Dimanche 10 Novembre 2019

 

« Notre Dieu n’est pas le Dieu des morts mais des vivants »

 

« Je suis venu pour que les hommes aient la vie et qu’ils l’aient en abondance » (Jn 10, 10).

Notre Dieu est le Dieu de la vie.

J’aime beaucoup ce passage de la séquence de l’Octave de Pâques : « La mort et la vie ont combattu en un duel prodigieux, le maître de la vie mourut, vivant Il règne ». Oui notre Dieu a vaincu la mort, pas seulement sa mort, mais la mort. Et c’est parce qu’il est vivant et qu’il règne qu’il peut à chaque instant nous communiquer sa vie. Cette vie, il nous la communique par sa Parole : « A qui irions-nous Seigneur tu as les paroles de la vie éternelle » (Jn, 6, 68).

Il nous la communique par les sacrements, par son amour, parce « Dieu est amour » dit St Jean et cet amour est lumière et force. Lumière dans la nuit et force qui nous rendent capables d’avancer et de tenir debout dans les épreuves. Oui comme le dit St Paul : « Si Dieu est avec nous, qui sera contre nous ? » De quoi aurions-nous peur ? Que le Seigneur ravive notre foi en sa présence vivifiante.

Oui notre Dieu est le Dieu de la vie et il veut que nous soyons des vivants : « La gloire de Dieu c’est l’homme vivant et la vie de l’homme est la vision de Dieu ». (Adversus haereses, St Irénée).

 

Père David

31ème Dimanche du TO - 3 novembre 2019

 

 

Seigneur, je n’ai pas confiance en Toi, donc en moi...

 

Zachée est un maître dans l’art de prendre confiance en soi, alors que tout aurait dû la lui faire perdre. Ecoutons le pape François :

« Zachée, cependant, a dû affronter certains obstacles pour rencontrer Jésus Le premier est la petite taille : Zachée ne réussissait pas à voir le Maître parce qu’il était petit.

Aujourd’hui aussi nous pouvons courir le risque de rester à distance de Jésus parce que nous ne nous sentons pas à la hauteur, parce que nous avons une basse considération de nous-même.

C’est une grande tentation, qui ne regarde pas seulement l’estime de soi, mais touche aussi la foi. Parce que la foi nous dit que nous sommes « enfants de Dieu et nous le sommes réellement » (1 Jn 3, 1) : nous avons été créés à son image ; Jésus a fait sienne notre humanité et son coeur ne se lassera jamais de nous ; l’Esprit Saint désire habiter en nous ; nous sommes appelés à la joie éternelle avec Dieu ! C’est notre “stature”, notre identité spirituelle : nous sommes les enfants aimés de Dieu, toujours.

Vous comprenez alors que ne pas s’accepter, vivre mécontents et penser en négatif signifie ne pas reconnaitre notre identité la plus vraie :

c’est comme se tourner d’un autre côté tandis que Dieu veut poser son regard sur moi, c’est vouloir effacer le rêve qu’il nourrit pour moi. Dieu nous aime ainsi comme nous sommes, et aucun péché, défaut ou erreur ne le fera changer d’idée. Pour Jésus – l’Évangile nous le montre -, personne n’est inférieur et distant, personne n’est insignifiant, mais nous sommes tous préférés et importants : tu es important ! »

Seigneur, augmente en moi la confiance en Toi, et donc en moi !

Père Stanislas

29ème Dimanche du TO - 20 octobre 2019

 

N’oublions pas la prière.

 

* « Prier sans cesse », sans s’arrêter, pas facile ! Avec tout ce que je fais, avec tous mes engagements dans l’Eglise, je n’ai plus de temps dit Isabelle à sa copine Ginette.

 + Tu as raison Isabelle. Pourtant la prière est vitale. Moi, j’ai suivi une session sur la prière.

 * Une session pour apprendre à prier ?

+ Oui, j’ai appris à me préparer, à prendre en compte mon corps et mon cœur pour me mettre en présence du Seigneur. Des techniques pour mieux me disposer non seulement à lui parler mais aussi à l’écouter.

* Donne-moi un exemple.

+ Et bien la répétition de simple mot tel que « Jésus je t’aime » ! Ou d’une phrase : « Jésus Fils du Dieu vivant aie pitié de moi pêcheur ». Ou encore : « Jésus augmente ma foi ». Et petit à petit cette phrase, ce mot se greffent sur ma respiration. Cela me permet de dépasser mes émotions pour mieux me recentrer sur la seule présence de Jésus.

* J’ai bien conscience Ginette que je dois rechercher ce dialogue avec Jésus. Je le fais plutôt pour recharger ma « batterie ». Mais j’avoue, à cause de mes nombreuses activités, j’ai négligé la prière et perdu ce qui est au centre. Je reconnais que souvent je parle de Dieu mais je ne lui parle pas.

+ Tu sais ma chère Isabelle, seule la prière peut rendre à notre foi son authenticité. On ne peut pas être chrétien sans ce dialogue avec Dieu. Lorsqu’on est jeune, on renvoie cela à plus tard… ! Plus tard, c’est quand ? 50, 80 ans ? A la chapelle de la Miséricorde on ne fait pas la queue pour adorer. Pour vivre, l’homme respire. Et bien la prière est la respiration du chrétien.

* Merci Ginette, je vais de ce pas m’inscrire pour 1’heure d’adoration par semaine, pour prier pour les nombreux malades de ma paroisse.                     

                                                                                               Père Marc

28ème Dimanche du TO - 13 octobre 2019

 

 

« Seul un Samaritain revint sur ses pas rendre grâce au Seigneur »

 

« Rendez grâce au Seigneur, car il est bon ! Car éternel est son amour ! (Ps 117) Souvent, la prière d’action de grâce et la louange tiennent moins de place que la prière de demande dans notre vie spirituelle. Peut-être, pensons-nous inconsciemment, qu’il est normal que Dieu s’occupe de nous, qu’il réponde à nos besoins ? Et pourtant comme notre vie changerait si nous savions voir tout ce que Dieu fait pour nous.

Rendre grâce à Dieu c’est prendre conscience de sa bonté. Même dans les temps d’épreuve, il y a toujours un aspect pour lequel nous pouvons faire une prière d’action de grâce. Si l’on y réfléchit bien il y a mille raisons de rendre grâce au Seigneur. Mais il y en a une pour laquelle on peut encore plus le remercier, c’est sa présence.  C’est l’objet de ce témoignage : « Seigneur, chaque jour, je te dis merci : Parce que tu m’as prise par la main dès mon enfance et que tu as permis que je ne la lâche pas trop souvent au cours de ma longue vie. Il y eut des jours de bonheur et des jours d’inquiétude, des naissances, des maladies, des accidents. Maintenant, je vis seule. Mais tu es là, toi, le bien-aimé de ma vie et tu ne me quittes jamais. Discrètement, tu t’effaces quand je vais en famille, chez des amis, au spectacle. Je sais rire, bavarder, tu le sais bien ! Mais au fond de mon cœur, je sens toujours ta présence. Et je te retrouve avec bonheur dès que je repasse mon seuil ».

                                       Père David

27ème Dimanche du TO -  6 octobre 2019

 

 

Seigneur, augmente en nous la foi !

 

Voilà la supplication la plus importante à faire monter vers le Ciel, à l’heure où la visibilité de la présence de Dieu au cœur de notre société s’estompe de jour en jour…

 

« Car même à Bourg en Bresse, j’ai du mal à te voir…Où te caches tu Seigneur ? » 

 

C’est la présence d’un père adorateur du Très St Sacrement, ce dimanche, qui nous aide à réouvrir les yeux, en désignant le lieu de l’enfouissement et de l’Epiphanie : l’oratoire de la miséricorde ouvert jour et nuit depuis plus de 11 années ! Quand Dieu est chassé de l’espace public, il riposte en faisant naître des petits sanctuaires brûlants un peu partout pour nous donner de le voir face à face, réellement présent en son humanité glorifiée, sans le voile du tabernacle. Quel mystère insondable et que de grâces à venir puiser en adorant le corps eucharistique de Jésus !

Puissions-nous entendre l’appel lancé par le cardinal Sarah dans son dernier livre :

Je voudrais lancer un appel à tous les chrétiens. Notre charité puise-t-elle vraiment sa source au tabernacle ? Les heures passées dans l’adoration du saint sacrement doivent me conduire vers les plus pauvres, les plus ignorants de Dieu, les plus souffrants : sinon, elles sont stériles.

 

 Il est urgent et vital de nous demander combien de temps nous passons devant Jésus-Eucharistie présent dans le tabernacle. Une paroisse où il n’y a pas l’adoration du saint sacrement est une paroisse morte ou malade.

La présence humble et silencieuse de Jésus au milieu de nous, appelle notre présence humble et silencieuse. »

 

Bonne nouvelle : notre paroisse n’est pas morte car nous avons l’adoration !

 

Mauvaise nouvelle : elle est encore un peu malade car il reste toujours 15 heures sans adorateurs…

 

P.Stanislas+

 

26ème Dimanche du TO - 29 septembre  2019

 

 

Chers frères et sœurs,

 

La foi nous assure que le Royaume de Dieu est déjà présent sur la terre de façon mystérieuse ; cependant, de nos jours encore, nous devons constater avec douleur qu’il rencontre des obstacles et se heurte à des forces contraires. De violents conflits et de véritables guerres ne cessent de déchirer l’humanité; les injustices et les discriminations se succèdent ; on peine à surmonter les déséquilibres économiques et sociaux, à l’échelle locale ou mondiale. Et ce sont surtout les plus pauvres et les plus défavorisés qui font les frais de tout ceci.

 

Les sociétés économiquement les plus avancées ont tendance à développer en leur sein un individualisme accentué qui, uni à une mentalité  utilitariste  et multiplié par le réseau médiatique, produit la “ mondialisation de l’indifférence ”. Dans ce contexte, les migrants, les réfugiés, les personnes déplacées et les victimes de la déplacées et les victimes de la traite des personnes sont devenus l’emblème de l’exclusion car, au-delà des malaises que comporte en soi leur condition, on fait peser sur eux un jugement négatif qui les considère comme cause des maux de la société. L’attitude à leur égard constitue une sonnette d’alarme qui nous avertit du déclin moral qui nous guette si l’on continue à concéder du terrain à la culture du rejet. De fait, sur cette voie, tout sujet qui ne rentre pas dans les canons du bien-être physique, psychique et social court le risque de la marginalisation et de l’exclusion. À travers eux, le Seigneur nous appelle à une conversion, à nous libérer de la culture du déchet. À travers eux, le Seigneur nous invite à nous réapproprier notre vie chrétienne dans son entier et à contribuer, chacun selon sa vocation, à l’édification d’un monde qui corresponde toujours davantage au projet de Dieu.

 Pape François   

25ème Dimanche du TO -  22 septembre 2019

 

L’argent :  qu'elle relation ?

 

Quels que soient nos revenus, la relation entretenue avec l'argent, avec tout ce que nous pouvons détenir, est lourde de conséquences. Elle a une influence non seulement sur notre propre vie mais aussi sur la relation avec les autres. Le prophète Amos reproche à ceux qui outrepassent la loi en écrasant le pauvre pour augmenter leurs profits. En écho à l'intendant malhonnête de l'évangile, nous ne manquons pas d'exemples de personnes en responsabilité qui cherchent à compromettre leurs semblables dans des affaires malhonnêtes.  C'est pourquoi Paul insiste auprès de Timothée pour que « l'on fasse des demandes, des prières pour tous les hommes, les chefs d'état et tous ceux qui exercent l'autorité ». Chercher par tous les moyens à posséder, pourrit le cœur de l'homme et l'entraîne loin de l'amour et de la vérité. Alors, que faut-il choisir ?

 

 Dieu ou bien l'argent ? A-t-on le droit de mettre Dieu et l'argent sur le même plan ? Dieu veut que nous soyons sauvés et Jésus est le seul médiateur à pouvoir le faire. Il n'y en a pas d'autres.

 

Aux riches comme aux pauvres, Jésus montre le chemin qui conduit au Royaume et la manière d'utiliser les biens qu'il nous donne. Alors, comment sortir de l'esclavage de l'argent ?

 

En devenant disciples du Seigneur. Le disciple est une personne qui, à la suite d’une rencontre personnelle avec Jésus, décide de le suivre et de se conformer à lui en paroles et en actes. Au sein de sa communauté, le disciple grandit en priant, en fraternisant, en vivant la charité, en se formant pour devenir missionnaire.

 

                                                                                                                                                                                                                               Père Marc

 

24ème Dimanche du TO-15  septembre 2019

 

Réjouir le Cœur de Dieu

 

Nous pouvons réjouir le Cœur de notre Dieu. Y avons-nous déjà pensé ? Comment ? En nous convertissant. « Réjouissez-vous avec moi, dit le bon Berger, car j’ai retrouvé ma brebis, celle qui était perdue ! » Et le Seigneur continue : « Je vous le dis : c’est ainsi qu’il y aura de la joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit, plus que pour 99 justes qui n’ont pas besoin de conversion ».

Se convertir, qu’est-ce que cela signifie ? Se convertir, c’est changer : changer d’attitude, de comportement, de mentalité. Se convertir c’est cesser de faire le mal. Se convertir, finalement c’est se tourner vers Dieu. Lorsque l’on se convertit, il y a un avant et un après.

 

La conversion naît de la rencontre. On se convertit parce que l’on a rencontré quelqu’un qui nous aime. La brebis perdue s’est laissé prendre sur les épaules de son maître parce qu’elle a vu que son maître était bon et qu’il l’aimait. Si le fils prodigue est rentré chez lui, c’est parce que dans le fond de son cœur il a compris que son père était bon, qu’il l’aimait et qu’il l’accueillerait toujours malgré tout le mal qu’il avait pu faire.

 

Demandons pour nous-mêmes et pour tous les hommes la grâce de croire chaque jour davantage en l’amour de Dieu pour nous et convertissons-nous.

 

Père David

 

 

 23ème Dimanche du TO - 8 Septembre 2019

 

 

Dieu est dans les détails…

 

Voilà une rentée fracassante avec cet Evangile où Jésus ne nous laisse pas vraiment – ni le temps, ni le choix – de ce que devrait être notre vie chrétienne en cette nouvelle année scolaire, professionnelle, paroissiale ! Le programme est tout tracé : 

« Celui d’entre vous qui ne renonce pas à tout ce qui lui appartient ne peut pas être mon disciple. »

Peut-être sommes-nous un peu écrasés par le degré d’exigence et l’impératif catégorique de Jésus, prêt à pointer du doigt l’incohérence avec le commandement de l’amour de soi et de son prochain, à commencer par les membres de sa famille. Nous entendons bien la voix forte de Jésus, mais un détail risque de nous échapper. Nous passons à côté de l’attitude de son corps :

« il se retourne et leur dit ».

S’il se retourne, c’est qu’il est devant et qu’il s’adresse donc à une foule qui le suit derrière. Il ouvre le chemin évangélique en mettant en acte le premier les paroles qu’il prononce. C’est un témoin crédible qui sait de quoi il parle, et non un Maitre qui enseigne d’en haut, assis dans sa chaire.  Nous sommes cette foule vers laquelle Jésus se retourne aujourd’hui. Nous le suivons déjà, mais justement peut-être encore trop comme « suiveurs » et pas assez comme « disciples ». Suivre le mouvement de la foule en adhérant intellectuellement à la charte évangélique, c’est déjà bien…mais faire nôtre le contenu de la charte et la mettre en pratique dans tous les domaines et détails de notre vie, c’est encore mieux !

Seigneur, en cette reprise d’année, quel domaine de ma vie a besoin d’être transfiguré par la radicalité évangélique… ?

Père Stanislas

22ème Dimanche du TO - 1er septembre 2019

 

 

« L’humilité est aux vertus ce que la chaîne est au chapelet : ôtez la chaîne et tous les grains s’en vont ; ôtez l’humilité et toutes les vertus disparaissent. »

Pour le Saint Curé d’Ars il n’y a pas de possibilité de vie spirituelle sans l’humilité. Les textes de ce dimanche abondent en ce sens. Ainsi Ben Sira nous redit : « Plus tu es grand, plus il faut t’abaisser : tu trouveras grâce devant le Seigneur. Grande est la puissance du Seigneur, et les humbles lui rendent gloire. » La découverte et la contemplation du mystère infini de Dieu nous entraînent à l’humilité. Se retrouver devant l’infini de Dieu, nous permet de rester à notre place. De plus cette confrontation au mystère qui nous échappe nous oblige à nous décentrer de nous-même. Ainsi la véritable humilité se trouve dans l’action de grâce et la louange. Autrement, je risquerai de m’égarer dans une interminable litanie de mes faiblesses. Celle-ci, loin de me conduire vers le Seigneur, m’enfermerai sur moi-même et m’entrainerai au désespoir.           Le Bon Dieu lui-même nous montre l’exemple de l’humilité, en s’abaissant jusqu’à nous, dans l’Incarnation et l’Eucharistie. Il vient à nous sans tambours, ni trompettes afin que nous puissions l’approcher sans crainte. Et c’est paradoxalement lorsqu’Il s’abaisse le plus que se révèle au monde la Gloire de son Amour. C’est ainsi dans la contemplation que se trouve l’humilité. C’est, sur son lit de mort, la grande découverte du curé de Campagne de Bernanos :

 

« Il est plus facile que l’on croit de se haïr. La grâce est de s’oublier. Mais si tout orgueil était mort en nous, la grâce des grâces serait de s’aimer humblement soi-même, comme n’importe lequel des membres souffrants de Jésus-Christ. »

 

Père Jean-Philippe Benoist

16ème Dimanche du TO - 21 JUILLET 2019

 

 Marthe ou Marie ?

 

 

Marie a choisi la meilleure part, cela ne veut pas dire que la part de Marthe soit mauvaise. Non, nos temps d’écoute de la Parole, nos temps de cœur à cœur avec le Seigneur, nos temps de silence sont pour nous l’occasion de nous remplir de son amour, de cette paix profonde qu’il veut communiquer à nos âmes. N’oublions pas que notre Dieu est le Dieu de la Paix. Accueillir la Paix pour pouvoir ensuite la répandre autour de nous. Nous connaissons bien cette belle prière de St François d’Assise qui commence ainsi : « Seigneur, fais de moi un instrument de ta Paix ».

 

Nous avons réellement besoin de prendre des temps de silence, pour refaire nos esprits et nos corps. « Le bruit disperse, éparpille et gaspille. Le silence recueille, récupère et condense » écrit Gaston Courtois. Il continue : « Qui ne sait pas mettre dans sa vie des zones de silence, ne tarde pas à vivre à la superficie de son âme ».

 

Pour pouvoir « tout faire par amour » comme nous y invite Ste Thérèse de l’Enfant Jésus, il nous faut d’abord aller puiser à la source de l’amour. Que ce temps de vacances soit pour nous l’occasion de nous ressourcer de nous reposer avec Marie, aux pieds de Jésus pour pouvoir, avec Marthe, reprendre paisiblement nos activités le cœur rempli de force et de courage.

                                                                                                                     

 

Père David 

15ème Dimanche du TO - 14 juillet 2019

 

Dieu et les estivants…

 

Je regarde mes fils en vacances, dit Dieu, parce que c'est moi qui les ai créés à mon image. Et même quand ils se reposent, ils sont à ma ressemblance.
Moi aussi, après la Création, j'ai pris loisir de regarder mon œuvre et je me suis reposé. Je suis pour le repos, dit Dieu. C'est pourquoi j'aime que vous soyez en vacances.
Mais quand je vous vois incapables de rester en place, dit Dieu, à tourner et à tournoyer comme des fourmis en déroute, je me dis que vos vacances, au fond, ce n'est pas du repos. Cette agitation c'est même un piège du malin qui vous empêche de penser à vous et aux autres et à Moi qui suis votre Père du ciel.
Je regarde mes fils en vacances, dit Dieu, et je ne trouve pas qu'ils aient tellement l'air d'être en vacances. Mais je ne trouve pas non plus qu'ils aient tellement l'air d'être mes fils. Sur les plages qui sont si belles et si bonnes, je le sais bien, moi, qui les ai faites, ils sont là étendus. Ils me font penser à ces pauvres gens dont mon Fils a eu pitié autrefois, comme en Palestine, las et prostrés comme un troupeau abandonné.
Je n'ai rien contre les corps bronzés et les bains de soleil, dit Dieu, le soleil, je l'ai créé moi-même. Mais ce que je n'aime pas dans ces multitudes, c'est qu'elles s'ennuient et qu'elles ont l'esprit vide. On dirait que les âmes sont parties en vacances, abandonnant le corps sur le sable comme des poissons échoués.
Et ça, dit Dieu, ça ne me plaît pas. Boire, manger, dormir, se multiplier, dit Dieu, je n'en demande pas plus aux animaux que j'ai créés. Mais pour l'homme qui est mon fils, j'ai rêvé quelque chose de plus. Même et surtout quand il est en vacances.

                                                                                                                                                                        Texte de Michel Quoist 

14ème Dimanche du TO - 7 juillet 2019

 

« DIEU EST AMOUR »

Seigneur tout vient de toi. Je te rends grâce pour ta fidélité pendant ces vingt années comme prêtre. Ton amour ne m’a jamais manqué. Je suis prêt Seigneur à poursuivre la mission confiée par notre Ste Mère l’Eglise pour ta plus grande gloire. Avec le saint curé d’Ars je veux te redire : « Je vous aime, ô mon Dieu, et mon seul désir est de vous aimer jusqu’au dernier soupir de ma vie. Je vous aime, ô Dieu infiniment aimable, et j’aime mieux mourir en vous aimant que de vivre un seul instant sans vous aimer. Je vous aime, ô mon Dieu, et je ne désire le ciel que pour avoir le bonheur de vous aimer parfaitement. Je vous aime, ô mon Dieu, et je n’appréhende l’enfer que parce qu’on y aura jamais la douce consolation de vous aimer. Ô mon Dieu, si ma langue ne peut dire à tout moment que je vous aime, du moins je veux que mon cœur vous le répète autant de fois que je respire. Ah ! Faites-moi la grâce de souffrir en vous aimant, de vous aimer en souffrant, et d’expirer un jour en vous aimant et en sentant que je vous aime. Et plus j’approche de ma fin, plus je vous conjure d’accroître mon amour et de le perfectionner. » Ainsi soit-il.

Père Marc 

13ème Dimanche TO - 30 juin 2019       

Ordination sacerdotale d'Axel Albar

 

Père de miséricorde, 

qui as donné ton Fils pour notre salut
et qui nous soutiens sans cesse par les dons de ton Esprit,
donne-nous des communautés chrétiennes
vivantes, ferventes et joyeuses,
qui soient source de vie fraternelle
et qui suscitent chez les jeunes
le désir de se consacrer à Toi et à l’évangélisation.
Soutiens-les dans leur application
à proposer une catéchèse vocationnelle adéquate
et différents chemins de consécration particulière. 
Donne la sagesse pour le nécessaire discernement vocationnel,
afin qu’en tous resplendisse
la grandeur de ton Amour miséricordieux. 
Marie, Mère et éducatrice de Jésus,
intercède pour chaque communauté chrétienne,
afin que, rendue féconde par l’Esprit Saint,
elle soit source de vocations authentiques
au service du peuple saint de Dieu. 
Amen.

Prière du Pape François pour les vocations

 

 

Solennité du corps et du sang du Seigneur - Dimanche 24 juin 2019

 

 

« J’ai moi-même reçu ce qui vient du Seigneur, et je vous l’ai transmis » (1 Co 11,23)

                La Providence du Seigneur est toujours surprenante. Elle est un beau signe de l’affection et de la délicatesse de Dieu. Célébrer une messe d’action de grâce pour mes deux ans de sacerdoce à Bourg le jour de la fête du Saint Sacrement, peut être vue comme un clin d’œil de Dieu.

                Face au Saint Sacrement, nous n’avons qu’à nous faire petits. Sous l’humble aspect du pain, Dieu est présent dans toute sa majesté. Dans nos vies, c’est un peu semblable : Dieu passe par notre pauvre humanité, c’est le 1er acteur. Par l’Eucharistie, qui se traduit par « action de grâce », nous sommes invités à contempler et à entrer dans l’action de grâce du Christ. Merci Seigneur de nous avoir ouvert les portes du ciel par ton sacrifice sur la Croix et de nous permettre de déjà anticiper le banquet céleste par ton Eucharistie.

                La séquence d’aujourd’hui nous invite à une attitude fondamentale de contemplation du mystère du don du Christ dans la foi : « ce qu’on ne peut comprendre et voir, notre foi ose l’affirmer, hors des lois de la nature. » L’Eucharistie est un mystère qui nous dépasse : il est à l’origine de tout amour.

                La Vierge Marie est un beau modèle de la plénitude du oui à Dieu même si elle aussi a dû cheminer dans sa foi personnelle. Marie nous aide à accueillir Jésus dans notre cœur et redire un oui chaque jour.

                Je terminerai par une phrase qu’aimait redire le Saint Curé d’Ars : « Faites le bien et ne faites que cela. »

 

 

Père Patrick CLÉMENT

Dimanche 16 juin 2019

 

Solennité de la Sainte Trinité

 

 

Une semaine après la fête de la Pentecôte nous célébrons le mystère de la très Sainte Trinité. Ce mystère selon les docteurs de l’Église est le plus grand de tous les mystères. « C’est pour le connaître et le contempler que les anges ont été créés dans le ciel et les hommes sur la terre », Nous dit Léon XIII. Contemplant ce grand mystère, un chartreux écrit : « Les juifs et les sages de l’antiquité païenne vénéraient un Dieu unique et solitaire. La Révélation nous a appris à adorer dans notre Dieu un « nous » vivant de trois personnes qui s’embrassent éternellement ». Oui « Dieu est amour », dit St Jean (1 Jn, 4, 8), mais Dieu est également « éternelle béatitude, vie éternelle, lumière sans déclin » (CEC, n° 257). Or cet amour, cette béatitude, cette vie nous sommes appelés depuis le jour de notre baptême, à en vivre. C’est ce que nous dit le Catéchisme de l’Église Catholique au N°265 : « Par la grâce du baptême " au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit ", nous sommes appelés à partager la vie de la Bienheureuse Trinité, ici-bas dans l’obscurité de la foi, et au-delà de la mort, dans la lumière éternelle ». Rendons grâce au Seigneur pour son « dessein bienveillant » (Ep, 1, 9), pour la gloire de sa vie bienheureuse qu’il veut nous communiquer.

 

 

 

                                                                                                                      Père David

Dimanche de Pentecôte - 9 juin 2019

 

 

Echange dans un groupe sur l’Esprit Saint.

 

-         Pour moi, dit l’un, c’est ce sentiment de paix qui nous tombe dessus quand nous nous retrouvons comme ce soir dans un groupe où chacun est respecté, reconnu et écouté…

-         Moi, dit l’autre, c’est ce qui se manifeste lorsque je réussis à faire tomber ces barrières qui m’empêchent justement de voir cet Esprit qui, j’en suis sûre, est toujours blotti au fond de moi. Barrières des images de moi trompeuse, barrières de la vie trop agitée…

-         Bien d’accord avec vous deux. Mais en quoi cet Esprit peut-il nous guider dans nos prises de décision ?

-         Il peut déjà nous aider à distinguer les bonnes et les fausses raisons si nous prenons le temps de nous mettre à son écoute. Si, par exemple, je veux me lancer dans un engagement pour la paroisse, qu’est-ce qui me pousse ? La « plus grande  gloire de Dieu » ? Ma gloire à moi ? Un mélange des deux ?

-         Bien sûr, nos motivations ne sont pas toujours parfaitement simples…Mais nous sommes des êtres humains !

-         Finalement le meilleur discernement n’est-il pas d’éprouver que notre décision nous laisse ce sentiment de paix dont nous parlions tout à l’heure ?

 

-         Oui, et j’ajouterai que, pour moi, une bonne décision se mesure ensuite à ses fruits. S’ils sont bons, l’Esprit y est certainement pour quelque chose.

P.Marc

Dimanche 2 juin 2019

 

 

Nous aurons bientôt la grâce de célébrer l’ordination sacerdotale d’Axel Albar le dimanche 30 juin à 15h dans notre église paroissiale.

En ces jours où nous préparons à recevoir une nouvelle effusion de l’Esprit Saint, nous voulons porter dans notre prière communautaire et familiale ceux qui seront ordonnés diacres et prêtres dans les semaines à venir aux 4 coins du monde. Et nous ne nous satisfaisons pas du seul prêtre ordonné pour notre diocèse depuis plusieurs années, mais nous pouvons implorer le Ciel par cette neuvaine pour une nouvelle Pentecôte de vocations dont nos paroisses ont tant besoin.

 

Neuvaine de la Pentecôte

Prière pour les vocations

31 mai – 8 juin 2019

 

Esprit de vérité,

qui es venu à nous le jour de la Pentecôte pour nous former à l'école du Verbe divin, remplis en nous la mission pour laquelle le Fils t'a envoyé.

Remplis tous les cœurs et suscite chez de nombreux jeunes l'aspiration à ce qui est authentiquement grand et beau dans la vie, le désir de la perfection évangélique, la passion pour le salut des âmes.

Soutiens les "ouvriers de la moisson" et donne la fécondité spirituelle à leurs efforts pour accomplir le bien.

Rends nos cœurs parfaitement libres et purs, et aide-nous à vivre en plénitude la marche à la suite du Christ, pour goûter comme le don ultime venant de toi la joie qui n'aura pas de fin. Amen.     

     

S. Jean-Paul II, Rome, 14 octobre 1989 

 

Dimanche 26 mai 2019

Je suis le Pain vivant !

 

Seigneur, en ce beau jour de ma première des communions, à quoi veux-tu m’appeler aujourd’hui et aussi plus tard ?

 

Que peux-tu me demander ? Que veux-tu que je fasse pour toi ? Que veux-tu que je fasse pour les autres avec toi aujourd’hui, demain et plus tard ? Jésus, je veux te remercier pour ton eucharistie. A chaque messe tu nous donnes le Pain de Vie, Jésus ressuscité. A chaque messe, je reconnais le sacrement de ta présence réelle.

 

Je crois Seigneur, mais fais grandir en moi la foi pour que je vienne tous les dimanches recevoir le Pain de Vie afin de vivre de ta Vie.

 

Merci Seigneur pour mes parents, et particulièrement en cette fête des mères à ma maman, qui m’ont donné la vie. Avec eux, je veux m’engager à défendre ce bien précieux qui est la vie. Oui pour vivre il faut aimer. Et pour aimer tu nous invites à garder ta Parole :

 

« Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole ; mon Père l’aimera, nous viendrons vers lui et, chez lui, nous nous ferons une demeure ».

 

Oui, Jésus je veux garder ta Parole car je t’aime. Je veux garder ta Parole parce que je veux vivre. Fait que je ne gâche pas cette vie que tu as mise en moi ; apprends-moi que la vie est un don à accueillir et à respecter».                             

 

Père Marc

Dimanche 19 mai 2019

Fête de la Vierge Noire

 

Nous fêtons aujourd’hui à Notre Dame, la Vierge Marie, la Vierge Noire, Notre-Dame de l’Annonciation. L’an dernier nous lui avons consacré notre ville de Bourg-en Bresse et ses habitants. En mémoire de cette consécration nous bénirons au cours de notre célébration une plaque que nous placerons près de la chapelle de la Vierge Noire. Si nous avons consacré notre ville à Marie, c’est afin qu’elle continue de la protéger de tout mal et qu’elle l’accompagne dans son développement.

 

En effet, fêter la Vierge Marie, c’est faire mémoire de tout ce qu’elle a déjà réalisé pour notre ville depuis tant d’années. Nous savons que par le passé, nos ainés l’ont invoquée dans les périodes de peste ou de calamités naturelles.

Et c’est en même temps lui confier chacune de nos vies et tous ceux que nous aimons, nos projets, notre avenir.

Pour reprendre cette belle prière de St Bernard : « Si tu la suis, tu ne dévies pas, si tu la pries, tu ne faiblis pas. Tu ne crains rien, elle est avec toi, et jusqu’au port, elle te guidera ».

                                                                                                                            Père David

4ème dimanche de Pâques-12 mai 2019

 

« Le courage de risquer pour la promesse de Dieu »

 

 

Voici le thème choisis par le pape François pour cette 52ème journée mondiale de prière pour les vocations. En ce jour où nous avons 2 baptêmes au cours de l’Eucharistie, il est bon de nous rappeler que la finalité de notre baptême est la sainteté. Celle-ci n’est pas réservée à des héros, mais elle est pour tous. Elle ne se conquiert pas par la force du poignet mais en collaborant à la grâce divine.

Le Christ est le bon Pasteur ; il nous connait mieux que nous-mêmes puisqu’il nous a créés et connait toute chose. Pour chacun d’entre nous, il veut que notre vie soit grande et belle : ses critères de la beauté et de la grandeur ne sont peut-être pas les nôtres qui avons souvent une vue trop humaine mais les fruits de joie et d’unité que l’on retrouve chez les croyants de la 1ère lecture à l’opposé de la jalousie, des injures et de l’agitation des contradicteurs sont de bons critères de discernement.

Terminons avec une citation du Pape François pour cette journée mondiale de prière pour les vocations :

« L’appel du Seigneur n’est pas une ingérence de Dieu dans notre liberté ; ce n’est pas une “cage” ou un poids qui nous est mis sur le dos. C’est au contraire l’initiative amoureuse avec laquelle Dieu vient à notre rencontre et nous invite à entrer dans un grand projet dont il veut nous rendre participants, visant l’horizon d’une mer plus vaste et d’une pêche surabondante.

Le désir de Dieu, en effet, est que notre vie ne devienne pas prisonnière de l’évidence, ne soit pas entraînée par inertie dans les habitudes quotidiennes et ne reste pas inerte devant ces choix qui pourraient lui donner une signification. Le Seigneur ne veut pas que nous nous résignions à vivre au jour le jour en pensant que, au fond, il n’y a rien pour quoi il vaille la peine de s’engager avec passion et en éteignant l’inquiétude intérieure pour chercher de nouvelles routes à notre navigation. Si quelquefois il nous fait expérimenter une “pêche miraculeuse”, c’est parce qu’il veut nous faire découvrir que chacun de nous est appelé – de façons diverses – à quelque chose de grand, et que la vie ne doit pas rester empêtrée dans les filets du non-sens et de ce qui anesthésie le cœur. La vocation, en somme, est une invitation à ne pas nous arrêter sur le rivage avec les filets à la main, mais à suivre Jésus au long de la route qu’il a pensée pour nous, pour notre bonheur et pour le bien de ceux qui sont autour de nous. »

 

 

 

Père Patrick CLÉMENT

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