité. Nous ne mâchons pas de la chair comme des anthropophages le feraient. C’est pourquoi d’autres se sont levés, à juste titre, pour s’opposer à eux, pour résister à un “réalisme“ aussi primitif. Mais eux aussi ont commis la même erreur fondamental pour prendre pour la réalité seulement ce qui est matériel ; palpable et visible. Ils disaient : puisque le Christ ne saurait être présent dans la corporéité que l’on peut mâcher, l’Eucharistie ne serait qu’un symbole du Christ, le pain ne saurait que signifier, mais non être réellement le corps du Christ. L’affirmation fondamental de la foi c’est que le Christ est vraiment présent, mais d’une présence accessible à la foi non aux sens. Il s’agit d’une présence intégrale du Christ, homme et Dieu, en son être même : il est vraiment donné, et non seulement figuré. » (Découvrir l’Eucharistie, Salvator)

 

 Le concile de Trente formule ceci : 

« En effet les apôtres qui n’avaient pas encore reçu l’eucharistie de la main du Seigneur qu’il affirmait pourtant que c’était son corps qu’il présentait ; et ce fut toujours la foi dans l’Eglise de Dieu que, immédiatement après la consécration, le véritable Corps et le véritable Sang de notre Seigneur se trouvaient sous les espèces du pain et du vin en même temps que son âme et sa divinité. »

 

En d’autres mots nous sommes en face du Christ, de son âme, de sa divinité et de son corps.

Nous pouvons vraiment méditer ce mystère et sa présence en nous : qu’il nous comble de bénédictions.  

 

                                                                                                              P. Vincent Poitau

 

 

 

Quelques pistes pour mieux profiter

 

     de nos temps d’adoration !

 

 

                                                   Publié le 27 juillet 2014

 

 

 L’adoration eucharistique est une prière, un dialogue intime avec Jésus réellement présent sous les apparences du pain consacrée. C’est un face à face avec le Christ. « Je l’avise et il m’avise » répondit un paroissien du saint Curé d’Ars qui l’interrogeait sur ses longs temps d’adoration.

  

 Il n’y a pas de technique miracle pour bien adorer. Quelques pistes peuvent nous aider à mieux vivre nos temps d’adoration eucharistique :

 

    — "Ceci est mon Corps" : Jésus tout puissant a voulu se faire tout petit dans l’hostie pour nous. Prenons conscience de sa Présence et émerveillons-nous en. Remercions le pour son immense don et sa grande humilité. Renouvelons notre foi dans l’Eucharistie. « Il est bon de s’entretenir avec Lui et, penchés sur sa poitrine comme disciple bien-aimé, d’être touchés par l’amour infini de son cœur. [...] Comment ne pas ressentir le besoin renouvelé de demeurer longuement, en conversation spirituelles, en adoration silencieuse, en attitude d’amour, devant le Christ présent dans le Saint-Sacrement ? Bien des fois, chers Frères et Sœurs, j’ai fait cette expérience et j’en ai reçu force, consolation et soutien ! » (Jean-Paul II).

 

     —  L’exposition du Saint-Sacrement va dans les deux sens : le Christ s’expose à notre regard et à notre prière d’une part mais il s’invite aussi à m’exposer moi-même à son regard. Il me regarde : je peux lui exposer mes pauvretés intérieures, mes infirmités spirituelles et physiques, mes soucis...

 

     —  Profitons de la Présence du Christ pour lui demander d’intercéder pour nous. A la manière de Marie, faisons lui connaître les besoins de nos frères et mettons-les face à son Amour pour eux. Prions pour nos proches, les personnes en difficultés, les blessés de la vie, le monde... « L’Église et le monde ont un grand besoin du culte eucharistique. Jésus nous attend dans ce sacrement de l’amour. Ne refusons pas le temps pour aller Le rencontrer dans l’adoration, dans la contemplation pleine de foi et ouverte à réparer les fautes graves et les délits du monde. Que ne cesse jamais notre adoration. » Jean-Paul II.

  

Qu’est-ce qui caractérise l’adoration eucharistique ?

Publié le 17 novembre 2013

 

Monseigneur Roland est venu nous parler de l’adoration, le jeudi 14 novembre 2013.

Nous pouvons méditer l’une ou l’autre de ses réflexions : « Qu’est-ce qui caractérise l’adoration eucharistique ? »

 

1. Dans l’exposition du Saint Sacrement, il nous est donné de voir !

Est-ce parce que nous sommes dans l’ère du visuel et du monde de l’image ? Ne serait-ce pas parce que c’est la manifestation la plus directe de la présence du Christ ? C’est le lieu de la foi par excellence !

Nous nous trouvons face à une réalité très banale, les espèces du pain et du vin et nous discernons, dans la foi, le corps et le sang du Christ, c’est-à-dire la présence du ressuscité.

C’est le paradoxe de la foi : Nous adorons le Verbe qui s’est fait chair et qui est silencieusement présent ! Nous confessons la présence du Dieu vivant dans une manifestation on ne peut plus modeste et discrète. Nous adorons l’humanité du Christ en tant que sa personne est divine.

 

2. le silence et la gratuité

Dans un contexte culturel ou on vise à l’efficacité, dans une société où le temps c’est de l’argent, dans un environnement où l’on s’agite beaucoup (Marthe et Marie, fuite en avant) dans un univers quotidien où nous sommes constamment envahis par la musique, des paroles vaines, de l’information en continue…

 Voici que l’on entre dans le registre de la gratuité et du silence. Nous ne sommes pas là pour nous, mais d’abord pour Dieu ! Nous ne faisons rien, mais nous demeurons simplement en sa présence.

 

3. la dépendance

Dans un contexte de société où l’on prône l’indépendance, où l’idéal est de ne dépendre de personne, et de ne rien devoir à quelqu’un, dans un environnement qui coupe l’homme à toute relation, voici que nous acceptons de dépendre d’un autre que nous reconnaissons comme plus grand : « Mon Seigneur et mon Dieu ! »

Nous reconnaissons que nous sommes petits devant Lui !

 

Bonne adoration ! Père Vincent +

Chers amis adorateurs

Publié le 26 octobre 2013

 

Je viens vous rejoindre en cette fin d’octobre pour rendre grâce avec vous de ce temps d’Adoration qui nous est donné à chacun. Oui le Seigneur est bon, et si tous nous guettions encore davantage les attentions du Seigneur, vous verriez, nous serions tous émerveillés !

 

Oui, Merci à chacun qui entretenez notre chaine de présence auprès du Seigneur. Cette chaîne nous réunis et forme comme une longue procession d’adorateurs, c’est-à-dire d’amis de Jésus, qui part de nos quartiers et de nos maisons pour Le rejoindre. Elle est source de communion et de grâce pour chacun ; oui, de tout cela rendons grâce à Dieu ! Cette heure que nous donnons chaque semaine au Seigneur porte  mystérieusement du fruit, beaucoup plus que ce que nous voyons ou pouvons imaginer !

 

Permettez-moi aussi de vous soumettre trois intuitions en ce début d’année :

 

1- Nous adorons dans l’oratoire de la Miséricorde. La Miséricorde c’est l’amour même du Père qui nous rejoint chacun en Jésus ; il est vraiment la Miséricorde de Dieu. Comment ne pas nous laisser aimer par Lui, nous laisser toucher par cette Miséricorde ! Oui laissons-nous, malgré nos propres pauvretés, prendre et émerveiller par l’immensité de son amour pour chacun de nous. Il nous guette et se réjouit (comme le père de la parabole) dès qu’il nous voit arriver ! Que cet amour reçu nous fasse grandir dans la confiance et la Foi ; cette amitié toute simple avec Dieu nous construit et nous ouvre à la Vie éternelle.

 

2- La seconde serait notre place particulière d’intercesseur. Près du Seigneur, au nom de tous nos proches et amis, mais plus largement au nom de tous les hommes (ville , pays, monde…), nous venons déposer des intentions confiées ou simplement perçues par nous. Nous sommes comme “la bouche” de chacun qui parle à Dieu ; inconsciemment même, beaucoup comptent sur nous ! Notre place est oh combien importante aujourd’hui !

 

3- Enfin, partageons cette joie qui nous habite, soyons missionnaires ! Non seulement pour faire grandir notre chaîne de présence (nous pourrions être 3 ou 4 par heure !) mais surtout en annonçant autour de nous la bonté de Dieu, sa proximité pour chacun, sa Miséricorde… notre monde en a tant besoin !

 

Aujourd’hui le Seigneur vient faire des merveilles au milieu de nous, tout spécialement dans notre cœur et dans notre vie. Laissons-Le agir, ouvrons-Lui notre cœur, laissons déborder l’Amour qu’Il va y déposer !

Merci enfin à tous ceux qui permettent le bon déroulement de cette adoration (responsable générale, de division, d’heure…). Oui, que le Seigneur nous bénisse, nous qui pauvrement cherchons son amour et sa grâce. Qu’il nous comble vraiment de sa joie !

Avec toute ma prière et mon amitié.

 

                                                                    Père Jean-Philippe +

Pourquoi venir adorer ?

Publié le 19 octobre 2013

 

Nous avons la grande chance à Bourg en Bresse d’avoir la chapelle de l’adoration ouverte 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 !

 

Mais certains se posent encore la question : pourquoi venir adorer ? Lever les yeux vers le mystère de la personne du Christ, doit nous permettre de découvrir le mystère de la personne humaine et donc notre propre mystère. Découvrant ainsi la profondeur de ce que nous sommes, nous prenons conscience de notre vocation d’homme en tant que fils bien-aimé du Père dans le Christ Jésus : être des parfaits adorateurs du Père. Toute notre vie doit être tendue vers cela : adorer.

 

Mais qu’est-ce que cela signifie, adorer ? Si l’on prend la définition dans un dictionnaire courant, on trouve tout d’abord que l’adoration est un culte qui ne peut être rendu qu’à Dieu seul. Deuxièmement, c’est un amour passionné qui nous prend tout entier. Si on juxtapose ces deux définitions, l’adoration devient un culte qui ne peut être rendu qu’à Dieu seul que L’on aime passionnément, de toute notre personne. On peut noter le sens profond de l’adoration qui peut se vivre dans des moments particuliers, comme à la chapelle de l’Oratoire où l’on vient puiser à la source qu’est la présence réelle de Jésus dans le Saint Sacrement mais aussi dans notre vie quotidienne, dans les différentes tâches que j’ai à accomplir tout au long de la journée.

 

L’adoration nous donne ainsi d’être pleinement nous-mêmes et de vivre dans la vérité les différentes relations personnelles que nous pouvons avoir.

 

Rappelons-nous : l’adoration fait partie de notre vocation d’homme. Dieu est présent au milieu de nous, répondons à son Amour.

 

Caroline

Miracle eucharistique de Buenos Aires

Publié le 21 juillet 2013

 

En 1996, lorsque le pape François était évêque auxiliaire à Buenos Aires, il eut à examiner un événement stupéfiant.

Au mois d'août, dans l'église qui se trouve dans le centre commercial de la capitale argentine, le Père Pezetvit à terre une hostie dont on s'était débarrassé, qu'il plaça dans un récipient d'eau qu'il rangea dans le tabernacle de la chapelle du St Sacrement.Une semaine plus tard, en ouvrant le tabernacle, il constata quel'Hostie était devenue un fragment de chair sanglante. Informé, le futur papela fit photographier de façon professionnelle, l'affaire demeurant secrète pendant plusieurs années.

En octobre 1999, sans en préciser la provenance, un échantillon fut envoyé à New York pour analyse, laquelle détermina quela substance analysée était de la véritable chair et du vrai sang contenant de l'ADN humain.

Mieux encore, il s'agissait du muscle responsable de la contraction du cœur,qui était vivant au moment du prélèvement de l'échantillon, et qui avait été soumis à un stress intense, « comme si son propriétaire avait été battu sévèrement au niveau de la poitrine » précisait la conclusion.

Comparés aux résultats  du célèbre miracle de Lanciano, ceux de Buenos Aires désignaient une même personne, avec un sang de type « AB » positif, portantles caractéristiques d'un homme qui est né et qui a vécu au Moyen Orient...!

Dieu veut que nous soyons conscients qu'Il est vraiment présent dans le mystère de l'Eucharistie. Le miracle eucharistique de Buenos Aires est un signe extraordinaire attesté par la science. A travers lui, Jésus désire réveiller en nous une foi vivante en Sa Présence Réelle, et non pas symbolique, dans l'Eucharistie. C'est seulement avec les yeux de la foi et non pas avec nos yeux humains, que nous Le voyons sous l'apparence du pain et du vin consacrés.

Dans l'adoration eucharistique, le regard de Jésus croise le nôtre, comme Son Cœur rencontre notre cœur.

                                                
                                                                                   P. François Rineau, osv+

Comment adorer le Saint-Sacrement ?

Publié le 7 juillet 2013

 

Quelques pistes pour mieux profiter de nos temps d’adoration eucharistique.

 

Il n’y a pas de technique miracle pour bien adorer. Quelques pistes peuvent néanmoins nous aider à mieux vivre nos temps d’adoration eucharistique:  

• "Ceci est mon Corps" : Jésus tout puissant a voulu se faire tout petit
dans l’hostie pour nous. Prenons conscience de sa Présence et émerveillons-nous-en.
Remercions le pour son immense don et sa grande humilité. Renouvelons notre foi
dans l’Eucharistie.
On peut méditer le récit de l’institution de l’Eucharistie ou contempler le Christ dans sa Passion.

• « Il est bon de s’entretenir avec Lui et, penchés sur sa poitrine comme disciple bien-aimé, d’être touchés par l’amour infini de son cœur. [...] Comment ne pas ressentir le besoin

renouvelé de demeurer longuement, en conversation spirituelles, en adoration silencieuse, en attitude d’amour, devant le Christ présent dans le Saint-Sacrement ? Bien des fois, chers Frères et Sœurs, j’ai fait cette expérience et j’en ai reçu force, consolation et soutien ! »
(Jean-Paul II - Ecclesia de Eucharistia, n 25)

• 
L’exposition du Saint-Sacrement va dans les deux sens : le Christ s’expose à notre
regard et à notre prière d’une part mais il s’invite aussi à m’exposer moi-même à son regard. Il me regarde : je peux lui exposer mes pauvretés intérieures, mes infirmités spirituelles et physiques, mes soucis...

• Profitons de la Présence du Christ pour lui demander d’intercéder pour nous. A la manière de Marie, faisons lui connaître les besoins de nos frères et mettons-les face à son Amour pour eux. Prions pour nos proches, les personnes en difficultés, les
blessés de la vie, le monde...

• Marie peut aussi nous aider à entrer plus encore dans le mystère de l’Eucharistie. La méditation des mystères du rosaire pourra être une voie particulièrement adaptée à la contemplation de Jésus présent dans l’hostie.

Feuille paroissiale

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