Dimanche 11 novembre 2018

 

 

« Mon Seigneur et mon Dieu »

 

        

Mon Jésus, je reconnais que je suis ta créature, pauvre et faible. Par moi-même je ne suis rien. Je m’agenouille, conscient de ma propre et totale impuissance, conscient de ma profonde misère, et je t’adore, ô Dieu infini grand.

         Tu es mon Créateur, mon Seigneur et mon Maître. A chaque instant je reçois de toi l’existence, la vie, toutes mes facultés naturelles et surnaturelles et toutes mes capacités.

         Je suis heureux de dépendre de toi avec tout ce que je suis et tout ce que je possède, de sorte que sans ton aide je ne suis absolument capable de rien. C’est pourquoi je suis toujours en attente de toi et de ta grâce et avec l’apôtre Paul je répète sans cesse : « Je puis tout en celui qui me rend fort ». Oui, Jésus, avec ta grâce, je peux devenir un saint et faire beaucoup de bien.

Je ne te reconnais pas seulement comme mon Créateur, Seigneur et Maître, mais aussi comme le Créateur de tout ce qui existe en dehors de toi. Je suis heureux que tu sois Seigneur et Maître de tout ce qui EST. Je suis heureux aussi que tu disposes par ta sage providence de tous les évènements mondiaux, ainsi que de toutes les circonstances de ma vie, même les plus petites. Tu réalises cela avec bonté et puissance, pour ta plus grande gloire et pour mon plus grand bonheur.

         Bon Jésus je te confie tous mes soucis, je sais que tu prendras soin de moi. Je mets toute ma confiance en toi. Fais de moi ce que tu voudras.

                                           Amen !

 

 

                                                                Père Marc

Dimanche 4 novembre 2018

 

           A l’Agneau de Dieu soit la gloire !

           

Dédié aux âmes du purgatoire, novembre s’ouvre avec cette magnifique fête de la Toussaint et se termine  par cette non moins magnifique fête du Christ Roi de l’univers !

     Deux images d’une fresque grandiose, qui en VRAI, se déroulent dans cet humble oratoire :

 

 Le Trône et l’Agneau » sont là devant nos yeux. « une foule immense que nul ne peut dénombrer, une foule de toutes nations, tribus, peuples et langues… Ils se tiennent debout autour du Trône ; ils se prosternent devant Dieu. Tous les anges se jetant la face contre terre, se prosternent  » Rencontre extraordinaire du visible et de l’invisible, comme à chaque eucharistie !  Je prends alors conscience que même en pleine nuit, je ne suis jamais seule et que j’ai, dès aujourd’hui, une place dans ce long cortège d’adorateurs qui acclame, rend hommage au Roi et s’avance  vers son Trône en présence de tous les anges !   

Quelle enthousiasmante adoration !

 

Mais que vois-je aussi dans cet humble oratoire ? le ROI décrit ici par le pape François « le Roi apparaît sans pouvoir et sans gloire : Il est sur la croix où Il semble plus vaincu que victorieux. Sa royauté est paradoxale : son trône, c’est la croix ».     

La splendide fresque s’assombrit, et pourtant si je veux faire partie du cortège bienheureux, il me faut approcher de ce trône-croix sans crainte et l’embrasser d’un cœur plein d’adoration.

 

Jésus, mon Roi et Roi de l’univers, apprends-moi à aimer ton trône étrange, à aimer Ta croix, à aimer la part de croix que tu me permets de porter ! Là non plus je ne suis pas seule : de nombreux frères et sœurs partagent aussi cette Croix.  Et surtout Marie, ta mère me donne l’exemple : elle est là tout près en grand silence et sans geste, elle étreint Ta Croix et la mienne, car le glaive qui transperce son cœur de maman, rejoint « ta soif » de nous sauver.

Quel profond mystère de l’Amour de Dieu pour chacun !

Seigneur donne-moi cet amour de la Croix et que mon heure d’adoration transforme ma « croix » du moment en louange à l’Agneau de Dieu.

« A l’Agneau de Dieu soit la gloire ! A l’Agneau de Dieu la Victoire !

 A l’Agneau soit le Règne ! »

 

                                                                 Sophie

Dimanche 28 octobre 2018

 

 

Cette semaine sera marquée par la Solennité de la Toussaint. Je voudrai citer, Saint  Paul VI, canonisé il y a seulement quelques jours. Sa première Encyclique était consacrée à l’Église (Ecclesiam Suam, 6 août 1964). Au numéro 41, Saint Paul VI rappelle la grandeur du baptême qui nous ouvre le chemin du ciel, le chemin de la sainteté.

 

« Il faut redonner au fait d'avoir reçu le saint baptême, c'est-à-dire d'avoir été inséré par ce sacrement dans le Corps mystique du Christ qui est l'Eglise, toute son importance. Le baptisé doit, en particulier, prendre conscience de la valeur de son élévation, mieux, de sa régénération, de son bonheur d'être réellement fils adoptif de Dieu, d'avoir la dignité de frère du Christ, de son privilège de grâce et de joie provenant de l'habitation de l’Esprit-Saint, de sa vocation à une vie nouvelle, qui n'a rien perdu d'humain, excepté les conséquences malheureuses du péché originel, et qui peut, au contraire, donner à ce qui est humain son expression la meilleure et lui faire produire les fruits les plus riches et les plus purs. Etre chrétien, avoir reçu le saint baptême ne doit pas être considéré comme une chose indifférente ou négligeable ; cela doit marquer profondément et heureusement la conscience de tout baptisé ; le baptême doit être considéré par lui, à l'exemple des chrétiens de l'antiquité, comme une « illumination » qui fait tomber sur lui le rayon vivifiant de la Vérité divine, lui ouvre le ciel, projette un jour nouveau sur sa vie terrestre, le rend capable de marcher comme un fils de lumière vers la vision de Dieu, source de béatitude éternelle. »

 

Père Patrick CLÉMENT

 

Dimanche 21 octobre

 

 

« L'Eucharistie lien d'amour » - St Paul VI, 24 août 1968

 

 

Ce thème est exact, profond, et propre à servir de pont entre le moment intérieur et personnel et le moment extérieur et social. L'effet caractéristique de l'Eucharistie doit être l'union des fidèles au Christ et entre eux, l'unité du Corps Mystique (...) Jésus, qui a multiplié le pain naturel pour les multitudes affamées, qui s'est fait lui-même pain surnaturel pour ses convives, nous enseigne que nous devons penser à la faim naturelle et surnaturelle des autres; et jamais peut-être comme (aujourd'hui) le devoir et l'urgence de pourvoir aux nécessités temporelles et spirituelles des multitudes ne seront aussi pressants dans le cœur des chrétiens (...) Aujourd'hui ces manifestations de foi et de piété, ces affirmations ordonnées et extraordinaires, tournées vers un acte de compréhension contemplative communautaire, sont tellement nécessaires ! Un théologien contemporain écrit: « Plus l'action temporelle occupe de place dans la vie des chrétiens, plus il est nécessaire que le témoignage contemplatif opère comme contre-poids » (Daniélou) (...) Il faut qu'on exprime la valeur et la conscience que nous avons de ce prodige tacite et plein d'éclat (…) Tel le geste de Marie au festin de Béthanie, quand la pieuse femme brise le vase scellé en albâtre et verse le précieux onguent parfumé sur les pieds et les cheveux du Sauveur, qui en agrée l'offrande, considérée comme un gâchis par le disciple avare et infidèle, en prenant la défense de celle qui le lui a offert et de son acte aimable et généreux (...) Pour Nous, la solution, c'est l'amour ; non l'amour faible et rhétorique, mais bien celui que le Christ nous enseigne dans l'Eucharistie, l'amour qu'on donne, l'amour qui se multiplie, l'amour qui se sacrifie (...)

P. François RINEAU

Dimanche 14 octobre 2018

 

 

Quelques paroles du Pape St Jean XXIII.

 

Nommé cardinal, patriarche de Venise à 72 ans, en prenant cette mission :

« Je n’ai d’autre désir, d’autre pensée que vivre et mourir pour les âmes qui me sont confiées. Le Bon Pasteur donne sa vie pour ses brebis… Je suis venu pour qu’ils aient la vie, qu’ils l’aient toujours davantage » Me voici, Seigneur, devant ton Corps livré, livré par amour pour moi, par amour pour chaque personne. Le St Pape me rappelle qu’en communiant, en te contemplant, je suis appelé à tout donner, à me donner, à me livrer par amour pour ceux auxquels tu m’envoies. Famille, collègues, amis….

Tous attendent, sans le savoir, que je vive et que je meure pour eux. Comme Toi. Devant ton Corps livré, je découvre ce que signifie être donné par amour. Sois en remercié, Seigneur ! Je découvre la simplicité et la beauté de ce geste. Je découvre aussi la joie de se donner au profit des autres, de ceux que tu me confies, de tous mes frères en humanité. Seigneur, comment ne pas te louer de ta présence discrète, humble et pourtant si puissante. Merci de te livrer pour moi, pour ceux que j’aime, pour tous. Merci de faire de moi un chrétien, petit Christ.

P. Frédéric

              Dimanche 07 octobre 2018

 

 

 

Ô Pain vivant !

 

 

 

Ô Pain vivant

Qui es descendu du Ciel pour donner la vie au monde,

Ô berger aimant des âmes, Dieu caché,

Qui déverses ta grâce

Sur les familles et sur les peuples,

Nous voulons te confier

Tout particulièrement les malades, les malheureux,

Les pauvres,

Et tous ceux qui te prient pour obtenir de la nourriture

ou du travail,

Nous te demandons pour tous et pour chacun,

Le secours de ta providence ;

Nous te confions les familles,

Pour qu’elles puissent être des foyers de vie chrétienne,

Portant du fruit,

Que l’abondance de ta grâce se déverse sur nous tous.

 

 

Bienheureux Jean XXIII

 

 

                                             Dimanche 30 septembre 2018

 

 

Mon Ciel, il est caché dans la petite Hostie

 

Oh Jésus, mon Époux, se voile par amour

 

A ce Foyer Divin je vais puiser la vie

 

                                                   Et là mon Doux Sauveur m'écoute nuit et jour

 

                                                   “ Oh ! quel heureux instant lorsque dans ta tendresse

 

                                                   “ Tu viens, mon Bien-Aimé, me transformer en toi

 

                                                   “ Cette union d'amour, cette ineffable ivresse.

 

                                                      Voilà mon Ciel à moi !…

 

 

 

                                                                   SAINTE THERESE DE L’ENFANT JESUS

 

                                               Dimanche 23 septembre 2018

 

Jésus, donne-moi d’aimer ton Eglise !

 

 

            Seigneur Jésus, me voici devant Toi avec une fois de plus la rumeur de l’esprit du monde qui murmure à mes oreilles les chutes de tes pasteurs, entretenant en moi un sentiment de doute et de confusion…voire de suspicion sur l’ensemble des consacrés. Heureusement, Ta Parole que je médite quotidiennement me rassure sur la nature de l’Eglise que tu sanctifies à chaque instant, pour la purifier et la relever en ces membres pécheurs que nous sommes tous…et moi aussi !

« Et moi, je te le déclare : Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église ; et la puissance de la Mort ne l’emportera pas sur elle. » (Mt 16,18)

Quand la pression médiatique me presse de fixer les ténèbres, je choisis Seigneur de fixer la Lumière Véritable : « Qui regarde vers lui resplendira, sans ombre ni trouble au visage. » (Ps 33,6). Me souvenant que tu as confié Ton Eglise à un pécheur pardonné, je reprends confiance en Ta Miséricorde qui est sans limite et je décide de rester dans la barque sans déserter. De toute façon, vers qui irais-je Seigneur car « tu as les Paroles de la Vie Eternelle ! ». J’y reste sans céder aux jugements hâtifs et si faciles envers ces prêtres et ces évêques, bien conscient de ne pas avoir tous les éléments pour le faire, et surtout parce que tu m’interdis de le faire : « Ne jugez pas, pour ne pas être jugés. » (Mt 7,1). En fixant l’Hostie Sainte dans cet oratoire, j’entends bien ce que tu me dis : « Quoi ! tu regardes la paille dans l’œil de ton frère ; et la poutre qui est dans ton œil, tu ne la remarques pas ? ». (Mt 7,3).

Oui Seigneur, j’entends Ton appel à une authentique conversion, refusant tout esprit de mondanité, afin d’embrasser la croix pour me décider à vivre la radicalité évangélique. N’est-ce pas la seule riposte efficace pour repousser les assauts de l’adversaire… ? Ces dernières frappes « en ces temps qui sont les derniers » visant tout particulièrement les deux sacrements de la communion que sont le mariage et le sacerdoce, je reprends le combat au coude à coude avec Tes disciples de ma communauté et du monde entier : ensemble, on ne lâche rien !

 

P.Stanislas+

Dimanche 16 septembre 2018

 

                      L’adoration nocturne

 

La valeur du sacrifice : Voici quelques réflexions pour mieux comprendre la valeur exceptionnelle de l’acte de foi qui consiste à passer une heure, chaque semaine, au milieu de la nuit, avec Jésus au Saint-Sacrement, pour que notre paroisse ait la grande grâce de l’adoration perpétuelle.

 

 LE SACRIFICE EST LE LANGAGE DE L’AMOUR ! Un père et une mère doivent faire beaucoup de sacrifices pour nourrir, loger, éduquer leurs enfants. Sans sacrifice, il n’y a pas d’amour. L’esprit de sacrifice est l’esprit du Chrétien. Jésus a tout sacrifié par amour pour vous et pour votre salut. Accepterez-vous, par amour pour lui, d’offrir une heure de votre nuit, chaque semaine, avec lui, dans l’adoration du Saint-Sacrement, afin que votre paroisse ait l’adoration perpétuelle eucharistique ?

 

 DIEU VOUS BÉNIRA ABONDAMMENT ! La sainte Eucharistie est le sacrement de la générosité infinie de Dieu envers les hommes. Par notre réponse généreuse à ce sacrement d’Amour, Dieu déverse sa bonté infinie sur l’humanité. Dieu vous bénira largement, vous, votre famille et le monde entier, pour ce don précieux de votre temps, car Dieu ne se laisse jamais vaincre en générosité. Quoique nous lui donnions, il nous rend au décuple ou au centuple. Ceux qui sont acceptent généreusement de faire l’effort de choisir une des heures les plus difficiles de la nuit font descendre sur la terre les bénédictions divines, comme la pluie tombant du ciel. Voilà pourquoi Jean-Paul II affirma : « Ne mesurons pas notre temps pour aller le rencontrer dans l’adoration » (‘Dominicae Cenae’)

 

 N’AYEZ PAS PEUR ! N’ayez pas peur de venir au milieu de la nuit. Il n’est jamais arrivé que quelqu’un ait été agressé au milieu de la nuit en se rendant dans une chapelle d’adoration perpétuelle. Au contraire, on ne peut être plus en sécurité que devant Jésus dans le Saint-Sacrement. Jésus est la lumière qui repousse les ténèbres. Là où Jésus est adoré, le démon fuit. Jésus qui se donne aujourd’hui au Saint-Sacrement, est le même qui, dans l’évangile, expulsait les démons, calmait les tempêtes, guérissait les malades et ressuscitait les morts. Il dit : « Ayez confiance, c’est moi, soyez sans crainte » (Mc 6, 50). Avant d’aller faire votre heure d’adoration, encore allongé sur votre lit au milieu de la nuit, pensez à ces paroles de l’Écriture : « Aie confiance ! Lève-toi, il t’appelle » (Mc 10, 49).

 

LE SACRIFICE EST L’EXPRESSION DE L’AMOUR ! L’Eucharistie est la plus grande expression de l’amour de Dieu pour nous. Dans la divine Eucharistie, Jésus nous donne le don de lui-même : tout ce qu’il a et tout ce qu’il est. Saint Augustin dit au sujet de la Sainte Eucharistie: « Tout puissant qu’il soit, il n’a rien pu faire de plus grand, tout sage qu’il soit, il n’a rien pu trouver de plus admirable, tout riche qu’il soit, il n’a pas pu faire un plus précieux présent ». Donner à Jésus une heure de votre temps sera ainsi votre reconnaissance pour le don de son amour infini dans la Sainte Eucharistie. Est-ce que passer une heure avec lui au milieu de la nuit peut se comparer au sacrifice qu’il a fait et qu’il continue de faire par amour pour nous dans le Saint-Sacrement ?

 

MISSIONNAIRES DE LA SAINTE EUCHARISTIE.

 

 

                                                                            Dimanche 9 septembre 2018

 

  Discerner le Corps du Christ

 

  Tu veux honorer le Corps du Christ ? Ne le méprise pas lorsqu'il est nu. Ne l'honore pas ici dans l'église, par des tissus de soie tandis que tu le laisses dehors souffrir du froid et du manque de vêtements. Car celui qui a dit : Ceci est mon corps, et qui l'a réalisé en le disant, c'est lui qui a dit : Vous m'avez vu avoir faim, et vous ne m'avez pas donné à manger, et aussi : Chaque fois que vous ne l'avez pas fait à l'un de ces petits, c'est à moi que vous ne l'avez pas fait. Ici le corps du Christ n'a pas besoin de vêtements, mais d'âmes pures ; là-bas il a besoin de beaucoup de sollicitude.

 

            Apprenons donc à vivre selon la sagesse et à honorer le Christ comme il le veut lui-même. Car l'hommage qui lui est le plus agréable est celui qu'il demande, non celui que nous-mêmes choisissons. Lorsque Pierre croyait l'honorer en l'empêchant de lui laver les pieds, ce n'était pas de l'honneur, mais tout le contraire. Toi aussi, honore-le de la manière prescrite par lui en donnant ta richesse aux pauvres. Car Dieu n'a pas besoin de vases d'or mais d'âmes qui soient en or.

 

            Je ne vous dis pas cela pour vous empêcher de faire des donations religieuses, mais je soutiens qu'en même temps, et même auparavant, on doit faire l'aumône. Car Dieu accueille celles-là, mais bien davantage celle-ci. Car, par les donations, celui qui donne est le seul bénéficiaire mais, l'aumône, le bénéficiaire est aussi celui qui reçoit. La donation est une occasion de vanité ; mais l'aumône n'est autre chose qu'un acte de bonté.

 

            Quel avantage y a-t-il à ce que la table du Christ soit chargée de vases d'or, tandis que lui-même meurt de misère ? Commence par rassasier l'affamé et, avec ce qui te restera, tu orneras son autel. Tu fais une coupe en or, et tu ne donnes pas un verre d'eau fraîche ? Et à quoi bon revêtir la table du Christ de voiles d'or, si tu ne lui donnes pas la couverture qui lui est nécessaire ? Qu'y gagnes-tu ? Dis-moi donc : Si tu vois le Christ manquer de la nourriture indispensable, et que tu l'abandonnes pour recouvrir l'autel d'un revêtement précieux, est-ce qu'il va-t’en savoir gré ? Est-ce qu'il ne va pas plutôt s'en indigner ? Ou encore, tu vois le Christ couvert de haillons, gelant de froid, tu négliges de lui donner un manteau, mais tu lui élèves des colonnes d'or dans l'église en disant que tu fais cela pour l'honorer. Ne va-t-il pas dire que tu te moques de lui, estimer que tu lui fais injure, et la pire des injures ?

 

 

 

                      SAINT JEAN CHRYSOSTOME SUR L'ÉVANGILE DE MATTHIEU

 

                                                                         Dimanche 2 septembre 2018

 

Saint Jean Paul II écrit, dans son encyclique sur l’Eucharistie, que « par sa vie toute entière, Marie est une femme eucharistique » et qu’elle peut donc « nous guider vers le St Sacrement, car il existe entre elle et Lui Jésus une relation profonde. » Et il invitait chacun avec toute l’Eglise, à « l’imiter dans son rapport avec ce mystère très saint. » Se mettre à l’école de Marie, ne serait-ce pas de circonstance en cette rentrée scolaire et pour se préparer à fêter le 8 septembre la naissance de la bien aimée Mère de Jésus ? Adorons en suivant son école silencieuse car selon les mots de St Jean Paul II « Marie le modèle indépassable de la contemplation du Christ ». Or que venons-nous faire ici sinon une contemplation amoureuse du visage de Jésus ?

 

Je peux demander à Marie de m’apprendre à croire en la présence de son Fils Jésus, à le regarder, à lui parler, à lui sourire…Devant le St Sacrement, j’essaie d’imaginer comment Marie regarde son Fils, ses sentiments, son attitude : son regard extasié contemplant le visage du Christ qui vient de naître, sa manière de le prendre, de le poser, de le serrer dans ses bras. Ce regard, n’est-il pas le modèle d’amour inégalable qui doit inspirer chacune de nos communions eucharistiques et chaque minute de nos moments d’adoration ? Et ainsi de suite pour chaque instant de la vie de Jésus : le regard de Marie va être interrogateur, paisible, amusé, inquiet, prévenant, insistant (à Cana, avec même une de ses rares paroles !), angoissé, brouillé de larmes, illuminé de Joie et d’Amour.

 

L’Eglise propose pour cette contemplation, un moyen privilégié d’une grande simplicité et d’une grande humilité : la méditation du Rosaire. Cher à de nombreux grands saints, voici ce que St JP II dit du chapelet : « Avec lui, le peuple chrétien se met à l’école de Marie pour se laisser introduire dans la contemplation de la beauté du visage du Christ et dans l’expérience de la profondeur de son amour. Sa méthode, fondée sur la répétition, est l’expression de cet amour qui ne se lasse pas de se tourner vers l’être aimé pour lui dire et redire qu’on l’aime. » La répétition s’adresse à Marie, mais avec elle, par elle, par ses yeux, par son cœur c’est à Jésus que s’adresse l’acte d’amour : comme un encens d’adoration !

 

Dans cet oratoire, chacun peut contempler Jésus dans tel ou tel mystère. Il EST LA. Par notre imagination fondée sur la Parole de Dieu, nous nous le représentons par exemple dans le sein de Marie ou dans la crèche ou sur la croix ou explosant du tombeau…Tous les moments de la vie du Christ sont présents dans le Saint Sacrement exposé que nous adorons ici. Nous le regardons avec Marie, nous l’aimons avec elle. Son cœur de toute jeune maman chante Magnificat ? nous chantons avec elle. Son cœur de maman pleure devant la souffrance de son enfant chéri ? pleurons avec elle. Marie, la Toute Sainte nous entraîne à sa suite pour rendre à Jésus amour pour amour. Alors, ouvrons notre cœur pour accueillir Marie chez nous ! C’est la bonne école de la rentrée !

 

                                                                                                        Sophie

 

                                                              Dimanche 26 août 2018

 

           La lumière divine

 

 

Nous fêtons ce mardi 28 août Saint Augustin. Voici un extrait de ces confessions où Saint Augustin relate comment il a découvert la grâce agissante de Dieu ; la découverte d’une lumière en lui, source de conversion.

 

« Averti de revenir à moi-même, je suis entré au fond de mon cœur, sous ta conduite, Seigneur, et j'ai pu le faire, parce que tu es venu à mon secours. Je suis entré, et avec le regard de mon âme, quel que fût son état, au-dessus de ce même regard, au-dessus de mon intelligence, j'ai vu la lumière immuable. Ce n'était pas cette lumière ordinaire que tout le monde peut voir ; ce n'était pas non plus une lumière de même nature, mais plus puissante, qui aurait brillé de plus en plus et aurait tout rempli par son éclat. Non, cette lumière n'était pas cela, elle était autre chose, tout autre chose. Elle n'était pas au-dessus de mon esprit comme l'huile flotte à la surface de l'eau, ni comme le ciel s'étend au-dessus de la terre. Elle était au-dessus de moi parce qu'elle m'a créé ; j'étais au-dessous d'elle parce que créé par elle. Celui qui connaît la vérité la connaît, et celui qui la connaît, connaît l'éternité. C'est l'amour qui la connaît ! […]

Je t'ai aimée bien tard, Beauté si ancienne et si nouvelle, je t'ai aimée bien tard ! Mais voilà : tu étais au-dedans de moi quand j'étais au-dehors, et c'est dehors que je te cherchais ; dans ma laideur, je me précipitais sur la grâce de tes créatures. Tu étais avec moi, et je n'étais pas avec toi. Elles me retenaient loin de toi, ces choses qui n'existeraient pas si elles n'existaient en toi. Tu m'as appelé, tu as crié, tu as vaincu ma surdité ; tu as brillé, tu as resplendi, et tu as dissipé mon aveuglement ; tu as répandu ton parfum, je l'ai respiré et je soupire maintenant pour toi ; je t'ai goûtée, et j'ai faim et soif de toi ; tu m'as touché et je me suis enflammé pour obtenir la paix qui est en toi. »

P. Patrick CLEMENT

 

                                                                            Dimanche 19 août 2018

 

 

                 SERVIR COMME JÉSUS 

 

Seigneur Jésus, je t’adore, toi, l’envoyé du Père.

 Tu as pris soin de tous ceux que tu rencontrais,

 jusqu’à t’oublier toi-même, sans te plaindre de la fatigue,

 sans dire que tu n’avais pas le temps,

 sans mettre en avant tes propres besoins comme des priorités.

 Seigneur Jésus, par le baptême je suis devenu

 un enfant bien-aimé du Père.

 Avec toi je suis envoyé

 pour aimer et faire aimer ton Père,

 accomplir sa volonté,

 servir d’un amour humble et ardent,

 vivre avec toi les souffrances et les joies de chaque jour,

 faire de toute ma vie une offrande d’amour.

 Seigneur Jésus, tu mets dans mon cœur de grands désirs.

 Pourtant, souvent je ne vis pas comme toi,

 je suis préoccupé de moi-même.

 Pardonne-moi et donne-moi la grâce

 pour lutter contre tout ce qui m’empêche de servir comme toi

 et de manifester à tous l’amour du Père.

 Ravive en moi tes dons

            de vraie humilité,

            de charité très ardente,

            de détachement de moi-même et des biens matériels

            et de recul par rapport aux événements.

 Seigneur Jésus, je me donne à Toi,

 Serviteur envoyé par le Père.

  

 

                                                                     à partir d’un texte de saint Jean Eudes

                                                                            Dimanche 12 août 2018

 

 

Prière à notre Dame de l’Assomption

 

 

Ô Marie, Mère de l’Amour

Nous voici devant toi avec nos joies,

nos désirs d’aimer et d’être aimés.

Nous voici avec le poids des jours,

avec nos misères, nos violences et nos guerres.

Mais l’amour est plus fort que tout :

nous croyons qu’il existe encore,

car l’amour vient de Dieu.

 

Nous t’en prions : que nos maisons soient habitées

de simples gestes de fraternité et de bonté,

de confiance, de bienveillance et de générosité !

Que les familles et les nations s’ouvrent au partage,

au pardon et à la réconciliation !

 

Mère de l’Amour, intercède pour la famille humaine,

soutiens les efforts de ceux qui travaillent

pour la justice et la paix.

Accorde-nous la grâce d’être fidèle à l’Évangile

et porter du fruit qui demeure.

Amen ! Alléluia !

 

 

Notre-Dame de L’Assomption, priez pour nous !

                                                                                   Dimanche 5 août 2018

 

 

« L'Eucharistie ouvre la porte du Paradis ! »

 

Le Saint Curé que nous célébrons et prions tout spécialement pour le 200e anniversaire de sa venue à Ars, est non seulement l'apôtre de la confession et de la Miséricorde divine, mais aussi celui de l'Eucharistie, communion et adoration, « porte du Paradis ».

« Celui qui communie se perd en Dieu comme une goutte d'eau dans l'océan. O mon âme, que tu es grande, puisqu'il n'y a que Dieu qui puisse te contenter ! L'âme ne peut se nourrir que de Dieu. »

« Notre Seigneur est là, caché, qui attend que nous venions Le visiter et Lui adresser nos demandes. Il est là dans le sacrement de son amour qui soupire et intercède sans cesse auprès de son Père pour les pécheurs. Il est là pour nous consoler ; aussi devons-nous

souvent Lui rendre visite. Combien un petit quart d'heure, que nous dérobons à nos occupations, à quelques inutilités, pour venir Le prier, Le visiter, Le consoler de toutes les injures qu'Il reçoit, lui est agréable. Lorsqu'Il voit venir les âmes pures, Il leur sourit... Et quel bonheur n'éprouvons-nous pas en la présence de Dieu, lorsque nous nous trouvons seuls à ses pieds !

Ah ! Si nous avions les yeux des anges, en voyant Notre-Seigneur-Jésus-Christ qui est ici présent et qui nous regarde, comme nous L'aimerions ! Nous ne voudrions plus nous en séparer ; nous voudrions toujours rester à ses pieds ; ce serait un avant-goût du ciel ; tout le reste nous deviendrait insipide. Mais voilà, c'est la Foi qui manque !

Lorsque nous sommes devant le Saint-Sacrement, au lieu de regarder autour de nous, fermons nos yeux et ouvrons notre cœur ; le bon Dieu ouvrira le sien. Nous irons à Lui, Il viendra à nous, l'un pour demander et l'autre pour recevoir ; ce sera comme un souffle de l'un à l'autre. »

                                                                                          P. François RINEAU

 

                                                                   Dimanche 29 juillet 2018

 

Tu as donné Ta vie, comme du pain posé sur la table,

 mis en morceaux, distribué pour que chacun,

 tendant la main et le cœur, puisse en recevoir et s’en

 nourrir.

 

 Tu as donné Ta vie, comme du vin versé dans la coupe

 et offert pour que chacun, tendant les lèvres et le cœur,

 puisse en prendre et s’en réjouir.

 

Tu as tout livré, Seigneur Jésus, et dans Ta vie donnée

comme du pain, comme du vin,

le monde entier peut goûter l’amour de Dieu

multiplié sans compter pour tous les enfants de la terre !

 

Nous voici Seigneur,

tendant vers Toi nos mains

et nos cœurs !

 

Le Foyer Notre Dame de Nazareth 

                                                                 Dimanche 22 juillet 2018

 

 

                      « L’invincible espérance »

 

Une première conviction : je suis une « maison de prière ». Saint Paul me désigne comme « temple de l’Esprit ». C’est-à-dire que je suis bâti par et pour Dieu. Et c’est la prière qui me le dit, c’est elle qui me construit. Le lieu de cette première conviction, c’est la prière personnelle, celle où j’accepte d’être avide, et d’abord à vide, d’être sans désirs pour présenter plus d’adhérence au désir de Dieu. Celle où je vais laisser les coudées franches à l’imprévisible nouveauté qui doit me venir de Dieu. Celle où ma liberté consent par avance à ce que l’Esprit va vouloir faire de moi. C’est aussi là que j’apprends à me connaître dans ma pauvreté, ma sécheresse d’esprit et de cœur. C’est bien là que je me saisis comme relié à Dieu, aimé de lui, entre ses mains, même quand cette prière est un affrontement (combat de Jacob, prière d’agonie de Jésus). Et je sais que je peux perdre le fil de cet amour parfois si déconcertant, et si ténu dans la nuit, s’il vient à me manquer cette heure qu’il m’a été demandé de veiller « pour ne pas entrer en tentation ». Voilà pourquoi je crois, avec tant de spirituels qui ont fait école dans toutes les traditions religieuses de l’humanité, qu’il faut consentir à durer dans cette prière-là, de temps à autre, gratuitement »

 

                                                                                                         Christian de Chergé

                                                                              Dimanche 15 juillet 2018

 

      Prière du matin de Saint François d'Assise

 

     Pour nos matins d'été, voici une « Prière de Saint François d'Assise », né Giovanni di Pietro Bernardone, Fondateur de l'ordre des Franciscains, le Défenseur des pauvres, le Symbole du dépouillement et de la modestie, …

Bon été avec le Seigneur !                                        Jérôme

 

« Seigneur, dans le silence de ce jour naissant,

je viens Te demander la paix, la sagesse et la force.

Je veux regarder aujourd'hui le monde avec des yeux tout remplis d'amour;

être patient, compréhensif, doux et sage;

voir tes enfants au-delà des apparences,

comme tu les vois toi-même, et ainsi,

ne voir que le bien en chacun.

Ferme mes oreilles à toute calomnie,

garde ma langue de toute malveillance et que seules les pensées qui bénissent

demeurent en mon esprit.

Que je sois si bienveillant et si joyeux que tous ceux qui m'approchent sentent ta puissance

et ta présence.

Revêts-moi de Ta Beauté, Seigneur, et qu'au long du jour  je te révèle.

Ainsi soit-il. »

 

Saint François d'Assise (1182-1226)

 

                                                               Dimanche 8 juillet 2018

 

                              Ador-été !

 

 

 

       Certains d’entre nous auront la grâce de goûter aux rayons du soleil de montagne ou de la mer. Que c’est bon de s’exposer aux rayons de cette étoile pleine d’énergie lumineuse et thermique ! Une bonne énergie à même de transformer la couleur de notre peau. Mais attention aux coups de soleil et aux insolations...Il faut se protéger ! Pourquoi alors ne pas changer d’exposition pour garder notre heure hebdomadaire sur notre lieu de vacances, auprès de l’astre divin de notre âme ?

       Bourg n’a pas le monopole de l’adoration eucharistique ! Aucune marque déposée, mais un brevet de plus en plus partagé en France et dans le monde entier, et dont l’efficacité n’est plus à prouver ! Jésus a fait ses preuves depuis 2000 ans...On peut s’exposer à cette chaleur énergétique pleine de bonnes vitamines autant qu’on le désire. Pas de protection nécessaire pour un bronzage spirituel assuré, inoffensif et durable ! Et si les lieux d’exposition manquaient sur nos lieux de vacances, une église ouverte avec un tabernacle habité peut se trouver, même en faisant quelques kilomètres...Nous sommes bien capables d’en faire quelques centaines, voire plus pour rejoindre nos lieux de repos : alors on peut en rajouter une petite dizaine pour Jésus, non ?

       Sans oublier de prévoir d’offrir un beau cadeau estival à la personne qui va nous remplacer ici à Bourg…Pour la convaincre, transmettez lui cette parole du St Padre Pio : ``Il est plus facile que le monde survive sans soleil que sans messe.`` C’est dire à quel point la présence du Christ Jésus célébré et adoré dans nos vies est nécessaire et vitale... Bon ador-été !

 P. Stanislas+

    

                                                               Dimanche 1er juillet 2018

 

                 « Je suis la voie »

 

Il est peu de personnes qui pensent aux vertus, à la vie, à l'état de Notre-Seigneur au Saint-Sacrement. On le traite comme une statue ; on croit qu'il n'est là que pour nous pardonner et recevoir nos prières. C'est faux. Notre-Seigneur vit et agit : regardez-le, étudiez-le, imitez-le... Si vous lisez l'Évangile, transportez-le en l'Eucharistie, et de l'Eucharistie en vous. Vous avez alors une bien plus grande puissance. L'Évangile s'illumine, et vous avez sous les yeux et réellement la continuation de ce que vous y lisez... « Je suis la voie ».

 

Vous êtes dans l'aridité, glorifiez la grâce de Dieu, sans laquelle vous ne pouvez rien ; ouvrez alors votre âme vers le ciel, comme la fleur ouvre son calice au lever du soleil pour recevoir la rosée bienfaisante. Mais vous êtes dans l'état de tentation et de tristesse ; tout se révolte en vous ; tout vous porte à quitter l'adoration sous prétexte que vous offensez Dieu, que vous le déshonorez plus que vous ne le servez ; n'écoutez pas cette tentation, c'est l'adoration du combat, de la fidélité à Jésus contre vous-même. Non, non, vous ne lui déplaisez pas ; vous réjouissez votre Maître  qui vous regarde. Il attend de nous l'hommage de la persévérance jusqu'à la dernière minute du temps que nous devions lui consacrer.

 

Que la confiance, la simplicité et l'amour vous amènent donc à l'adoration.

 

Comme vos adorations sont si imparfaites, unissez-les aux adorations de la Très Sainte Vierge. 

 

Conseils spirituels de Saint Pierre-Julien Eymard

 

 

                                              Dimanche 24 juin 2018

 

 

          "Disciple puis missionnaire"

 

A chaque fois que je me trouve devant le Saint Sacrement, c’est un acte d’amour que je pose pour Dieu. Le disciple est celui qui sait prendre du temps pour s’asseoir au pied de Jésus le Maître. Et c’est ainsi que je me laisse former par lui petit à petit. La réponse que je donne à celui avec qui je passe du temps est le feu d’amour qui grandit dans mon cœur au point de vouloir suivre Jésus toujours. C’est cela, il me semble,  que les disciples de Jean-Baptiste ont expérimenté lorsqu’ils ont suivi Jésus là où il demeurait. En allant vivre avec Jésus, je fais une expérience de disciple. J’apprends du Maître. Et ce que j’apprends de lui me fait du bien, je grandis. Mon cœur se dilate. Je deviens moins égoïste. Je sens le besoin de partager le trop plein d’amour qui déborde de mon cœur. Alors je cours annoncer à la première personne rencontrée : « j’ai vu celui que mon cœur aime (les guillemets fermés doivent se mettre plus tard). Viens avec moi. Viens rencontrer aussi celui que ton cœur aime sans le connaitre" (c'est ici qu'il faut fermer les guillemets). Et c’est ainsi que Simon, tous les autres et toi-même se sont retrouvés aux pieds du Seigneur. Jean et André et les autres ne sont pas restés que disciples. Ils sont partis annoncer la Bonne Nouvelle reçue. De disciples, ils sont devenus disciples-missionnaires. Toi aussi tu peux devenir plus que disciple. Ose comme eux dire à ceux que tu rencontres que Jésus les aime, qu’ils sont aimés de Jésus. Que Notre Dame de la paix habite ton cœur.                                                                                                                                        Père Marc

                                                                           Dimanche 17 juin 2018

 

 

      « L’Eucharistie, c’est Jésus en personne »

 

Fait absolument unique dans l’histoire de l’humanité… de l’univers, Jésus est le seul « homme » qui a été mis, qui a été porté à l’égal de Dieu… »  Ce sont ces paroles très fortes et très simples que nous a adressé Mgr Léonard le 1er juin dernier : comme une évidence, avec une grande douceur et fermeté qui résonnent pour moi comme le témoignage indiscutable d’un apôtre dont l’oreille est collée au Cœur de Jésus et le regard posé sur ses frères en humanité….

Ne sommes-nous pas appelés nous aussi à être témoins de cette formidable évidence et de ce fait historique unique, chaque fois que nous nous agenouillons dans cet oratoire. Le mystère est si unique et si immense qu’il demande à être contemplé et adoré à genoux ! C’est la posture de la grandeur de l’homme (au moins dans son cœur si ses genoux sont parfois grippés !).  

L’immensité de ce mystère pourrait nous écraser, mais non, ici, il se laisse voir à nos yeux de chair sous l’aspect d’un petit morceau de pain qui ressemble plutôt à un petit morceau de carton blanc… Qui peut en avoir peur ???

Humble et sans valeur, livré à nos yeux, à nos mains, à nos cœurs, ce petit rond blanc me renvoi, poursuit Mgr Léonard, « à l’humiliation, à la déréliction, à la solitude dans laquelle Jésus vit sa passion jusqu’à le pousser à mendier un peu de réconfort auprès de ses disciples ! » qui, dépassés (comme moi !) par la situation sombrent dans le sommeil (un peu de l’adoration comme moi !)

Plus inconcevable encore, « Jésus meurt dans le sentiment de l’absence de son Père ?» (Mgr Léonard)

Quel est-il, ce Dieu si semblable à nous aux moments parfois si ténébreux et tempétueux de nos pauvres existences terrestres ? Ne nous montre-t-il pas « ce cœur qui a tant aimé les hommes », cœur brûlant d’amour, de compassion et de miséricorde, pour que moi aussi, je laisse mon cœur ouvert à « ses fleuves d’eau vive » et devienne à mon tour fontaine, cruche ou tout autre récipient pour l’assoiffé et pour tous ceux qui ne « connaissent pas » cette extraordinaire Alliance d’amour (ce mariage) que le Tout Puissant veut avec chaque être humain pour son bonheur !

« Seul événement qui s’inscrit dans l’histoire mais qui surplombe toute l’histoire humaine » (Mgr Léonard), la Résurrection manifeste que Jésus est le Messie. Si profond mystère que seule la venue de l’Esprit Saint à la Pentecôte permet de lever un peu le voile.

Ici même, dans cette pauvre pièce, l’Esprit de Pentecôte, en compagnie de tous les anges (qui virevoltent dans votre oratoire, Mgr Léonard dixit!!), de tous les saints et tenant ferme la main de MARIE, me permet donc d’attendre ta venue dans la gloire, Seigneur Jésus.

Donne-moi Jésus la grâce d’un cœur ouvert, capable de déceler tous les signes de l’Esprit dans les petits riens qui changent ma vie en profondeur… rien moins qu’un cœur semblable au Tien !

                                                                      

                                                                                                                       Sophie 

                                                    Dimanche 10 juin 2018

 

 

    S'unir au Cœur du Christ

 

Après avoir célébré le Sacré-Cœur il y a quelques jours, voici un extrait d’une méditation de Saint Jean-Paul II faite le 1er juin 1986 dans la Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre :

 

« Ce mystère de l’amour du Christ, nous ne sommes pas appelés à le méditer et à le contempler seulement ; nous sommes appelés à y prendre part. C’est le mystère de la Sainte Eucharistie, centre de notre foi, centre du culte que nous rendons à l’amour miséricordieux du Christ manifesté dans son Sacré-Cœur, mystère qui est adoré ici nuit et jour, dans cette basilique, qui devient par là-même un de ces centres d’où l’amour et la grâce du Seigneur rayonnent mystérieusement mais réellement sur votre cité, sur votre pays et sur le monde racheté.

Dans la sainte Eucharistie, nous célébrons la présence toujours nouvelle et active de l’unique sacrifice de la Croix dans lequel la Rédemption est un événement éternellement présent, indissolublement lié à l’intercession même du Sauveur.

Dans la sainte Eucharistie, nous communions au Christ lui-même, unique prêtre et unique hostie, qui nous entraîne dans le mouvement de son offrande et de son adoration, Lui qui est la source de toute grâce.

 

Dans la sainte Eucharistie - c’est aussi le sens de l’adoration perpétuelle - nous entrons dans ce mouvement de l’amour d’où découle tout progrès intérieur et toute efficacité apostolique: “Quand j’aurai été élevé de terre, j’attirerai à moi tous les hommes” »

                                                                                        Dimanche 3 juin 2018

 

       Mon temps d'adoration

 

L’exposition du Saint-Sacrement va dans les deux sens : le Christ s’expose à notre regard et à notre prière d’une part mais il s’invite aussi à m’exposer moi-même à son regard. Il me regarde : je peux lui exposer mes pauvretés intérieures, mes infirmités spirituelles et physiques, mes soucis...

Profitons de la Présence du Christ pour lui demander d’intercéder pour nous. A la manière de Marie, faisons-lui connaître les besoins de nos frères et mettons-les face à son Amour pour eux. Prions pour nos proches, les personnes en difficultés, les blessés de la vie, le monde...

Marie peut aussi nous aider à entrer plus encore dans le mystère de l’Eucharistie.
La méditation des mystères du rosaire pourra être une voie particulièrement adaptée à la contemplation de Jésus présent dans l’hostie.

 

« L’Église et le monde ont un grand besoin du culte eucharistique. Jésus nous attend dans ce sacrement de l’amour. Ne refusons pas le temps pour aller Le rencontrer dans l’adoration, dans la contemplation pleine de foi et ouverte à réparer les fautes graves et les délits du monde.   Que ne cesse jamais notre adoration. »

                                                                     Jean-Paul II, "Dominicae cenae"

                                                                      Dimanche 27 mai 2018

 

  Prière à la Sainte Trinité

 

Prions Dieu, le Père,
d’envoyer, en chacun de nous,
l’Esprit Saint de son Fils Jésus Christ,
et qu’Il daigne nous accorder
la Grâce de ses Dons
afin que nous sachions reconnaître en nous,
en autrui et dans sa Création,
à travers le Temps et les Événements,
sa présence parmi nous,
et qu’il guide nos réalisations quotidiennes
dans le respect de soi-même
et de notre prochain,
selon son Commandement.

 

                                                Daniel Noel

                                                                            Dimanche 20 mai 2018

 

 

Séquence de Pentecôte

 

 

Viens, Esprit Saint, en nos cœurs
et envoie du haut du ciel
un rayon de ta lumière.

Viens en nous, père des pauvres,
viens, dispensateur des dons,
viens, lumière de nos cœurs.

Consolateur souverain,
hôte très doux de nos âmes,
adoucissante fraîcheur.

Dans le labeur, le repos ;
dans la fièvre, la fraîcheur ;
dans les pleurs, le réconfort.

Ô lumière bienheureuse,
viens remplir jusqu’à l’intime
le cœur de tous les fidèles.

Sans ta puissance divine,
il n’est rien en aucun homme,
rien qui ne soit perverti.

Lave ce qui est souillé,
baigne ce qui est aride,
guéris ce qui est blessé.

Assouplis ce qui est raide,
réchauffe ce qui est froid,
rends droit ce qui est faussé.

À tous ceux qui ont la foi
et qui en toi se confient
donne tes sept dons sacrés.

 

Donne mérite et vertu,
donne le salut final,
donne la joie éternelle. Amen.

                                                                         Dimanche 13 mai 2018

 

             Viens, Saint Esprit !

 

Seigneur, tu es là, dans ton Eucharistie. Dans cette hostie, pain sans levain, consacrée par l’imposition des mains du prêtre et tes propres paroles, tu es là. L’imposition des mains : œuvre de ton Esprit, qui agit, transforme, sanctifie. Tu nous as dit qu’il était « bon que tu nous quittes afin que nous recevions un autre Paraclet ». C’est par lui - celui qui est appelé au nom de…, celui qui parle au nom de… - que nous pouvons nous adresser à toi, et au Père. Lui seul, l’Esprit Saint, peut dire en nous : « Abba ».  Grâce à lui, inspirateur des écrivains sacrés, de ceux qui ont rédigés ta Parole, nous pouvons entrer dans cette parole, la voir agir, la laisser nous transformer. Grâce à Lui nous pouvons entendre et comprendre cette Parole que tu nous adresses, cette conversation que tu cherches à établir avec chacun.

En te contemplant dans ton Corps eucharistique, Seigneur Jésus, j’entends encore cette parole : « ne me retiens pas ». Tu me demandes de te laisser partir, loin de moi, de ne pas m’accrocher à ce bien-être de te sentir présent. « Il vous est bon que je m’en aille ». En acceptant cette proposition de ta part, en acceptant cette pauvreté, ce dépouillement, je peux accueillir ton Esprit Saint, cet autre Paraclet, ce nouveau Défenseur, l’Avocat qui te parle de moi, celui qui du plus profond de moi-même s’adresse au Père « Abba ». Celui qui planait sur les eaux au temps de la création, plane sur celles de la nouvelle Création, au baptême de Jésus dans le Jourdain. Tu me l’envoies pour ma nouvelle création, ma rédemption, le salut que tu m’offres. Merci Seigneur !

                                                                                                                                           Père Frédéric Pelletier

                                                                             Dimanche 6 mai 2018

 

            Prière pour le mois de Marie

 

Très douce Vierge Marie,

nous voici dans le mois qui vous est plus particulièrement consacré, et nous venons vous demander la grâce de vous honorer, de vous aimer, de vous prier, de vous imiter de toute notre âme : c’est le moyen le plus sûr de plaire à notre Père céleste, d’appartenir à Notre-Seigneur Jésus-Christ, de demeurer dans la docilité au Saint-Esprit, de conserver une fidélité inébranlable à la Sainte Église catholique.

Très douce Vierge Marie, vous êtes la mère de notre foi : c’est à vous que Dieu a confié cette lumière infiniment haute qui fait participer notre intelligence aux mystères que votre Fils nous a révélés.

Très douce Vierge Marie, vous êtes la mère de la Sainte Espérance : chaque jour, dégagez notre esprit de l’attrait et de la fascination des choses d’ici-bas pour l’établir dans le désir et la quête des biens éternels.

Chaque jour, délivrez-nous de la mortelle confiance en nous-mêmes, pour nous faire placer cette confiance dans la toute-puissance divine et dans votre bonté maternelle.

Très douce Vierge Marie, vous êtes la mère du bel Amour, la mère de l’infinie charité de Dieu incarné : inspirez toutes nos pensées, toutes nos intentions, tous nos désirs, toutes nos paroles, toutes nos actions.

Ainsi nous répondrons dignement à l’amour que la Trinité Sainte nous porte dans son éternité bienheureuse.

Très douce Vierge Marie, après l’hiver du péché, soyez le printemps de notre vie.

Ainsi soit-il.

 

Prière trouvée sur le site notredamedesneiges.over-blog.com

 

Père Vincent POITAU 

                                                                                     Dimanche 29 avril 2018

 

         Ma faiblesse est la possibilité d'un lien

 

« Pour accueillir et aimer une personne blessée, ma motivation n'est pas suffisante. J'ai dû prendre conscience de ma faiblesse à moi.

                   J'ai dû comprendre que j'avais besoin des autres. »

Jean Vanier

 

         Jésus n'est pas un roi tout-puissant qui n'a besoin de personne. En Jésus, Dieu s'est fait homme et a fait l'expérience de la vulnérabilité et de la faiblesse. Jésus est tout-puissant d'amour et l'amour rend vulnérable au risque d'être blessé et trahi, comme Jésus a été trahi par Judas ou même Pierre la veille de sa passion.

 

« Depuis plus de cinquante ans, je vis à l'Arche avec des personnes ayant un handicap mental. Ces hommes et ces femmes, si vulnérables et parfois si faibles, m'ont fait découvrir et aimer la vulnérabilité et la faiblesse de Jésus. Jésus si humble, si petit, si faible, si respectueux de nos libertés et parfois même silencieux, nous appelle à une véritable transformation de nos cœurs. J'aime ce Jésus vulnérable, et je voudrais que beaucoup d'autres personnes puissent le connaître dans sa pauvreté et son humilité, apprendre à vivre une relation profonde avec lui ».

 

Devant Jésus « Pain de vie, » je contemple le mystère de sa vulnérabilité, Dieu fait homme, né dans une étable dans un lieu étranger et qui va mourir sur une croix comme un malfaiteur. Je médite cette parole de St Paul : « C'est quand je suis faible que je suis fort ». Oui c'est au cœur de nos blessures et de notre péché que l'Amour et la Miséricorde de Dieu se déploient, car il veut nous relever et nous libérer.

 

Merci Seigneur...

                                                                                                                 Jérôme

  

                                                                                 Dimanche 22 avril 2018

 

   

   « Venez, adorons ! »

A quoi, cela engage-t-il concrètement ?

 

           L’adoration est un regard de foi.

            « Je l’avise et il m’avise » disait à son saint Curé le paysan d ‘Ars en prière devant le tabernacle. Par ce regard, on donne le meilleur de soi-même. Nous passons souvent des heures devant la télévision ou devant internet ! On n’en ressort jamais indemne car, par nos yeux, nos esprits enregistrent des images. Ces images, souvent violentes et sensuelles, blessent nos esprits. Que d’images ou l’on banalise l’amour ! Que d’images où l’on banalise les valeurs essentielles de la vie ! Nous stockons dans nos mémoires des tas d’images qui encombrent notre esprit. L’adoration me libère de l’esclavage du péché, et de l’idolâtrie du monde. En adorant, certes, je m’abaisse. Mais j’ai confiance qu’il me relève plus grand, plus libre, plus joyeux, prêt à servir en toutes circonstances. L’adoration est un acte d’humilité qui me révèle ma vraie dignité : « Va désormais ne pèche plus ! »

            Dans l’adoration, Jésus agit par son Esprit. Il agit sur nos yeux pour pénétrer et guérir nos âmes. « Dans son rayonnement vous trouverez la guérison «.  Vous serez libérés des liens infernaux du péché ; de tous les esclavages qui déforment l’âme. Voilà bien la grâce de l’adoration. De Lui émane une lumière divine, telle un laser qui est à même de purifier, de guérir. Adorer, c’est non seulement se décentrer de soi, mais c’est aussi accueillir le regard du Christ qui éclaire et réchauffe. Se laisser regarder par Jésus ! N’est-ce pas à la portée de tous ?

 

Extrait de la revue de la Communauté St Martin - décembre 2017 

                                                                             Dimanche 15 avril 2018

 

Conseils spirituels de Saint Pierre-Julien Eymard

 

L'adoration eucharistique a pour objet la divine personne de notre Seigneur Jésus Christ présent au Très Saint-Sacrement. Il est vivant, il veut que nous lui parlions, il nous parlera. Et ce colloque, qui s’établit entre l’âme et notre Seigneur, c’est la vraie méditation eucharistique, c’est l’adoration. Heureuse l’âme qui sait trouver Jésus en l’Eucharistie, et en l’Eucharistie toutes choses...

 

Regardez l'heure d'adoration qui vous est échue comme une heure du paradis ; allez-y comme on va au ciel, au banquet divin, et cette heure sera désirée, saluée avec bonheur. Entretenez-en suavement le désir dans votre cœur. Dites-vous « Dans quatre heures, dans deux heures, dans une heure, j'irai à l'audience de grâce et d'amour de Notre-Seigneur : il m'a invité, il m'attend, il me désire ». 

 

Tant que nous n’aurons pas pour Notre Seigneur au Très Saint-Sacrement un amour de passion, nous n’aurons rien fait… On dit : mais c’est de l’exagération, tout cela. Mais l’amour n’est que de l’exagération ! Exagérer, c’est dépasser la loi. Eh bien, l’amour doit dépasser la loi. 

 

Commencez toutes vos adorations par un acte d'amour, et vous ouvrirez délicieusement votre âme à son action divine. C'est parce que vous commencez par vous-mêmes que vous vous arrêtez en chemin ; ou bien, si vous commencez par quelque autre vertu que l'amour, vous faites fausse route. Est-ce que l'enfant n'embrasse pas sa mère avant de lui obéir ? L'amour est la seule porte du cœur. 

 

Le vrai secret de l'amour est donc de s'oublier comme saint Jean-Baptiste pour exalter et glorifier le Seigneur Jésus. Le vrai amour ne regarde pas ce qu'il donne, mais ce que mérite le Bien-Aimé. 

 

Allez à Notre-Seigneur comme vous êtes ; ayez une méditation naturelle. Épuisez votre propre fond de piété et d'amour avant de vous servir de livres ; aimez le  livre inépuisable de l'humilité d'amour. Qu'un livre pieux vous accompagne pour vous remettre en bonne voie quand l'esprit s'égare ou quand vos sens s'assoupissent, c'est très bien : mais rappelez-vous que notre bon Maître préfère la pauvreté de notre cœur aux plus sublimes pensées et affections empruntées aux autres. 

 

C'est souvent le fruit d'un subtil amour-propre ou de l'impatience, de ne pas vouloir aller à Notre-Seigneur avec sa propre misère ou sa pauvreté humiliée ; et c'est cependant ce que Notre-Seigneur préfère à tout, c'est ce qu'il aime, ce qu'il bénit.

Caroline        

 

                                                                      Dimanche 8 avril 2018

 

 

              Triple affirmation d’amour

  

« Il lui dit pour la troisième fois : Simon, fils de Jean, m’aimes-tu ? Pierre fut peiné de ce qu’il lui eut dit pour la troisième fois… »  Jn 21,17

 

Quand tu m’as demandé par trois fois « Pierre m’aimes-tu ?... » J’ai revu, Seigneur toute ma lâcheté et ma témérité. J’ai revu aussi le drame de ta Passion et mon impuissance à intervenir pour empêcher sur l’heure les soldats et la foule de te faire cette folie.

 

Seigneur, tu sais tout. Tu sais ce qu’il y a au fond de moi. Tu sais mes désirs de grandir et mes incapacités de trahir. Tu connais trop mon cœur pour que je puisse mentir.

 

Seigneur tu sais tout. Tu sais bien que je t’aime. Et si j’ai tant pleuré après ma lâcheté, tu le sais bien, Seigneur c’est que je t’aime. Et je redis sans hésiter je veux t’aimer et me laisser aimer avec mes pauvretés et mes incapacités, comme avec mes désirs de toujours t’accueillir.

 

Seigneur tu sais vraiment tout. Tu sais bien que je t’aime.

 

André Doyon (Missionnaire Oblat de Marie-Immaculée)

 

 

                                                                                  Pâques 2018

 

 

« Christ est ressuscité d’entre les morts,

          venez adorons Le, Alléuia ! »

 

De notre saint père le pape François : « Au matin de Pâques, avertis par les femmes, Pierre et Jean coururent au tombeau et le trouvèrent ouvert et vide. Alors, ils s’approchèrent et s’inclinèrent pour entrer dans le tombeau. Pour entrer dans le mystère, il faut « s’incliner », s’abaisser. Seul celui qui s’abaisse comprend la glorification de Jésus et peut le suivre sur sa route. » 

 

 

Inclinons-nous avec ce chant d’action de grâce que l’Eglise propose chaque dimanche :

 

                À toi Dieu, notre louange !

                Nous t’acclamons, tu es Seigneur !

                À toi Père éternel,

                L’hymne de l’univers.

 

 Devant toi se prosternent les archanges,

 les anges et les esprits des cieux ;

 ils te rendent grâce ;

 ils adorent et ils chantent :

                       Saint, Saint, Saint, le Seigneur,

                       Dieu de l’univers ; le ciel et la terre sont remplis de ta gloire.

 

C’est toi que les Apôtres glorifient,

toi que proclament les prophètes,

toi dont témoignent les martyrs ;

c’est toi que par le monde entier

l’Église annonce et reconnaît.

                       Dieu, nous t’adorons :

                       Père infiniment saint,

                       Fils éternel et bien-aimé,

                       Esprit de puissance et de paix.

 

Christ, le Fils du Dieu vivant,                      Par ta victoire sur la mort,

le Seigneur de la gloire,                              tu as ouvert à tout croyant

tu n’as pas craint de prendre chair              les portes du Royaume ;

dans le corps d’une vierge                          tu règnes à la droite du Père ;

pour libérer l’humanité captive.                   tu viendras pour le Jugement.                                       

                                                                    

Montre-toi le défenseur et l’ami

des hommes sauvés par ton sang :

prends-les avec tous les saints

 

dans ta joie et dans ta lumière.                                                                  Sophie

 

                                                                      Dimanche 25 mars 2018

 

  Participer à la Pâque du Christ.

 

Nous allons participer à la Pâque. Cette participation sera, maintenant encore, en figure, par le sacrement. Toutefois, ce sacrement sera plus parlant que dans la loi ancienne, car le banquet pascal, j'ose le dire, était alors très obscur : c'était une préfiguration. Mais bientôt, la Pâque sera plus parfaite et plus pure, car le Verbe y boira avec nous le vin nouveau dans le Royaume de son Père. Alors, en effet, Il nous révélera et nous enseignera ce qu'il nous a montré jusqu'ici de façon restreinte. Car elle est toujours nouvelle, la Pâque que nous pouvons connaître aujourd'hui. […]


Eh bien, quant à nous, participons à la loi, mais à la lumière de l'Évangile et non pas selon la lettre ; de façon parfaite et non ébauchée ; pour toujours et non pas pour un moment. Ayons pour capitale non pas la Jérusalem d'en bas, mais la cité d'en haut ; non pas celle qui est piétinée par les armées, mais celle qui est glorifiée par les anges. Offrons en sacrifice, non pas de jeunes taureaux ni des agneaux portant cornes et sabots — offrandes mortes et insensibles — ; offrons à Dieu un sacrifice de louange sur l'autel céleste, en union avec les chœurs du ciel. ~ Ce que je vais dire va plus loin : c'est nous-mêmes que nous devons offrir à Dieu en sacrifice ; offrons-lui chaque jour toute notre activité. Acceptons tout pour le Christ ; par nos souffrances, imitons sa passion ; par notre sang honorons son sang ; montons vers la croix avec ferveur. ~


Si tu es Simon de Cyrène, prends la croix et suis-le. Si tu es crucifié avec lui, comme le malfaiteur, reconnais, comme cet homme juste, qu'il est Dieu. Si lui-même a été compté parmi les pécheurs à cause de toi et de ton péché, toi, deviens un homme juste à cause de lui. En te crucifiant, adore celui qui a été crucifié à cause de toi, et tire quelque profit de ta méchanceté même ; achète le salut au prix de la mort ; entre au Paradis avec Jésus, pour comprendre de quels biens tu étais exclu. Contemple les merveilles qui sont là, et laisse mourir au-dehors, avec ses blasphèmes, celui qui l'injuriait.


Si tu es Joseph d'Arimathie, réclame le corps à celui qui l'a fait mettre en croix ; que ton souci soit le rachat du monde.


Si tu es Nicodème, cet adorateur nocturne de Dieu, mets-le au tombeau avec les parfums.

 

Si tu es une des saintes femmes, l'une ou l'autre Marie, si tu es Salomé ou Jeanne, va le pleurer de grand matin. Sois la première à voir la pierre enlevée, à voir peut-être les anges, et Jésus lui-même.

 

                                           Homélie de saint Grégoire de Naziance pour la Pâque 

                                                         Dimanche 18 mars 2018

 

            Je t’attendais !

 

Te voici devant le Saint-Sacrement,
c’est ton Dieu que tu viens adorer.
Je t’attendais.
Tu arrives le cœur et l’esprit encombré
de tout ce qui te préoccupe.
Décharge-toi en déposant tout cela au pied de cet autel,
remets tout cela entre mes mains
et prend conscience de ma Présence.
Tu as beau regarder,
tes yeux ne voient qu’une hostie blanche.

Si tu pouvais voir ce qu’il en est en réalité,
voilà ce que tu contemplerais :
« A côté du Fils,
il y a toujours la présence réelle du Père,
la présence réelle de l’Esprit-Saint,
il y a toujours la Divine et très Sainte Trinité.
Mais comme au Ciel, à côté de chaque tabernacle,
il y a aussi la présence extasiée
et joyeuse de votre céleste Maman.
Y sont aussi tous les Anges...
Il y a aussi tous les saints et bienheureux...
La prière incessante de toutes les âmes du Purgatoire. »

Saint Antoine-Marie Claret

                                                                 Dimanche 11 mars 2018

 

 

   Psaume 22 (23) 


Le Seigneur est mon berger :
Je ne manque de rien.
Sur des près d'herbe fraîche,
Il me fait reposer.


Il me mène vers les eaux tranquilles
Et me fait revivre ;
Il me conduit par le juste chemin
 Pour l'honneur de son nom.


Si je traverse les ravins de la mort,
Je ne crains aucun mal,
Car tu es avec moi :
Ton bâton me guide et me rassure.


Tu prépares la table pour moi
Devant mes ennemis ;
Tu répands le parfum sur ma tête,
Ma coupe est débordante.


Grâce et bonheur m'accompagnent
Tous les jours de ma vie ;
J'habiterai la maison du Seigneur
Pour la durée de mes jours.


Marie-Cécile

                                                                               Dimanche 4 mars 2018

 

  Du pape St Jean-Paul II

 

L'appel de l'Amour – « L’Église et le monde ont un grand

besoin du culte eucharistique. Jésus nous attend dans ce

sacrement de l'amour. Ne refusons pas le temps pour Le

rencontrer dans l'adoration, dans la contemplation pleine de foi

et ouverte à réparer les fautes graves et les délits du monde.

Que ne cesse jamais notre adoration. »

La conscience de la tendresse de Dieu – « Il est bon de

s'entretenir avec Lui et, penchés sur sa poitrine comme le

disciple bien-aimé, d'être touchés par l'amour infini de son

Cœur. »

Devenir évangélisateur – « Pour évangéliser le monde, il faut

des apôtres 'experts' en célébration, en adoration et en

contemplation de l'Eucharistie. »

Rendre un service éminent à l'humanité – « Par l'adoration,

le chrétien contribue mystérieusement à la transformation

radicale du monde et à la germination de l’Évangile. Toute

personne qui prie le Sauveur entraîne à sa suite le monde

entier et l'élève à Dieu. »

 

P. François RINEAU

                                                        Dimanche 25 février 2018

 

          Croire et vivre !

 

Seigneur, au moment de monter à Jérusalem, c’est d’abord à l’écart, sur une haute montagne que tu as conduit trois de tes disciples. Tu t’es révélé à eux dans toute la splendeur de ta gloire. Ici, en ce moment, tu te révèles à moi dans toute la splendeur de ta gloire. Cette splendeur : l’offrande permanente que tu fais de toi-même. Cette splendeur ne m’écrase pas, et pourtant elle m’abasourdit, car je suis incapable de m’offrir en permanence. Elie et Moïse sont là, signifiant ta fidélité indéfectible à notre encontre. Tu es le Dieu de nos pères ; tu es le nôtre. Jésus-Christ, le même hier, aujourd’hui et pour toujours ! 

Lorsque tu es là, transfiguré, le Père s’adresse à nous, nous demandant de te faire confiance, de t’écouter. Je suis là dans le silence, mais est-ce que je t’écoute ? Il y a tellement de préoccupations, d’idées qui me viennent, de souvenirs, que mon esprit est pris. Merci Seigneur, de faire le vide en moi, d’instaurer le silence intérieur en moi, afin que je puisse écouter, t’écouter, toi le Fils bien-aimé du Père, toi qui a reçu la mission de nous sauver, de me sauver.

Dans cette Hostie je sais que tu es là, dans la splendeur de ta gloire, dans l’œuvre du Salut, dans le don de toi-même.  Difficile à imaginer. Mais ce n’est pas ce que tu me demandes : tu me demandes de croire, comme beaucoup l’ont fait avant moi, comme Pierre, Jacques et Jean l’ont fait. Croire, fonder ma vie sur cette Alliance que tu établis avec moi en me donnant ta vie, ton corps en nourriture, ton Esprit Saint. Croire, et donc vivre.                                                                                     

 P. Frédéric Pelletier

                                                              Dimanche 18 février 2018

 

 « Soyez saint parce que je suis saint »  Lv 19, 1

 

Chers amis adorateurs, nous sommes appelés à vivre de la sainteté de celui que nous adorons. La sainteté est un don de Dieu, que nous cherchons à vivre de manière nouvelle avec ce carême.

Jésus sera au désert pendant 40 jours, et au terme de ces jours saints, sur la croix.

Je vous laisse méditer ces paroles d’un jésuite du 18e siècle, Jean Pierre Caussade, sur les deux larrons de chaque côté de Jésus.

 

« Le bon larron et le mauvais n’avaient pas des choses différentes à faire et à souffrir pour être saints ; de même deux âmes, dont l’une suit le monde et l’autre suit le Christ n’ont rien de plus à faire et à supporter l’une que l’autre.

Celle qui se damne, se damne en souffrant avec regret et avec murmure ce que l’autre supporte avec obéissance ; ce n’est donc que le cœur qui est différent.

 

O chères âmes qui lisez ceci, il ne vous en coûtera pas davantage : faites ce que vous faites, supportez ce que vous supportez, il n’y a que votre cœur seul à changer.

Ce changement consiste à vouloir tout ce qui vous arrive par l’ordre de Dieu. Oui, la sainteté du cœur est un simple « fiat », une simple disposition de volonté conforme à celle de Dieu. Qu’y a-t-il de plus aisé ? Car qui ne peut aimer une volonté si aimable et si bonne ? Et par ce seul amour tout devient divin. »

                                                                                       L’abandon à la Providence divine VIII

 

Que ce « fiat » à Dieu puisse éclairer ce temps d’adoration et notre carême.

Rendez-vous à Pâques !

 

                                                                                                                  Père Vincent

                                                                                      Dimanche 11 février 2018

 

 

         « Apprendre à être celui que Dieu veut »

 

     

Le chemin de l’amour selon le Christ est un chemin difficile, exigeant. Il nous faut être réalistes. Ceux qui ne vous parlent que de spontanéité, de facilité, vous trompent. La maîtrise progressive de notre vie, apprendre à être celui que Dieu veut, demande déjà un effort patient, une lutte sur nous-mêmes. Soyez des hommes et des femmes de conscience. N’étouffez pas votre conscience, ne la déformez pas, appelez par leur nom le bien et le mal. Inévitablement vous connaîtrez les contradictions d’une société dont on connaît bien les vices. Sans se départir de la charité, mais avec courage, il nous revient de construire d’abord en nous-mêmes, la forme de la société que nous voulons pour demain. La foi est un risque. Le Christ a été un signe de contradiction. Il a offert, jusque dans sa mort, son amitié à tous, avec Marie debout au pied de la Croix...

Ne craignons pas : répondre à cette exigence nous unit vraiment au Christ qui offre sa vie, c’est une source de joie intérieure et une condition d’efficacité de l’Eglise dans le monde.

                                                                            Jérôme 

                                                                                  Dimanche 4 février 2018

 

 

        Se laisser désarmer par le Seigneur !

 

Il faut mener la guerre la plus dure contre soi-même.
Il faut arriver à se désarmer. J’ai mené cette guerre pendant des années, elle a été terrible. Mais maintenant, je suis désarmé. Je n’ai plus peur de rien,         car l’amour chasse la peur.
Je suis désarmé de la volonté d’avoir raison, de me justifier en disqualifiant les autres.
Je ne suis plus sur mes gardes, jalousement crispé sur mes richesses.
J’accueille et je partage.
Je ne tiens pas particulièrement à mes idées, à mes projets.
Si l’on m’en présente de meilleurs, ou plutôt non pas meilleurs,
mais bons, j’accepte sans regrets. J’ai renoncé au comparatif.
Ce qui est bon, vrai, réel, est toujours pour moi le meilleur.

C’est pourquoi je n’ai plus peur.
Quand on n’a plus rien, on n’a plus peur.

Si l’on se désarme, si l’on se dépossède, si l’on s’ouvre
au Dieu-Homme, qui fait toutes choses nouvelles, alors,
Lui, efface le mauvais passé et nous rend un temps neuf où tout est possible.

 Patriarche Athénagoras 

Patriarche de l’Église de Constantinople de 1948 à 1972.

                                                                              Dimanche 28 janvier 2018

 

 

Ne craignez donc pas…

                                                         

Saint Damien, au milieu des lépreux, sur l’île de Molokai, écrit : « Je trouve ma consolation dans mon unique compagnon qui ne me quitte plus, c’est-à-dire notre divin Sauveur dans la sainte Eucharistie. »

« C’est au pied de l’autel que nous trouvons la force nécessaire dans notre isolement. Sans le Saint Sacrement, une position comme la mienne ne serait pas soutenable. Mais ayant notre Seigneur à mes côtés, eh bien ! je continue d’être toujours heureux et content. Avec cette gaieté de cœur et le rire sur les lèvres, je travaille avec zèle au bien des pauvres malheureux lépreux et petit à petit, sans trop d’éclat, le bien se fait… [Jésus au Saint Sacrement] est le plus tendre des amis avec les âmes qui cherchent à lui plaire. Sa bonté sait se proportionner à la plus petite de ses créatures comme la plus grande. Ne craignez donc pas dans des conversations solitaires, de L’entretenir de vos misères, de vos craintes, de vos ennuis, de ceux qui vous sont chers, de vos projets, de vos espérances, faites-le avec confiance et à cœur ouvert. »

                                                                                                                                                                      Brasier eucharistique n° 124, p.14 

                                                            Dimanche 21 janvier 2018

 

Donne-nous aujourd'hui le pain de ta vie.

 


Jésus dit à la foule: « je suis le pain vivant qui vient de Dieu.

Celui qui mange de ce pain vivra pour l'éternité » (Jean 6.51).

 

Notre Père, dans ton infinie bonté à chaque eucharistie, à chaque messe, tu nous donnes le Pain de Vie, Jésus ressuscité. Avec toute l'Église je te remercie, je te rends grâce. En ce Pain de Vie, à chaque messe nous reconnaissons le signe privilégié, le sacrement, de la réelle présence de Jésus ressuscité.  Je crois, Seigneur, mais fais grandir en moi la foi!

En ce Pain de Vie, Jésus ressuscité se donne à nous afin que nous puissions être unis à toi Père, afin que nous puissions être en communion les uns avec les autres et avec le monde entier.
En ce Pain de Vie, Jésus ressuscité nous communique son désir d'aller vers toi, sa force dans les tentations, devant le mal, et sa confiance en toi à l'heure de la mort. Je crois, Seigneur, mais fais grandir en moi la foi!

En ce Pain de Vie, nous devenons capables de ressembler vraiment à celui que nous recevons, Jésus ; nous pouvons vivre selon l'exemple qu'il nous a donné. Je crois, Seigneur, mais fais grandir en moi la foi!

Esprit Saint, rends-moi fidèle à venir souvent prendre et manger le Pain de Vie, Corps et Sang de Jésus, mort et ressuscité pour moi et pour la multitude. Notre Père, donne-nous aujourd'hui le pain de ta Vie!

                                                                                  GLOIRE À TOI !

                                                                                                                                Françoise Destang

 

 

                                                    Dimanche 14 janvier 2018

 

 

           Que cherchez-vous ?

 

 N’est-ce pas à chacun de nous que Jésus s’adresse quand nous poussons la porte de cet oratoire ? Une fois encore comme toujours, c’est Lui qui se tourne vers nous, qui nous attend et qui sollicite notre recherche….

Eh bien alors : Que cherchons nous ? Ne serait-ce pas ce que cherchent les disciples de Jean Baptiste dans l’évangile de ce jour : « Maître où demeures-tu ? » Réponse de Jésus : « Venez et voyez », ils l’accompagnèrent, ils virent où Il demeurait et ils restèrent auprès de Lui ce jour-là. Pour ces chercheurs du Sauveur, un jour entier de dialogue, d’écoute, d’adoration… Ce qu’ils ont vu ? Probablement un lieu beau et simple…. Quant au dialogue qu’ils ont eu avec Jésus, il reste le trésor secret d’un cœur à cœur…Mais la rencontre est suffisamment forte pour qu’immédiatement les 2 disciples deviennent missionnaires….

 

Voici l’enseignement que le saint Père donne au sujet de la « demeure » de Jésus :

 

« Jésus se donne à nous dans l'Eucharistie, partage notre même chemin, se fait même nourriture, la vraie nourriture qui soutient notre vie, y compris dans les moments où la route se fait difficile, et où les obstacles ralentissent nos pas. Et dans l'Eucharistie, le Seigneur nous fait parcourir sa voie, celle du service, du partage, du don, et ce peu que nous avons, ce peu que nous sommes, s'il est partagé, devient richesse, car la puissance de Dieu, qui est celle de l'Amour, descend dans notre pauvreté pour la transformer. Demandons-nous alors, en adorant le Christ réellement présent dans l'Eucharistie : est-ce que je me laisse transformer par Lui ? Est-ce que je laisse le Seigneur qui se donne à moi, me guider pour sortir toujours plus de mon petit enclos et ne pas avoir peur de donner, de partager, de L'aimer et d'aimer les autres ? » (Pape François en la Fête Dieu 2013)

 

Seigneur, où demeures-tu ? Dans cette hostie qui m’est présentée ici, c’est vrai. J’aimerais tant rester avec toi aujourd’hui. Mais si ce désir s’éveille en moi, c’est aussi parce que tu m’habites. Tu reposes au dedans de moi et ta présence m’attire, m’intériorise, m’approfondit. Elle est quelque chose que je ne saurais définir. Pourtant, je ne peux plus m’en passer. Tu me combles bien au-delà de ce que je ressens. Il serait criminel de garder égoïstement ce trésor : malgré mes faiblesses, aide-moi à indiquer au monde où est Ta demeure.

Sophie

                                                             Dimanche 7 janvier 2018

 

      L'Épiphanie.

 

Il y a quelques années, dans son livre L'enfance de Jésus, Joseph Ratzinger nous rappelait qui étaient les mages et le sens de leur adoration.

            « Les hommes dont parle Matthieu n'étaient pas seulement des astronomes. Ils étaient des 'savants', ils représentaient la dynamique de l'aller au-delà de soi, intrinsèque aux religions – une dynamique qui est recherche de la vérité, recherche du vrai Dieu et donc aussi une philosophie dans le sens originaire du mot. […] Nous pouvons dire avec raison qu'ils représentaient le chemin des religions vers le Christ comme aussi l’auto-dépassement de la science en vue de lui. Ils se trouvent en quelque sorte à la suite d'Abraham qui, à l'appel de Dieu, partit. D'une autre manière, ils se trouvent à la suite de Socrate et de son interrogation, au-delà de la religion officielle, à propos de la plus grande vérité. En ce sens, ces hommes sont des prédécesseurs, des précurseurs, des chercheurs de la vérité, qui concernent tous les temps. »

            A chaque adoration, nous venons vers le Christ avec cette recherche de vérité. Il éclaire nos vies, sa lumière illumine nos ténèbres pour faire de chacun de nous des enfants de Dieu, d'autres Christ comme le disait Saint Paul. Prions pour que nos adorations soient toujours orientées vers Dieu et vers le besoin des hommes.

 

            Nous pouvons finir avec cette belle hymne de Saint Éphrem :

 

L'étoile brillante frappa de son éclat

ceux qui était assis dans les ténèbres

comme des aveugles, elle les guida

à la rencontre de la Lumière.

Ils offrirent leurs dons, reçurent la vie,

adorèrent, et s'en retournèrent.

Toute créature, d'un seul cœur acclame :

les Mages acclament avec leurs présents,

les mères stériles avec leurs enfants ;

l'étoile brillante acclame dans le ciel :

« Voici le Fils du Roi ! »

Père Patrick CLÉMENT 

                                             Dimanche 17 décembre 2017

 

 

     "La joie est le secret gigantesque du chrétien"

                        (GK Chesterton)

 

Le 3e dimanche du temps de l'Avent est appelé 

« dimanche de Gaudete », en référence au premier mot de la prière d'ouverture : « Gaudete in Domino » :

« Réjouissez-vous dans le Seigneur ! » Un commandement que l'on recueille plus

spontanément que d'autres mais qu'il nous faut cultiver pour nous entraîner au bonheur du Ciel qui nous est offert...

Le commandement de l'antienne d'ouverture va même plus loin : « Soyez toujours dans la joie », celle que le Seigneur offre continuellement. L'homme est fait pour la joie, il a été fait par elle et c'est au Paradis qu'il en jouira pleinement.

 

Dans notre vie terrestre, la joie du chrétien n'est pas sans mélange. Comme l'a dit la Sainte Vierge à sainte Bernadette : « Je ne vous promets pas sur terre le bonheur du ciel. » Il ne s'agit pas d'un refus des joies de la terre « qui sont les signes des joies du

ciel ». (St Pie X). Mais ces joies ne sont pas capables de nous combler.

 

La joie chrétienne est une victoire remportée sur soi-même, malgré les épreuves.

« Le but pour lequel nous sommes créés nous indique la voie parsemée aussi de multiples épines, mais non une voie triste : elle est joie même à travers la souffrance. »

(Pier Giorgio Frassati)

 

A condition que la grâce de Dieu nous porte. C'est la demande de la prière d'ouverture de la Messe : « Dirige notre joie vers la joie d'un si grand mystère pour que nous fêtions notre salut avec un cœur vraiment nouveau. »

P. François RINEAU

 

                                                                        Dimanche 10 décembre 2017

 

 

                Commencement de l’Évangile

 

            Chaque année, le temps de l’Avent nous renvoie à un commencement.  Celui de la Bonne Nouvelle du Salut, commencement auquel nous nous préparons, commencement qu’est la naissance à Bethléem de Jésus. Ce commencement remonte à plusieurs dizaines de siècles dans l’histoire.

S’il nous concerne, c’est en tant qu’événement fondateur. 

Mais aujourd’hui, là,  devant Toi Seigneur, me voilà au commencement de notre histoire commune: tu donnes ta Vie, ton Corps, pour me sauver. Chaque fois que je m’approche de Toi parce que tu m’appelles commence une aventure nouvelle, une relation nouvelle entre nous. Comme Pierre après la pêche miraculeuse, j’ai conscience de mon indignité, de mon péché. Et chaque fois je découvre ton sourire miséricordieux, ton amour qui purifie, fortifie et relève. Et chaque fois tu renouvelles ta confiance: une nouvelle histoire entre nous commence.

Ton Corps livré est là, devant moi, Corps donné pour que la Vie soit en moi. Et c’est maintenant, en ce moment que tout commence, re - commence. Merci Seigneur car en ce moment tu me proposes d’entrer dans le mystère du Salut, de mon salut pour celui du monde. Merci car tu me permets de commencer, là, en ce moment, une vie nouvelle.

                                                                    Père Frédéric Pelletier

 

                                                                      Dimanche 19 novembre 2017

 

  

            Soutenons nos adorateurs de la nuit !

 

     Pas facile de veiller tard, ou très tôt, de se lever en pleine nuit, même quand c’est pour adorer son Seigneur ! Et pourtant, que de grâces nous attendent en ces veilles de nuit...Écoutons et gardons dans notre cœur les paroles d’Isaac le Syrien, moine près de Mossoul du 7ème siècle :

  

            « La prière offerte au temps de la nuit possède un grand pouvoir, plus que celle qui est offerte pendant le jour. C'est pourquoi tous les saints ont eu l'habitude de prier la nuit, combattant l'assoupissement du corps et la douceur du sommeil et dépassant leur nature corporelle. Le prophète disait lui aussi : « Je me suis fatigué à gémir ; chaque nuit, je baigne ma couche de mes larmes » (Ps 6,7) pendant qu'il soupirait du fond du cœur dans une prière passionnée. Et ailleurs : « Je me lève au milieu de la nuit pour te louer à cause de tes jugements, toi le Juste. » (Ps 118,62). Pour chacune des requêtes que les saints voulaient adresser à Dieu avec force, ils s'armaient de la prière pendant la nuit et aussitôt ils recevaient ce qu'ils demandaient.


            Satan lui-même ne craint rien autant que la prière que l'on offre pendant les veilles. Même si elles s'accompagnent de distractions, elle ne revient pas sans fruit, à moins qu'on ne demande ce qui ne convient pas. C'est pourquoi il engage de sévères combats contre ceux qui veillent, afin de les détourner si possible de cette pratique, surtout s'ils se montrent persévérants. Mais ceux qui sont quelque peu fortifiés contre ses ruses pernicieuses et ont goûté les dons que Dieu accorde durant les veilles, et qui ont expérimenté personnellement la grandeur de l'aide que Dieu leur accorde, le méprisent complètement, lui et tous ses stratagèmes.»

 

            Que les adorateurs du jour ne s’inquiètent pas, il y a quand même des grâces données la journée...pas de jaloux, Dieu est si bon ! Mais prions le Maître d’envoyer des ouvriers à sa mission, il paraît qu’il reste des heures disponibles pour le combat de la nuit…!!

 

P.Stanislas+

 

Dimanche 5 novembre 2017

 

 

                    La nuit

 

« Ils parviennent à un domaine du nom de Gethsémani, et il dit à ses disciples : Restez ici tandis que je prierai. » Mc 14.32

 

Comme elle est longue pour la mère

La nuit si lourde où elle attend

Dans la cuisine, sans lumière

Le vrai retour de son enfant

 

Nuit longue aussi pour l’ouvrier

Qui, pour gagner un peu de pain

Au fond, là-bas, dans les chantiers

Doit s’exiler, trop loin des siens

 

Nuit sans pitié pour eux aussi

Ces prisonniers, ces condamnés

Qui se réveillent au moindre bruit

Toujours inquiets du lendemain

 

Nuits de douleur et d’agonie

Pour ces malades alités

Nuit sans espoir, nuit sans merci

Longues comme une éternité

 

Est-ce pour nous que tu prias

Dans le jardin de l’agonie

Dans ce jardin, où tu pleuras

Et qu’on nomme Gethsémani

 

André Doyon (Oblat de Marie Immaculée)

                                                                      

 

                                                                Père Marc Martial

                  Dimanche 22 octobre 2017

 

 

Le lien intrinsèque et indissoluble entre l’Eucharistie et l’Adoration.

 

 

            En l’anniversaire des 10 ans de l’exhortation apostolique post-synodale Sacramentum Caritatis publiée en 2007, j’aimerai vous citer le passage où Benoît XVI évoquait l’adoration eucharistique au numéro 66 :

 

            « Saint Augustin avait dit: “ nemo autem illam carnem manducat, nisi prius adoraverit;... peccemus non adorando – Que personne ne mange cette chair sans d'abord l'adorer;... nous pécherions si nous ne l'adorions pas ”. Dans l'Eucharistie, en effet, le Fils de Dieu vient à notre rencontre et désire s'unir à nous; l'adoration eucharistique n'est rien d'autre que le développement explicite de la célébration eucharistique, qui est en elle-même le plus grand acte d'adoration de l'Église. Recevoir l'Eucharistie signifie se mettre en attitude d'adoration envers Celui que nous recevons. C'est ainsi, et seulement ainsi, que nous devenons un seul être avec Lui et que nous goûtons par avance, d'une certaine façon, la beauté de la liturgie céleste. L'acte d'adoration en dehors de la Messe prolonge et intensifie ce qui est réalisé durant la Célébration liturgique elle-même. En fait, “ ce n'est que dans l'adoration que peut mûrir un accueil profond et vrai. Et c'est bien par cet acte personnel de rencontre avec le Seigneur que mûrit ensuite la mission sociale qui est renfermée dans l'Eucharistie et qui veut briser les barrières non seulement entre le Seigneur et nous, mais aussi et surtout les barrières qui nous séparent les uns des autres ”. »

 

            Que l’adoration eucharistique et la prière des uns pour les autres nous permettent de vivre la devise que répétait Karol Wojtyla et ses amis (la fête de Saint Jean-Paul II est aujourd’hui le 22 octobre) : « Cor unum et anima una – un seul corps et une seule âme » (Ac 4,32).

             Père Patrick CLEMENT

                                                          Dimanche 15 octobre 2017

 

Un mot du Pape François : 

                                            soyons missionnaires !

 

 

 

 9 - Les Œuvres pontificales missionnaires constituent un instrument précieux pour susciter en chaque communauté chrétienne le désir de sortir de ses propres frontières et de ses propres sécurités et de prendre le large pour annoncer l’Évangile à tous. Au travers d’une profonde spiritualité missionnaire à vivre au quotidien, d’un engagement constant de formation et d’animation missionnaire, des adolescents, des jeunes, des adultes, des familles, des prêtres, des religieux et des religieuses, des Évêques sont impliqués afin que grandisse en chacun un cœur missionnaire. La Journée missionnaire mondiale, promue par l’Œuvre de la Propagation de la Foi, constitue l’occasion propice pour que le cœur missionnaire des communautés chrétiennes participe par la prière, le témoignage de la vie et la communion des biens afin de répondre aux graves et vastes besoins de l’Évangélisation.

 

Être missionnaires avec Marie, Mère de l’évangélisation.

 

10 - Chers frères et sœurs, soyons missionnaires en nous inspirant de Marie, Mère de l’Évangélisation. Mue par l’Esprit, elle accueillit le Verbe de la vie dans la profondeur de son humble foi. Que la Vierge nous aide à dire notre « oui » dans l’urgence de faire résonner la Bonne Nouvelle de Jésus à notre époque ; qu’elle nous obtienne une nouvelle ardeur de ressuscités pour porter à tous l’Évangile de la vie qui remporte la victoire sur la mort ; qu’elle intercède pour nous afin que nous puissions acquérir la sainte audace de rechercher de nouvelles routes pour que parvienne à tous le don du salut.

 

Extrait de sa lettre pour le dimanche de la Mission du 22 octobre.

 

                                                    Dimanche 1er octobre 2017

 

 

Saint Vincent de Paul (1581-1660), que l'on fête chaque

année le 27 septembre, et dont notre diocèse célèbre cette année le 400e anniversaire de sa présence à Châtillon-sur-Chalaronne, avait des paroles fortes et profondes. « Dieu qui nous a créés par amour veut que nous allions à Lui par amour », disait-il, c'est-à-dire de notre propre

mouvement. Mais cet élan nécessite l'impulsion de l'amour mystérieux    de Dieu, particulièrement manifesté dans l'Eucharistie.

 

« Ô digne et admirable institution, qui passez la capacité de

l'entendement humain, que les anges ne peuvent qu'admirer et que nulle

langue ne peut exprimer, ni nul entendement comprendre, combien Tu es

digne de grande vénération !

 

Qu'un Dieu infini veuille tant se rabaisser que de se laisser

contenir par une créature finie, que Celui que le ciel ne peut

comprendre, qui est porté sur les ailes du vent, veuille abréger son

admirable grandeur dans une pauvre chétive âme, que le soleil même

retire sa splendeur dans un petit antre creux de la poitrine humaine !

 

Non, c'est chose qui ne se peut ni ne se doit seulement penser ;

car qu'y a-t-il de si extraordinaire au monde ! L'on voit bien le père

laisser son bien à ses enfants, s'exposer au danger de la mort pour leur

conservation ; mais de leur donner son corps à manger, il ne s'en trouve point. »

 

C'est en mangeant ce Corps divin que nous pouvons,

progressivement, être divinisés, autant dire capables d'agir comme le

Christ pour un apostolat fécond : « Il faut donc vous vider de vous-même

pour vous revêtir de Jésus-Christ (…) Nous, misérables créatures,

quoique nous ne soyons que chair, que foin et qu'épines, toutefois, Notre-

Seigneur imprimant en nous son caractère, et nous donnant, pour ainsi

dire, la sève de son esprit et de sa grâce, et étant unis à Lui (…), nous

opérons des actions divines, et enfantons, comme saint Paul, tout plein

de cet esprit, des enfants à Notre-Seigneur. »

       P. François RINEAU

                                              Dimanche 24 septembre 2017

 

Les ouvriers de la dernière heure

 

Tu sais bien, Seigneur, que j’ai été baptisé à la naissance. Je suis de ceux qui ont commencé le travail tôt, pas de ceux qu’il faut aller chercher en fin de journée pour qu’ils s’y mettent enfin ! Cette parabole ne me concerne pas vraiment !

Encore que…. Tout en étant dans la vigne, il y a des moments où j’étais ailleurs, où avec d’autres ouvriers je ne m’occupais pas de ta vigne, où j’ai somnolé, bavardé, rêvé d’autre chose. Il a pu arriver que j’ai arraché un cep ou l’autre, mangé le raisin, laissé la mauvaise herbe. Je n’ai parfois, pas coupé la branche malade ni émondé afin que plus de fruits soient donnés.  Je n’ai pas perçu que régulièrement tu venais m’appeler à venir à ta vigne ; je n’ai donc pas écouté ta voix.

Ce salaire, je ne le mérite pas. Pas plus que ceux qui sont arrivés tardivement, peut-être moins. Ce don de toi-même pour moi, parce que tu m’aimes et désires pour moi le bonheur éternel, je ne le mérite pas. Ce Corps donné, exposé devant moi dans l’ostensoir, je ne le mérite pas. De moi-même, je n’aurai pas le droit d’être là. Je ne peux y être que parce que tu m’appelles, insistes, m’invites avec force et sourire. Je ne suis là que parce que tu le désires, non parce que j’en suis digne. Ta grâce, Seigneur, c’est de me permettre de faire ce dont je ne suis pas digne, parce que tu as choisi de te donner à moi, pas seulement une pièce d’un denier, mais toi. Et en te regardant, en te contemplant, je sais que ton amour est totalement gratuit, que personne n’en est digne, mais que tout le monde peut en vivre ; c’est Ton Choix !

 

P. Frédéric Pelletier

                                                                             Dimanche 23 juillet 2017

 

Amour miséricordieux et adoration eucharistique


Le Christ cherche des "adorateurs en esprit et en vérité" (Jn 4,24). Il a soif d'être aimé au Saint Sacrement de l'autel.
L'indifférence et la méfiance des âmes à l'égard de l'amour miséricordieux
présent dans le Saint Sacrement causent à Jésus une terrible douleur. Le
Seigneur nous appelle et nous attend. Il désire pour nous la sainteté. Alors,
adorons-le et intercédons pour le monde avec foi et confiance, portés par ces
paroles du Christ à sainte Faustine :


Maintenant, tu vas méditer mon amour dans le Très Saint Sacrement. Là je suis tout entier pour toi, âme, corps et Divinité, comme ton époux. Tu sais ce qu'exige l'amour, une seule chose, la réciprocité...
…Regarde, âme, c'est pour toi que j'ai institué le trône de la miséricorde sur la terre, ce trône c'est le tabernacle, et de ce trône de miséricorde, je désire descendre en ton coeur. Regarde, aucune suite ne m'entoure, aucune garde, tu as accès à moi à tout moment, à chaque heure du jour, je veux parler avec toi et je désire t'accorder des grâces.


Ou bien cette méditation puis cette prière de sainte Faustine :


J'ai offert cette adoration pour la conversion des pécheurs endurcis, et particulièrement pour ceux qui ont perdu confiance en la miséricorde divine. J'ai médité combien Dieu a souffert et quel immense amour il nous a témoigné... Mais nous ne croyons pas que Dieu nous aime tant. O Jésus, qui le comprendra ? Quelle douleur pour notre Sauveur ! Comment nous persuadera-t-il de son amour si sa mort même ne peut pas nous persuader ? J'ai invité le Ciel entier à offrir avec moi réparation au Seigneur pour l'ingratitude de certaines âmes.
Je t'adore, O Amour caché, vie de mon âme. Je Te salue, Jésus, sous la simple apparence du pain. Je te salue, ma très douce Miséricorde, qui se répand sur toutes les âmes. Salut, Bonté infinie, qui partout sème des torrents de grâces.
Salut, Clarté voilée, Lumière des âmes. Salut, Source de l'inépuisable miséricorde, Source la plus pure, d'où jaillissent pour nous la vie et la sainteté.
Salut, délice des cœurs purs, Salut, seul espoir des âmes pécheresses.
                                                                                                                                  P. François RINEAU

                                                   Dimanche 16 juillet 2017

 

Semeur

 

Seigneur, si personne n’avait semé, aucun pain n’aurait pu cuire, ni celui du repas, ni ce pain azyme devenu ton corps. Tu te présentes comme le semeur, celui par lequel la Parole est répandue et peut agir dans la force de l’Esprit. Un semeur dispendieux de la semence. Car tu sais que même dans les ronces, ou sur le rocher du chemin, la Parole agit. Elle est moins efficace que dans de la terre profondément labourée, mais elle agit. Alors, toi qui es venu pour le Salut de tous et de chacun, tu sèmes partout. Et tu nous invites à faire de même, à dispenser ta Parole largement, sans calculer la rentabilité de notre geste. Cette Parole que nous avons reçue ne nous appartient pas. Nous l’avons reçue gratuitement ; tu nous demande de la donner gratuitement. Tu es semeur, tu nous veux semeurs. Je te contemple, ici, semeur et fruit des semailles. 

                                 Cette hostie, matériellement, dépend du semeur de blé. Cette hostie, dans la foi, dépend du semeur de foi que je devrais être. Cette foi, reçue, qui me permet d’être ici, là, devant toi, cette foi comment la semer, Seigneur ? Dans quelle terre préparée ? Dans quelles ronces de la vie ? Dans quelles pierrailles desséchées, arides ? Et au milieu d’incompréhensions : pourquoi gâcher ainsi cette semence ? Parce que cette semence de la Parole, cette semence de la foi me dépasse ; je ne connais pas les conditions de sa fécondité. Mais toi, tu les connais ! 

                                                                                 Père Frédéric Pelletier  

                                                                           Dimanche 9 juillet 2017

 

       Sur le site des Missionnaires de la Miséricorde divine, nous trouvons cet article du curé d’Ars et de l’eucharistie du Père Caratgé (nov 2013) ancien modérateur général de la Société Jean Marie Vianney

                

           Le Pain Eucharistique

Ce Corps tant désiré ne peut tendre que vers la communion eucharistique. Élever l’âme en la nourrissant du Corps du Seigneur ; car « la nourriture de l’âme, c’est le Corps et le Sang d’un Dieu ! O belle nourriture ! L’âme ne peut se nourrir que de Dieu. Il n’y a que Dieu qui lui suffise !

Il n’y a que Dieu qui puisse la remplir. »

Une telle faim de Dieu dans le cœur d’un pasteur le pousse à permettre que ses paroissiens reçoivent souvent le Corps eucharistique, bien avant que cela se généralise : « La communion fréquente qu’il encourage de plus en plus largement parmi ses paroissiens, puis ses pèlerins, s’inscrit dans une très positive théologie sacramentelle.

L’Eucharistie récompense moins les succès du pécheur dans sa vie spirituelle qu’elle ne l’encourage dans son effort vers la perfection », note Philippe Boutry. Il vaudrait mieux dire « qu’elle ne l’encourage dans son amour pour Dieu ! »,

car il s’agit toujours de tendre vers une plus grande union au Christ. Bien sûr, l’homme n’eut pas imaginé un tel don : « Jamais nous n’aurions pensé à demander à Dieu son propre Fils. Mais ce que l’homme ne peut pas dire ou concevoir, et qu’il n’eut jamais osé désirer, Dieu, dans son amour, l’a dit, l’a conçu et l’a exécuté... ». 
Le prêtre rejoint la simple expérience chrétienne : « La sainte communion est un bain d’amour » (37). Tout parle chez le Curé d’Ars de joie et de bonheur.

Pasteur, il est avant tout le témoin de ce qu’il vit. Tout conduit au silence et à l’action de grâces. Il y a peu de développement théologique sur l’Église et la construction du Corps Mystique.

Mais il y a le résultat : toute une paroisse entraînée dans une même communion et un même élan d’amour. Parce que le pasteur a sans doute souci du plus faible, de la brebis égarée :

« Il y aura un seul troupeau et un seul berger » (Jn 10,16).

Le Curé d’Ars s’est peu à peu transformé en l’Unique Pasteur qui a donné sa vie et conduit les siens vers l’éternité bienheureuse.

 

Demandons cette ferveur de l’Eucharistie à notre cher Saint Curé d’Ars.

Père Vincent

  

                                                                              Dimanche 25 juin 2017

 

                         Le Corps du Seigneur

 

"Le Seigneur Jésus a dit à ses disciples : Je suis la voie, la vérité et la vie ; personne ne vient au Père sinon par moi. Si vous me connaissiez, vous connaîtriez aussi mon Père ; et désormais vous le connaîtrez, et vous l’avez vu. Philippe lui dit : Seigneur, montre-nous le Père et cela nous suffit. Jésus lui dit : Depuis si longtemps je suis avec vous et vous ne m’avez pas connu ? Philippe, qui me voit, voit aussi mon Père (Jn 14, 6-9). Le Père habite une lumière inaccessible (1Tm 6,16) et Dieu est esprit (Jn 4,24) et personne n’a jamais vu Dieu (Jn 1,18). C’est pourquoi il ne peut pas être vu sinon dans l’esprit, parce que c’est l’esprit que vivifie ; la chair ne sert à rien (Jn 6,63). Le Fils lui non plus, en tant qu’il est égal au Père, n’est vu par personne autrement que le Père, autrement que l’Esprit-Saint. Dès lors, tous ceux qui virent le Seigneur Jésus selon l’humanité et ne virent et ne crurent pas selon l’esprit e la divinité qu’il est le vrai Fils de Dieu sont damnés ; de même maintenant aussi, tous ceux qui voient le sacrement qui est sanctifié par les paroles du Seigneur sur l’autel par la main du prêtre, sous forme du pain et du vin, et ne voient et ne croient pas selon l’esprit et la divinité que ce sont vraiment les très saints corps et sang de notre Seigneur Jésus-Christ sont damnés, le Très –Haut lui-même l’attestant qui dit : Ceci est mon corps et le sang de la nouvelle alliance (Mc 14,22-24) ; et : Qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle (Jn 6,55). Dès lors, l’esprit du Seigneur qui habite dans ses fidèles, c’est lui qui reçoit les très saints corps et sang du Seigneur. Tous les autres, ceux qui n’ont point part à ce même esprit et ont la présomption de les recevoir, mangent et boivent leur jugement (1 Co 11,29). 

 

Alors, fils des hommes jusques à quand ce cœur lourd (Ps 4,3) ? Pourquoi ne reconnaissez-vous pas la vérité et ne croyez-vous pas au Fils de Dieu (Jn 9,35)? Voici : chaque jour il s’humilie (Ph 2,8) comme lorsque des trônes royaux (Sg 18,15il vint dans le ventre de la Vierge, chaque jour il vient lui-même à nous sous une humble apparence ; chaque jour il descend du sein du Père (Jn 1,18 ; 6,38) sur l’autel dans les mains du prêtre. Et de même qu’il se montra aux saints Apôtres dans une vraie chair, de même maintenant aussi il se montre à nous dans le pain sacré. Et de même qu’eux, par le regard de leur chair, voyaient seulement sa chair, mais, contemplant avec les yeux de l’esprit, croyaient qu’il est Dieu, de même nous aussi voyant du pain et du vin avec les yeux du corps, voyons et croyons fermement qu’ils sont ses très saints corps et sang vivants et vrais. Et de cette manière le Seigneur est toujours avec ses fidèles, comme le dit lui-même : Voici que je suis avec vous jusqu’à consommation du siècle (Mt 28,20)."    

 

 Saint François d’AssisePremière Admonition.                                                                                P. Geoffroy GUERIN

 

                                                                                       Dimanche 18 juin 2017

 

 

PRIÈRE POUR OBTENIR LA GRÂCE DE TOUJOURS PRIER

 

 

Saint Alphonse-Marie de Liguori

 

Dieu de mon âme, j'espère de votre bonté que je suis dans votre grâce et
que vous m'avez déjà pardonné toutes les offenses que je vous ai faites. Je
vous remercie de tout mon cœur et j'espère pouvoir vous en remercier
durant toute l'éternité. « Je chanterai éternellement les miséricordes du Seigneur » (Ps 89 (88), 2). Je vois bien que les causes de mes chutes, c'est que je n'ai pas eu recours à vous, quand j'étais tenté, pour vous demander la sainte persévérance. Pour l'avenir, je me propose fermement de me recommander toujours à vous, et spécialement quand je me verrai en danger de vous offenser de nouveau. Je me propose de recourir sans cesse à votre miséricorde, en invoquant toujours les saints noms de Jésus et de Marie. Je suis sûr que, si je prie, vous ne manquerez pas de me donner la force que je n'ai pas pour résister à mes ennemis. Telle est ma résolution et je vous promets de la tenir. Mais, ô mon Dieu, à quoi serviront toutes mes résolutions et promesses, si vous ne m'aidez pas par votre grâce à réaliser cette décision de recourir à vous dans mes dangers ? O Père éternel, aidez-moi, pour l'amour de Jésus Christ, et ne permettez pas que je manque de me recommander à vous, spécialement quand je serai tenté. Je suis sûr que vous viendrez toujours à mon secours quand je recourrai à vous ; mais ce que je crains, c'est de négliger alors de me recommander à vous et que cette négligence puisse être ensuite la cause de ma ruine, c'est-à-dire de perdre votre grâce, ce qui est le plus grand malheur qui puisse m'arriver. Oh ! par les mérites de Jésus Christ, donnez-moi la grâce de la prière, mais une grâce abondante qui me fasse toujours prier et prier comme il faut. O Marie, ma Mère, chaque fois que j'ai eu recours à vous, vous m'avez obtenu le secours nécessaire pour ne pas tomber. Je recours encore à vous pour que vous m'obteniez une grâce plus grande, celle de me recommander à votre Fils et à vous dans toutes mes nécessités et pour toujours. O ma Reine, vous obtenez de Dieu tout ce que vous demandez ; obtenez-moi maintenant, pour tout l'amour que vous avez pour Jésus Christ, la grâce de prier et de ne jamais cesser de prier jusqu'à la mort. Amen.

 

                                                                                                          Caroline

                                                                Dimanche 11 juin 2017

 

 

       « Je prie pour ceux qui croient en moi

afin que tous soient un »  (Jean 17, 20-21) 

 

Seigneur, ton message ultime est un grand rappel de l’importance que tu accordes au signe de l’unité fraternelle : unité tellement essentielle que tu fais un signe de ta présence parmi les hommes. Nous cherchons souvent aujourd’hui comment témoigner de toi et comment montrer aux hommes que tu demeures éternellement vivant ; nous multiplions les techniques d’approche, les audaces pastorales mais nous sommes renvoyés perpétuellement au témoignage de l’unité ; nous ne pouvons l’éluder. Pourquoi nous étonner si le successeur de Pierre, le Pape Paul VI, n’a pas eu d’autre appel à adresser à l’Eglise, en cette fin du XXe siècle, qu’une exhortation à l’unité afin que le monde croie. Dans son document sur l’évangélisation, il écrit :

            « La force de l’évangélisation se trouve diminuée si ceux qui annoncent l’Evangile sont divisés entre eux par toutes sortes de ruptures. Le testament spirituel du Seigneur nous dit que l’unité entre disciples n’est pas seulement la preuve que nous sommes tous siens, mais aussi la preuve qu’il est envoyé du Père, ce qui va très loin ! Car, lorsque nous manquons à l’unité, nous faisons échouer la mission de Jésus ; d’une certaine façon, nous attestons devant le monde qu’il n’est pas Celui qu’il dit être puisque nous mettons en doute la preuve qu’il est envoyé du Père. Le sort de l’évangélisation est certainement lié au témoignage de l’unité donné par l’Eglise » (Evangéli nutiandi 1975.)

            Ce sont des paroles de poids pour tous les baptisés que nous sommes et combien lourdes de conséquences.

                         Mgr Maurice Gaidon – L’Eucharistie, soleil de Dieu

                                                            Pentecôte 4 juin 2017

 

 

Viens Esprit Saint en nos cœurs ! Viens en nous, Père des pauvres, Consolateur souverain, Réconfort, Lumière bienheureuse viens remplir jusqu’à l’intime le cœur de tous tes fidèles… Donne la joie éternelle. Amen.

 

Oui, Viens en nous Père des pauvres. Sur ce chemin de « pauvreté », à Fatima, l’Eglise comme une mère éducatrice, vient de nous en proposer deux magnifiques exemples, 2 enfants : François et Jacinthe sont si « pauvres », qu’ils sont à peine étonnés qu’un Ange les initie à une prière d’adoration aussi bien dans sa forme que l’attitude à adopter ! « Priez comme cela » leur dit l’Ange de la Paix à genoux, courbant le front jusqu’à toucher le sol, et répétant 3 fois : « Mon Dieu, je crois, j’adore, j’espère et je vous aime ! Je vous demande pardon pour ceux qui ne croient pas, qui n’adorent pas, qui n’espèrent pas, qui ne vous aiment pas ».

 

Et si moi aussi je me mettais « pauvrement » à l’école de l’Ange ? 

 

Mon Dieu, je crois, j’adore, j’espère et je t’aime ! 

-          Mon Dieu, je crois en ta venue parmi nous et dans ma vie 

-          Mon Dieu, je crois en tes souffrances d’amour pour moi…pour nous 

-          Mon Dieu, je crois que tu es ressuscité des morts pour nous, pour moi 

-          Mon Dieu, je crois que tu nous (me) donnes l’Esprit Saint. 

-          Mon Dieu, je crois en ta présence réelle dans l’Eucharistie

 

Mon Dieu, je crois, j’adore, j’espère et je t’aime ! 

-          Mon Dieu, j’adore tes mains et tes pieds cloués sur le bois et tes petites mains et pieds qui       s’agitent dans la crèche 

-          Mon Dieu, j’adore ton cœur transpercé par la lance (de mon péché) 

-          Mon Dieu, j’adore ton visage défiguré par les épines et transfiguré au Tabor 

-          Mon Dieu, j’adore ton âme blessée par les insultes et les blasphèmes et ton âme consolée par   Marie, Joseph, Marthe, Marie Madeleine, Jean 

-          Mon Dieu j’adore ton corps élevé sur la croix et ton corps ressuscité

 

Mon Dieu, je crois, j’adore, j’espère et je t’aime ! 

-          Mon Dieu, j’espère en ta miséricorde inépuisable 

-          Mon Dieu, j’espère en l’accomplissement de tes promesses 

-          Mon Dieu, j’espère en la venue de ton royaume 

-          Mon Dieu, j’espère en la puissance de ton amour plus fort que la mort 

-          Mon Dieu, j’espère en la sagesse de ton Eglise

 

Mon Dieu, je crois, j’adore, j’espère et je t’aime ! 

-          Mon Dieu, je t’aime dans l’épreuve de ma souffrance et dans mes joies 

-          Mon Dieu, je t’aime dans le goût de mes consolations et de ma compassion 

-          Mon Dieu, dans l’aridité de mes déserts et de la nuit 

-          Mon Dieu, je t’aime dans mes désirs de t’aimer et de te faire aimer. 

 

                                                                              Dimanche 28 mai 2017

 

   

ENVOIE SUR NOUS TON ESPRIT-SAINT

 

Seigneur, envoie sur nous ton Esprit-Saint, car on ne te connaît, toi, et tout ce qui est à toi, que par le Saint-Esprit que tu as donné au commencement à Adam, puis aux saints prophètes et ensuite aux chrétiens.

Seigneur, fais connaître à tous les peuples ton amour et la douceur du Saint-Esprit, pour que les hommes oublient la douleur de la terre, qu’ils abandonnent tout mal et s’attachent à toi avec amour, et qu’ils puissent vivre en paix, accomplissant pour ta Gloire ta sainte volonté.

Ô Seigneur, daigne nous accorder les dons du Saint-Esprit, afin que nous connaissions ta Gloire et que nous vivions sur terre dans la paix et dans l’amour, afin qu’il n’y ait ni haine, ni guerre, ni ennemis, mais que seul règne l’amour. Ainsi on n’aura plus besoin ni d’armées, ni de prisons, et, pour tous, il sera facile de vivre sur terre.

Seigneur, écoute ma prière, fais que tous les peuples de la terre te connaissent par le Saint-Esprit.

 

Saint Silouane l’Athonite

                                                                          Pâques 16 avril 2017

 

             Méditons la Pâques du Seigneur !

 

Qu’exulte de joie dans le ciel la multitude des anges ! Chantez, serviteurs de Dieu, et que retentisse la trompette triomphale pour la victoire du grand Roi ! Réjouis-toi, ô notre terre, resplendissante d’une lumière éclatante, car il t’a prise en sa clarté et son règne a dissipé ta nuit ! Réjouis-toi, Eglise notre mère, toute remplie de sa splendeur, et que résonne l’acclamation du peuple des fils de Dieu !…

Vraiment il est juste et bon de proclamer à pleine voix ta louange, Dieu invisible, Père tout puissant, et de chanter ton Fils bien-aimé, Jésus Christ notre Seigneur. C’est lui qui a payé pour nous la dette encourue par Adam notre père, et qui a détruit en son sang la condamnation de l’ancien péché. Car voici la fête de la Pâque où l’Agneau véritable est immolé pour nous. Voici la nuit où tu as tiré de l’Egypte nos pères, les enfants d’Israël, et leur as fait passer la mer Rouge à pied sec ; nuit où le feu de la nuée lumineuse a repoussé les ténèbres du péché…

Ô nuit qui nous rend à la grâce et nous ouvre la communion des saints ; nuit où le Christ, brisant les liens de la mort, s’est relevé victorieux des enfers. Heureuse faute d’Adam qui nous a valu un tel Rédempteur!

Ô nuit qui seule a pu connaître le temps et l’heure où le Christ est sorti vivant du séjour des morts ;

Ô nuit dont il est écrit : « La nuit comme le jour illumine, la ténèbre autour de moi devient lumière pour ma joie » (Ps 138,12)…

Ô nuit bienheureuse, où se rejoignent le ciel et la terre, où s’unissent l’homme et Dieu.

Dans la grâce de cette nuit, accueille, Père très Saint, le sacrifice du soir de cette flamme que l’Eglise t’offre par nos mains ; permets que ce cierge pascal, consacré à ton nom, brûle sans déclin en cette nuit et qu’il joigne sa clarté à celle des étoiles. Qu’il brûle encore quand ce lèvera l’astre du matin, celui qui ne connaît pas de couchant, le Christ ressuscité revenu des enfers, qui répand sur les hommes sa lumière et sa paix. Garde ton peuple, nous t’en prions, ô notre Père, dans la joie de ces fêtes pascales. Par Jésus Christ, ton Fils notre Seigneur, qui par la puissance de l’Esprit s’est relevé d’entre les morts et qui règne près de toi pour les siècles des siècles. Amen !

                                                                    Liturgie catholique romaine 

                                                                                 Dimanche 2 avril 2017

 

  Jésus et Lazare

 

        Pourquoi as-tu tardé Seigneur à venir chez Lazare ? On t’avait pourtant dit qu’il était malade. On t’avait pourtant dit qu’il était en danger. Pourquoi ce long délai ? Toi qui pouvais le guérir et redonner la paix à ses deux sœurs inquiètes, impuissantes, alarmées devant sa maladie.

 

         Elles t’avaient prié de venir à leur aide. Tu étais leur ami et tu le savais bien. En toi elles avaient mis leur entière confiance. Pourquoi as-tu donc pris tout ce temps à répondre ? Tu savais bien, pourtant comme elles paraissent longues les minutes d’attente quand un frère est mourant.

 

         Tu es venu, Seigneur et tu nous as prouvé combien ton amitié pouvait être profonde. Tu as même pleuré devant le noir tombeau. Tu as aussi frémi devant ce grand ami, devant ce corps inerte. Pourtant si tu le veux tu peux nous redonner ce frère bien-aimé.

 

         Quelle consolation quand tu me garantis que toujours tu es Vie et que ne mourra pas celui qui croit en toi. Merci d’avoir tardé à répondre à l’appel de Marthe et de Marie car c’est bien ce jour-là que tu as dit ces mots qui resteront gravés au cœur de tes amis.

 

                                                                       Père Marc Martial

 

                                                     Dimanche 26 mars 2017

 

 

  « Ouvre mes yeux Seigneur,

   aux merveilles de Ton Amour.

  Je suis l’aveugle sur le chemin,

  guéris moi :

                Je veux Te VOIR. »

 

                          Le Christ EST la lumière du monde. C’est bien « la lumière » qui m’attire et m’accueille en ce lieu….  La lumière veut pénétrer toute mon existence pour chasser les ténèbres des moindres recoins de mon âme et de mon corps… Pourtant une partie de mon âme reste aveugle alors que l’autre accepte la lumière, faisant malheureusement coexister trop volontiers ou trop passivement ces deux aspects dans ma vie.

Je me présente dans cet oratoire comme l’aveugle de l’évangile de Saint Jean 9,1-41. Comme toujours c’est Jésus qui me voit le premier. Il refait pour moi, sur mes yeux enténébrés, ce geste créateur avec ce mélange de terre et de salive….  Lui, Le Verbe, La Parole, semblable aussi au souffle créateur des origines, m’envoie me laver à la fontaine d’Eau Vive (celle-là même qui comble la samaritaine !) qui me « guérit de la cécité du cœur » (St Ephrem). Cette guérison instantanée met en route pas à pas l’aveugle sur le chemin de la foi et le prépare à accueillir la grâce qui s’offre : voir Jésus la Lumière du monde. Voir Dieu, suprême béatitude qui demande d’exprimer sa foi par un geste d’adoration : « il se prosterna devant Lui. »

Qui es tu Seigneur pour que je crois en Toi ?  Tu es venu toucher l’aveugle au creux de sa souffrance et tu as répondu à son interrogation. Tu connais mieux que moi ce qui me rend aveugle. Envoie ta lumière pour que je puisse reconnaître mon mal et te l’offrir dans le sacrement de réconciliation.

Jésus, éclaire-moi, viens me guérir, viens me re-créer dans ton sacrement de miséricorde.

 

En ce dimanche de « laetare », de la joie de savoir que l’aube sera bientôt visible, il est temps de me laisser regarder par notre Seigneur… de me laisser toucher… de continuer mon chemin à sa suite… de me prosterner en adoration devant mon Dieu et de chanter avec Marie : « Le Seigneur fait pour moi des merveilles ».

                                                                                           Sophie

                                                                  Dimanche 12 mars 2017

 

LES DOUZE PROMESSES

 

 

Notre Seigneur a fait les douze promesses suivantes à sainte Marguerite Marie afin d'encourager la vraie dévotion au Sacré Cœur de Jésus qui est également la dévotion au Saint-Sacrement. Ces promesses sont octroyées sur ceux qui adorent régulièrement Jésus dans le Saint-Sacrement.

 

 

1. Je leur donnerai toutes les grâces nécessaires dans leur état.
2. Je mettrai la paix dans leur famille.
3. Je les consolerai dans toutes leurs peines.
4. Je serai leur refuge assuré pendant la vie et surtout à la mort.
5. Je répandrai d'abondantes bénédictions sur toutes leurs entreprises.
6. Les pécheurs trouveront dans mon Cœur la source et l'océan infini de la miséricorde.
7. Les âmes tièdes deviendront ferventes.
8. Les âmes ferventes s'élèveront à une grande perfection.
9. Je bénirai même les maisons où l'image de mon Cœur sera exposée et honorée.
10. Je donnerai aux prêtres le talent de toucher les cœurs les plus endurcis.
11. Les personnes qui propageront cette dévotion auront leur nom écrit dans mon Cœur, et il n'en sera jamais effacé.
12. Je te promets, dans l'excès de la miséricorde de mon Cœur, que mon amour tout puissant accordera à tous ceux qui communieront les premiers vendredis, neuf fois de suite, la grâce de la pénitence finale, qu'ils ne mourront point dans ma disgrâce, ni sans recevoir les sacrements, et que mon Cœur se rendra leur asile assuré à cette heure dernière.

 

                                                                                     Marie-Cécile

                                                      Dimanche 5 mars 2017

 

 

« Aujourd'hui plus que jamais, il faut adorer ! »

 

 

(Cardinal Bergolio, aujourd'hui Pape François, août 2002)

 

« Aujourd'hui plus que jamais, il faut adorer en esprit et en vérité (Jn 4,24).

Il s'agit d'une tâche indispensable pour le catéchiste qui veut s'enraciner

en Dieu et ne veut pas défaillir au milieu de tant de bouleversements.

Aujourd'hui plus que jamais, il faut enseigner aux catéchisés à adorer

pour que notre catéchèse soit vraiment une initiation et non pas seulement un

enseignement.

Aujourd'hui plus que jamais, il faut adorer pour ne pas nous laisser

dépasser par les événements avec des mots qui occultent parfois le Mystère,

mais pour nous offrir le silence plein d'admiration qui se tait devant la Parole

devenant présence et proximité.

Parce qu'adorer, c'est se prosterner, c'est reconnaître humblement

l'infinie grandeur de Dieu. Seule la véritable humilité peut reconnaître la

véritable grandeur, et reconnaître aussi le petit qui prétend se présenter comme

grand. Peut-être qu'une des plus grandes perversions de notre époque est qu'elle

propose d'adorer l'humain en laissant de côté le divin. « Le Seigneur seul tu

adoreras » est le grand défi face de nombreuses propositions vides et creuses.

Ne pas adorer les idoles contemporaines - avec leur chant de sirène -

est le grand défi de notre présent, ne pas adorer ce qui n'est pas adorable est le

grand signe des temps aujourd'hui. Les idoles qui causent la mort ne méritent

aucune adoration ; seul le Dieu de la vie mérite adoration et gloire.

Nous sommes aimés ! Nous sommes chéris ! Dieu est amour. Cette

certitude est celle qui nous conduit à adorer, avec tout notre cœur,

Celui qui nous a aimés le premier (1 Jn 4, 10).

Adorer, c'est découvrir sa tendresse, c'est trouver consolation et repos

en sa présence, c'est pouvoir expérimenter ce que dit le Psaume 22 : « Si je

traverse les ravins de la mort, je ne crains aucun mal, car tu es avec moi [...]

Grâce et bonheur m'accompagnent tous les jours de ma vie ». »

 

P. François RINEAU

                                                                         Dimanche 12 février 2017

Venez tous adorer le Seigneur !

 

« Nous aimons être avec le Seigneur ! Là, nous pouvons parler avec lui de tout. Nous pouvons lui soumettre nos questions, nos préoccupations, nos angoisses. Nos joies. Notre gratitude, nos déceptions, nos requêtes et nos espérances. 

Dans l'Hostie sacrée, Jésus est présent... ce n'est que dans l'adoration de cette présence que nous apprenons à le recevoir de façon juste, nous apprenons à dialoguer, nous            apprenons de l'intérieur la célébration de l'Eucharistie.

                                       A vous tous, je voudrais dire avec insistance :

Ouvrez tout grand votre cœur à Dieu, laissez-vous surprendre par le Christ ! Accordez-lui « le droit de vous parler » ! Ouvrez les portes de votre liberté à son amour miséricordieux ! Exposez vos joies et vos peines au Christ, le laissant illuminer de sa lumière votre intelligence, et toucher de sa grâce votre cœur »

                                                                                                                                           Benoît XVI

                                                                                 Dimanche 5 février 2017

 

 

"Qu’est-ce que la liturgie?",

demandait un jour Charlemagne à son savant ministre et chapelain, Alcuin. "La liturgie, répondit le moine, c’est la joie de Dieu!" La liturgie, c’est la joie de Dieu, parce qu’elle est le culte que lui rend son Fils unique, prêtre éternel; parce qu’elle est le culte public, l’expression de l’hommage, de l’adoration, de la louange, de l’action de grâce, que la Sainte Eglise rend, elle aussi, à la majesté divine, en mettant en œuvre le Sacerdoce royal de son époux, le Christ, notre Seigneur.

La liturgie, c’est la joie de Dieu, parce que, tout au long de ce cycle annuel où elle se déroule, c’est tout le mystère du Verbe incarné, rédempteur de tous les hommes — ce mystère qui seul, finalement, intéresse Dieu —, qui se déploie, qui est commémoré et, en quelque sorte, rendu de nouveau présent, réactualisé : la venue du Christ sur la terre, sa naissance, sa manifestation au monde, sa prédication du royaume des cieux, sa douloureuse passion, sa mort sur la croix, sa glorieuse résurrection, son admirable ascension, le don fait à son Eglise de l’Esprit Saint consolateur. La liturgie, c’est la joie de Dieu, parce que, chaque jour, par le ministère des prêtres, se renouvelle à l’autel le sacrifice unique de l’agneau qui ôte les péchés du monde et qui rend à son Père, au nom de la création entière, "tout honneur et toute gloire". La messe est le cœur de la liturgie, et les autres parties du service divin, de l’office divin, en sont comme le rayonnement. En ce point central surtout, Dieu trouve sa joie, puisque c’est là — dans le Saint Sacrifice — que se rétablissent les relations de l’homme avec Dieu, rompues par le péché, que s’équilibre le rapport de toute la création avec son Créateur. La liturgie, c’est la joie de Dieu, parce que c’est son œuvre; Il en est l’objet, Il en est le but; la liturgie magnifie Dieu; Il est l’agent principal de cette œuvre qui réalise des choses divines, mais qu’Il a voulu pourtant voir s’achever par des mains et sur des lèvres humaines.

Joie de Dieu, la liturgie est aussi, affirme Dom Guéranger, la "joie des peuples", c’est-à-dire la joie des hommes devenus fils de Dieu, notre joie! "Etant la grâce sanctifiante qui s’épanouit en chant et s’exprime en foi, espérance et charité, la liturgie est l’acte propre de celui qui a la grâce, qui est habilité par le caractère baptismal à traiter avec Dieu"; elle est le bien propre des enfants de Dieu. La liturgie est la joie des hommes; les hommes sont faits pour Dieu, pour aller à Dieu; ils ont besoin de rédemption, ils ont besoin de sainteté, pour retrouver ou maintenir le contact avec le Dieu Saint. Or c’est la liturgie qui leur procure tout cela. "En elle, l’Esprit Saint a eu l’art de concentrer, d’éterniser, de diffuser par tout le Corps du Christ, la plénitude inaltérable de l’œuvre rédemptrice, toutes les richesses surnaturelles du passé de l’Eglise, du présent, de l’éternité."

La liturgie est la joie des hommes, parce qu’elle est pour eux le moyen privilégié de l’approche divine, "une voie majeure, quasi sacramentelle"; la source de leur progrès spirituel : jour après jour, dimanche après dimanche, "la frappe du balancier liturgique imprime dans l’âme baptisée une plus grande ressemblance avec le Seigneur."

                                                                                                     Un moine bénédictin

 

                                                                            Dimanche 29 janvier 2017

En ce jubilé de Saint Vincent de Paul,

                       suivons-le sur le chemin de l’oraison.

 

Saint Vincent de Paul voit dans l’oraison un rempart contre les suggestions du monde et de l’enfer, en même temps qu’un arsenal où l’âme trouve armes et munitions pour se défendre et même « pour assaillir et mettre en déroute les ennemis de Dieu et du salut des âmes ».

IL décrit les effets réparateurs de l’oraison : « Les philosophes disent qu’entre les secrets de la nature il y a une fontaine qu’ils appellent de jouvence, où les vieillards qui boivent de l’eau rajeunissent. Quoi qu’il en soit de celle-là, nous savons qu’il en est d’autres dont les eaux sont souveraines pour la santé. Mais l’oraison rajeunit l’âme bien plus que la fontaine de jouvence, au dire des philosophes, ne rajeunit les corps. »

« C’est là que votre âme, ralentie par les mauvaises habitudes, devient plus vigoureuse ; c’est là qu’elle recouvre la vue quand elle était tombée dans l’aveuglement ; ses oreilles, auparavant étoupées à la voix de Dieu, sont ouvertes aux bonnes inspirations, et son cœur reçoit une nouvelle force et se sent animé d’un courage qu’il n’avait point jusqu’ici senti. »

Vincent veut-il inciter ses auditrices à vivre toujours sous l’influence de l’oraison, à s’y mouvoir en quelque sorte comme les oiseaux se meuvent dans l’atmosphère, il la compare à l’air qu’il faut constamment aspirer pour vivre. Cette pratique est rapprochée, pour le même motif, de l’eau où nagent les poissons et dont ils ne peuvent sortir sans péril de mort. Se priver de cet acte religieux, c’est se condamner à l’asphyxie morale.

Le saint assimile cet exercice au pain servi, chaque jour, sur la table des riches et des pauvres, et il conclue de cette comparaison au besoin de prendre fréquemment cet aliment spirituel toujours à la disposition, lui aussi, des grandes et des petites âmes. « Une personne qui se contenterait de ne prendre ses repas que, trois ou quatre jours, défaillirait et serait en grand danger de mourir, ou, si elle vivait, serait en langueur, incapable d’une fonction utile et deviendrait enfin une carcasse sans force ni vigueur. »

« Ainsi, a-t-on dit, l’âme qui ne se nourrit point de l’oraison, ou qui ne le fait que rarement, deviendra tiède, languissante, sans courage, ni vertu, ennuyeuse aux autres et insupportable à elle-même. »

Saint Vincent de Paul veut présenter l’oraison comme le moyen de rester spirituellement toujours jeune, frais et dispos, il la compare à une eau rafraîchissante et fertilisante.

                                                                                                                   Caroline

      Dimanche 1er janvier 2017

 

         

   Au seuil de ce nouvel an…    

 

 

Au seuil de ce nouvel an, 
je consacre à nouveau solennellement 
tout mon être : corps, âme et esprit,
à Dieu le Père, Fils et Saint-Esprit, 
mon Créateur et Sanctificateur,
m'engageant et promettant, 
non pas avec ma propre force,
car je suis extrêmement faible,
mais par la force de la grâce de Jésus-Christ,
que je ferai tout mon possible cette année
pour accomplir la volonté de Dieu.
Je sais que c'est la volonté de Dieu, 
particulièrement ma sanctification.

Seigneur, permets qu'en cette année, 

je sois plus saint, 
et que j'avance plus que jamais 
dans de saintes conversations.
Je désire sincèrement être rempli 
de tes saintes pensées,
vivre de saintes affections,
résolu par des intentions et des objectifs saints,
et gouverné dans toutes mes paroles et mes actions
par de saints principes.

O qu'un merveilleux fil de sainteté 
traverse la toile de cette année.

Matthieu Henry (1er janvier 1705)             

                                                                            Marie-Cécile

Dimanche 18 décembre 2016

 

 

« Es-tu celui qui doit venir,

ou devons-nous en attendre un autre ? »

Question posée à Jésus dès le début.

 

Seigneur, ce n’est pas d’abord avec des mots que tu as répondu à cette question, pas avec des raisonnements. Ta présence, tes actes, ont été la réponse apportée, obligeant chacun à découvrir que la promesse faite et transmise par les prophètes se réalisait.

Combien aujourd’hui attendent la venue d’un messie, d’un homme providentiel, d’un monde purifié de tout ce qui entrave la vie, la paix ? Combien se demandent pourquoi nous, chrétiens catholiques, prions devant un morceau de pain ? Merci Seigneur d’ouvrir leurs cœurs, les yeux de leurs prémices de foi, afin qu’ils te rencontrent dans ce pain consacré. Merci Seigneur, de leur permettre de découvrir ta présence dans cette extrême faiblesse : du pain livré à nos mains, nos dents, notre organisme. Merci Seigneur, de leur permettre de voir dans ce pain le prolongement de ta venue dans la crèche : un bébé emmailloté et couché dans une mangeoire.  Merci, Seigneur, de me permettre d’être là, devant toi, avec toutes les questions, les attentes, les espérances de l’humanité.  Je les dépose auprès de toi qui seul peut apporter une réponse à tous : ta présence puissante et discrète, délicate et rédemptrice. Je te confie tous ceux dont la joie grandit grâce à la fête de Noël : que cette joie ouvre leurs cœurs à la découverte de ton Amour !

 

                                                                               P. Frédéric Pelletier

Dimanche 11 décembre 2016

 

 

  Aller à Jésus par Marie

En cette période d’Avent, nous cheminons avec Marie ; elle est celle qui s’est préparée avec un cœur pur à ce qui c’est passé le jour de Noël, elle a reçu toute les grâces qui lui étaient destinées.

Demandons à un saint qui a beaucoup aimé Marie de nous aider à aller à Jésus par Marie.

Dans le ‘Traité de la vraie dévotion à la sainte Vierge ‘il nous dit :

 

« 120. Toute notre perfection consistant à être conformes, unis

et consacrés à Jésus-Christ, la plus parfaite de toutes les

dévotions est sans difficulté celle qui nous conforme, unit et

consacre le plus parfaitement à Jésus-Christ. Or, Marie étant

la plus conforme à Jésus-Christ de toutes les créatures, il

s'ensuit que, de toutes les dévotions, celle qui consacre et

conforme le plus une âme à Notre-Seigneur, est la dévotion à

la Très Sainte Vierge, sa sainte Mère, et que plus une âme

sera consacrée à Marie, plus elle le sera à Jésus-Christ.

C'est pourquoi la parfaite consécration à Jésus-Christ

n'est autre chose qu'une parfaite et entière consécration de

soi-même à la Très Sainte Vierge, qui est la dévotion que

j'enseigne; ou autrement une parfaite rénovation des vœux et

promesses du saint baptême. »

Marie est la patronne de notre paroisse, elle veille sur chacun de ses enfants.

Prions pour tous ceux entreront dans notre église qui iront se recueillir devant la crèche.

Que Marie les éveille à l’accueil de la grâce. Qu’ils se sentent rejoint dans leurs aspirations les plus profonde. Que saint Joseph les aide à faire confiance : Dieu nous donne chaque jour notre pain quotidien.                                                                              

 

                                                                                                                                   Père Vincent Poitau

Dimanche 16 octobre 2016

 

Communion et adoration eucharistiques

selon sainte Thérèse d'Avila, docteur de l’Église.        

 

 « Demeurez de bon cœur avec lui, mes filles, et ne perdez pas cette heure qui suit la sainte communion ; c’est le temps excellent pour négocier vos intérêts spirituels. S’il arrive que l’obéissance vous appelle ailleurs, laissez votre âme avec le divin Maître. Mais si vous portez aussitôt votre pensée sur un autre objet, si vous ne faites aucun cas de lui, si vous oubliez qu’il est en vous, comment pourrait-il se faire connaître à votre âme ? Je le répète, c’est un temps souverainement précieux que cette heure qui suit la communion : le divin Maître se plaît alors à nous instruire ; prêtons l’oreille, et en reconnaissance de ce qu’il daigne nous faire entendre ses leçons, baisons-lui les pieds, et conjurons-le de ne pas s’éloigner de nous.

                Si vous jetez, en ce moment, la vue sur une image de Jésus-Christ, qui excite en vous ces sentiments, ne faites pas la sottise de le quitter pour regarder son image. C’est comme si quelqu’un possédant le portrait d’une personne qui lui est chère, et recevant sa visite, la laissait là, sans lui dire un mot, pour aller s’entretenir avec son portrait. Mais savez-vous en quel temps il est utile de recourir à un tableau de Notre-Seigneur (je le fais moi-même avec un plaisir infini), c’est lorsque ce divin Maître s’éloigne de nous, et nous le fait sentir par beaucoup de sécheresses. Quelle consolation alors d’avoir devant les yeux l’image de Celui que nous avons tant de motifs d’aimer ; je voudrais que notre vue ne pût se porter nulle part sans la rencontrer. Et quel objet plus saint, plus fait pour charmer les regards, que l’image de Celui qui a tant d’amour pour nous, qui est le principe de tous les biens ? Oh ! malheureux sont ces hérétiques qui, par leur faute, ont perdu cette consolation et tant d’autres !

                Puisque Jésus-Christ lui-même est au dedans de vous, dès que vous avez reçu la sainte Eucharistie, fermez les yeux du corps pour ouvrir ceux de l’âme, et regardez-vous au cœur. Je vous l’ai déjà dit, je vous le répète encore, je ne me lasserai point de vous le dire : si vous prenez cette habitude, chaque fois que vous communiez, si vous faites en sorte de vous conserver assez pures, pour qu’il vous soit permis de communier souvent, il ne se cachera pas tellement, qu’il ne se révèle à votre âme d’une manière ou d’une autre et en proportion du désir que vous aurez de le voir ; et vous pouvez même le souhaiter avec une telle ardeur, qu’il se découvre entièrement à vous.

 P. François RINEAU

 

Dimanche 2 octobre 2016

 

 

Les anges sont un peu des frères aînés.

 

Ils constituent ce monde invisible, ce trône sur lequel Dieu exerce sa puissance. 

Un célèbre peintre (Masolino) l’a reproduite et que vous pouvez admirer sur cette image.

 

Marie est porté au ciel, nous pouvons voir les 9 hiérarchies d’anges, trois par trois.

 

La première est plus près de Dieu

 

(En petit tout autour de Marie, formant une mandorle) les Séraphins, destinés à la louange perpétuelle de Dieu et les Chérubins avec trois paires d’ailes. 

Les Trônes (en bleu, tout en haut), ce sont les représentants des communautés humaines. 

 

 

La seconde est dédiée à l’Église

 

Les Dominations ils portent une fiole de parfum symbolisant la prière. 

Ils ont pour but d’étendre le règne de Dieu. 

Les Vertus ils sont envoyés à ceux qui veulent devenir meilleurs ; 

Les Puissances ils sont affectés au service des prêtres dans l’accomplissement de leur sacerdoce.

   

La troisième est plus proche de nous

 

Les Principautés sont dédiés à chaque paroisse, ils sont agenouillées devant le très saint sacrement et prient jour et nuit. 

Les Archanges  ils exécutent les ordres de Dieu et prennent forme visible quand ils interviennent parmi les hommes. 

Les Anges gardiens ils veillent sans cesse sur l’homme, qui est confié à chacun d’eux. 

Ils sont associés au dessein de Dieu, ils intercèdent pour notre salut. Prions-les sans mesure !

 

P. Vincent POITAU 

 

Dimanche 4 septembre 2016

 

Acte d'Amour du saint Curé d'Ars

 

        Je vous aime, ô mon Dieu, et mon seul désir est de vous aimer jusqu’au dernier soupir de ma vie.

         Je vous aime, ô Dieu infiniment aimable, et j’aime mieux mourir en vous aimant que de vivre un seul instant sans vous aimer.

         Je vous aime, ô mon Dieu, et je ne désire le ciel que pour avoir le bonheur de vous aimer parfaitement.

         Je vous aime, ô mon Dieu, et je n’appréhende l’enfer que parce qu’on y aura jamais la douce consolation de vous aimer.

         Ô mon Dieu, si ma langue ne peut dire à tout moment que je vous aime, du moins je veux que mon cœur vous le répète autant de fois que je respire.

         Ah ! Faites-moi la grâce de souffrir en vous aimant, de vous aimer en souffrant, et d’expirer un jour en vous aimant et en sentant que je vous aime.

         Et plus j’approche de ma fin, plus je vous conjure d’accroître mon amour et de le perfectionner.

                             Ainsi soit-il.

                                                                                                              P. Marc Martial

Dimanche 31 juillet 2016

 

Adorer avec St Jean-Marie Vianney

 

 

-Mais, M. le curé, que faisiez-vous donc quand vous teniez la sainte hostie ? Vous aviez l’air très ému.

 

- En effet ; il m’est venu une drôle d’idée. Je disais à Notre Seigneur : si je savais que je dusse avoir le malheur de ne pas vous voir pendant l’éternité, puisque je vous tiens maintenant, je ne vous lâcherai plus !

 

Ces propos, rappelés par le frère Athanase pour le procès de canonisation, sont impressionnants de foi et d’humilité. Humilité de celui qui sait que sa vie est entre les mains de Dieu, et qu’il ne peut que recevoir de Dieu son salut éternel. Foi de celui qui sait ce qu’il tient dans ses mains : le Corps du Christ.

 

Cette demande du St Curé d’Ars, nous pouvons la faire nôtre. Nous ne tenons pas Jésus dans nos mains en ce moment, nous le contemplons. Il est là ! Nos yeux fixés sur cette hostie, redisons avec St Jean-Marie Vianney notre désir de le contempler pour l’éternité, et de profiter au maximum de ce moment de la semaine pour le regarder, l’adorer, comme si c’était peut-être la dernière fois. Quelques heures avant sa mort il a pu communier et se mit à pleurer : « comme c’est triste de communier pour la dernière fois ».

 

Seigneur, je veux profiter de chacune des secondes que tu m’accordes ici, devant Toi, pour être avec Toi. Donne-moi cette grâce d’être présent et de me réjouir de Ta présence.     

                                                                                                                                    P. Frédéric Pelletier

Dimanche 26 juin 2016

 

Mon heure près de Jésus

 

Jésus, ... mon Jésus, infiniment bon et tout-puissant, que je suis heureux (heureuse) de pouvoir passer une (demi) heure près de Toi, pour T'écouter, Te parler, à Toi, mon Ami Divin.

 

      Jadis, les foules marchaient parfois des heures et des heures sans nourriture, seulement pour être près de Toi, pour Te demander des consolations et bienfaits, pour écouter Ta parole, alors que moi, Jésus, je puis Te trouver ici avec tant de facilité... Donne-moi la grâce d'aimer à Te tenir compagnie au Saint-Sacrement pour venir T'y adorer et T'y aimer.

 

      Seigneur Jésus, Tu es ici près de moi, dans le Très Saint Sacrement. Je crois que Tu me vois... que Tu connais mes pensées les plus intimes. Tu connais ma bonne volonté et mes faiblesses. Elles n'ont aucun secret pour Toi. Je crois que Tu m'écoutes avec tendresse lorsque je Te parle cœur à cœur.

 

      Je crois que Ton regard plein d'amour repose sur moi... que Ton Sacré Cœur, qui fut transpercé pour moi sur la croix, brûle d'amour pour moi, ici, en ce moment.

 

      Et je sais aussi que les plus misérables manifestations de mon faible amour seront les bienvenues auprès de Toi.

 

      Jésus, Tu es mon bon Maître. Tu m'aimes, je T'aime...

 P. Marc MARTIAL

  

 

      

Adoration du Saint-Sacrement :

 

10 conseils pratiques

 

« Le Père cherche des adorateurs en esprit et en vérité. » (Jean 4, 23-24)

 

Dimanche 31 mai 2015

 

 

1 – Tu es entré dans cet oratoire où tu rencontres Jésus dans la Présence Eucharistique. Entre maintenant dans ton cœur, dans la partie la plus intime de ton être.

2 – C’est le silence autour de toi. Fais silence en toi. Fais taire toutes les voix qui sont en toi, ne cours pas après les pensées inutiles. Tes problèmes, tes préoccupations, tes angoisses, ne les garde pas pour toi, mais offre-les à Jésus. Pendant ce temps d’adoration, occupe-toi de Lui et Lui prendra soin de toi, bien mieux que tu ne pourrais le faire toi-même. Demande une grâce d’abandon et de confiance.

 

3 – Pose ton regard sur Jésus Eucharistie. Commence à faire parler ton cœur, c’est-à-dire commence à aimer celui qui nous a aimés en premier.

 

4 – Evite de prononcer des prières seulement avec les lèvres sans t’arrêter sur les paroles que tu dis. Evite de lire les pages de l’Ecriture les unes après les autres durant tout le temps de prière. Entre dans la prière du cœur. Choisis un verset de psaume, une phrase évangélique, une petite prière simple et répète-la avec le cœur, doucement et continuellement jusqu’à ce qu’elle devienne ta prière, ton cri, ta supplication. Tu peux choisir la prière qui s’adapte le mieux à ta situation actuelle. Par exemple :

 

- Cœur de Jésus, j’ai confiance en Toi.

- Mon Père, je m’abandonne à Toi.

- Jésus, Fils du Dieu vivant, prends pitié

   de moi pécheur.

- Jésus, je t’aime.

- Jésus, doux et humble de cœur, rends mon

   cœur semblable au tien.

- Jésus, Jésus…

 

5 – Ne passe pas tout ce temps à te lamenter ou à demander seulement. Entre dans l’action de grâce, dans la reconnaissance. Au lieu de considérer ce qui te manque, rends grâce pour ce que tu es, pour ce que tu as. Rends grâce pour ce qui te sera donné demain.

 

6 - Tu peux être pris par la fatigue ou la distraction. Courage, à peine t’en rends-tu compte, recommence la prière du cœur, doucement. Demande l’aide de l’Esprit Saint pour qu’il te secoure dans ta faiblesse et qu’il devienne toujours plus ton maître intérieur.

 

7 - Jésus est au centre de l’Eglise. Il veut être au centre de ton existence. En le regardant, apprends peu à peu à passer du « je » au « tu », de la volonté de réaliser tes projets au désir et à l’accueil de sa volonté sur toi.

 

8 – Il est exposé solennellement. Accueille la lumière qui émane de sa Présence. Comme le soleil réchauffe et fait fondre la neige, de même, si tu t’exposes à Lui, il pourra continuer à illuminer les ténèbres qui enveloppent ton cœur, jusqu’à les dissiper complètement.

 

9 – Il se cache sous les apparences simples et pauvres du pain. Il vient à toi, pauvre, pour que tu puisses apprendre à accueillir dans la vérité tes pauvretés et celles de tes frères.

 

10 – Tu es dans le silence, reste dans le silence. Marie, étoile du matin et porte du ciel, est auprès de toi sur ton chemin. Elle t’indique la route et t’introduit dans la chambre du Roi. C’est elle qui te fera comprendre dans le silence, qu’en regardant Jésus, tu découvriras la présence de la Trinité en toi. Et tu pourras expérimenter dans ta vie la parole du psaume 34 : « Qui regarde vers lui resplendira, sans ombre ni trouble au visage ».

 

Extrait du site de la paroisse de Saint Symphorien (78)                                                 P. Vincent+ 

 

 

Comment Jésus est-il présent dans le Saint Sacrement ?

 

 

Publié le 22 mars 2015

 

Nous passons du temps devant Jésus, et parfois notre raisonnement peut nous entrainer à plusieurs questions devant ce grand mystère. Il est bon de réentendre comment cette foi dans la présence réelle a été élaborée, précisée, au cours des siècles. Pour pouvoir mieux répondre à la question théologique, l’Eglise a creusé le point de vue philosophique pour trouver un terme qui prend en compte plusieurs éléments dans un même objet. Notamment elle a choisi le mot substance pour désigner ce qui compose le substrat invariable d’une chose en opposition avec les « accidents » qui nous renseignent sur la couleur, la forme, la dureté, l’aspect… qui peuvent comporter des modifications dans le temps ou par la chaleur.

 

« Par le terme de “substance“, l’Eglise a justement écarté la naïveté qui s’en tient à ce qui est palpable et mesurable. Au XIIe siècle, le mystère de l’Eucharistie allait être déchiré entre deux partis qui, chacun à sa manière, manquait l’essentiel. Les uns était remplis par la pensée que Jésus était réellement là, mais “la réalité“, c’était pour eux seulement le corps physique. Par conséquent, ils en ont conclu que, dans l’Eucharistie, nous mâchons la chair du Seigneur ; ainsi ils se sont gravement mépris. Car Jésus est ressuscité. Nous ne mâchons pas de la chair comme des anthropophages le feraient. C’est pourquoi d’autres se sont levés, à juste titre, pour s’opposer à eux, pour résister à un “réalisme“ aussi primitif. Mais eux aussi ont commis la même erreur fondamental pour prendre pour la réalité seulement ce qui est matériel ; palpable et visible. Ils disaient : puisque le Christ ne saurait être présent dans la corporéité que l’on peut mâcher, l’Eucharistie ne serait qu’un symbole du Christ, le pain ne saurait que signifier, mais non être réellement le corps du Christ. L’affirmation fondamental de la foi c’est que le Christ est vraiment présent, mais d’une présence accessible à la foi non aux sens. Il s’agit d’une présence intégrale du Christ, homme et Dieu, en son être même : il est vraiment donné, et non seulement figuré. » (Découvrir l’Eucharistie, Salvator)

 

 Le concile de Trente formule ceci : 

« En effet les apôtres qui n’avaient pas encore reçu l’eucharistie de la main du Seigneur qu’il affirmait pourtant que c’était son corps qu’il présentait ; et ce fut toujours la foi dans l’Eglise de Dieu que, immédiatement après la consécration, le véritable Corps et le véritable Sang de notre Seigneur se trouvaient sous les espèces du pain et du vin en même temps que son âme et sa divinité. »

 

En d’autres mots nous sommes en face du Christ, de son âme, de sa divinité et de son corps.

Nous pouvons vraiment méditer ce mystère et sa présence en nous : qu’il nous comble de bénédictions.  

 

                                                                                                              P. Vincent Poitau

 

 

 

Quelques pistes pour mieux profiter

 

     de nos temps d’adoration !

 

 

                                                   Publié le 27 juillet 2014

 

 

 L’adoration eucharistique est une prière, un dialogue intime avec Jésus réellement présent sous les apparences du pain consacrée. C’est un face à face avec le Christ. « Je l’avise et il m’avise » répondit un paroissien du saint Curé d’Ars qui l’interrogeait sur ses longs temps d’adoration.

  

 Il n’y a pas de technique miracle pour bien adorer. Quelques pistes peuvent nous aider à mieux vivre nos temps d’adoration eucharistique :

 

    — "Ceci est mon Corps" : Jésus tout puissant a voulu se faire tout petit dans l’hostie pour nous. Prenons conscience de sa Présence et émerveillons-nous en. Remercions le pour son immense don et sa grande humilité. Renouvelons notre foi dans l’Eucharistie. « Il est bon de s’entretenir avec Lui et, penchés sur sa poitrine comme disciple bien-aimé, d’être touchés par l’amour infini de son cœur. [...] Comment ne pas ressentir le besoin renouvelé de demeurer longuement, en conversation spirituelles, en adoration silencieuse, en attitude d’amour, devant le Christ présent dans le Saint-Sacrement ? Bien des fois, chers Frères et Sœurs, j’ai fait cette expérience et j’en ai reçu force, consolation et soutien ! » (Jean-Paul II).

 

     —  L’exposition du Saint-Sacrement va dans les deux sens : le Christ s’expose à notre regard et à notre prière d’une part mais il s’invite aussi à m’exposer moi-même à son regard. Il me regarde : je peux lui exposer mes pauvretés intérieures, mes infirmités spirituelles et physiques, mes soucis...

 

     —  Profitons de la Présence du Christ pour lui demander d’intercéder pour nous. A la manière de Marie, faisons lui connaître les besoins de nos frères et mettons-les face à son Amour pour eux. Prions pour nos proches, les personnes en difficultés, les blessés de la vie, le monde... « L’Église et le monde ont un grand besoin du culte eucharistique. Jésus nous attend dans ce sacrement de l’amour. Ne refusons pas le temps pour aller Le rencontrer dans l’adoration, dans la contemplation pleine de foi et ouverte à réparer les fautes graves et les délits du monde. Que ne cesse jamais notre adoration. » Jean-Paul II.

  

Feuille paroissiale

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