Dimanche 18 octobre 2020

 

« Il advint, en ces jours-là, que Jésus s’en va dans la montagne pour prier. Il passe toute la nuit à prier » (Lc. 6,12). Un autre passage de l’Ecriture précise « à l’écart » (Mt. 4,23).

 En Bresse, pas de montagne ! Rien à gravir !

Mais un lieu existe pour me retirer « à l’écart ».

Modeste et peu visible, sous l’égide de la « Miséricorde ».

Jésus, Tu m’y attends. Avec patience.

     En cette humble hostie, Tu m’attends.

     Si petit, Jésus, Toi l’infiniment Grand. Ici, livré.

     Si vulnérable, Toi le « Tout-Puissant ».

     Tu appelles. Tu m’appelles. « Passant », Jésus t’appelle.

     Ta voix ? Le « murmure d’une brise légère » (1 R.19,12)

 Pour m’atteindre, ta voix doit s’infiltrer dans le brouhaha des tumultes extérieurs, des « affaires du Monde ».  Ton appel, si délicat, vient me libérer du tumulte de mes préoccupations, de mes soucis, de mes inconstances.

 Pour T’approcher, Jésus, il me faut, au seuil de Ta maison, ôter mes semelles de plomb ! Permettre à Ta Lumière de purifier mes ombres et obscurités. En Ta Présence,«tenir mon âme égale et silencieuse » (Ps. 131). Pour T’adorer.

   « L’Adoration, c’est être là, comme une fleur devant son Soleil » (Théodelinde Dubouché).

     « Jésus souhaite que tout le monde sache qu’UNE HEURE d’ADORATION est « facile à faire, car Jésus est vraiment la personne la plus facile au monde à rencontrer et à aimer ».

     « Humblement, regardons la petite hostie, source de tant de consolations sur terre, et source de béatitude éternelle »                            (Florian Racine).

Jésus, MERCI d’accueillir mes fragilités, et la pauvreté de ma prière.

 

TU ES « MON SEIGNEUR et MON DIEU ». Eternellement.

 

 

Dimanche 11 octobre 2020

 

« Voici notre Dieu ». L’ostensoir, œuvre de métal, crie partout : « regarde ! Voici ton Dieu, notre Dieu ! »

 

   Exultons, réjouissons-nous : voici notre Dieu ! Avec Marie, ta Mère, Seigneur, nous crions de joie. « Mon âme exalte le Seigneur. Exulte mon esprit en Dieu mon sauveur ». Tu es là, mon Sauveur, mon Dieu ! Pour que je te contemple, pour que ta joie soit parfaite en moi, tu es venu, pour moi, des hauteurs du ciel. Tu n’as pas retenu le rang qui t égale à Dieu. Tu t’es anéanti, devenant serviteur. Ce serviteur qui va rappeler aux invités que le repas de noces les attend. Que tout est prêt. Serai-je enfin un jour, prêt ? Sans doute jamais, si ce n’est toi qui me prépares, toi qui m’apprêtes. Comme tu t’es laissé préparer par le Père, dans l’Esprit Saint. Préparé à tout donner, préparé à être donné.

   Tu es là ! En toi nous espérons. Donne-moi la grâce de ne pas refuser de participer au repas des noces, à ce repas où toi-même es offert en nourriture, où ton sang versé et ton corps livré refont nos forces, et surtout nous donnent la Vie, ta Vie, l’Eternelle Vie. Tu viens même me chercher aux croisées des chemins, en ce lieu où il faut choisir. Par ton appel tu me montres ce qu’il y a de meilleur pour moi.     Tu sais aussi que comme les invités, je peux mettre autre chose en priorité. Et pourtant tu me proposes de venir au repas de tes noces, de te choisir, de prendre ce chemin-là. Tu te présentes comme la priorité des priorités. Comme le choix à renouveler à chaque instant. Car les noces ne sont jamais achevées. L’Alliance est éternelle.

   Donne-moi la grâce de répondre favorablement, dans la joie

de trouver la force de te choisir, de te suivre, de ne pas regretter le reste, abandonné à ton profit.

« Heureux les invités aux noces de l’Agneau ! ».

Merci de me proposer d’être heureux, bienheureux.

 

P. Frédéric

 

 

Dimanche 04 octobre 2020

 

Brève histoire du Rosaire

 

  Dans l’Évangile selon Saint Jean, Jésus donne Marie pour Mère au disciple qu’il aimait (Jn 19,26). Après l’Ascension, les disciples prient avec des femmes, dont Marie, la Mère de Jésus (Ac 1, 14).

 

  A partir du IIIème siècle, les chrétiens s’adressent à la Vierge, en reprenant les paroles de l’ange Gabriel : « Je vous salue Marie pleine de grâce, le Seigneur est avec vous. » Au IXème siècle, sont ajoutées les paroles d’Elisabeth : « Vous êtes bénie entre toutes les femmes, et le fruit de vos entrailles est béni. » (Lc 1, 42).

 

  Au XIIIème siècle, saint Dominique, prie en récitant cette simple formule. S’est ajouté le nom de Jésus, lequel s’accompagne parfois d’une clausule, c’est-à-dire une courte méditation des mystères signifiant la présence de Jésus dans les joies et les douleurs de la Vierge. Ce sont les prémices des mystères du Rosaire. Ils vont se structurer au XVème siècle grâce à un chartreux qui s’appelait Dominique. Il rédige 15 clausules pour 15 mystères de la vie de Marie avec le Sauveur. C’est à la fin du XVème siècle qu’apparut la formule : « Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pécheurs. » Cette prière devient la prière du peuple chrétien, une prière encouragée par l’Eglise.

 

  En 1572 le pape Pie V officialise la liste des quinze mystères. Il ne sera pas le seul pape à promouvoir la prière du Rosaire, Léon XIII lui consacra douze encycliques. En 2002 saint Jean-Paul II, dans sa lettre apostolique sur le Rosaire instituait les mystères lumineux, et une année du Rosaire en 2002-2003.  Il avait par ailleurs, écrit dans son homélie du 29 octobre 1978 : « Le Rosaire est ma prière préférée. C'est une prière merveilleuse. Merveilleuse de simplicité et de profondeur (…) En effet, sur l'arrière-fond des Ave Maria défilent les principaux épisodes de la vie de Jésus-Christ. »

 

 

Père Didier +

 

 

Dimanche 27 septembre 2020

 

L’atome de Jésus-Hostie (extrait)

 

Je ne suis qu’un grain de poussière
Mais je veux fixer mon séjour
Dans les ombres du sanctuaire
Avec le Prisonnier d’Amour.
Ah ! Vers l’hostie mon âme aspire
Je l’aime et je ne veux rien de plus.
C’est le Dieu caché qui m’attire,


Je suis l’atome de Jésus…


Si je suis méprisée du monde,
S’il me regarde comme un rien,
Une paix divine m’inonde
Car j’ai l’hostie pour mon soutien,
Quand je m’approche du ciboire
Tous mes soupirs sont entendus…
Être un néant, voilà ma gloire,


Je suis l’atome de Jésus…


Se consumant près de l’hostie
Dans le tabernacle d’amour
Ainsi s’écoulera ma vie
En attendant le dernier jour
Quand l’épreuve sera finie
Volant au séjour des élus


L’Atome de l’Eucharistie

Brillera près de son Jésus !…

 

Sainte Thérèse de Lisieux

 

 

(Pensées de saint Vincent de Paul mises en vers à sa demande

 

 

Dimanche 20 septembre 2020

 

Méditer pour discerner...

 

   En ces semaines de reprise où « rien ne devait se faire comme avant » (la récente période de clôture forcée !!), accueillons cette méditation de ce grand philosophe autodidacte Gustave Thibon

(† 2001). Ami de Simone Weil, il fut un des phares de la pensée chrétienne du XXème siècle. Qu’elle nourrisse notre heure de cœur à cœur avec Jésus Hostie, Lui qui veut nous apprendre à résister à la pression sociale ambiante, en sachant dire non...

   « C’est par la méditation que l’homme de demain pourra dominer son siècle et juger avec pertinence les transformations que les progrès techniques et l’évolution des mœurs et des modes feront se succéder sous ses yeux. C’est en elle qu’elle trouvera son unique chance d’échapper aux pressions sociales plus contraignantes que jamais à cause de la puissance toujours accrue des moyens de diffusion. La méditation, acte solitaire, vaccine l’individu contre les maladies du troupeau, contre les épidémies de l’opinion. Savoir dire non quand il le faut et autant qu’il le faut devient l’impératif majeur de l’homme moderne. L’homme de demain aura d’autant plus besoin de méditation qu’il sera davantage voué à l’action : pour faire contrepoids à l’action d’une part, et pour lui donner un sens d’autre part ; pour échapper à la dispersion, à l’émiettement intérieur comme à la centralisation technocratique, pour résister à la règle imposée du dehors à ceux qui ne trouvent pas en eux-mêmes leurs raisons de vivre et d’agir. La puissance même dont dispose l’homme moderne rend impérieuse l’exigence de vie intérieure. » 

 

 

P.Stanislas+

 

 

Dimanche 13 Septembre 2020

 

  Tous les jours, sur le coup de midi, un homme âgé, aux vêtements râpés, entre dans l’Église, va devant le Saint Sacrement, fait une génuflexion pleine de dignité et s’en retourne.

 

De sa fenêtre, le curé a repéré le manège. Il appelle son sacristain :

– Essaie de voir de quoi il s’agit. L’église contient quelques œuvres de valeur qu’il faut protéger.

Le lendemain, c’est le sacristain qui accueille le vieillard.

– Bonjour Monsieur, vous venez tous les jours à la même heure. Que faites-vous donc dans l’église ?

– Je prie.

– Vous priez ? Mais vous n’en avez pas le temps, vous ressortez aussitôt.

– C’est exact, je ne sais pas faire une longue prière, mais Jésus est mon Sauveur et mon Seigneur, alors je viens chaque jour à midi et je lui dis simplement : « Jésus ! … c’est Simon ». C’est une petite prière, mais je sens qu’il m’entend.

 

QUELQUES JOURS PLUS TARD, SIMON EST RENVERSÉ PAR UN CAMION.

 

À l’hôpital, il souffre beaucoup, mais il a tout le temps le sourire. Autour de lui, on s’en étonne :

– Monsieur Simon, vous avez l’air d’être heureux, malgré tout ce que vous endurez ?

– Comment ne le serais-je pas ? C’est grâce à mon visiteur,

– Votre visiteur ? Mais il n’y a jamais personne qui vienne vous voir ; vous êtes seul du matin

au soir, je n’ai rencontré aucun membre de votre famille ni aucun ami. Alors quand vient-il ?

– Tous les jours à midi, répond Simon dans un élan joyeux.

 

– Tous les jours à midi, il se tient au pied de mon lit, et en souriant, il me dit : « – Simon ! … C’est Jésus. »

 

 

Dimanche 6 Septembre 2020

 

Savoir aimer pour te suivre

 

    Seigneur, tu réclames de nous un amour exigeant. Oui, nous sommes enfants de Dieu... Nous avons à nous montrer dignes d'un tel Père… à mener une vraie vie de fils et de fille de Dieu.

    Seigneur, tu nous indiques le chemin et tu nous invites à ta suite...

 

« Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur... ». Jésus, tu faisais toujours le bon plaisir de ton Père... Par amour pour Lui et pour nous, tu es allé jusqu'au Calvaire... et tu nous demandes de prendre notre croix chaque jour…

 

    Pour demeurer fidèle à ton Evangile, j'ai à consentir des sacrifices... Tes paroles me semblent parfois terriblement exigeantes : « Vous ne pouvez pas servir Dieu et l'argent... » (Mt 6,24). « Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n'est pas digne de moi... » (Mt 11,37). Et que dire de la réflexion désabusée des disciples quand tu rappelles l'indissolubilité du mariage... (Mt 19,10).

 

    Pour te suivre... pour vivre en état de grâce... il me faut mourir à moi-même, à mon orgueil,... à mes tendances égoïstes...

 

SEIGNEUR, FAIS-NOUS COMPRENDRE QUE TA VIE DIVINE EST NOTRE PLUS GRANDE RICHESSE

SEIGNEUR, APPRENDS-NOUS A TOUT SACRIFIER PLUTOT QUE DE PERDRE TON AMITIE.

 

    Seigneur, tu vois en tout homme, même le plus misérable, même le plus rebelle à tes dons, un frère à aimer...Tu me demandes d'avoir pour chacun un cœur vraiment fraternel... St Paul nous a dit les exigences du véritable amour: « L'amour rend service... L'amour espère tout, il endure tout ». Tu en es toi-même, Seigneur, la vivante illustration... « Pain rompu pour un monde nouveau », tu nous partages ton corps et par amour pour nous, tu le livres au supplice de la croix...

 

APPRENDS-NOUS, SEIGNEUR, A FAIRE CONFIANCE, A NOS FRERES, A LES AIMER, NON SEULEMENT EN PAROLES MAIS EN ACTES

 

Père Marc

 

 

 

Dimanche 23 Août 2020

 

  J’ai trouvé mon idéal. Autrefois je marchais sans connaître le but et la peine de la route me fatiguait et me décourageait : maintenant je sais où je vais et plus rien ne m’arrêtera. Je n’aurai plus de repos avant d’avoir trouvé Dieu au plus profond de mon cœur : « J’ai trouvé celui que mon cœur aime, je l’ai saisi, je ne le quitterais plus. » (Ct 3, 4)

    Si je jette un regard sur ma vie passée, et si je fais un effort pour être sincère avec moi-même, je dois avouer que ma vie spirituelle a manqué d’idéal, et que c’est la cause profonde du peu de progrès que j’y ai réalisé.

Je n’avais pas compris combien Notre Seigneur désire les âmes et les recherche : des âmes qui se donnent à Lui, afin que Lui-même puisse se donner aux âmes. Le degré d’intimité auquel Il nous invite sera atteint dans la mesure de notre générosité pour répondre à la grâce. Il ne veut pas poser des restrictions à son Amour, il ne cherche qu’à se donner entièrement. Mais les âmes ont peur de Lui à cause des conséquences de cette intimité, qui exige de la part de l’homme de grands sacrifices.

    Dès maintenant, je serai franc avec moi-même. Je sais donc d’une part, que Dieu veut envahir mon être entièrement et définitivement, qu’Il m’a prédestiné à devenir son fils adoptif, conforme à l’image de Jésus. Je sais aussi que, d’autre part, qu’il ne s’arrête pas devant mon indignité. Et qui pourrait se croire digne d’une telle faveur ?

    Bien plus, ce n’est pas MALGRE notre indignité que Dieu nous recherche, mais c’est A CAUSE même de notre indignité qu’il veut se glorifier en nous. Plus la matière est indigente, plus l’artiste en tire de gloire, s’il sait en faire un chef d’œuvre. Si donc je suis décidé à poursuivre cet idéal, je suis obligé, dans tous mes actes, d’avouer, d’une part que je ne suis rien et que je ne puis rien par moi-même ; d’autre part que Dieu est tout, qu’Il peut tout, et veut faire tout pour moi, afin que je Lui fasse le don total de mon être.

 

 

Un Père Chartreux

 

                                                              Dimanche 16 août 2020

 

 

A l'école de Marie, femme eucharistique

 

53. On peut deviner indirectement le rapport entre Marie et l'Eucharistie à partir de son attitude intérieure. Par sa vie tout entière, Marie est une femme « eucharistique ». L'Église, regardant Marie comme son modèle, est appelée à l'imiter aussi dans son rapport avec ce Mystère très saint.

54. Si l'Eucharistie est un mystère de foi qui dépasse notre intelligence au point de nous obliger à l'abandon le plus pur à la parole de Dieu, nulle personne autant que Marie ne peut nous servir de soutien et de guide dans une telle démarche. Lorsque nous refaisons le geste du Christ à la dernière Cène en obéissance à son commandement : « Faites cela en mémoire de moi! » (Lc 22, 19), nous accueillons en même temps l'invitation de Marie à lui obéir sans hésitation : « Faites tout ce qu'il vous dira » (Jn 2, 5)

55. En un sens, Marie a exercé sa foi eucharistique avant même l'institution de l'Eucharistie, par le fait même qu'elle a offert son sein virginal pour l'incarnation du Verbe de Dieu. Tandis que l'Eucharistie renvoie à la passion et à la résurrection, elle se situe simultanément en continuité de l'incarnation. À l'Annonciation, Marie a conçu le Fils de Dieu dans la vérité même physique du corps et du sang, anticipant en elle ce qui dans une certaine mesure se réalise sacramentellement en tout croyant qui reçoit, sous les espèces du pain et du vin, le corps et le sang du Seigneur.

Il existe donc une analogie profonde entre le fiat par lequel Marie répond aux paroles de l'ange et l'amen que chaque fidèle prononce quand il reçoit le corps du Seigneur. À Marie, il fut demandé de croire que celui qu'elle concevait « par l'action de l'Esprit-Saint » était le « Fils de Dieu » (cf. Lc 1, 30-35). Dans la continuité avec la foi de la Vierge, il nous est demandé de croire que, dans le Mystère eucharistique, ce même Jésus, Fils de Dieu et fils de Marie, se rend présent dans la totalité de son être humain et divin, sous les espèces du pain et du vin.

 

Extraits Ecclesia de Eucharistia,

 

lettre encyclique de saint Jean-Paul II (2003).

                                            Dimanche 9 août 2020

               

                      Mon chant d’aujourd’hui 

 

Ah ! laisse-moi Seigneur, me cacher en ta Face

Là je n’entendrai plus du monde le vain bruit

Donne-moi ton amour, conserve- moi ta grâce

                            RIEN QUE POUR AUJOURD’HUI.

Près de ton cœur divin, j’oublie tout ce qui passe

Je ne redoute plus les craintes de la nuit !

Ah ! donne-moi, Jésus, dans ce cœur une place

RIEN QUE POUR AUJOURD’HUI.

Pain vivant, Pain du Ciel, divine Eucharistie,

Ô Mystère sacré, que l’Amour a produit.

Viens habiter mon cœur, Jésus, ma blanche Hostie

RIEN QUE POUR AUJOURD’HUI.

Daigne m’unir à TOI, Vigne Sainte et sacrée

Et mon faible rameau te donnera son fruit ;

Et je pourrai t’offrir une grappe dorée

                SEIGNEUR, DES AUJOURD’HUI.

Cette grappe d’amour, dont les grains sont des âmes,

Je n’ai pour les former que ce jour qui s’enfuit.

Ah ! donne-moi, Jésus, d’un Apôtre les flammes

RIEN QUE POUR AUJOURD’HUI

 

Ste Thérèse de Lisieux

 

Dimanche 26 Juillet 2020

 

Sens de l’adoration du Saint-Sacrement

 

   L’adoration du Saint-Sacrement consiste dans la contemplation du Christ présent dans l’eucharistie. C’est un dialogue intime avec Jésus. Prier devant le Saint-Sacrement exposé sur l’autel, c’est porter un regard de foi sur Jésus-Christ réellement présent. C’est demeurer longuement en une conversation spirituelle, une adoration silencieuse et une attitude d’amour. C’est un face à face avec le Christ. « Je l’avise et il m’avise » répondit simplement un paroissien du saint Curé d’Ars qui l’interrogeait sur ses nombreux et longs temps d’adoration. Jean-Paul II témoigne de l’adoration : « Il est bon de s’entretenir avec Lui et, penchés sur sa poitrine comme le disciple bien-aimé (Jn 13,25), d’être touchés par l’amour infini de son cœur. Bien des fois, [...] j’ai fait cette expérience et j’en ai reçu force, consolation et soutien ! » -

 

Comment faire l’adoration ?

 

   « Lorsque nous sommes devant le Saint-Sacrement, au lieu de regarder autour de nous, fermons nos yeux et notre bouche, ouvrons notre cœur, le Bon Dieu ouvrira le sien ; nous irons à Lui, Il viendra à nous, l’un pour demander et l’autre pour recevoir. Ce sera comme un souffle de l’un à l’autre ». (Curé d’Ars). Fais silence en toi. Fais taire toutes les voix qui sont en toi, ne cours plus après les pensées inutiles. « Tes problèmes, tes préoccupations, tes angoisses, ne les garde pas pour toi, mais offre-les à Jésus. Sachons entrer dans le silence intérieur en parlant cœur à cœur avec Jésus comme avec un ami ». Pour faire l’adoration du Saint Sacrement, tu peux aussi choisir un verset de psaume, une phrase évangélique, une petite prière simple. Répète-la avec le cœur, doucement et continuellement, jusqu’à ce qu’elle devienne ta prière, ta supplication.

 

Textes issus du site du Cyber Curé

 

 

Dimanche 19 juillet 2020

 

PRIÈRE POUR LES VACANCES

 

Béni sois-tu, Seigneur,

de nous donner des yeux pour admirer,

un cœur pour s'enthousiasmer,

une bouche pour rendre grâce

et te louer pour toutes les beautés de ta création !

 

Béni sois-tu, Seigneur,

de nous donner de rencontrer des inconnus,

de découvrir d'autres manières de vivre et d'autres cultures,

de nouer des relations de fraternité et d'amitié,

de prendre le temps d'échanger, sans préjugés : 

c'est un don de ton Amour !

 

Béni sois-tu, Seigneur,

pour toutes les personnes qui sont au service des vacanciers et des touristes,

pour ceux et celles qui travaillent dans la restauration ou les campings,

pour ceux et celles qui animent spectacles, divertissements

et festivals ou qui nous offrent des espaces de recueillement.

C'est encore une attention de ta tendresse !

 

Nous te prions, Seigneur,

pour tous ceux et celles qui ne peuvent pas prendre de vacances,

pour ceux et celles qui ne peuvent admirer la création,

pour tous ceux qui sont malades, isolés et sans soutien,

pour les personnes âgées qui n'ont pas de visite de leur famille

et pour ceux qui cherchent désespérément du travail. 

Apprends-nous à les porter dans notre prière fraternelle.

 

 

Dimanche 12 juillet 2020

 

L’Adoration, présence gratuite et enfouissement...

 

     Quelle joie de reprendre le chemin de l’adoration après un long jeûne forcé dans les cloîtres de nos maisons. Retrouver la présence de

Celui qui n’a jamais été absent, mais qui s’est rendu mystérieusement présent à chacun de nous, dans la mesure où nous l’avons désiré...

    Pour Charles de Foucauld, l’Eucharistie est d'abord le sacrement de cette Présence de Jésus, Présence infiniment réelle, vivante, agissante, mais Présence cachée, silencieuse, discrète, gratuite, dans un partage total de ce qui fait la condition des hommes... L'Eucharistie continue cette Présence cachée, silencieuse, vivante.., C'est "Emmanuel, Dieu avec nous tous les jours, jusqu'à la fin du monde ".

    Se tenir auprès de Jésus Eucharistie, c'est apprendre, à vivre la même gratuité d'une présence offerte sans utilité, dans l'obscurité de la foi, dans la fidélité, dans le silence. Se tenir près du Saint Sacrement, c'est entrer dans le mystère de l'enfouissement du Christ. L'Eucharistie est une école d'enfouissement : enfouissement de Jésus au cœur du monde, comme le grain jeté en terre. En adorant Jésus-Hostie, le priant se laisse transformer à la ressemblance de Jésus. L’Eucharistie appelle à devenir soi-même à la suite de Jésus une présence humble et silencieuse, et surtout brulante d'amour, au milieu de ses frères les hommes. C'est ce style de témoignage, cette ardeur de charité fraternelle, que Frère Charles a voulu porter à tous les hommes : "Me tenir au pied du Saint Sacrement. Me tenir dans le lieu où Jésus est, et non courir dans ceux où il fut. Passer au pied du Saint Sacrement tous les moments sans exception où la volonté de Dieu ne m'appelle pas ailleurs, comme on passe auprès de l'être aimé tous les moments sans exception qu'il est possible d'y passer."

     Puissions-nous retrouver le goût d’un cœur à cœur avec Celui qui est là réellement présent gratuitement. Laissons de côté les lieux où « il fut », et ceux où « il n’est pas »...!

 

P.Stanislas+

 

Dimanche 1er mars 2020

 

 

L’adoration en Carême : Une oasis dans le désert

 

 

   Le Carême, temps de désert, de préparation des cœurs à la joie de Pâques. Ce décentrement de nous-mêmes nous invite à davantage d’ouverture et d’attention aux autres. L’adoration est en elle-même un moment de décentrement, un moment de dépouillement de soi pour être disponible et réceptif à la présence de Dieu.

Converser avec un Ami

Grand mystère et pourtant grande simplicité, l’apparence n’est pas très sophistiquée. La présence eucharistique ou présence réelle réside dans un morceau de pain. L’hostie consacrée est donc un signe de la présence de Dieu parmi nous.

L’adoration requiert une disposition du cœur. Se mettre à l’écoute de la volonté divine demande de lâcher prise et de faire silence dans un monde de bruit. La chapelle accueillant le Saint-Sacrement est un lieu de cœur à cœur entre la créature et son Créateur.

En parlant de l’adoration, saint Jean-Paul II disait « Il est bon de s’entretenir avec Lui et, penché sur sa poitrine comme le disciple bien-aimé (Jn 13,25), d’être touché par l’amour infini de son cœur. Bien des fois, […] j’ai fait cette expérience et j’en ai reçu force, consolation et soutien ! ».

Prendre du temps avec Lui

Si certains y voient une perte de temps, car on peut y voir un temps d’oisiveté, l’adoration est en réalité un temps donné, un temps offert, pour remercier, intercéder, faire un bilan dans le silence de son cœur. Pour cela, il faut garder en mémoire que la « prière du cœur » prime sur la « prière des lèvres ». Peu importe si l’on n’est pas le champion de la prière, il n’y a pas de premier de classe dans ce domaine.

 

Être humble, vrai, sans artifice, demander l’aide de l’Esprit-Saint pour se mettre en présence. Être sans crainte, car Il est Celui qui apaise. Contempler ouvre à la joie intérieure, celle qui ne passe pas, et comme le rappelle le Psaume 34 :

« Qui regarde vers Lui resplendira sans ombre ni trouble au visage ».

Marie-Cécile

 

Dimanche 23 février 2020

 

Le Carême, le temps de l’adoration

 

Aller au désert pour y adorer Dieu. Nos vies sont prises dans un tourbillon indifférent, parfois même hostile, au Carême et à ses exigences. En regardant nos expériences passées du Carême, nous redoutons de commencer avec ferveur et de terminer par la triste confession d’une tiédeur de trente-neuf jours, sinon quarante.

Le Carême n’est rien d’autre que le temps où j’entre au désert pour souvent, dans la lutte revenir à la prière d’adoration que l’orgueil, à mon insu, a affadie. Par l’adoration, je saisis très pratiquement qu’entre la grâce de Dieu et mon péché, il n’y a pas de zone neutre où je puisse vivre humainement à la fois sans Dieu et sans pécher. Actuellement, je peux, par l’adoration, offrir ma vie à l’action de Dieu ou, en n’adorant plus, m’éloigner de l’action divine. "Celui qui n’est pas avec moi est contre moi" dit Jésus (Luc 11, 23).

Lorsque j’adore, j’entre au désert, car je me sépare intérieurement de tout ce qui n’est pas Dieu. Extérieurement, bien sûr, mon imagination continue souvent de battre la campagne et le monde extérieur n’est pas modifié. Mais mon intelligence et mon cœur sont comme reclus en Dieu, et nul n’y a accès. Le prince de ce monde lui-même, Satan, peut faire du bruit à l’extérieur pour me détourner de l’adoration en provoquant mon imagination ! Mais il n’entre pas dans mon adoration. Par elle, je deviens une terre sacrée que nul ne peut fouler sinon Dieu seul à qui je l’offre

Les efforts que je fais, les privations auxquelles je consens, ne sont que des actes par lesquels je signifie que j’offre ma vie à Dieu en le préférant à tout le reste. Si j’oublie cela, les "efforts de Carême" deviennent une espèce d’obligation morale dont on a oublié la finalité profonde. Et ces résolutions, très vite, tombent…

 

Frère Jean-Hilaire Ardillier (St Jean)

 

Dimanche 16 février 2020

 

Ô Crux Ave, Spes Unica!

Salut ô Croix, notre unique Espérance .

 

 

  Le monde est en flamme. Le feu peut aussi bien embraser notre maison. Mais, au-dessus de toutes les flammes se dresse la croix que rien ne peut consumer. Elle est le chemin de la terre au ciel. Celui qui l’embrasse avec foi, avec amour et dans l’espérance, elle l’emporte au sein de la Trinité.

  Le monde est en flamme. Sens-tu l’urgence de les éteindre ? Elève ton regard vers la Croix. Du cœur ouvert jaillit le sang du Rédempteur, le sang qui éteint les flammes de l’enfer. Libère ton cœur dans l’accomplissement fidèle de tes vœux, de ton devoir, et le flot de l’amour divin le remplira jusqu’à le faire déborder et lui fera porter du fruit jusqu’aux confins de la terre.

  Entends-tu le gémissement des blessés sur tous les champs de bataille d’Ouest en Est ? Tu n’es ni médecin, ni infirmière et tu ne peux penser leurs plaies. Tu es enfermé dans ta cellule et tu ne peux pas parvenir jusqu’à eux.       Entends-tu le cri d’angoisse des mourants ? Tu voudrais être un prêtre pour les assister. Es-tu ému de la détresse des veuves et des orphelins ? tu voudrais être un ange consolateur et t e porter à leur secours. Lève les yeux vers le Crucifié. Si ton âme est son épouse fidèle par l’observance quotidienne de sa Volonté dans ton devoir d’état, Son précieux sang sera aussi le tien. Liée à lui, tu seras présent partout, comme Il l’est aussi. Non pas ici ou là, comme le médecin, l’infirmière ou le prêtre, mais sur tous les fronts, en chaque lieu de désolation – présent, dans la force de la Croix. Ton amour compatissant, l’amour qui vient du Cœur divin, te portera partout, et partout répandra son sang précieux – qui apaise, qui guérit, qui sauve.

  Les yeux du Crucifié se posent sur toi : ils t’interrogent, ils te scrutent. Es-tu prêt à refaire alliance avec le Crucifié ? Que vas-tu lui répondre ? « Seigneur à qui irions-nous ? Toi seul as les paroles de la vie éternelle. »

 

Ô Crux Ave, spes unica ! Salut ô Croix, notre unique espérance !

 

14 Septembre 1939

 

Sainte Thérèse Bénédicte de la Croix (Edith Stein)

Dimanche 9 février 2020

 

Jésus au temple (Luc 2, 41)

 

   St Luc nous a laissé de très beaux récits de la vie de Jésus. A 12 ans il se trouve avec Marie et Joseph pour la fête de Pâques à Jérusalem. Mais au moment de partir, Jésus resta sur le lieu sans rien dire. Il était au temple à écouter les grands maîtres et à leur poser des questions. L’ayant retrouvé, sa mère lui fit des reproches : « Mon enfant, pourquoi nous as-tu fait cela ? Vois comme ton père et moi nous avons souffert en te cherchant ». Ces paroles pleines de tendresse, de douceur nous ont valu la première parole de Jésus : « Ne saviez-vous pas qu’il me faut être chez mon Père » ? Marie le savait bien. C’est bien elle qui lui avait appris que l’homme était sur terre pour faire la volonté de Dieu. C’est ce programme là que Jésus va suivre toute sa vie. « Je fais toujours ce qui plaît à mon Père » dira-t-il plus tard. Pendant son agonie au Jardin des Oliviers, il répétera : « Père…que soit faite non pas ma volonté mais la tienne ». Jésus avait bien compris que son devoir était d’écouter les docteurs de Loi, qui seraient plus tard ses grands ennemis, et pour se rendre compte de leur enseignement. Oui Dieu le Père voulait certainement cela.       Jésus dans son enfance est peut-être revenu assister à leur discussion lorsqu’il venait à Jérusalem. « Ne saviez-vous pas qu’il me faut être chez mon Père » ? Quel beau programme pour un chrétien. Être là dans cet oratoire. Faire silence dans son âme, et comprendre dans le recueillement les volontés de son Papa chéri qui est au ciel. Oui, trouver cette volonté et l’accomplir sera la règle de toute ma vie. Ô Jésus-Hostie, aide-moi à mon donner entièrement. Ô Saint Esprit, aide-moi à bien discerner cette volonté. Ô Père, faites que je sois vraiment ton enfant chéri, préoccupé de faire ta volonté.

 

Père Marc

Dimanche 2 février 2020

 

Présentation de Jésus au Temple (Lc 2,22-40)

.......Ouvrir l’horizon de mon adoration....

 

  Dans l’Evangile de ce Dimanche, une magnifique démarche d’adoration nous est donnée dans la personne de Siméon, cet homme « juste et religieux », c'est-à-dire ajusté à la volonté de Dieu, qui prie et qui est en relation avec Dieu : il connaît Dieu avec le cœur comme un ami. Il laisse l’Esprit-Saint agir totalement dans sa vie « l’Esprit-Saint reposait sur lui… » « Et il lui était révélé par l’Esprit-Saint qu’il ne verrait pas la mort avant qu’il n’eût vu le Christ Seigneur ». « Et il vînt au Temple conduit par l’Esprit ».

   Siméon, homme habité par l’Esprit, se réjouit du salut de tous les peuples, de la Lumière donnée à toutes les nations.

Laissons-nous habiter et conduire par l’Esprit…

   « Siméon reçut l’Enfant dans ses bras ». Voilà ce que peut être cette heure d’adoration : serrer Jésus sur mon cœur et le laisser y reposer. Le regarder, l’aimer et lui parler simplement, comme une maman ou un papa à son nourrisson qui ne cherche pas à lui faire de grands discours.

   Jésus est là ! Je le fais dans la Foi, bien au-delà du ressenti. Il m’habite et sa présence m’unifie et me fortifie.

  Cependant cette espérance, révélée par l’Esprit-Saint à Siméon, ne se rétrécie pas à son petit univers ou même à mon petit Oratoire de la Miséricorde, elle revêt l’ampleur de la Tendresse de Dieu pour tous les hommes de tous les temps !

   Comme Siméon, c’est de Toi, Marie, que je reçois « la Lumière pour éclairer les nations » en venant l’adorer ici !

Merci Marie !

 

Sophie

Dimanche 26 janvier 2020

 

De la servante de Dieu Marie NOËL (1883-1967) à son Dieu

 

  Abritez-vous un moment dans mon âme, mettez-la en ordre d'un souffle, sans en avoir l'air, sans rien me dire. Si vous avez envie que je croie en vous, app

ce que j'ai : ma faiblesse, ma douleur.

Et cette tendresse qui me tourmente et que vous voyez bien...

 Et ce désespoir... Et cette honte affolée... Mon mal, rien que mon mal...

C'est tout ! Et mon espérance !

  Quelquefois aussi, je me présente à Dieu comme une porteuse de peine chargée de tous les fardeaux du voisinage et je lui dis : « Ne faites pas attention à moi. Je ne peux pas vous plaire. Regardez seulement les souffrances que je vous apporte comme un pauvre commissionnaire qui vient de la part des autres : Voici le mal de mon père, voilà celui de mon ami, celui de tel ou de tel autre... »

  Vous voilà, mon Dieu. Vous me cherchiez ? Que me voulez-vous ? Je n'ai rien à vous donner. Depuis notre dernière rencontre, je n'ai rien mis de côté pour vous.

Rien... pas une bonne action. J'étais trop lasse.

Rien... Pas une bonne parole. J'étais trop triste.

Rien que le dégoût de vivre, l'ennui, la stérilité.

- Donne !

- La hâte, chaque jour, de voir la journée finie, sans servir à rien ;

le désir de repos loin du devoir et des œuvres,

le détachement du bien à faire, le dégoût de vous, ô mon Dieu !

- Donne !

- La torpeur de l'âme, le remords de ma mollesse

et la mollesse plus forte que le remords...

- Donne !

Le besoin d'être heureuse, la tendresse qui brise,

La douleur d'être moi sans recours.

- Donne !

Des troubles, des épouvantes, des doutes...

- Donne !

Seigneur ! Voilà que, comme un chiffonnier, Vous allez ramassant des déchets, des immondices.

Qu'en voulez-vous faire, Seigneur ?

- Le Royaume des Cieux.

P. François RINEAU, osv+ 

Dimanche 19 janvier 2020

 

   Adorer, c’est mettre les plans de Dieu avant mon temps, mes droits, mes espaces. C’est accueillir l’enseignement de l’Ecriture : « C’est le Seigneur ton Dieu que tu adoreras » (Mt 4, 10).

 

     Adorer, c’est lui dire “tu” dans l’intimité, c’est lui apporter notre vie en lui permettant d’entrer dans nos vies. C’est faire descendre sa consolation sur le monde. Adorer, c’est découvrir que, pour prier, il suffit de dire : « Mon Seigneur et mon Dieu !» (Jn 20, 28), et se laisser envahir par sa tendresse. Adorer, c’est rencontrer Jésus sans une liste des demandes, mais avec l’unique demande de demeurer avec lui. C’est découvrir que la joie et la paix grandissent avec la louange et l’action de grâce. Quand nous adorons, nous permettons à Jésus de nous guérir et de nous changer. En adorant, nous donnons au Seigneur la possibilité de nous transformer avec son amour, d’illuminer nos obscurités, de nous donner la force dans la faiblesse et le courage dans les épreuves. Adorer, c’est aller à l’essentiel : c’est la voie pour nous désintoxiquer de nombreuses choses inutiles, des dépendances qui anesthésient le cœur et engourdissent l’esprit. En adorant, en effet, on apprend à refuser ce qu’il ne faut pas adorer : le dieu argent, le dieu consommation, le dieu plaisir, le dieu succès, notre moi érigé en dieu. Adorer, c’est se faire petit en présence du Très Haut, pour découvrir devant Lui que la grandeur de la vie ne consiste pas dans l’avoir, mais dans le fait d’aimer. Adorer, c’est savoir se taire devant le Verbe divin, pour apprendre à dire des paroles qui ne blessent pas, mais qui consolent.

 

Chers frères et sœurs, aujourd’hui chacun de nous peut se demander : “Suis-je un chrétien adorateur ?”. De nombreux chrétiens qui prient ne savent pas adorer. Trouvons du temps pour l’adoration dans nos journées et créons des espaces pour l’adoration dans nos communautés. En adorant, nous aussi, nous découvrirons, comme les Mages, le sens de notre cheminement. Et, comme les Mages, nous expérimenterons « une très grande joie »(Mt 2, 10).

 

Homélie du pape François, 6 janvier 2020

Dimanche 12 janvier 2020

 

      Dans l’Evangile (Mt 2, 1-12), nous avons entendu que les Mages commencent par manifester leurs intentions : « Nous sommes venus nous prosterner devant lui » (v. 2). Adorer est l’objectif de leur parcours, le but de leur cheminement.

Si nous perdons le sens de l’adoration, nous perdons le sens de la marche de la vie chrétienne, qui est un cheminement vers le Seigneur, non pas vers nous. C’est le risque contre lequel l’Evangile nous met en garde, en présentant, à côté des Mages des personnages qui n’arrivent pas à adorer.

Il y a surtout le roi Hérode, qui utilise le verbe adorer, mais avec une intention fallacieuse. En réalité, Hérode n’adorait que lui-même, et c’est pourquoi il voulait se libérer de l’Enfant par le mensonge. Qu’est-ce que cela nous       enseigne ? Que l’homme, quand il n’adore pas Dieu, est amené à adorer son moi. Et même la vie chrétienne, sans adorer le Seigneur, peut devenir un moyen raffiné pour s’affirmer soi-même et son talent. C’est un risque sérieux : nous servir de Dieu plutôt que de servir Dieu. Combien de fois n’avons-nous pas échangé les intérêts de l’Evangile avec les nôtres, n’avons-nous pas confondu le pouvoir selon Dieu, qui est de servir les autres, avec le pouvoir selon le monde, qui est de se servir soi-même ! D’autres personnes dans l’Evangile n’arrivent pas à adorer : ce sont les chefs des prêtres et les scribes du peuple. Ils connaissent les prophéties et les citent avec exactitude. Ils savent où aller – des grands théologiens, des grands ! –, mais n’y vont pas. De cela aussi, nous pouvons tirer un enseignement. Dans la vie chrétienne, il ne suffit pas de savoir. La théologie et l’efficacité pastorale servent à peu de choses ou même à rien si on ne plie pas les genoux ; si on ne fait pas comme les Mages, qui ne furent pas seulement des savants organisateurs d’un voyage, mais qui marchèrent et adorèrent. Quand on adore, on se rend compte que la foi ne se réduit pas à un ensemble de belles doctrines, mais qu’elle est la relation avec une Personne vivante à aimer. C’est en étant face à face avec Jésus que nous en connaissons le visage. Au début de l’année, redécouvrons l’adoration comme une exigence de la foi. Adorer, c’est mettre le Seigneur au centre pour ne pas être centrés sur nous-mêmes. C’est remettre les choses à leur place, en laissant à Dieu la première place……………….

 

 

Homélie du pape François, 6 janvier 2020 ………..la suite dimanche prochain

 

Dimanche 22 Décembre 2019

 

Prière devant la crèche

 

        Ô Jésus qui avez poussé l'amour de la pauvreté jusqu'à vouloir naître dans une étable, n'ayant pour berceau qu'une misérable crèche et qu'un peu de paille pour couchette, accordez-moi la grâce d'aimer la pauvreté et de mépriser tous les biens de la terre pour ne plus m'attacher qu'aux biens impérissables du ciel. Faites que je comprenne bien cette parole de votre Evangile : "Bienheureux les pauvres en esprit, parce que le Royaume des Cieux est à eux !"

Ô Marie ! Ô la plus pauvre des servantes du Seigneur, priez pour moi afin que mon cœur se détache des biens de la terre et qu'étant bien vide de toutes les choses de ce monde, il puisse s'enrichir des trésors de la grâce et se remplir de toutes les vertus.

        Permettez-moi de m'agenouiller au pied de la crèche pour y adorer l'Enfant Jésus. Laissez-moi contempler ce petit Enfant, ce Jésus des petits et des pauvres, ce Trésor de ceux qui n'ont point, ce Pain délicieux des misérables qui sentent leur indigence, ce Pasteur des brebis perdues qui vient leur ouvrir le bercail de sa miséricorde.

          Et vous, bienheureux Saint Joseph qui préparez avec amour le berceau de l'Enfant Jésus dans cette pauvre étable, aidez-moi à préparer mon cœur qui est destiné à être la demeure du divin Enfant et que je supplée ainsi par ma ferveur et mon amour à mon dénuement et à ma pauvreté.

           Puissé-je, à l'exemple des bergers, être toujours prêt à venir dans cette étable bénie pour y reconnaître et y adorer Celui que les anges adorent et contemplent dans le Ciel. Puissé-je aussi, à l'exemple des rois mages, être fidèle à la grâce de Dieu, surmonter avec courage les difficultés qui s'opposent à mon union avec Lui et apporter comme eux au divin Enfant les présents de mon esprit par la foi, de mon cœur par l'amour, de mon corps par l'obéissance.

            Et vous, Saint Enfant Jésus, que j'aime à vous voir, à vous contempler dans ce pauvre lieu ! Comme vous avez bien fait de naître dans cette étable ! Là, votre accès est facile, tout le monde a le droit de venir vous visiter et vous le voulez ainsi pour recevoir tout le monde. Si vous naissez ainsi pauvre, c'est pour m'apprendre que le premier pas dans la vie parfaite est la pauvreté. Je l'embrasse donc avec joie et amour. Cette belle pauvreté, je veux en faire ma vertu chérie. Ce sera la première de mes vertus. Puisque c'est par elle que vous venez à moi, c'est aussi par elle que je veux aller à vous.

 

Père Chevrier

Dimanche 24 novembre 2019

                   

Le Christ est Roi…

Roi des nations …Roi de mon cœur

 

 

“Jésus-Christ, Roi sans palais, Priez pour nous !

Rois sans armée, Priez pour nous !

Roi sans trésor, Priez pour nous !

Roi d’un royaume de pauvres, Priez pour nous !

Roi d’un royaume de frères, Priez pour nous !

Roi d’un royaume de pécheurs, Priez pour nous !

Roi qui détruit la violence, Priez pour nous !

Roi qui renverse les puissants, Priez pour nous !

Roi qui relève ceux qui tombent, Priez pour nous !

Roi qui éloigne les ténèbres, Priez pour nous !

Roi qui guérit les blessures, Priez pour nous !

Roi qui pardonne les péchés, Priez pour nous !

Roi plein d’humilité, Priez pour nous !

Roi plein de douceur, Priez pour nous !

Roi sur un ânon, Priez pour nous !

Ecoutez-nous, prenez pitié de nous,

Souvenez-vous, souvenez-vous de nous, Seigneur,

Quand vous viendrez dans votre Royaume.

Seigneur, Jésus-Christ, mon Seigneur et mon Dieu,

Vérité suprême, Fils du Père, je vous adore, ô Roi des rois. Amen

                                     (Litanies royales)                                                     

Dimanche 20 Octobre 2019

 

 

Extraits de l’encyclique « Ecclesia de  Eucharistia» de Saint Jean Paul II

 

 

 

« L'Église vit de l'Eucharistie. Cette vérité n'exprime pas seulement une expérience quotidienne de foi, mais elle comporte en synthèse le cœur du mystère de l'Église .

 

Dans la joie, l'Église fait l'expérience, sous de multiples formes, de la continuelle réalisation de la promesse: « Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu'à la fin du monde » (Mt 28, 20). Mais, dans l'Eucharistie, par la transformation du pain et du vin en corps et sang du Seigneur, elle jouit de cette présence avec une intensité unique. Depuis que, à la Pentecôte, l'Église, peuple de la Nouvelle Alliance, a commencé son pèlerinage vers la patrie céleste, le divin Sacrement a continué à marquer ses journées, les remplissant d'espérance confiante ».

 

« À juste titre, le Concile Vatican II a proclamé que le Sacrifice eucharistique est « source et sommet de toute la vie chrétienne ».

 

« La très sainte Eucharistie contient en effet l'ensemble des biens spirituels de l'Église, à savoir le Christ lui-même, notre Pâque, le pain vivant, qui par sa chair, vivifiée par l'Esprit Saint et vivifiante, procure la vie aux hommes ».

 

 

« C'est pourquoi l'Église a le regard constamment fixé sur son Seigneur, présent dans le Sacrement de l'autel, dans lequel elle découvre la pleine manifestation de son immense amour. »

    Dimanche 13 octobre 2019

               

 « Père d'infinie tendresse, saisis-moi de Tes deux mains :

Ton Fils et Ton Saint-Esprit » :

 

« Je viens à Toi,

Dieu, mon Dieu et mon Père,

Père d'immense majesté,

Père d'infinie tendresse,

saisis-moi de Tes deux mains :

Ton Fils et Ton Saint-Esprit.

Que Ton Fils m'attache à Lui étroitement

et que jamais Il ne desserre Son étreinte.

Que Ton Saint-Esprit me façonne

à l'image de Jésus-Christ,

Ton enfant bien-aimé ;

Qu'Il m'infuse Sa tendresse filiale à Ton égard

et l'impatience de Ta gloire.

Comme un père sur la terre se penche

pour prendre son petit enfant

et le soulever à bout de bras,

ainsi Toi Père Très Saint,

saisis-moi de Tes deux mains

et dépose un baiser sur mon front.

Ainsi soit-il »

 

                                                     Père Henri Caffarel (1897-1975 )      

Dimanche 6 octobre 2019

 

 

 

L’oratoire du silence et de la déconnexion…

 

 

Nous recevons ce dimanche dans notre paroisse un envoyé de Dieu qui vient nous aider à nous réapproprier ce trésor immense de l’adoration perpétuelle, reçu « d’en Haut » il y a plus de 11 années. Que de grâces déjà déversées en nos âmes pour nous fortifier, nous décentrer de nos humanités « un peu tordues » pour nous centrer droit sur Jésus-Hostie réellement présent et resplendissant dans l’ostensoir, comme sur le mont Thabor ! En même temps, il demeure tout petit et caché pour ne pas risquer de provoquer en chacun de nous un choc cardiaque d’Amour Divin, qui cependant ne nous serait pas fatal, bien au contraire ! Une présence réelle totalement silencieuse qui nous invite à entrer dans un dialogue tout simple et reposant, sans aucun son ni bruit, même pas celui de notre téléphone portable qui s’invite malheureusement de plus en plus dans ce lieu Saint…Que de petits bips, vibreurs ou même conversations en direct se font entendre depuis l’intérieur de l’oratoire, à l’occasion de passages de nuit comme de jour jusque dans le couloir de la cure ! Ne pourrait-on pas parler  d’un combat spirituel où l’adversaire s’amuserait avec ce petit objet si utile dans bien des domaines, mais si dangereux dans d’autres, surtout quand il s’agit de nous couper de Dieu, même et encore davantage quand on est en train de vivre un face-à-face eucharistique… ?

 

Pas d’authentique connexion féconde au Cœur Miséricordieux de Jésus-Hostie sans une décision ferme et définitive de se déconnecter de son téléphone portable l’espace de quelques minutes, voire d’une heure !

« Seigneur, donne-moi d’accueillir la grâce de la déconnexion car je sais que tu t’occupes de tout ! »

 

 P.Stanislas+

         Dimanche 22  septembre 2019

                                 

 

« Toujours avec l’Eglise »

 

 

Le Christ est-il le centre de ma vie ? Est-ce que je place vraiment le Christ au centre de ma vie ? Parce qu’il y a toujours la tentation de penser que c’est nous qui sommes au centre. […] Le Christ est notre vie ! À la place centrale du Christ correspond aussi la place centrale de l’Église: ce sont deux feux que l’on ne peut séparer: je ne peux pas suivre le Christ sinon dans l’Eglise et avec l’Eglise. Et dans ce cas également, nous ne sommes pas au centre, nous sommes, pour ainsi dire, « déplacés », nous sommes au service du Christ et de l’Église, l’Épouse du Christ notre Seigneur, qui est notre Sainte Mère l’Église. Être des hommes enracinés et fondés dans l’Église : c’est ainsi que nous veut Jésus. Il ne peut pas y avoir de chemins parallèles ou isolés. Oui, des chemins de recherche, des chemins créatifs, oui, cela est important : aller vers les périphéries, les nombreuses périphéries. Cela exige de la créativité, mais toujours dans l’Église, avec cette appartenance qui nous donne le courage d’aller de l’avant. Servir le Christ, c’est aimer cette Église concrète et la servir avec générosité.

 

 

              Méditation du Pape François le Rome, 31 juillet 2013                         

Dimanche 08 septembre 2019

 

Le Silence de Dieu dans l’Eucharistie.

 

« Ce cœur, il bat pour nous dans la petite Tente où il demeure caché si mystérieusement, dans l’Hostie de blancheur pétrie de fin Silence » Sainte Thérèse Bénédicte de la Croix utilise, pour parler du Saint Sacrement, une expression très belle : « l’Hostie de blancheur pétrie de fin silence ». On trouve ici toute la beauté de ce mystère de l‘Eucharistie, sans rien cacher de notre difficulté à la contempler.

Dans le premier livre des Rois, au chapitre 19, le prophète Elie doit faire une curieuse expérience. Après avoir vu se manifester la Gloire du Seigneur dans le sacrifice du mont Carmel et après avoir obtenu une victoire éclatante sur les prophètes de Baal, il doit, pour échapper à la vengeance de Jézabel, se cacher au désert. Toute son action, toute cette manifestation glorieuse du Seigneur n’ont servi à rien ! Israël continue d’osciller entre le Seigneur et l’idolâtrie. Elie est alors désespéré et désire mourir au désert.  Mais Dieu au désert, d’une manière discrète, lui donne une nourriture mystérieuse afin de le conduire à la montagne de l’Horeb. Et c’est sur cette montagne, entre ciel et terre, qu’Elie va véritablement rencontrer Dieu. Dieu se manifeste à lui, non pas dans la fureur de l’ouragan, ni dans la grandeur du tremblement de terre, ni dans la chaleur du feu, mais dans « la voix d’un fin silence » ! Dieu se révèle dans cette contradiction apparente d’une voix silencieuse ! Comment peut-on entendre « la voix d’un fin silence » ? C’est dans cette réalité insaisissable que Dieu se révèle à Elie.

Dans l’Eucharistie, nous sommes selon sainte Thérèse Bénédicte de la Croix, comme Elie à l’Horeb, devant le mystère insaisissable de la présence divine. Contempler « l’Hostie de blancheur pétrie de fin silence », c’est se confronter au mystère infini de Dieu qui nous échappe. C’est aussi s’émerveiller devant cet Amour divin si grand pour nous qu’il demeure silencieux afin de nous laisser pleinement libre de l’approcher !

« Dieu est là ! » répétait le Saint Curé d’Ars. Oui, Dieu est là ; à nous d’accepter de nous dépouiller de nos désirs trop humains pour être simplement devant ce Dieu dont la Gloire la plus grande se manifeste, non pas dans l’ouragan, ni dans le tremblement de terre ou le feu mais dans « la voix d’un fin Silence ».

 

P. Jean-Philippe BENOIST

Dimanche 21 juillet 2019

 

« Je prie pour ceux qui croient en moi afin que tous soient un »

(Jean 17, 20-21)

 

           

 

Seigneur, ton message ultime est un grand rappel de l’importance que tu accordes au signe de l’unité fraternelle : unité tellement essentielle que tu en fais un des signes de ta présence parmi les hommes. Nous cherchons souvent aujourd’hui comment témoigner de toi et comment montrer aux hommes que tu demeures éternellement vivant ; nous multiplions les techniques d’approche, les audaces pastorales mais nous sommes renvoyés perpétuellement au témoignage de l’unité ; nous ne pouvons l’éluder.

 

 Pourquoi nous étonner si le successeur de Pierre, le Pape Paul VI, n’a pas eu d’autre appel à adresser à l’Eglise, en cette fin du XXe siècle, qu’une exhortation à l’unité afin que le monde croie. Dans son document sur l’évangélisation, il écrit :

            « La force de l’évangélisation se trouve diminuée si ceux qui annoncent l’Evangile sont divisés entre eux par toutes sortes de ruptures. Le testament spirituel du Seigneur nous dit que l’unité entre disciples n’est pas seulement la preuve que nous sommes tous siens, mais aussi la preuve qu’il est envoyé du Père, ce qui va très loin ! Car, lorsque nous manquons à l’unité, nous faisons échouer la mission de Jésus ; d’une certaine façon, nous attestons devant le monde qu’il n’est pas Celui qu’il dit être puisque nous mettons en doute la preuve qu’il est envoyé du Père. Le sort de l’évangélisation est certainement lié au témoignage de l’unité donné par l’Eglise » (Evangéli nutiandi 1975.)

           

Ce sont des paroles de poids pour tous les baptisés que nous sommes et combien lourdes de conséquences.

 

                       

 

                                 Mgr Maurice Gaidon – L’Eucharistie, soleil de Dieu

Dimanche 14 juillet 2019  

                                          

« Vie et joie, à vous qui cherchez Dieu ! » Ps 68

 

Tirée du psaume de ce dimanche, voici une parole anti- morosité et pessimisme (cette lèpre de notre époque) aussi revigorante qu’une belle journée de juillet ! Belle invitation à l’Espérance ! Nous qui poussons régulièrement ou occasionnellement la porte de cet oratoire, que venons-nous y chercher si ce n’est Dieu ?

 

Or cette promesse de joie et de vie est adressée aux pauvres… aux humbles : « car le Seigneur écoute les humbles » Ps 68. Tous, « chercheurs de Dieu », devenons des pauvres. Progressons sur le chemin de l’humilité.  Laissons-nous faire comme des petits enfants qui posent à tout moment leur tête sur la poitrine de leur père ( façon St Jean !). N’est-ce pas la meilleure attitude pour être au plus près de ce Sacré Cœur qui ne bat que pour chacun de nous ? Orientons notre cœur vers ce Cœur eucharistique qui n’a qu’un désir : nous donner Vie et Joie, plonger son regard de tendresse dans le nôtre, convertir notre regard et sanctifier notre vue sur le monde qui nous entoure et chaque minute de notre vie.

Dans cet oratoire tout se passe humblement…Dieu se donne mystérieusement dans le silence... cette grâce du silence eucharistique renvoie au silence de la Croix…le langage devient de trop…je suis juste invitée, dans l’état de pauvreté dans lequel je me trouve, à « collaborer » à une extraordinaire pentecôte d’Amour, cascade vivifiante et joyeuse pour tous ceux dont je suis proche en actes et en compassion. (façon bon samaritain : façon Le Seigneur !)Ici même un Cœur à cœur s’instaure, totalement invisible mais bien réel « Lorsque que Je serai élevé de terre, j’attirerai TOUT à moi ! »

 

Ce temps de vacances est propice à laisser humblement le Seigneur sanctifier  notre perception du monde. Si pour une raison de changement d’air bien mérité nous ne pouvons honorer notre créneau horaire d’adoration ( après s’être assuré de notre remplacement) reprenons ce Cœur à cœur, n’hésitons pas à « louer le nom de Dieu par un cantique, à le magnifier, lui rendre grâce » Ps 68. Pas de « vacances » d’adoration, bien au contraire ! Pour ce paysage, le bleu de la mer, le scintillement des cimes, le chant des oiseaux, le soleil couchant, l’odeur de foin coupé, de sous-bois ou d’embruns, ces rires d’enfants, cette conversation amicale, ces rencontres… « Je Te prie, Seigneur : c’est l’heure de Ta grâce ; dans ton grand amour, Dieu, réponds-moi » Merci Seigneur pour la Vie et pour la Joie. Donne-moi de Te chercher en tout !

 

                                                                                                                   Sophie

Dimanche 7 juillet 2019

               

               Pour qu’un Feu brûle

 Pour qu’un feu brûle ….il suffit de bien peu !

Il suffit de deux pierres, même d’un cœur de pierre.

Il suffit de deux étincelles, même l’éclair de deux prunelles.

Il suffit d’une matière inflammable, même d’un papier misérable.

Il suffit d’une matière sèche, même d’un cœur sec.

Il suffit d’un peu de cire qui brûle plus qu’elle ne sait dire.

                             Pour qu’un feu brûle…..

Il faut un grand allumeur, un grand feu.

Il faut un troisième larron qui mette les éléments en présence,

en alliance, en fusion, en incandescence, l’Esprit Saint très bon

 

On peut encore un allumage à distance

avec Marie là en toutes circonstances.

                              Pour « allumer le feu »….

il suffit d’un chanteur en louanges pour son Seigneur.

 

 Pour qu’un feu brûle….il suffit de si peu !     Il suffit de DIEU.                                              

                                              

 

                                                     Louis Marie Boivineau (Venez, adorons-Le, p 99)

Dimanche 30 juin 2019

 « Je suis doux et humble de Cœur »

 

Je Te salue, Cœur très miséricordieux de Jésus, Source vivante de toutes les grâces, Unique abri et notre refuge, En Toi, je trouve l’éclat de l’espérance. Je Te salue, Cœur très compatissant de mon Dieu, Insondable, vivante source d’amour, D’où jaillit la vie pour l’homme pécheur, Ainsi que la source de toute douceur. Je Te salue, plaie ouverte du très saint Cœur D’où sont sortis les rayons de miséricorde, Et d’où il nous est donné de puiser la vie, Uniquement avec le vase de la confiance. Je Te salue, bonté de Dieu, inconcevable, Jamais mesurée, ni approfondie, Pleine d’amour et de miséricorde, mais toujours sainte, Et cependant Tu es comme une bonne mère qui se penche sur nous. Je Te salue, trône de la miséricorde, Agneau de Dieu, Toi qui offris Ta vie en sacrifice pour moi, Toi devant qui chaque jour mon âme s’abaisse, Vivant en une foi profonde.

 

 

Sainte Faustine Kowalska (1905-1938), religieuse Petit journal, § 1321

              Dimanche 16 juin 2019                                

 

Sens de l'adoration du Saint-Sacrement

 

 

L’adoration du Saint-Sacrement consiste dans la contemplation du Christ présent dans l’Eucharistie. C’est un dialogue intime avec Jésus. Prier devant le Saint-Sacrement exposé sur l’autel, c’est porter un regard de foi sur Jésus Christ réellement présent. C’est demeurer longuement en une conversation spirituelle, une adoration silencieuse et une attitude d’amour.

C’est un face à face avec le Christ, « Je l’avise et il m’avise » répondit simplement un paroissien du Saint Curé d’Ars qui l’interrogeait sur ses nombreux et longs temps d’adoration. Jean-Paul II témoigne de l'adoration : " Il est bon de s'entretenir avec Lui et, penchés sur sa poitrine comme le disciple bien-aimé́ (Jn 13,25), d'être touchés par l'amour infini de son cœur. Bien des fois, [...] j'ai fait cette expérience et j'en ai reçu force, consolation et soutien ! "

L'adoration du Saint-Sacrement s'enracine dans la célébration de la messe et elle en est le prolongement. Par sa présence eucharistique, le Christ reste au milieu de nous comme celui qui nous a aimés et s'est livré pour nous.

 

Comment faire l'adoration ?

« Lorsque nous sommes devant le Saint-Sacrement, au lieu de regarder autour de nous, fermons nos yeux et notre bouche, ouvrons notre cœur, le Bon Dieu ouvrira le sien ; nous irons à lui, il viendra à nous, l’un pour demander et l’autre pour recevoir. Ce sera comme un souffle de l’un à l’autre ». (Saint Curé d’Ars)

 

Fais silence en toi.

Fais taire toutes les voix qui sont en toi, ne cours plus après les pensées inutiles.Tes « problèmes, tes recommandations, tes angoisses », ne les garde pas pour toi, mais offre-les à Jésus.

 Sachons entrer dans le silence intérieur en parlant cœur à cœur avec Jésus comme avec un ami.

 Pour faire l'adoration du Saint-Sacrement, tu peux aussi choisir un verset de psaume, une phrase évangélique, une petite prière simple. Répète-la avec le cœur, doucement et continuellement jusqu’à ce qu’elle devienne ta prière, ta supplication.

 

                                                                                Père David

Dimanche 9 juin 2019

         

       Prière pour le jour de la Pentecôte

 

 

Esprit de Vie, qui au commencement planais sur l’abîme,

Aide l’humanité de notre temps à comprendre qu’exclure Dieu la conduit à s’égarer dans le désert du monde,

Et que seulement là où la foi arrive, la dignité et la liberté fleurissent, et la société tout entière s’édifie dans la justice.

 

 

Esprit de Pentecôte, qui fais de l’Eglise un seul Corps,

Fais-nous revenir, nous, les baptisés, à une authentique expérience de communion ;

Fais de nous un signe vivant de la présence du Ressuscité dans le monde,

Une communauté de saints qui vit au service de la charité.

 

 

Esprit Saint, qui habilite à la mission,

Donne-nous de reconnaître qu’à notre époque aussi,

Tant de personnes sont à la recherche de la vérité sur leur existence et sur le monde.

Fais de nous des collaborateurs de leur joie par l’annonce de l’Evangile de Jésus-Christ,

Grain de blé de Dieu, qui bonifie le terrain de la vie et assure une récolte abondante.

                                                                  Amen.

 

                              Pape Benoît XVI, pour la fête de Pentecôte 2012 

Dimanche 2 juin 2019

 

 

L’adoration selon notre Pape François…

 

Je voudrais que nous nous posions tous cette question : Toi, moi, adorons-nous le Seigneur ? Allons-nous à Dieu seulement pour demander, pour remercier, ou allons-nous à lui aussi pour l’adorer ? Que veut dire alors adorer Dieu ? Cela signifie apprendre à rester avec lui, à nous arrêter pour dialoguer avec lui, en sentant que sa présence est la plus vraie, la meilleure, la plus importante de toutes. Chacun de nous, dans sa propre vie, de manière inconsciente et peut-être parfois sans s’en rendre compte, a un ordre bien précis des choses qu’il retient plus ou moins importantes. Adorer le Seigneur veut dire lui donner la place qu’il doit avoir ; adorer le Seigneur veut dire affirmer, croire, non pas simplement en paroles, que lui seul guide vraiment notre vie ; adorer le Seigneur veut dire que devant lui nous sommes convaincus qu’il est le seul Dieu, le Dieu de notre vie, le Dieu de notre histoire.

 

Cela a une conséquence dans notre vie : se dépouiller de beaucoup d’idoles petites et grandes que nous avons, et dans lesquelles nous nous réfugions, dans lesquelles nous cherchons et plaçons bien des fois notre sécurité. Ce sont des idoles que nous tenons souvent cachées ; elles peuvent être l’ambition, le carriérisme, le goût du succès, le fait de se mettre soi-même au centre, la tendance à dominer les autres, la prétention d’être les seuls maîtres de notre vie, quelques péchés auxquels nous sommes attachés, et beaucoup d’autres. Ce soir, je voudrais qu’une question résonne dans le cœur de chacun de nous et que nous y répondions avec sincérité : ai-je pensé, moi, à cette idole cachée que j’ai dans ma vie et qui m’empêche d’adorer le Seigneur ? Adorer c’est se dépouiller de nos idoles mêmes les plus cachées, et choisir le Seigneur comme le centre, comme la voie royale de notre vie.

Seigneur, que la puissance de Ton Saint Esprit que nous attendons en cette solennité de la Pentecôte, fasse le grand ménage en mon âme pour que tu viennes y régner en Roi ! 

 

P.Stanislas+

                                                 Dimanche 26 mai 2019

Les quelques lignes qui suivent ont pour but de rappeler à chacun que les indulgences peuvent être gagnées tout                 au long de l'année.

Il existe en effet nombre d'occasions que nous laissons passer, faute d'y penser en les accomplissant ; ou que nous pourrions faire en plus dans notre vie quotidienne sans qu'elles nous coûtent beaucoup. Nombre de bienfaits sont donc à notre portée tant pour notre âme que pour celui des âmes du purgatoire trop souvent oubliées dans nos intentions.

                                          Notions sur l'indulgence

« Indulgence : c'est une remise devant Dieu de la peine temporelle due pour les péchés, déjà effacées quant à la faute, que le fidèle, bien disposé (et à certaines conditions déterminées) reçoit pour lui ou pour les âmes défuntes. » (Code de droit canonique de 1983, canon 992.

Les indulgences sont dites partielles ou plénières selon qu'elles libèrent en partie ou totalement de la peine temporelle due pour les péchés. (canon 993).

                   Conditions générales pour obtenir une indulgence plénière

Pour avoir capacité à gagner des indulgences, il faut être baptisé, non excommunié et en état de grâce.

Pour qu'un sujet gagne des indulgences, il doit avoir l'intention de les gagner et accomplir les œuvres prescrites.

L'indulgence plénière ne peut être acquise qu'une seule fois par jour. Pour gagner une indulgence plénière les conditions générales sont :― être en état de grâce refuser tout attachement au péché (même véniel) - accomplir l'œuvre prescrite dans le temps prescrit (si une œuvre est attachée à un jour particulier) confession sacramentelle (au moins 8 jours avant ou 8 jours après l'œuvre accomplie) - avoir communier le jour même

     ― prier aux intentions du Souverain Pontife (même de façon générale).

Les différentes occasions d'obtenir une indulgence plénière sont nombreuses mais notons plus particulièrement celle-ci : Une indulgence plénière est accordée au fidèle qui visite le Saint Sacrement pour l'adorer pendant au moins une demi-heure.

Nous savons ce qu’il nous reste à faire et à proposer :

 

                         des heures d’Adoration !                                             

   Caroline

Dimanche 19 mai 2019

 

Notre Dame du St Sacrement, priez pour nous !

 

 

"Marie se dévouait tout entière à la gloire eucharistique de Jésus. Elle savait que le désir du Père céleste était de voir l'Eucharistie connue, aimée et servie par tous; que le besoin du Coeur de Jésus était de communiquer aux hommes tous ses dons de grâce et de gloire; que le Saint-Esprit avait pour mission d'étendre et de perfectionner dans les coeurs le règne de Jésus-Christ; que l'Eglise n'avait été fondée que pour donner Jésus au monde; tous les désirs de Marie étaient donc de le faire connaître en son Sacrement; son amour si grand pour Jésus avait besoin de se dilater, de se dévouer, afin de se soulager, pour ainsi dire, de l'impuissance où elle se sentait à le glorifier en elle-même autant qu'elle l'eut voulu."

"Marie était tout occupée à l'adorer, à l'honorer dans sa vie eucharistique; elle passait la plus grande partie des jours et des nuits au pied de ce divin Tabernacle; là était son Jésus, son Fils et son Dieu! L'adoration de Marie était profonde, intérieure, intime. C'était le don d'elle-même. Elle s'offrait tout entière au service d'amour du Dieu de l'Eucharistie: car l'amour ne pose ni conditions ni réserves; il ne pense plus à soi, ne vit plus pour soi; il est étranger à lui-même, et ne vit que pour le Dieu qu'il aime. Tout en Marie allait vers le Saint-Sacrement comme vers son centre et sa fin. Un courant de grâce et d'amour s'établissait entre le Coeur de Jésus-Hostie et le coeur de Marie adoratrice : c'étaient deux flammes qui se perdaient en une seule; Dieu fut alors parfaitement adoré par sa créature!".

Si Marie fut, en toute sa vie et en toutes ses actions, la parfaite copie de son Fils, son adoration se modela sur celle de Jésus, et Dieu fut bien glorifié de ce sacrifice d'agréable odeur qui montait vers lui du Cénacle, où Jésus-Eucharistie et Marie l'adoraient d'une seule et même âme !

 Saint Julien Eymard

 

 

Le Triomphe du Coeur Immaculé de Marie sera le Règne Eucharistique de Jésus par l'adoration perpétuelle dans toutes les chapelles du monde...

                                                       Dimanche 12 mai 2019                                                        

                                             

Le Bon Pasteur : de l’Evangile selon  St Jean 10,27-30

                                                                  

…. « Jésus déclara : « Mes brebis écoutent ma voix ; moi

je  les connais et elles me suivent… »

…je les «  connais » c’est à dire : « Je les aime : J’aime mes brebis ! »

 

C’est bien Jésus lui même qui fait cet aveu…et qui pose un regard d’amour, non pas sur le troupeau en bloc, mais sur chaque brebis en particulier…. Normal donc qu’elles LE suivent lorsqu’elles « écoutent » cette voix qui traduit l’Amour de Dieu pour chacun !  Les brebis me « connaissent » par ma parole… elles écoutent ma voix et elles m’aiment .C’est un cœur à cœur !

Le « connaissons » nous vraiment ce Bon Pasteur ? Percevons nous en LUI la lumière de la Vérité qui rend libre ? (pas mouton !)  St Grégoire le Grand disait : « Je ne parle pas de la perception de la foi mais de celle de l’amour ; vous ne percevez pas par votre foi, mais par votre comportement » par votre foi traduite en actes d’amour.

Le Bon Pasteur nous montre lui même cette dynamique de la foi : « Tout l’Evangile, nous dit le pape François, est marqué par ce regard qui n’est rien de plus et rien de moins que celui qui naît du cœur de Dieu. Ainsi, Jésus a témoigné de cela, en manifestant jusqu’à l’extrême l’amour miséricordieux du Père. La joie et l’espérance du chrétien - de nous tous et également du pape - naissent d’avoir fait l’expérience un jour de ce regard de Dieu qui me dit :tu fais partie de ma famille et je ne veux pas te perdre en chemin, je suis ici avec toi»   Ouvrons nos cœurs à cette voix du Bon Pasteur !

«  Des torrents sortant de mon cœur miséricordieux se déversent sur tous….et le grâces de ma miséricorde se puisent à l’aide d’un unique moyen : c’est la confiance. Plus la confiance est grande, plus l’âme reçoit » (petit journal de Sr Faustine)

          « Bon Pasteur , j’ai confiance en Toi, ouvres mon cœur à Ta voix qui me dit à chaque instant : Je suis ici, avec toi ! 

Sophie d'Adeler                          

Dimanche 5 mai 2019

 

 

Prières au Saint Sacrement

 

 

Voici deux prières qui peuvent être dites devant le Saint Sacrement. Une de Saint Thomas d’Aquin qui nous conduit à la contemplation de Jésus Eucharistie et une autre de Saint François d’Assise qui nous invite à accueillir les grâces du Seigneur.

 

« Nous t’adorons, ô vrai corps du Seigneur. Corps qui est né de la Vierge Marie. Corps qui a vraiment souffert la Passion et as été immolé sur la Croix pour les hommes. Corps dont le cœur transpercé a laissé écouler l’eau et le sang de la Vie nouvelle. Corps vraiment ressuscité le troisième jour. Corps vraiment présent et véritablement livré pour nous en cette Eucharistie ! Dans les combats de cette vie et à l’heure de notre agonie, sois pour nous un avant-goût du ciel. Ô Jésus plein de bonté, ô Jésus plein de miséricorde, ô Jésus, le Fils de Marie ! »

Thomas d’Aquin (traduction adapté)

 

« Ô grand Dieu plein de gloire, toi, mon Seigneur Jésus. Je te supplie de m’illuminer et de dissiper les ténèbres de mon esprit. Accorde-moi une humilité profonde, une foi pure, une espérance ferme, une charité parfaite. Fais que je te connaisse bien et que je fasse toute chose selon ta lumière et conformément à ta sainte volonté. »

 

François d’Assise.

               Dimanche 14 avril 2019                                

 

PRIER DEVANT LE SAINT SACREMENT

 

 

Te voici devant le Saint-Sacrement,

c’est ton Dieu que tu viens adorer. Je t’attendais.

 

Tu arrives le cœur et l’esprit encombré

de tout ce qui te préoccupe.

Décharge-toi en déposant tout cela au pied de cet autel,

remets tout cela entre mes mains et

prends conscience de ma Présence.

 

Tu as beau regarder,

tes yeux ne voient qu’une hostie blanche.

Si tu pouvais voir ce qu’il en est en réalité,

voilà ce que tu contemplerais :

 

« A côté du Fils,

il y a toujours la présence réelle du Père,

la présence réelle de l’Esprit-Saint,

il y a toujours la Divine et très Sainte Trinité.

 

Mais comme au Ciel, à côté de chaque tabernacle,

il y a aussi la présence extasiée

et joyeuse de votre céleste Maman.

Y sont aussi tous les Anges...

Il y a aussi tous les saints et bienheureux...

La prière incessante de toutes les âmes du Purgatoire. »

 

 

                                                    Saint Antoine-Marie Claret

Dimanche 17 mars 2019

 

 

 

LIVRE DE BEN SIRA LE SAGE (2, 1-18)

 

 

01 Mon fils, si tu viens te mettre au service du Seigneur, prépare-toi à subir l’épreuve ; 02 fais-toi un cœur droit, et tiens bon ; ne t’agite pas à l’heure de l’adversité. 03 Attache-toi au Seigneur, ne l’abandonne pas, afin d’être comblé dans tes derniers jours. 04 Toutes les adversités, accepte-les ; dans les revers de ta pauvre vie, sois patient ; 05 car l’or est vérifié par le feu, et les hommes agréables à Dieu, par le creuset de l’humiliation. Dans les maladies comme dans le dénuement, aie foi en lui. 06 Mets ta confiance en lui, et il te viendra en aide ; rends tes chemins droits, et mets en lui ton espérance. 07 Vous qui craignez le Seigneur, comptez sur sa miséricorde, ne vous écartez pas du chemin, de peur de tomber. 08 Vous qui craignez le Seigneur, ayez confiance en lui, et votre récompense ne saurait vous échapper. 09 Vous qui craignez le Seigneur, espérez le bonheur, la joie éternelle et la miséricorde : ce qu’il donne en retour est un don éternel, pour la joie. 10 Considérez les générations passées et voyez : Celui qui a mis sa confiance dans le Seigneur, a-t-il été déçu ? Celui qui a persévéré dans la crainte du Seigneur, a-t-il été abandonné ? Celui qui l’a invoqué, a-t-il été méprisé ? 11 Car le Seigneur est tendre et miséricordieux, il pardonne les péchés, et il sauve au moment de la détresse. 12 Malheur aux cœurs lâches et aux mains négligentes, au pécheur qui suit deux sentiers. 13 Malheur au cœur négligent, qui ne fait pas confiance : il ne sera pas protégé. 14 Malheur à vous qui avez perdu la persévérance : que ferez-vous lors de la visite du Seigneur ? 15 Ceux qui craignent le Seigneur ne désobéiront pas à ses paroles, ceux qui l’aiment suivront ses chemins. 16 Ceux qui craignent le Seigneur chercheront à lui plaire, ceux qui l’aiment se rassasieront de sa loi. 17 Ceux qui craignent le Seigneur prépareront leur cœur et s’humilieront devant lui, disant : 18 « Nous voulons tomber dans les mains du Seigneur, et non dans celles des hommes. Car telle est sa grandeur, telle est aussi sa miséricorde. »

 

                                                                                           Père Marc

 

                                          Dimanche 10 mars 2019                                

 

                       La corbeille d’intentions…

 

Cette pauvre petite corbeille posée là par terre ne fait- elle pas partie de ce rituel d’offrande à la transcendance que l’on retrouve dans toutes les religions ?  

Ne pourrait-on pas considérer son contenu un peu comme « les prémices » dont nous parle la 1ère lecture de ce dimanche, c’est à dire comme une offrande faite à Dieu pour reconnaître que TOUT vient de LUI et se souvenir que de tous les dons que Dieu dispense, le plus grand est la libération de l’esclavage. « J’ai vu ! J’ai vu la souffrance de mon peuple, ses cris sont montés jusqu’à moi. » Inouï : ce qui nous atteint, atteint le cœur de Dieu !« il (l’homme) m’appelle, et moi (Dieu) je lui réponds, je suis avec lui dans l’épreuve. » Ps 90 de ce dimanche ! Que de FOI exprimée dans tous ces petits papiers qui emplissent cet humble objet ! Qu’importe à Jésus que nos souffrances soient si mal formulées, si maladroites, si terre à terre, si sombres. IL ne cesse de dire « J’ai soif » Donne ! Donne ! Donne ! Tel un père Dieu souffre de voir son peuple malade, souffrant, esclave. Il est le Dieu qui sauve, qui guérit, qui libère ! Toutes ces intentions lui rendent hommage et témoignent du concret de la prière d’adoration.

Et si pendant ce carême nous les portions avec encore plus de compassion mettant ainsi nos pas dans les pas de Jésus, ouvrant notre cœur à ces paroles du pape François : « Dans la prière, les chrétiens portent les difficultés de toutes les personnes qui vivent à côté d’eux. Lorsque arrive le soir, ils racontent à Dieu les douleurs de ceux qu’ils ont croisés durant le jour. Le Christ n’est pas passé en restant impassible devant les misères du monde. Chaque fois qu’Il percevait une solitude, une douleur du corps ou de l’esprit, Il éprouvait une forte compassion, comme les entrailles d’une mère. Eprouver de la compassion est une des expressions essentielles de l’Evangile. C’est ce qui pousse le Bon Samaritain à s’approcher de l’homme blessé sur le bord de la route, à l’inverse des autres qui ont le cœur dur. Nous pouvons tous nous demander : quand je prie, est-ce que je m’ouvre au cri de tant de personnes proches ou lointaines ? »

Réflexion faite, cette corbeille est un élément essentiel dans cet oratoire… peut être pas assez ou mal utilisée !

Donne-moi Jésus un cœur d’enfant qui n’hésite pas à utiliser ce simple moyen de communion des saints.

Donne-moi Jésus un cœur de compassion.                  

              Sophie

 

 

Dimanche 3 mars 2019

 

La prière est la lumière de l’âme

 

En ce temps du Carême qui débute mercredi, je vous invite à méditer cette belle homélie du Ve siècle sur la prière.

 

« Le bien suprême, c'est la prière, l'entretien familier avec Dieu. Elle est communication avec Dieu et union avec lui. De même que les yeux du corps sont éclairés quand ils voient la lumière, ainsi l'âme tendue vers Dieu est illuminée par son inexprimable lumière. La prière n'est donc pas l'effet d'une attitude extérieure, mais elle vient du cœur. Elle ne se limite pas à des heures ou à des moments déterminés, mais elle déploie son activité sans relâche, nuit et jour.

En effet, il ne convient pas seulement que la pensée se porte rapidement vers Dieu lorsqu'elle s'applique à la prière ; il faut aussi, même lorsqu'elle est absorbée par d'autres occupations — comme le soin des pauvres ou d'autres soucis de bienfaisance —, y mêler le désir et le souvenir de Dieu, afin que tout demeure comme une nourriture très savoureuse, assaisonnée par l'amour de Dieu, à offrir au Seigneur de l'univers. Et nous pouvons en retirer un grand avantage, tout au long de notre vie, si nous y consacrons une bonne part de notre temps.

La prière est la lumière de l'âme, la vraie connaissance de Dieu, la médiatrice entre Dieu et les hommes.

Par elle, l'âme s'élève vers le ciel, et embrasse Dieu dans une étreinte inexprimable ; assoiffée du lait divin, comme un nourrisson, elle crie avec larmes vers sa mère. Elle exprime ses volontés profondes et elle reçoit des présents qui dépassent toute la nature visible.

Car la prière se présente comme une puissante ambassadrice, elle réjouit, elle apaise l'âme.

Lorsque je parle de prière, ne t'imagine pas qu'il s'agisse de paroles. Elle est un élan vers Dieu, un amour indicible qui ne vient pas des hommes et dont l'Apôtre parle ainsi : Nous ne savons pas prier comme il faut, mais l'Esprit lui-même intervient pour nous par des cris inexprimables.

Une telle prière, si Dieu en fait la grâce à quelqu'un, est pour lui une richesse inaliénable, un aliment céleste qui rassasie l'âme. Celui qui l'a goûté est saisi pour le Seigneur d'un désir éternel, comme d'un feu dévorant qui embrase son cœur.

 

Lorsque tu la pratiques dans sa pureté originelle, orne ta maison de douceur et d'humilité, illumine-la par la justice ; orne-la de bonnes actions comme d'un revêtement précieux ; décore ta maison, au lieu de pierres de taille et de mosaïques, par la foi et la patience. Au-dessus de tout cela, place la prière au sommet de l'édifice pour porter ta maison à son achèvement. Ainsi tu te prépareras pour le Seigneur comme une demeure parfaite. Tu pourras l'y accueillir comme dans un palais royal et resplendissant, toi qui, par la grâce, le possèdes déjà dans le temple de ton âme. »

                                    Dimanche 17 février 2019

 

 

          HEUREUX !

 Seigneur, tu me donnes, dans les béatitudes,

     les clefs du bonheur ; pardon :  du BONHEUR. !

         En fait la seule clef du Bonheur, c’est de te regarder, Toi, le Pauvre.

 

Pauvre dans la mangeoire de Bethléem et sur les routes d’Egypte.

Pauvre dans la discrétion de Nazareth.

Pauvre qui a choisi de n’avoir pas une pierre où reposer la tête.

Pauvre en t’habillant de notre humanité.

            Pauvre en donnant tout, sans rien garder, même ta vie,

                       même ton corps, qui est là devant moi.

 

Tu es aussi affamé, assoiffé, la Samaritaine en est témoin. Ainsi que les spectateurs de ta mort et ceux qui sont restés au pied de la Croix

                                            par amour, fidélité.

 

                                                  « J’ai soif ».

 Cette parole retentit encore, là, maintenant, jaillie de ton Corps Eucharistie

                                   « J’ai soif que tu m’accueilles ».

     Non pour être reconnu, valorisé, mais parce que ta vie en dépend.

 

             De tes yeux, des larmes ont coulé, en regardant Jérusalem,

                                           à la mort de Lazare…

                       Larmes de communion à notre humanité,

larmes affirmant l’amour que tu portes au peuple d’Israël et à l’humanité.

Larmes qui révèlent ce que tu vois de nous : un être creux, sans consistance, vide, une cymbale retentissante.

 Larmes qui sont comme un appel, une prière, une supplication :

                 «   reconnais le vide en toi, je peux alors le combler.

             Reconnais ta pauvreté que je ne te renvoie pas les mains vides,

                               mais que je te comble, toi, l’affamé. »

 

 

                                « Mon âme a soif de Toi, Seigneur »

 

                                              Père Frédéric Pelletier

Dimanche 10 février 2019

 

PRIER DEVANT LE SAINT SACREMENT

 

De cette obscurité́ fuse toute lumière,
De cette source ignor
ée coule la paix
Dans cette immobilit
é́ la vie reçoit énergie
De ce temps perdu toute action recueille efficacit
é́
Dans ce repos tout notre travail prend valeur
Dans ce silence murit la parole qui portera du fruit
De ce creux profond sourdent les fontaines qui abreuvent l'univers et renouvellent notre jeunesse

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« L'adoration eucharistique, c'est d'être là comme une fleur devant son soleil.

Si vous saviez quel est Celui qui vous regarde travers ces voiles !

Ne faites rien, n'importe.

Une vertu sortira de Lui.

Les bons anges vous enverront le souffle de sa bouche,

la chaleur de son Cœur. »

 

Mère Marie-Thérèse du Cœur de Jésus

                                    Dimanche 3 février 2019

 

                           

       Au Père

  

        Prends Seigneur et reçois toute ma liberté,

                  ma mémoire, mon intelligence

                          et toute ma volonté.

  

        Tout ce que j’ai et tout ce que je possède,

                     c’est Toi qui me l’as donné.

              Tout cela, Seigneur, je Te le rends.

                     Tout est à Toi, disposes-en

                      selon Ton entière volonté.

  

                    Donne-moi seulement

                            de T’Aimer,

                     donne-moi cette grâce,

                        elle seule me suffit.

 

 

                     Saint Ignace de Loyola

 

 

Dimanche 27 janvier 2019

 

« Mourir dans l'eucharistie »

    Quelques paroles fortes du cardinal Robert Sarah…

 « À la messe, nous sommes d’abord présents pour Dieu. Si nous ne tournons pas notre regard de manière radicale vers Dieu, notre foi deviendra tiède, vagabonde et incertaine. Quand j’étais enfant de chœur, j’observais avec attention la délicatesse et la ferveur avec lesquelles les missionnaires célébraient leurs messes. Grâce à eux, j’ai compris que, quand le prêtre dit : “Il est grand le mystère de la foi”, il ne s’agit pas d’une formule !

Sans la foi, que peut signifier l’eucharistie ? Souvenez-vous que beaucoup de disciples ont quitté Jésus au moment où Il leur a dit : “Je vous donne mon corps à manger. ” Aujourd’hui encore, beaucoup Le lâchent…Ils sont présents physiquement à la messe, mais leur foi est défaillante, affaiblie par le manque de ferveur de notre temps et le paganisme de nos sociétés. C‘est la foi qui introduit les hommes dans le mystère de Dieu qui aime jusqu’à la mort. Et je meurs aussi dans chaque eucharistie, comme le dit saint Paul : « Je meurs chaque jour » (Rm 15). Si nous mourons dans l’eucharistie, nous savons que c’est pour avoir la vie nouvelle. La messe doit être précédée par une vie de prière intense à la maison.

La célébration de l’eucharistie sera dense si chaque chrétien cultive une profonde intériorité et une intense vie de prière quotidienne.»

L’adoration perpétuelle dans cet oratoire n’est-elle pas une grâce inouïe pour cultiver ce cœur à cœur avec Jésus chaque semaine ? Oui, il est vraiment grand le mystère de la foi…

 

 

P.Stanislas+

« Dieu nous a aimés le premier ».

 

Saint Jean l’évangéliste n’a pas eu peur de partager sa foi et l’écho de son étonnement lorsqu’il dit : « Dieu nous a aimés le premier ». Dire cela est un scandale pour le monde. Ceci est un scandale pour le monde. Cette troublante découverte est celle d’un homme qui est venu chez les siens et que lui-même a vu de ses yeux, touché de ses mains, entendu de ses oreilles. Oui, en Jésus, Dieu nous montre qui il est, lui dont le visage manifeste la tendresse, lui dont tous les gestes sont porteurs de guérison de paix et de pardon. A la suite de St Jean, l’Eglise continue de lire et de méditer l’Evangile pour comprendre le Dieu dont elle témoigne, qu’il nous a aimés avec un cœur d’homme.

En 1980 Le Pape Jean Paul II disait aux jeunes qui étaient présents au Parc des Princes, une parole que nous avons toujours besoin d’entendre et de réentendre. En effet on pense que Dieu est un tyran alors qu’il s’est fait homme pour nous sauver tous et qu’il nous a aimés jusqu’à en mourir. Voici ce que disait Saint Jean-Paul II :

« Jeunes de France, levez plus souvent les yeux vers Jésus-Christ ! Il est l’homme qui a le plus aimé, et le plus consciemment, le plus volontairement, le plus gratuitement ! Méditez le testament du Christ : « Il n’y a pas de plus grande preuve d’amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime ». Contemplez l’Homme-Dieu, l’homme au cœur transpercé ! N’ayez pas peur ! Jésus n’est pas venu condamner l’amour mais libérer l’amour de ses équivoques et de ses contrefaçons ».

Alors, n’ayons pas peur de redire avec le curé d’Ars : « Je vous aime ô mon dieu, et mon seul désir est de vous aimer jusqu’au dernier soupir de ma vie…Ô mon Dieu, si ma langue ne peut dire à tout moment que je vous aime, du moins je veux que mon cœur vous le répète autant de fois que je respire…Et plus j’approche de ma fin, plus je vous conjure accroître mon amour et de le perfectionner ».

 

                                                                                       Père Marc

    Dimanche 6 janvier 2019. L’Epiphanie

 

 

 «  Quand ils virent l’étoile, ils se réjouirent d’une très grande joie. Ils entrèrent dans la maison, ils virent l’enfant avec Marie sa mère ; et tombant à ses pieds, ils se prosternèrent devant lui. …..» (Matt 2- 10, 11) 

 

Démarche intense d’adoration rendue mondialement populaire par tant de récits et d’œuvres d’art. Simplicité universelle des mots de St Matthieu qui nous ouvre à l’Infini…

Heureux le cœur qui désire Jésus. Heureux les cœurs purs : ils verront Dieu !

Quand, dans l’histoire des hommes, Dieu décide de se laisser voir, de se faire connaître à nos yeux de chair, de se laisser toucher…IL se

« manifeste », IL se montre sous les traits d’un petit enfant…d’un bébé !

Devant les regards de contemplation qu’il suscite, le bébé, le petit d’homme n’est-il pas LE trésor commun à toute civilisation ??

Un bébé ne fait peur à personne. Mgr Charles Gay en 1892 nous dit :

« On vient à lui sans peine, sans préambule, sans cérémonie d’aucune sorte; on se rend tout de suite familier avec lui ; sa seule vue épanouit l’âme. » Et lorsque l’âme s’épanouit, elle reconnaît sur les genoux de Marie son Dieu Jésus : elle ADORE, elle se prosterne, elle tombe aux pieds de ce petit enfant présenté par sa maman !

Te révéler dans une si grande dépendance, mon Dieu de quelle humilité tu fais preuve mais Tu te fais encore plus petit pour permettre à tous de te connaître et de vivre de toi, tu t’abaisses encore plus en te cachant sous l’apparence d’un morceau de pain !

Merci Seigneur pour l’Eucharistie, épiphanie de nos dimanches !

« Comme les mages, nous aussi marchons, attentifs, infatigables et courageux, pour trouver le Dieu invisible qui est né pour nous. » (Pape François)

 

« Regardez l’humilité de Dieu, Regardez l’humilité de Dieu,

Regardez l’humilité de Dieu, et faites lui l’hommage de vos cœurs. »  (chant AS Rahm)

 

Sophie

Dimanche 30 décembre 2018

 

« Seigneur, dans le silence de ce jour naissant,

 je viens vous demander la paix, la sagesse et la force.

 

Je veux regarder aujourd'hui le monde avec des yeux remplis d'amour ; être patient, compréhensif, doux et sage ; voir vos enfants au-delà des apparences, comme vous les voyez vous-même, et ainsi, ne voir que le bien en chacun.

 

 Fermez mes oreilles à toute calomnie, gardez ma langue de toute malveillance et que seules les pensées qui bénissent demeurent en mon esprit.

 

 Que je sois si bienveillant et si joyeux que tous ceux qui m'approchent sentent votre puissance et votre présence.

 

 

Revêtez-moi de votre beauté, Seigneur, et qu'au long du jour je vous révèle. Ainsi soit-il. »

                      
Saint François d'Assise (1182-1222)

Dimanche 16 décembre 2018

  

 

                       Le désir de Dieu  

 « Et maintenant, Toi, Seigneur mon Dieu, enseigne à mon cœur où et comment te chercher, où et comment te trouver

 Seigneur, si tu n’es pas ici, où te chercherai-je en ton absence ?

 Et si tu es partout, pourquoi ta présence m’est-elle invisible ?...

 

Je ne t’ai jamais vu, Seigneur mon Dieu, je ne connais pas ton visage… Que peut faire ton serviteur tourmenté de ton amour et rejeté loin

de ta face ?

 

Il aspire à te voir, et ta face est trop éloignée de lui. Il désire t’aborder et ta demeure est inabordable. Il souhaite te trouver et il ne sait où tu es. Il ambitionne de te chercher, et il ignore ton visage. Tu m’as créé et recréé, tu m’as pourvu de tous mes biens, et je ne te connais pas encore.

J’ai été créé pour te voir,

et je n’ai pas encore réalisé ce pour quoi j’ai été créé…

 

Quand éclaireras-tu nos yeux et nous montreras-tu ta face ?

Quand reviendras-tu à nous ?

 

Regarde-nous, Seigneur, exauce-nous, éclaire-nous, montre toi à nous. Rends-nous ta présence, pour notre bonheur, toi dont l’absence est pour nous un tel malheur.

Aie pitié de nos laborieux efforts vers toi,

nous qui ne pouvons rien sans toi.

 

Enseigne-moi à te chercher et montre-toi quand je te cherche ; car je ne puis te chercher si tu ne me l’enseignes, ni te trouver si tu ne te montres.

En mon désir, puissé-je te chercher, et dans ma recherche, te désirer ; dans mon amour, puissé-je te trouver et, en te trouvant, t’aimer.                                                                       

 

                                                                                     St Anselme

 

Dimanche 9 décembre

 

Prier devant le Saint Sacrement Te voici devant le Saint-Sacrement, c’est ton Dieu que tu viens adorer. Je t’attendais. Tu arrives le cœur et l’esprit encombré de tout ce qui te préoccupe. Décharge-toi en déposant tout cela au pied de cet autel, remets tout cela entre mes mains et prends conscience de ma Présence. Tu as beau regarder, tes yeux ne voient qu’une hostie blanche. Si tu pouvais voir ce qu’il en est en réalité, voilà ce que tu contemplerais : « A côté du Fils, il y a toujours la présence réelle du Père, la présence réelle de l’Esprit-Saint, il y a toujours la Divine et très Sainte Trinité. Mais comme au Ciel, à côté de chaque tabernacle, il y a aussi la présence extasiée et joyeuse de votre céleste Maman. Y sont aussi tous les Anges... Il y a aussi tous les saints et bienheureux... La prière incessante de toutes les âmes du Purgatoire.»

 

Saint Antoine-Marie Claret

Dimanche 2 décembre 2018

 

« Préparez à travers le désert, le chemin du Seigneur.
Tracez dans les terres arides une route aplanie pour notre Dieu.
Tout ravin sera comblé, toute montagne et toute colline seront abaissées, les passages tortueux deviendront droits ! 
 »

(Isaïe 40, 3-4).

 

Seigneur, ce temps de l’Avent, Tu me le donnes comme un chemin à préparer. Cette route est au cœur de mon cœur, ce lieu où je suis entièrement connue de Toi seul, Dieu, mon Créateur.

 

Viens me rejoindre dans mes terres arides, et mes déserts,
ces moments où je me sens sec, alors que dans ma vie, c’est la nuit.

 

Aide-moi à aplanir la route pour Toi, à combler les ravins de mes peurs de mes échecs et de mes ruptures.

 

Donne-moi la simplicité d’un cœur d’enfant, pour ramener à leur juste mesure tout ce qui me semble montagne d’impossible.

 

Que ton Esprit m’aide à rendre simple et droit ce que la vie a rendu tortueux et difficile dans mes relations avec les autres, dans mon cœur et dans mon corps.

 

Viens Seigneur Jésus. Viens sur notre terre

 

Regarde, Seigneur notre Dieu, ton peuple rassemblé.

 

Accompagne-nous sur notre terre de relations,

 

 

Agis avec nous sur notre terre d’actions. Viens au cœur de nos questions, Viens au cœur de nos interrogations.

 

Viens aujourd’hui encore bousculer nos habitudes, ouvrir nos horizons, fleurir nos déserts, pour qu’avec Jésus, ton Fils qui nous sauve, nous apportions nous aussi le salut à nos frères les plus humbles, les plus pauvres. Amen.                                                                                                          Anonyme

Dimanche 25 novembre 2018

 

Le Christ-Roi de la purification…

 

 

En ce dimanche de la fête du Christ-Roi, laissons Benoît XVI nous enseigner sur la prière et sur la manière dont le Seigneur purifie notre désir (Spes Salvi N°33)…

« De façon très belle, Augustin définit la prière comme un exercice du désir. L'homme a été créé pour une grande réalité – pour Dieu lui-même, pour être rempli de Lui. Mais son cœur est trop étroit pour la grande réalité qui lui est assignée. Il doit être élargi. « C'est ainsi que Dieu, en faisant attendre, élargit le désir; en faisant désirer, il élargit l'âme; en l'élargissant, il augmente sa capacité de recevoir ». Puis il utilise une très belle image pour décrire ce processus d'élargissement et de préparation du cœur humain. « Suppose que Dieu veut te remplir de miel [symbole de la tendresse de Dieu et de sa bonté]: si tu es rempli de vinaigre, où mettras-tu ce miel ? » Le vase, c'est-à-dire le cœur, doit d'abord être élargi et ensuite nettoyé: libéré du vinaigre et de sa saveur. Cela requiert de l'effort, coûte de la souffrance, mais c'est seulement ainsi que se réalise l'adaptation à ce à quoi nous sommes destinés…

Prier ne signifie pas sortir de l'histoire et se retirer dans l'espace privé de son propre bonheur. La façon juste de prier est un processus de purification intérieure qui nous rend capables de Dieu et de la sorte capables aussi des hommes. Dans la prière, l'homme doit apprendre ce qu'il peut vraiment demander à Dieu – ce qui est aussi digne de Dieu. Il doit apprendre qu'on ne peut pas prier contre autrui. Il doit apprendre qu'on ne peut pas demander des choses superficielles et commodes que l'on désire dans l'instant – la fausse petite espérance qui le conduit loin de Dieu. Il doit purifier ses désirs et ses espérances. Il doit se libérer des mensonges secrets par lesquels il se trompe lui-même: Dieu les scrute, et la confrontation avec Dieu oblige l'homme à les reconnaître lui aussi. »

 

Christ-Roi de l’univers, vient purifier l’univers intérieur de mon cœur en cette heure d’adoration, afin que je ressorte de cet oratoire avec l’âme « élargie », et remplie de miel !

 

P.Stanislas+

Dimanche 18 novembre 2018

 

Adorer c’est reconnaître que Dieu est Dieu et qu’il n’y a pas d’autre Dieu en dehors de Dieu. Il est celui qui est qui était et qui sera. Adorer c’est reconnaître la proximité du Royaume de Dieu. Adorer c’est se laisser aimer par Dieu présent en esprit et en vérité, présent dans l’Eucharistie. Adorer c’est reconnaître que je ne peux pas me sauver tout seul.  Adorer c’est se recevoir de Dieu, se laisser façonner. Adorer c’est se convaincre que je ne suis pas Dieu et la source et le centre du monde. Adorer c’est me libérer de la volonté de puissance, la volonté de dominer. Adorer c’est se laisser regarder par Dieu qui brûle toutes mes impuretés « Heureux les cœurs purs, ils verront Dieu » Adorer c’est faire reculer les jours du Mal, les jours de mort, c’est mettre en échec Satan qui veut se faire adorer à la place du créateur. Adorer c’est éviter la dispersion, c’est vivre un choc de simplification. Adorer c’est faire l’expérience de la source de l’Amour. Adorer c’est vivre une rencontre personnelle avec le créateur. Adorer c’est se laisser guérir. Adorer c’est guérir de l’indifférence. Adorer c’est sortir de ma volonté propre. Adorer c’est me préparer à voir Dieu face à face dans l’intimité et sans surprise. Adorer c’est guérir de tout lien avec le péché et l’idolâtrie du monde (pouvoir, argent, sexe...). Adorer c’est trouver l’ajustement dans toutes mes relations, une juste place de mes affections. Adorer c’est être libéré de toute rébellion, de tout athéisme, être libéré de l’ingratitude. Adorer c’est réparer toutes les offenses faites à Dieu dans sa création, dans sa personne. Adorer c’est faire confiance dans l’avenir en faisant grandir l’espérance. Adorer Dieu c’est libérer l’Amour dans sa source. Adorer c’est rencontrer l’Amour absolu. Adorer c’est trouver la liberté. Adorer c’est disposer de soi dans la Vérité et la Bonté. Adorer c’est trouver une source de croissance et de maturation dans la raison et la volonté. Adorer c’est rayonner de la lumière divine.
Adorer c’est s’émerveiller dans la beauté et voir toute chose dans la beauté.

                                     

 

                                       Homélie du Père Christian Chérel – Communauté de l’Emmanuel

Dimanche 11 novembre 2018

 

 

« Mon Seigneur et mon Dieu »

 

        

Mon Jésus, je reconnais que je suis ta créature, pauvre et faible. Par moi-même je ne suis rien. Je m’agenouille, conscient de ma propre et totale impuissance, conscient de ma profonde misère, et je t’adore, ô Dieu infini grand.

         Tu es mon Créateur, mon Seigneur et mon Maître. A chaque instant je reçois de toi l’existence, la vie, toutes mes facultés naturelles et surnaturelles et toutes mes capacités.

         Je suis heureux de dépendre de toi avec tout ce que je suis et tout ce que je possède, de sorte que sans ton aide je ne suis absolument capable de rien. C’est pourquoi je suis toujours en attente de toi et de ta grâce et avec l’apôtre Paul je répète sans cesse : « Je puis tout en celui qui me rend fort ». Oui, Jésus, avec ta grâce, je peux devenir un saint et faire beaucoup de bien.

Je ne te reconnais pas seulement comme mon Créateur, Seigneur et Maître, mais aussi comme le Créateur de tout ce qui existe en dehors de toi. Je suis heureux que tu sois Seigneur et Maître de tout ce qui EST. Je suis heureux aussi que tu disposes par ta sage providence de tous les évènements mondiaux, ainsi que de toutes les circonstances de ma vie, même les plus petites. Tu réalises cela avec bonté et puissance, pour ta plus grande gloire et pour mon plus grand bonheur.

         Bon Jésus je te confie tous mes soucis, je sais que tu prendras soin de moi. Je mets toute ma confiance en toi. Fais de moi ce que tu voudras.

                                           Amen !

 

 

                                                                Père Marc

Dimanche 21 octobre

 

 

« L'Eucharistie lien d'amour » - St Paul VI, 24 août 1968

 

 

Ce thème est exact, profond, et propre à servir de pont entre le moment intérieur et personnel et le moment extérieur et social. L'effet caractéristique de l'Eucharistie doit être l'union des fidèles au Christ et entre eux, l'unité du Corps Mystique (...) Jésus, qui a multiplié le pain naturel pour les multitudes affamées, qui s'est fait lui-même pain surnaturel pour ses convives, nous enseigne que nous devons penser à la faim naturelle et surnaturelle des autres; et jamais peut-être comme (aujourd'hui) le devoir et l'urgence de pourvoir aux nécessités temporelles et spirituelles des multitudes ne seront aussi pressants dans le cœur des chrétiens (...) Aujourd'hui ces manifestations de foi et de piété, ces affirmations ordonnées et extraordinaires, tournées vers un acte de compréhension contemplative communautaire, sont tellement nécessaires ! Un théologien contemporain écrit: « Plus l'action temporelle occupe de place dans la vie des chrétiens, plus il est nécessaire que le témoignage contemplatif opère comme contre-poids » (Daniélou) (...) Il faut qu'on exprime la valeur et la conscience que nous avons de ce prodige tacite et plein d'éclat (…) Tel le geste de Marie au festin de Béthanie, quand la pieuse femme brise le vase scellé en albâtre et verse le précieux onguent parfumé sur les pieds et les cheveux du Sauveur, qui en agrée l'offrande, considérée comme un gâchis par le disciple avare et infidèle, en prenant la défense de celle qui le lui a offert et de son acte aimable et généreux (...) Pour Nous, la solution, c'est l'amour ; non l'amour faible et rhétorique, mais bien celui que le Christ nous enseigne dans l'Eucharistie, l'amour qu'on donne, l'amour qui se multiplie, l'amour qui se sacrifie (...)

P. François RINEAU

              Dimanche 07 octobre 2018

 

 

 

Ô Pain vivant !

 

 

 

Ô Pain vivant

Qui es descendu du Ciel pour donner la vie au monde,

Ô berger aimant des âmes, Dieu caché,

Qui déverses ta grâce

Sur les familles et sur les peuples,

Nous voulons te confier

Tout particulièrement les malades, les malheureux,

Les pauvres,

Et tous ceux qui te prient pour obtenir de la nourriture

ou du travail,

Nous te demandons pour tous et pour chacun,

Le secours de ta providence ;

Nous te confions les familles,

Pour qu’elles puissent être des foyers de vie chrétienne,

Portant du fruit,

Que l’abondance de ta grâce se déverse sur nous tous.

 

 

Bienheureux Jean XXIII

 

 

                                             Dimanche 30 septembre 2018

 

 

Mon Ciel, il est caché dans la petite Hostie

 

Oh Jésus, mon Époux, se voile par amour

 

A ce Foyer Divin je vais puiser la vie

 

                                                   Et là mon Doux Sauveur m'écoute nuit et jour

 

                                                   “ Oh ! quel heureux instant lorsque dans ta tendresse

 

                                                   “ Tu viens, mon Bien-Aimé, me transformer en toi

 

                                                   “ Cette union d'amour, cette ineffable ivresse.

 

                                                      Voilà mon Ciel à moi !…

 

 

 

                                                                   SAINTE THERESE DE L’ENFANT JESUS

 

                                               Dimanche 23 septembre 2018

 

Jésus, donne-moi d’aimer ton Eglise !

 

 

            Seigneur Jésus, me voici devant Toi avec une fois de plus la rumeur de l’esprit du monde qui murmure à mes oreilles les chutes de tes pasteurs, entretenant en moi un sentiment de doute et de confusion…voire de suspicion sur l’ensemble des consacrés. Heureusement, Ta Parole que je médite quotidiennement me rassure sur la nature de l’Eglise que tu sanctifies à chaque instant, pour la purifier et la relever en ces membres pécheurs que nous sommes tous…et moi aussi !

« Et moi, je te le déclare : Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église ; et la puissance de la Mort ne l’emportera pas sur elle. » (Mt 16,18)

Quand la pression médiatique me presse de fixer les ténèbres, je choisis Seigneur de fixer la Lumière Véritable : « Qui regarde vers lui resplendira, sans ombre ni trouble au visage. » (Ps 33,6). Me souvenant que tu as confié Ton Eglise à un pécheur pardonné, je reprends confiance en Ta Miséricorde qui est sans limite et je décide de rester dans la barque sans déserter. De toute façon, vers qui irais-je Seigneur car « tu as les Paroles de la Vie Eternelle ! ». J’y reste sans céder aux jugements hâtifs et si faciles envers ces prêtres et ces évêques, bien conscient de ne pas avoir tous les éléments pour le faire, et surtout parce que tu m’interdis de le faire : « Ne jugez pas, pour ne pas être jugés. » (Mt 7,1). En fixant l’Hostie Sainte dans cet oratoire, j’entends bien ce que tu me dis : « Quoi ! tu regardes la paille dans l’œil de ton frère ; et la poutre qui est dans ton œil, tu ne la remarques pas ? ». (Mt 7,3).

Oui Seigneur, j’entends Ton appel à une authentique conversion, refusant tout esprit de mondanité, afin d’embrasser la croix pour me décider à vivre la radicalité évangélique. N’est-ce pas la seule riposte efficace pour repousser les assauts de l’adversaire… ? Ces dernières frappes « en ces temps qui sont les derniers » visant tout particulièrement les deux sacrements de la communion que sont le mariage et le sacerdoce, je reprends le combat au coude à coude avec Tes disciples de ma communauté et du monde entier : ensemble, on ne lâche rien !

 

P.Stanislas+

Dimanche 16 septembre 2018

 

                      L’adoration nocturne

 

La valeur du sacrifice : Voici quelques réflexions pour mieux comprendre la valeur exceptionnelle de l’acte de foi qui consiste à passer une heure, chaque semaine, au milieu de la nuit, avec Jésus au Saint-Sacrement, pour que notre paroisse ait la grande grâce de l’adoration perpétuelle.

 

 LE SACRIFICE EST LE LANGAGE DE L’AMOUR ! Un père et une mère doivent faire beaucoup de sacrifices pour nourrir, loger, éduquer leurs enfants. Sans sacrifice, il n’y a pas d’amour. L’esprit de sacrifice est l’esprit du Chrétien. Jésus a tout sacrifié par amour pour vous et pour votre salut. Accepterez-vous, par amour pour lui, d’offrir une heure de votre nuit, chaque semaine, avec lui, dans l’adoration du Saint-Sacrement, afin que votre paroisse ait l’adoration perpétuelle eucharistique ?

 

 DIEU VOUS BÉNIRA ABONDAMMENT ! La sainte Eucharistie est le sacrement de la générosité infinie de Dieu envers les hommes. Par notre réponse généreuse à ce sacrement d’Amour, Dieu déverse sa bonté infinie sur l’humanité. Dieu vous bénira largement, vous, votre famille et le monde entier, pour ce don précieux de votre temps, car Dieu ne se laisse jamais vaincre en générosité. Quoique nous lui donnions, il nous rend au décuple ou au centuple. Ceux qui sont acceptent généreusement de faire l’effort de choisir une des heures les plus difficiles de la nuit font descendre sur la terre les bénédictions divines, comme la pluie tombant du ciel. Voilà pourquoi Jean-Paul II affirma : « Ne mesurons pas notre temps pour aller le rencontrer dans l’adoration » (‘Dominicae Cenae’)

 

 N’AYEZ PAS PEUR ! N’ayez pas peur de venir au milieu de la nuit. Il n’est jamais arrivé que quelqu’un ait été agressé au milieu de la nuit en se rendant dans une chapelle d’adoration perpétuelle. Au contraire, on ne peut être plus en sécurité que devant Jésus dans le Saint-Sacrement. Jésus est la lumière qui repousse les ténèbres. Là où Jésus est adoré, le démon fuit. Jésus qui se donne aujourd’hui au Saint-Sacrement, est le même qui, dans l’évangile, expulsait les démons, calmait les tempêtes, guérissait les malades et ressuscitait les morts. Il dit : « Ayez confiance, c’est moi, soyez sans crainte » (Mc 6, 50). Avant d’aller faire votre heure d’adoration, encore allongé sur votre lit au milieu de la nuit, pensez à ces paroles de l’Écriture : « Aie confiance ! Lève-toi, il t’appelle » (Mc 10, 49).

 

LE SACRIFICE EST L’EXPRESSION DE L’AMOUR ! L’Eucharistie est la plus grande expression de l’amour de Dieu pour nous. Dans la divine Eucharistie, Jésus nous donne le don de lui-même : tout ce qu’il a et tout ce qu’il est. Saint Augustin dit au sujet de la Sainte Eucharistie: « Tout puissant qu’il soit, il n’a rien pu faire de plus grand, tout sage qu’il soit, il n’a rien pu trouver de plus admirable, tout riche qu’il soit, il n’a pas pu faire un plus précieux présent ». Donner à Jésus une heure de votre temps sera ainsi votre reconnaissance pour le don de son amour infini dans la Sainte Eucharistie. Est-ce que passer une heure avec lui au milieu de la nuit peut se comparer au sacrifice qu’il a fait et qu’il continue de faire par amour pour nous dans le Saint-Sacrement ?

 

MISSIONNAIRES DE LA SAINTE EUCHARISTIE.

 

 

                                                                            Dimanche 9 septembre 2018

 

  Discerner le Corps du Christ

 

  Tu veux honorer le Corps du Christ ? Ne le méprise pas lorsqu'il est nu. Ne l'honore pas ici dans l'église, par des tissus de soie tandis que tu le laisses dehors souffrir du froid et du manque de vêtements. Car celui qui a dit : Ceci est mon corps, et qui l'a réalisé en le disant, c'est lui qui a dit : Vous m'avez vu avoir faim, et vous ne m'avez pas donné à manger, et aussi : Chaque fois que vous ne l'avez pas fait à l'un de ces petits, c'est à moi que vous ne l'avez pas fait. Ici le corps du Christ n'a pas besoin de vêtements, mais d'âmes pures ; là-bas il a besoin de beaucoup de sollicitude.

 

            Apprenons donc à vivre selon la sagesse et à honorer le Christ comme il le veut lui-même. Car l'hommage qui lui est le plus agréable est celui qu'il demande, non celui que nous-mêmes choisissons. Lorsque Pierre croyait l'honorer en l'empêchant de lui laver les pieds, ce n'était pas de l'honneur, mais tout le contraire. Toi aussi, honore-le de la manière prescrite par lui en donnant ta richesse aux pauvres. Car Dieu n'a pas besoin de vases d'or mais d'âmes qui soient en or.

 

            Je ne vous dis pas cela pour vous empêcher de faire des donations religieuses, mais je soutiens qu'en même temps, et même auparavant, on doit faire l'aumône. Car Dieu accueille celles-là, mais bien davantage celle-ci. Car, par les donations, celui qui donne est le seul bénéficiaire mais, l'aumône, le bénéficiaire est aussi celui qui reçoit. La donation est une occasion de vanité ; mais l'aumône n'est autre chose qu'un acte de bonté.

 

            Quel avantage y a-t-il à ce que la table du Christ soit chargée de vases d'or, tandis que lui-même meurt de misère ? Commence par rassasier l'affamé et, avec ce qui te restera, tu orneras son autel. Tu fais une coupe en or, et tu ne donnes pas un verre d'eau fraîche ? Et à quoi bon revêtir la table du Christ de voiles d'or, si tu ne lui donnes pas la couverture qui lui est nécessaire ? Qu'y gagnes-tu ? Dis-moi donc : Si tu vois le Christ manquer de la nourriture indispensable, et que tu l'abandonnes pour recouvrir l'autel d'un revêtement précieux, est-ce qu'il va-t’en savoir gré ? Est-ce qu'il ne va pas plutôt s'en indigner ? Ou encore, tu vois le Christ couvert de haillons, gelant de froid, tu négliges de lui donner un manteau, mais tu lui élèves des colonnes d'or dans l'église en disant que tu fais cela pour l'honorer. Ne va-t-il pas dire que tu te moques de lui, estimer que tu lui fais injure, et la pire des injures ?

 

 

 

                      SAINT JEAN CHRYSOSTOME SUR L'ÉVANGILE DE MATTHIEU

 

                                                                         Dimanche 2 septembre 2018

 

Saint Jean Paul II écrit, dans son encyclique sur l’Eucharistie, que « par sa vie toute entière, Marie est une femme eucharistique » et qu’elle peut donc « nous guider vers le St Sacrement, car il existe entre elle et Lui Jésus une relation profonde. » Et il invitait chacun avec toute l’Eglise, à « l’imiter dans son rapport avec ce mystère très saint. » Se mettre à l’école de Marie, ne serait-ce pas de circonstance en cette rentrée scolaire et pour se préparer à fêter le 8 septembre la naissance de la bien aimée Mère de Jésus ? Adorons en suivant son école silencieuse car selon les mots de St Jean Paul II « Marie le modèle indépassable de la contemplation du Christ ». Or que venons-nous faire ici sinon une contemplation amoureuse du visage de Jésus ?

 

Je peux demander à Marie de m’apprendre à croire en la présence de son Fils Jésus, à le regarder, à lui parler, à lui sourire…Devant le St Sacrement, j’essaie d’imaginer comment Marie regarde son Fils, ses sentiments, son attitude : son regard extasié contemplant le visage du Christ qui vient de naître, sa manière de le prendre, de le poser, de le serrer dans ses bras. Ce regard, n’est-il pas le modèle d’amour inégalable qui doit inspirer chacune de nos communions eucharistiques et chaque minute de nos moments d’adoration ? Et ainsi de suite pour chaque instant de la vie de Jésus : le regard de Marie va être interrogateur, paisible, amusé, inquiet, prévenant, insistant (à Cana, avec même une de ses rares paroles !), angoissé, brouillé de larmes, illuminé de Joie et d’Amour.

 

L’Eglise propose pour cette contemplation, un moyen privilégié d’une grande simplicité et d’une grande humilité : la méditation du Rosaire. Cher à de nombreux grands saints, voici ce que St JP II dit du chapelet : « Avec lui, le peuple chrétien se met à l’école de Marie pour se laisser introduire dans la contemplation de la beauté du visage du Christ et dans l’expérience de la profondeur de son amour. Sa méthode, fondée sur la répétition, est l’expression de cet amour qui ne se lasse pas de se tourner vers l’être aimé pour lui dire et redire qu’on l’aime. » La répétition s’adresse à Marie, mais avec elle, par elle, par ses yeux, par son cœur c’est à Jésus que s’adresse l’acte d’amour : comme un encens d’adoration !

 

Dans cet oratoire, chacun peut contempler Jésus dans tel ou tel mystère. Il EST LA. Par notre imagination fondée sur la Parole de Dieu, nous nous le représentons par exemple dans le sein de Marie ou dans la crèche ou sur la croix ou explosant du tombeau…Tous les moments de la vie du Christ sont présents dans le Saint Sacrement exposé que nous adorons ici. Nous le regardons avec Marie, nous l’aimons avec elle. Son cœur de toute jeune maman chante Magnificat ? nous chantons avec elle. Son cœur de maman pleure devant la souffrance de son enfant chéri ? pleurons avec elle. Marie, la Toute Sainte nous entraîne à sa suite pour rendre à Jésus amour pour amour. Alors, ouvrons notre cœur pour accueillir Marie chez nous ! C’est la bonne école de la rentrée !

 

                                                                                                        Sophie

 

                                                              Dimanche 26 août 2018

 

           La lumière divine

 

 

Nous fêtons ce mardi 28 août Saint Augustin. Voici un extrait de ces confessions où Saint Augustin relate comment il a découvert la grâce agissante de Dieu ; la découverte d’une lumière en lui, source de conversion.

 

« Averti de revenir à moi-même, je suis entré au fond de mon cœur, sous ta conduite, Seigneur, et j'ai pu le faire, parce que tu es venu à mon secours. Je suis entré, et avec le regard de mon âme, quel que fût son état, au-dessus de ce même regard, au-dessus de mon intelligence, j'ai vu la lumière immuable. Ce n'était pas cette lumière ordinaire que tout le monde peut voir ; ce n'était pas non plus une lumière de même nature, mais plus puissante, qui aurait brillé de plus en plus et aurait tout rempli par son éclat. Non, cette lumière n'était pas cela, elle était autre chose, tout autre chose. Elle n'était pas au-dessus de mon esprit comme l'huile flotte à la surface de l'eau, ni comme le ciel s'étend au-dessus de la terre. Elle était au-dessus de moi parce qu'elle m'a créé ; j'étais au-dessous d'elle parce que créé par elle. Celui qui connaît la vérité la connaît, et celui qui la connaît, connaît l'éternité. C'est l'amour qui la connaît ! […]

Je t'ai aimée bien tard, Beauté si ancienne et si nouvelle, je t'ai aimée bien tard ! Mais voilà : tu étais au-dedans de moi quand j'étais au-dehors, et c'est dehors que je te cherchais ; dans ma laideur, je me précipitais sur la grâce de tes créatures. Tu étais avec moi, et je n'étais pas avec toi. Elles me retenaient loin de toi, ces choses qui n'existeraient pas si elles n'existaient en toi. Tu m'as appelé, tu as crié, tu as vaincu ma surdité ; tu as brillé, tu as resplendi, et tu as dissipé mon aveuglement ; tu as répandu ton parfum, je l'ai respiré et je soupire maintenant pour toi ; je t'ai goûtée, et j'ai faim et soif de toi ; tu m'as touché et je me suis enflammé pour obtenir la paix qui est en toi. »

P. Patrick CLEMENT

 

                                                                            Dimanche 19 août 2018

 

 

                 SERVIR COMME JÉSUS 

 

Seigneur Jésus, je t’adore, toi, l’envoyé du Père.

 Tu as pris soin de tous ceux que tu rencontrais,

 jusqu’à t’oublier toi-même, sans te plaindre de la fatigue,

 sans dire que tu n’avais pas le temps,

 sans mettre en avant tes propres besoins comme des priorités.

 Seigneur Jésus, par le baptême je suis devenu

 un enfant bien-aimé du Père.

 Avec toi je suis envoyé

 pour aimer et faire aimer ton Père,

 accomplir sa volonté,

 servir d’un amour humble et ardent,

 vivre avec toi les souffrances et les joies de chaque jour,

 faire de toute ma vie une offrande d’amour.

 Seigneur Jésus, tu mets dans mon cœur de grands désirs.

 Pourtant, souvent je ne vis pas comme toi,

 je suis préoccupé de moi-même.

 Pardonne-moi et donne-moi la grâce

 pour lutter contre tout ce qui m’empêche de servir comme toi

 et de manifester à tous l’amour du Père.

 Ravive en moi tes dons

            de vraie humilité,

            de charité très ardente,

            de détachement de moi-même et des biens matériels

            et de recul par rapport aux événements.

 Seigneur Jésus, je me donne à Toi,

 Serviteur envoyé par le Père.

  

 

                                                                     à partir d’un texte de saint Jean Eudes

                                                                            Dimanche 12 août 2018

 

 

Prière à notre Dame de l’Assomption

 

 

Ô Marie, Mère de l’Amour

Nous voici devant toi avec nos joies,

nos désirs d’aimer et d’être aimés.

Nous voici avec le poids des jours,

avec nos misères, nos violences et nos guerres.

Mais l’amour est plus fort que tout :

nous croyons qu’il existe encore,

car l’amour vient de Dieu.

 

Nous t’en prions : que nos maisons soient habitées

de simples gestes de fraternité et de bonté,

de confiance, de bienveillance et de générosité !

Que les familles et les nations s’ouvrent au partage,

au pardon et à la réconciliation !

 

Mère de l’Amour, intercède pour la famille humaine,

soutiens les efforts de ceux qui travaillent

pour la justice et la paix.

Accorde-nous la grâce d’être fidèle à l’Évangile

et porter du fruit qui demeure.

Amen ! Alléluia !

 

 

Notre-Dame de L’Assomption, priez pour nous !

                                                                                   Dimanche 5 août 2018

 

 

« L'Eucharistie ouvre la porte du Paradis ! »

 

Le Saint Curé que nous célébrons et prions tout spécialement pour le 200e anniversaire de sa venue à Ars, est non seulement l'apôtre de la confession et de la Miséricorde divine, mais aussi celui de l'Eucharistie, communion et adoration, « porte du Paradis ».

« Celui qui communie se perd en Dieu comme une goutte d'eau dans l'océan. O mon âme, que tu es grande, puisqu'il n'y a que Dieu qui puisse te contenter ! L'âme ne peut se nourrir que de Dieu. »

« Notre Seigneur est là, caché, qui attend que nous venions Le visiter et Lui adresser nos demandes. Il est là dans le sacrement de son amour qui soupire et intercède sans cesse auprès de son Père pour les pécheurs. Il est là pour nous consoler ; aussi devons-nous

souvent Lui rendre visite. Combien un petit quart d'heure, que nous dérobons à nos occupations, à quelques inutilités, pour venir Le prier, Le visiter, Le consoler de toutes les injures qu'Il reçoit, lui est agréable. Lorsqu'Il voit venir les âmes pures, Il leur sourit... Et quel bonheur n'éprouvons-nous pas en la présence de Dieu, lorsque nous nous trouvons seuls à ses pieds !

Ah ! Si nous avions les yeux des anges, en voyant Notre-Seigneur-Jésus-Christ qui est ici présent et qui nous regarde, comme nous L'aimerions ! Nous ne voudrions plus nous en séparer ; nous voudrions toujours rester à ses pieds ; ce serait un avant-goût du ciel ; tout le reste nous deviendrait insipide. Mais voilà, c'est la Foi qui manque !

Lorsque nous sommes devant le Saint-Sacrement, au lieu de regarder autour de nous, fermons nos yeux et ouvrons notre cœur ; le bon Dieu ouvrira le sien. Nous irons à Lui, Il viendra à nous, l'un pour demander et l'autre pour recevoir ; ce sera comme un souffle de l'un à l'autre. »

                                                                                          P. François RINEAU

 

                                                                   Dimanche 29 juillet 2018

 

Tu as donné Ta vie, comme du pain posé sur la table,

 mis en morceaux, distribué pour que chacun,

 tendant la main et le cœur, puisse en recevoir et s’en

 nourrir.

 

 Tu as donné Ta vie, comme du vin versé dans la coupe

 et offert pour que chacun, tendant les lèvres et le cœur,

 puisse en prendre et s’en réjouir.

 

Tu as tout livré, Seigneur Jésus, et dans Ta vie donnée

comme du pain, comme du vin,

le monde entier peut goûter l’amour de Dieu

multiplié sans compter pour tous les enfants de la terre !

 

Nous voici Seigneur,

tendant vers Toi nos mains

et nos cœurs !

 

Le Foyer Notre Dame de Nazareth 

                                                                 Dimanche 22 juillet 2018

 

 

                      « L’invincible espérance »

 

Une première conviction : je suis une « maison de prière ». Saint Paul me désigne comme « temple de l’Esprit ». C’est-à-dire que je suis bâti par et pour Dieu. Et c’est la prière qui me le dit, c’est elle qui me construit. Le lieu de cette première conviction, c’est la prière personnelle, celle où j’accepte d’être avide, et d’abord à vide, d’être sans désirs pour présenter plus d’adhérence au désir de Dieu. Celle où je vais laisser les coudées franches à l’imprévisible nouveauté qui doit me venir de Dieu. Celle où ma liberté consent par avance à ce que l’Esprit va vouloir faire de moi. C’est aussi là que j’apprends à me connaître dans ma pauvreté, ma sécheresse d’esprit et de cœur. C’est bien là que je me saisis comme relié à Dieu, aimé de lui, entre ses mains, même quand cette prière est un affrontement (combat de Jacob, prière d’agonie de Jésus). Et je sais que je peux perdre le fil de cet amour parfois si déconcertant, et si ténu dans la nuit, s’il vient à me manquer cette heure qu’il m’a été demandé de veiller « pour ne pas entrer en tentation ». Voilà pourquoi je crois, avec tant de spirituels qui ont fait école dans toutes les traditions religieuses de l’humanité, qu’il faut consentir à durer dans cette prière-là, de temps à autre, gratuitement »

 

                                                                                                         Christian de Chergé

                                                               Dimanche 1er juillet 2018

 

                 « Je suis la voie »

 

Il est peu de personnes qui pensent aux vertus, à la vie, à l'état de Notre-Seigneur au Saint-Sacrement. On le traite comme une statue ; on croit qu'il n'est là que pour nous pardonner et recevoir nos prières. C'est faux. Notre-Seigneur vit et agit : regardez-le, étudiez-le, imitez-le... Si vous lisez l'Évangile, transportez-le en l'Eucharistie, et de l'Eucharistie en vous. Vous avez alors une bien plus grande puissance. L'Évangile s'illumine, et vous avez sous les yeux et réellement la continuation de ce que vous y lisez... « Je suis la voie ».

 

Vous êtes dans l'aridité, glorifiez la grâce de Dieu, sans laquelle vous ne pouvez rien ; ouvrez alors votre âme vers le ciel, comme la fleur ouvre son calice au lever du soleil pour recevoir la rosée bienfaisante. Mais vous êtes dans l'état de tentation et de tristesse ; tout se révolte en vous ; tout vous porte à quitter l'adoration sous prétexte que vous offensez Dieu, que vous le déshonorez plus que vous ne le servez ; n'écoutez pas cette tentation, c'est l'adoration du combat, de la fidélité à Jésus contre vous-même. Non, non, vous ne lui déplaisez pas ; vous réjouissez votre Maître  qui vous regarde. Il attend de nous l'hommage de la persévérance jusqu'à la dernière minute du temps que nous devions lui consacrer.

 

Que la confiance, la simplicité et l'amour vous amènent donc à l'adoration.

 

Comme vos adorations sont si imparfaites, unissez-les aux adorations de la Très Sainte Vierge. 

 

Conseils spirituels de Saint Pierre-Julien Eymard

 

 

                                              Dimanche 24 juin 2018

 

 

          "Disciple puis missionnaire"

 

A chaque fois que je me trouve devant le Saint Sacrement, c’est un acte d’amour que je pose pour Dieu. Le disciple est celui qui sait prendre du temps pour s’asseoir au pied de Jésus le Maître. Et c’est ainsi que je me laisse former par lui petit à petit. La réponse que je donne à celui avec qui je passe du temps est le feu d’amour qui grandit dans mon cœur au point de vouloir suivre Jésus toujours. C’est cela, il me semble,  que les disciples de Jean-Baptiste ont expérimenté lorsqu’ils ont suivi Jésus là où il demeurait. En allant vivre avec Jésus, je fais une expérience de disciple. J’apprends du Maître. Et ce que j’apprends de lui me fait du bien, je grandis. Mon cœur se dilate. Je deviens moins égoïste. Je sens le besoin de partager le trop plein d’amour qui déborde de mon cœur. Alors je cours annoncer à la première personne rencontrée : « j’ai vu celui que mon cœur aime (les guillemets fermés doivent se mettre plus tard). Viens avec moi. Viens rencontrer aussi celui que ton cœur aime sans le connaitre" (c'est ici qu'il faut fermer les guillemets). Et c’est ainsi que Simon, tous les autres et toi-même se sont retrouvés aux pieds du Seigneur. Jean et André et les autres ne sont pas restés que disciples. Ils sont partis annoncer la Bonne Nouvelle reçue. De disciples, ils sont devenus disciples-missionnaires. Toi aussi tu peux devenir plus que disciple. Ose comme eux dire à ceux que tu rencontres que Jésus les aime, qu’ils sont aimés de Jésus. Que Notre Dame de la paix habite ton cœur.                                                                                                                                        Père Marc

                                                                           Dimanche 17 juin 2018

 

 

      « L’Eucharistie, c’est Jésus en personne »

 

Fait absolument unique dans l’histoire de l’humanité… de l’univers, Jésus est le seul « homme » qui a été mis, qui a été porté à l’égal de Dieu… »  Ce sont ces paroles très fortes et très simples que nous a adressé Mgr Léonard le 1er juin dernier : comme une évidence, avec une grande douceur et fermeté qui résonnent pour moi comme le témoignage indiscutable d’un apôtre dont l’oreille est collée au Cœur de Jésus et le regard posé sur ses frères en humanité….

Ne sommes-nous pas appelés nous aussi à être témoins de cette formidable évidence et de ce fait historique unique, chaque fois que nous nous agenouillons dans cet oratoire. Le mystère est si unique et si immense qu’il demande à être contemplé et adoré à genoux ! C’est la posture de la grandeur de l’homme (au moins dans son cœur si ses genoux sont parfois grippés !).  

L’immensité de ce mystère pourrait nous écraser, mais non, ici, il se laisse voir à nos yeux de chair sous l’aspect d’un petit morceau de pain qui ressemble plutôt à un petit morceau de carton blanc… Qui peut en avoir peur ???

Humble et sans valeur, livré à nos yeux, à nos mains, à nos cœurs, ce petit rond blanc me renvoi, poursuit Mgr Léonard, « à l’humiliation, à la déréliction, à la solitude dans laquelle Jésus vit sa passion jusqu’à le pousser à mendier un peu de réconfort auprès de ses disciples ! » qui, dépassés (comme moi !) par la situation sombrent dans le sommeil (un peu de l’adoration comme moi !)

Plus inconcevable encore, « Jésus meurt dans le sentiment de l’absence de son Père ?» (Mgr Léonard)

Quel est-il, ce Dieu si semblable à nous aux moments parfois si ténébreux et tempétueux de nos pauvres existences terrestres ? Ne nous montre-t-il pas « ce cœur qui a tant aimé les hommes », cœur brûlant d’amour, de compassion et de miséricorde, pour que moi aussi, je laisse mon cœur ouvert à « ses fleuves d’eau vive » et devienne à mon tour fontaine, cruche ou tout autre récipient pour l’assoiffé et pour tous ceux qui ne « connaissent pas » cette extraordinaire Alliance d’amour (ce mariage) que le Tout Puissant veut avec chaque être humain pour son bonheur !

« Seul événement qui s’inscrit dans l’histoire mais qui surplombe toute l’histoire humaine » (Mgr Léonard), la Résurrection manifeste que Jésus est le Messie. Si profond mystère que seule la venue de l’Esprit Saint à la Pentecôte permet de lever un peu le voile.

Ici même, dans cette pauvre pièce, l’Esprit de Pentecôte, en compagnie de tous les anges (qui virevoltent dans votre oratoire, Mgr Léonard dixit!!), de tous les saints et tenant ferme la main de MARIE, me permet donc d’attendre ta venue dans la gloire, Seigneur Jésus.

Donne-moi Jésus la grâce d’un cœur ouvert, capable de déceler tous les signes de l’Esprit dans les petits riens qui changent ma vie en profondeur… rien moins qu’un cœur semblable au Tien !

                                                                      

                                                                                                                       Sophie 

                                                                                        Dimanche 3 juin 2018

 

       Mon temps d'adoration

 

L’exposition du Saint-Sacrement va dans les deux sens : le Christ s’expose à notre regard et à notre prière d’une part mais il s’invite aussi à m’exposer moi-même à son regard. Il me regarde : je peux lui exposer mes pauvretés intérieures, mes infirmités spirituelles et physiques, mes soucis...

Profitons de la Présence du Christ pour lui demander d’intercéder pour nous. A la manière de Marie, faisons-lui connaître les besoins de nos frères et mettons-les face à son Amour pour eux. Prions pour nos proches, les personnes en difficultés, les blessés de la vie, le monde...

Marie peut aussi nous aider à entrer plus encore dans le mystère de l’Eucharistie.
La méditation des mystères du rosaire pourra être une voie particulièrement adaptée à la contemplation de Jésus présent dans l’hostie.

 

« L’Église et le monde ont un grand besoin du culte eucharistique. Jésus nous attend dans ce sacrement de l’amour. Ne refusons pas le temps pour aller Le rencontrer dans l’adoration, dans la contemplation pleine de foi et ouverte à réparer les fautes graves et les délits du monde.   Que ne cesse jamais notre adoration. »

                                                                     Jean-Paul II, "Dominicae cenae"

                                                                      Dimanche 27 mai 2018

 

  Prière à la Sainte Trinité

 

Prions Dieu, le Père,
d’envoyer, en chacun de nous,
l’Esprit Saint de son Fils Jésus Christ,
et qu’Il daigne nous accorder
la Grâce de ses Dons
afin que nous sachions reconnaître en nous,
en autrui et dans sa Création,
à travers le Temps et les Événements,
sa présence parmi nous,
et qu’il guide nos réalisations quotidiennes
dans le respect de soi-même
et de notre prochain,
selon son Commandement.

 

                                                Daniel Noel

                                                                            Dimanche 20 mai 2018

 

 

Séquence de Pentecôte

 

 

Viens, Esprit Saint, en nos cœurs
et envoie du haut du ciel
un rayon de ta lumière.

Viens en nous, père des pauvres,
viens, dispensateur des dons,
viens, lumière de nos cœurs.

Consolateur souverain,
hôte très doux de nos âmes,
adoucissante fraîcheur.

Dans le labeur, le repos ;
dans la fièvre, la fraîcheur ;
dans les pleurs, le réconfort.

Ô lumière bienheureuse,
viens remplir jusqu’à l’intime
le cœur de tous les fidèles.

Sans ta puissance divine,
il n’est rien en aucun homme,
rien qui ne soit perverti.

Lave ce qui est souillé,
baigne ce qui est aride,
guéris ce qui est blessé.

Assouplis ce qui est raide,
réchauffe ce qui est froid,
rends droit ce qui est faussé.

À tous ceux qui ont la foi
et qui en toi se confient
donne tes sept dons sacrés.

 

Donne mérite et vertu,
donne le salut final,
donne la joie éternelle. Amen.

                                                                         Dimanche 13 mai 2018

 

             Viens, Saint Esprit !

 

Seigneur, tu es là, dans ton Eucharistie. Dans cette hostie, pain sans levain, consacrée par l’imposition des mains du prêtre et tes propres paroles, tu es là. L’imposition des mains : œuvre de ton Esprit, qui agit, transforme, sanctifie. Tu nous as dit qu’il était « bon que tu nous quittes afin que nous recevions un autre Paraclet ». C’est par lui - celui qui est appelé au nom de…, celui qui parle au nom de… - que nous pouvons nous adresser à toi, et au Père. Lui seul, l’Esprit Saint, peut dire en nous : « Abba ».  Grâce à lui, inspirateur des écrivains sacrés, de ceux qui ont rédigés ta Parole, nous pouvons entrer dans cette parole, la voir agir, la laisser nous transformer. Grâce à Lui nous pouvons entendre et comprendre cette Parole que tu nous adresses, cette conversation que tu cherches à établir avec chacun.

En te contemplant dans ton Corps eucharistique, Seigneur Jésus, j’entends encore cette parole : « ne me retiens pas ». Tu me demandes de te laisser partir, loin de moi, de ne pas m’accrocher à ce bien-être de te sentir présent. « Il vous est bon que je m’en aille ». En acceptant cette proposition de ta part, en acceptant cette pauvreté, ce dépouillement, je peux accueillir ton Esprit Saint, cet autre Paraclet, ce nouveau Défenseur, l’Avocat qui te parle de moi, celui qui du plus profond de moi-même s’adresse au Père « Abba ». Celui qui planait sur les eaux au temps de la création, plane sur celles de la nouvelle Création, au baptême de Jésus dans le Jourdain. Tu me l’envoies pour ma nouvelle création, ma rédemption, le salut que tu m’offres. Merci Seigneur !

                                                                                                                                           Père Frédéric Pelletier

                                                                             Dimanche 6 mai 2018

 

            Prière pour le mois de Marie

 

Très douce Vierge Marie,

nous voici dans le mois qui vous est plus particulièrement consacré, et nous venons vous demander la grâce de vous honorer, de vous aimer, de vous prier, de vous imiter de toute notre âme : c’est le moyen le plus sûr de plaire à notre Père céleste, d’appartenir à Notre-Seigneur Jésus-Christ, de demeurer dans la docilité au Saint-Esprit, de conserver une fidélité inébranlable à la Sainte Église catholique.

Très douce Vierge Marie, vous êtes la mère de notre foi : c’est à vous que Dieu a confié cette lumière infiniment haute qui fait participer notre intelligence aux mystères que votre Fils nous a révélés.

Très douce Vierge Marie, vous êtes la mère de la Sainte Espérance : chaque jour, dégagez notre esprit de l’attrait et de la fascination des choses d’ici-bas pour l’établir dans le désir et la quête des biens éternels.

Chaque jour, délivrez-nous de la mortelle confiance en nous-mêmes, pour nous faire placer cette confiance dans la toute-puissance divine et dans votre bonté maternelle.

Très douce Vierge Marie, vous êtes la mère du bel Amour, la mère de l’infinie charité de Dieu incarné : inspirez toutes nos pensées, toutes nos intentions, tous nos désirs, toutes nos paroles, toutes nos actions.

Ainsi nous répondrons dignement à l’amour que la Trinité Sainte nous porte dans son éternité bienheureuse.

Très douce Vierge Marie, après l’hiver du péché, soyez le printemps de notre vie.

Ainsi soit-il.

 

Prière trouvée sur le site notredamedesneiges.over-blog.com

 

Père Vincent POITAU 

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