16ème Dimanche du TO - 21 JUILLET 2019

 

 Marthe ou Marie ?

 

 

Marie a choisi la meilleure part, cela ne veut pas dire que la part de Marthe soit mauvaise. Non, nos temps d’écoute de la Parole, nos temps de cœur à cœur avec le Seigneur, nos temps de silence sont pour nous l’occasion de nous remplir de son amour, de cette paix profonde qu’il veut communiquer à nos âmes. N’oublions pas que notre Dieu est le Dieu de la Paix. Accueillir la Paix pour pouvoir ensuite la répandre autour de nous. Nous connaissons bien cette belle prière de St François d’Assise qui commence ainsi : « Seigneur, fais de moi un instrument de ta Paix ».

 

Nous avons réellement besoin de prendre des temps de silence, pour refaire nos esprits et nos corps. « Le bruit disperse, éparpille et gaspille. Le silence recueille, récupère et condense » écrit Gaston Courtois. Il continue : « Qui ne sait pas mettre dans sa vie des zones de silence, ne tarde pas à vivre à la superficie de son âme ».

 

Pour pouvoir « tout faire par amour » comme nous y invite Ste Thérèse de l’Enfant Jésus, il nous faut d’abord aller puiser à la source de l’amour. Que ce temps de vacances soit pour nous l’occasion de nous ressourcer de nous reposer avec Marie, aux pieds de Jésus pour pouvoir, avec Marthe, reprendre paisiblement nos activités le cœur rempli de force et de courage.

                                                                                                                     

 

Père David 

15ème Dimanche du TO - 14 juillet 2019

 

Dieu et les estivants…

 

Je regarde mes fils en vacances, dit Dieu, parce que c'est moi qui les ai créés à mon image. Et même quand ils se reposent, ils sont à ma ressemblance.
Moi aussi, après la Création, j'ai pris loisir de regarder mon œuvre et je me suis reposé. Je suis pour le repos, dit Dieu. C'est pourquoi j'aime que vous soyez en vacances.
Mais quand je vous vois incapables de rester en place, dit Dieu, à tourner et à tournoyer comme des fourmis en déroute, je me dis que vos vacances, au fond, ce n'est pas du repos. Cette agitation c'est même un piège du malin qui vous empêche de penser à vous et aux autres et à Moi qui suis votre Père du ciel.
Je regarde mes fils en vacances, dit Dieu, et je ne trouve pas qu'ils aient tellement l'air d'être en vacances. Mais je ne trouve pas non plus qu'ils aient tellement l'air d'être mes fils. Sur les plages qui sont si belles et si bonnes, je le sais bien, moi, qui les ai faites, ils sont là étendus. Ils me font penser à ces pauvres gens dont mon Fils a eu pitié autrefois, comme en Palestine, las et prostrés comme un troupeau abandonné.
Je n'ai rien contre les corps bronzés et les bains de soleil, dit Dieu, le soleil, je l'ai créé moi-même. Mais ce que je n'aime pas dans ces multitudes, c'est qu'elles s'ennuient et qu'elles ont l'esprit vide. On dirait que les âmes sont parties en vacances, abandonnant le corps sur le sable comme des poissons échoués.
Et ça, dit Dieu, ça ne me plaît pas. Boire, manger, dormir, se multiplier, dit Dieu, je n'en demande pas plus aux animaux que j'ai créés. Mais pour l'homme qui est mon fils, j'ai rêvé quelque chose de plus. Même et surtout quand il est en vacances.

                                                                                                                                                                        Texte de Michel Quoist 

14ème Dimanche du TO - 7 juillet 2019

 

« DIEU EST AMOUR »

Seigneur tout vient de toi. Je te rends grâce pour ta fidélité pendant ces vingt années comme prêtre. Ton amour ne m’a jamais manqué. Je suis prêt Seigneur à poursuivre la mission confiée par notre Ste Mère l’Eglise pour ta plus grande gloire. Avec le saint curé d’Ars je veux te redire : « Je vous aime, ô mon Dieu, et mon seul désir est de vous aimer jusqu’au dernier soupir de ma vie. Je vous aime, ô Dieu infiniment aimable, et j’aime mieux mourir en vous aimant que de vivre un seul instant sans vous aimer. Je vous aime, ô mon Dieu, et je ne désire le ciel que pour avoir le bonheur de vous aimer parfaitement. Je vous aime, ô mon Dieu, et je n’appréhende l’enfer que parce qu’on y aura jamais la douce consolation de vous aimer. Ô mon Dieu, si ma langue ne peut dire à tout moment que je vous aime, du moins je veux que mon cœur vous le répète autant de fois que je respire. Ah ! Faites-moi la grâce de souffrir en vous aimant, de vous aimer en souffrant, et d’expirer un jour en vous aimant et en sentant que je vous aime. Et plus j’approche de ma fin, plus je vous conjure d’accroître mon amour et de le perfectionner. » Ainsi soit-il.

Père Marc 

13ème Dimanche TO - 30 juin 2019       

Ordination sacerdotale d'Axel Albar

 

Père de miséricorde, 

qui as donné ton Fils pour notre salut
et qui nous soutiens sans cesse par les dons de ton Esprit,
donne-nous des communautés chrétiennes
vivantes, ferventes et joyeuses,
qui soient source de vie fraternelle
et qui suscitent chez les jeunes
le désir de se consacrer à Toi et à l’évangélisation.
Soutiens-les dans leur application
à proposer une catéchèse vocationnelle adéquate
et différents chemins de consécration particulière. 
Donne la sagesse pour le nécessaire discernement vocationnel,
afin qu’en tous resplendisse
la grandeur de ton Amour miséricordieux. 
Marie, Mère et éducatrice de Jésus,
intercède pour chaque communauté chrétienne,
afin que, rendue féconde par l’Esprit Saint,
elle soit source de vocations authentiques
au service du peuple saint de Dieu. 
Amen.

Prière du Pape François pour les vocations

 

 

Solennité du corps et du sang du Seigneur - Dimanche 24 juin 2019

 

 

« J’ai moi-même reçu ce qui vient du Seigneur, et je vous l’ai transmis » (1 Co 11,23)

                La Providence du Seigneur est toujours surprenante. Elle est un beau signe de l’affection et de la délicatesse de Dieu. Célébrer une messe d’action de grâce pour mes deux ans de sacerdoce à Bourg le jour de la fête du Saint Sacrement, peut être vue comme un clin d’œil de Dieu.

                Face au Saint Sacrement, nous n’avons qu’à nous faire petits. Sous l’humble aspect du pain, Dieu est présent dans toute sa majesté. Dans nos vies, c’est un peu semblable : Dieu passe par notre pauvre humanité, c’est le 1er acteur. Par l’Eucharistie, qui se traduit par « action de grâce », nous sommes invités à contempler et à entrer dans l’action de grâce du Christ. Merci Seigneur de nous avoir ouvert les portes du ciel par ton sacrifice sur la Croix et de nous permettre de déjà anticiper le banquet céleste par ton Eucharistie.

                La séquence d’aujourd’hui nous invite à une attitude fondamentale de contemplation du mystère du don du Christ dans la foi : « ce qu’on ne peut comprendre et voir, notre foi ose l’affirmer, hors des lois de la nature. » L’Eucharistie est un mystère qui nous dépasse : il est à l’origine de tout amour.

                La Vierge Marie est un beau modèle de la plénitude du oui à Dieu même si elle aussi a dû cheminer dans sa foi personnelle. Marie nous aide à accueillir Jésus dans notre cœur et redire un oui chaque jour.

                Je terminerai par une phrase qu’aimait redire le Saint Curé d’Ars : « Faites le bien et ne faites que cela. »

 

 

Père Patrick CLÉMENT

Dimanche 16 juin 2019

 

Solennité de la Sainte Trinité

 

 

Une semaine après la fête de la Pentecôte nous célébrons le mystère de la très Sainte Trinité. Ce mystère selon les docteurs de l’Église est le plus grand de tous les mystères. « C’est pour le connaître et le contempler que les anges ont été créés dans le ciel et les hommes sur la terre », Nous dit Léon XIII. Contemplant ce grand mystère, un chartreux écrit : « Les juifs et les sages de l’antiquité païenne vénéraient un Dieu unique et solitaire. La Révélation nous a appris à adorer dans notre Dieu un « nous » vivant de trois personnes qui s’embrassent éternellement ». Oui « Dieu est amour », dit St Jean (1 Jn, 4, 8), mais Dieu est également « éternelle béatitude, vie éternelle, lumière sans déclin » (CEC, n° 257). Or cet amour, cette béatitude, cette vie nous sommes appelés depuis le jour de notre baptême, à en vivre. C’est ce que nous dit le Catéchisme de l’Église Catholique au N°265 : « Par la grâce du baptême " au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit ", nous sommes appelés à partager la vie de la Bienheureuse Trinité, ici-bas dans l’obscurité de la foi, et au-delà de la mort, dans la lumière éternelle ». Rendons grâce au Seigneur pour son « dessein bienveillant » (Ep, 1, 9), pour la gloire de sa vie bienheureuse qu’il veut nous communiquer.

 

 

 

                                                                                                                      Père David

Dimanche de Pentecôte - 9 juin 2019

 

 

Echange dans un groupe sur l’Esprit Saint.

 

-         Pour moi, dit l’un, c’est ce sentiment de paix qui nous tombe dessus quand nous nous retrouvons comme ce soir dans un groupe où chacun est respecté, reconnu et écouté…

-         Moi, dit l’autre, c’est ce qui se manifeste lorsque je réussis à faire tomber ces barrières qui m’empêchent justement de voir cet Esprit qui, j’en suis sûre, est toujours blotti au fond de moi. Barrières des images de moi trompeuse, barrières de la vie trop agitée…

-         Bien d’accord avec vous deux. Mais en quoi cet Esprit peut-il nous guider dans nos prises de décision ?

-         Il peut déjà nous aider à distinguer les bonnes et les fausses raisons si nous prenons le temps de nous mettre à son écoute. Si, par exemple, je veux me lancer dans un engagement pour la paroisse, qu’est-ce qui me pousse ? La « plus grande  gloire de Dieu » ? Ma gloire à moi ? Un mélange des deux ?

-         Bien sûr, nos motivations ne sont pas toujours parfaitement simples…Mais nous sommes des êtres humains !

-         Finalement le meilleur discernement n’est-il pas d’éprouver que notre décision nous laisse ce sentiment de paix dont nous parlions tout à l’heure ?

 

-         Oui, et j’ajouterai que, pour moi, une bonne décision se mesure ensuite à ses fruits. S’ils sont bons, l’Esprit y est certainement pour quelque chose.

P.Marc

Dimanche 2 juin 2019

 

 

Nous aurons bientôt la grâce de célébrer l’ordination sacerdotale d’Axel Albar le dimanche 30 juin à 15h dans notre église paroissiale.

En ces jours où nous préparons à recevoir une nouvelle effusion de l’Esprit Saint, nous voulons porter dans notre prière communautaire et familiale ceux qui seront ordonnés diacres et prêtres dans les semaines à venir aux 4 coins du monde. Et nous ne nous satisfaisons pas du seul prêtre ordonné pour notre diocèse depuis plusieurs années, mais nous pouvons implorer le Ciel par cette neuvaine pour une nouvelle Pentecôte de vocations dont nos paroisses ont tant besoin.

 

Neuvaine de la Pentecôte

Prière pour les vocations

31 mai – 8 juin 2019

 

Esprit de vérité,

qui es venu à nous le jour de la Pentecôte pour nous former à l'école du Verbe divin, remplis en nous la mission pour laquelle le Fils t'a envoyé.

Remplis tous les cœurs et suscite chez de nombreux jeunes l'aspiration à ce qui est authentiquement grand et beau dans la vie, le désir de la perfection évangélique, la passion pour le salut des âmes.

Soutiens les "ouvriers de la moisson" et donne la fécondité spirituelle à leurs efforts pour accomplir le bien.

Rends nos cœurs parfaitement libres et purs, et aide-nous à vivre en plénitude la marche à la suite du Christ, pour goûter comme le don ultime venant de toi la joie qui n'aura pas de fin. Amen.     

     

S. Jean-Paul II, Rome, 14 octobre 1989 

 

Dimanche 26 mai 2019

Je suis le Pain vivant !

 

Seigneur, en ce beau jour de ma première des communions, à quoi veux-tu m’appeler aujourd’hui et aussi plus tard ?

 

Que peux-tu me demander ? Que veux-tu que je fasse pour toi ? Que veux-tu que je fasse pour les autres avec toi aujourd’hui, demain et plus tard ? Jésus, je veux te remercier pour ton eucharistie. A chaque messe tu nous donnes le Pain de Vie, Jésus ressuscité. A chaque messe, je reconnais le sacrement de ta présence réelle.

 

Je crois Seigneur, mais fais grandir en moi la foi pour que je vienne tous les dimanches recevoir le Pain de Vie afin de vivre de ta Vie.

 

Merci Seigneur pour mes parents, et particulièrement en cette fête des mères à ma maman, qui m’ont donné la vie. Avec eux, je veux m’engager à défendre ce bien précieux qui est la vie. Oui pour vivre il faut aimer. Et pour aimer tu nous invites à garder ta Parole :

 

« Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole ; mon Père l’aimera, nous viendrons vers lui et, chez lui, nous nous ferons une demeure ».

 

Oui, Jésus je veux garder ta Parole car je t’aime. Je veux garder ta Parole parce que je veux vivre. Fait que je ne gâche pas cette vie que tu as mise en moi ; apprends-moi que la vie est un don à accueillir et à respecter».                             

 

Père Marc

Dimanche 19 mai 2019

Fête de la Vierge Noire

 

Nous fêtons aujourd’hui à Notre Dame, la Vierge Marie, la Vierge Noire, Notre-Dame de l’Annonciation. L’an dernier nous lui avons consacré notre ville de Bourg-en Bresse et ses habitants. En mémoire de cette consécration nous bénirons au cours de notre célébration une plaque que nous placerons près de la chapelle de la Vierge Noire. Si nous avons consacré notre ville à Marie, c’est afin qu’elle continue de la protéger de tout mal et qu’elle l’accompagne dans son développement.

 

En effet, fêter la Vierge Marie, c’est faire mémoire de tout ce qu’elle a déjà réalisé pour notre ville depuis tant d’années. Nous savons que par le passé, nos ainés l’ont invoquée dans les périodes de peste ou de calamités naturelles.

Et c’est en même temps lui confier chacune de nos vies et tous ceux que nous aimons, nos projets, notre avenir.

Pour reprendre cette belle prière de St Bernard : « Si tu la suis, tu ne dévies pas, si tu la pries, tu ne faiblis pas. Tu ne crains rien, elle est avec toi, et jusqu’au port, elle te guidera ».

                                                                                                                            Père David

4ème dimanche de Pâques-12 mai 2019

 

« Le courage de risquer pour la promesse de Dieu »

 

 

Voici le thème choisis par le pape François pour cette 52ème journée mondiale de prière pour les vocations. En ce jour où nous avons 2 baptêmes au cours de l’Eucharistie, il est bon de nous rappeler que la finalité de notre baptême est la sainteté. Celle-ci n’est pas réservée à des héros, mais elle est pour tous. Elle ne se conquiert pas par la force du poignet mais en collaborant à la grâce divine.

Le Christ est le bon Pasteur ; il nous connait mieux que nous-mêmes puisqu’il nous a créés et connait toute chose. Pour chacun d’entre nous, il veut que notre vie soit grande et belle : ses critères de la beauté et de la grandeur ne sont peut-être pas les nôtres qui avons souvent une vue trop humaine mais les fruits de joie et d’unité que l’on retrouve chez les croyants de la 1ère lecture à l’opposé de la jalousie, des injures et de l’agitation des contradicteurs sont de bons critères de discernement.

Terminons avec une citation du Pape François pour cette journée mondiale de prière pour les vocations :

« L’appel du Seigneur n’est pas une ingérence de Dieu dans notre liberté ; ce n’est pas une “cage” ou un poids qui nous est mis sur le dos. C’est au contraire l’initiative amoureuse avec laquelle Dieu vient à notre rencontre et nous invite à entrer dans un grand projet dont il veut nous rendre participants, visant l’horizon d’une mer plus vaste et d’une pêche surabondante.

Le désir de Dieu, en effet, est que notre vie ne devienne pas prisonnière de l’évidence, ne soit pas entraînée par inertie dans les habitudes quotidiennes et ne reste pas inerte devant ces choix qui pourraient lui donner une signification. Le Seigneur ne veut pas que nous nous résignions à vivre au jour le jour en pensant que, au fond, il n’y a rien pour quoi il vaille la peine de s’engager avec passion et en éteignant l’inquiétude intérieure pour chercher de nouvelles routes à notre navigation. Si quelquefois il nous fait expérimenter une “pêche miraculeuse”, c’est parce qu’il veut nous faire découvrir que chacun de nous est appelé – de façons diverses – à quelque chose de grand, et que la vie ne doit pas rester empêtrée dans les filets du non-sens et de ce qui anesthésie le cœur. La vocation, en somme, est une invitation à ne pas nous arrêter sur le rivage avec les filets à la main, mais à suivre Jésus au long de la route qu’il a pensée pour nous, pour notre bonheur et pour le bien de ceux qui sont autour de nous. »

 

 

 

Père Patrick CLÉMENT

 

3ème dimanche de Pâques - 5 mai 2019

 

L’extra entre dans l’ordinaire…

 

Ça change vraiment quelque chose la Résurrection… ? En apparence, pas vraiment. Les eaux du lac de Tibériade nous rappelle par leur symbolisme le retour vers un monde obscur et hostile, où il faut ramer et se faire secouer par des vents contraires à notre condition de disciple.

 

L’irruption en douceur du Christ sur les bords du lac nous conforte 2000 ans après. Une fois de plus, la reconnaissance du Ressuscité n’est pas immédiate mais progressive, dans un lieu de travail où il n’est pas forcement recherché ni attendu. Au cœur de l’échec après une nuit de pêche infructueuse, « au lever du jour » symbole de la victoire Pascale, il se tient debout à distance sur le rivage interpellant ses disciples sur leur manque. Il endosse alors le rang de chef de pêche et se met à coacher des pêcheurs professionnels qui obéissent à un inconnu. Alors, la lumière du Ressuscité irradie le regard de foi de Jean qui seul le reconnaît par « le coup de pêche » incroyablement fructueux, avant de le désigner à Pierre qui alors s’habille… pour se jeter à l’eau ! Rien de plus rationnel et cohérent que tout cela !!

 

Le Christ Ressuscité s’invite là où on ne l’attend pas, bousculant même nos compétences humaines en prenant la direction des opérations. Alors, jetons nous à l’eau tout habillé comme nos baptisés de Pâques dans la foi au Ressuscité, et laissons l’eau vive de la grâce baptismale rejaillir en nous avant de partager ici-bas le festin eucharistique des noces de l’Agneau !

Père Stanislas 

 DIMANCHE 28 AVRIL 2019

 

Dimanche de la Divine Miséricorde

 

Le dimanche après Pâques est le Dimanche de la Miséricorde. C'est Jean Paul II qui institua cette fête en 2000 le jour de la canonisation de Sainte Faustine. Le Christ lui avait dit « La Fête de la Miséricorde est issue de mes entrailles, je désire qu'elle soit fêtée solennellement le premier dimanche après Pâques ».

 

Le pape François a dédié son premier Angélus, après son élection, au thème de la miséricorde. Voici ce qu'il a dit le 17 mars 2013. 

Je me souviens, à peine devenu évêque, en l’année 1992, est arrivée à Buenos Aires la Vierge de Fatima et l’on a fait une grande messe pour les malades. Je suis allé confesser, lors de cette messe. Et presque à la fin de la messe, je me suis levé, je devais administrer une confirmation. Est venue à moi une femme âgée, humble, très humble, elle avait plus de quatre-vingts ans. Je l’ai regardée et je lui ai dit : « Grand-mère — parce que chez nous, nous appelons ainsi les personnes âgées : grand-mère — vous voulez vous confesser ? ». « Oui !», m’a-t-elle dit. « Mais si vous n’avez pas péché... ». Et elle m’a dit : « Nous avons tous péché... ! ». « Mais peut-être le Seigneur ne les pardonne pas... ». « Le Seigneur pardonne tout !», m’a-t-elle dit : sûre d’elle. « Mais comment le savez-vous, vous, Madame ? ». « Si le Seigneur ne pardonnait pas tout, le monde n’existerait pas «.

N’oublions pas cette parole : Dieu ne se fatigue jamais de nous pardonner, jamais ! « Eh, mon père, quel est le problème ? ». Eh, le problème est que nous, nous nous fatiguons ! Nous ne voulons pas ! Nous nous fatiguons de demander pardon ! Lui ne se fatigue pas de pardonner, mais nous, parfois, nous nous fatiguons de demander pardon. 

Ne nous fatiguons jamais, ne nous fatiguons jamais ! Lui est le Père plein d’amour qui toujours pardonne, qui a ce cœur de miséricorde pour nous tous. Et nous aussi apprenons à être miséricordieux avec tous."

 

 

Père David

« Parce que le Seigneur en a besoin… »

 

La réponse des disciples est lapidaire et sans explication. C’est comme cela ! Nul besoin de chercher à comprendre pour le moment, mais simplement entrer dans le projet de Dieu qui sait ce qu’il fait et où il va ! Et qui plus est, sur un petit âne…

Non seulement il m’invite à le suivre sans comprendre tout de suite, mais surtout le suivre dans ce qui est petit et qui ne brille pas. Le Seigneur a besoin de ce petit âne ; il a besoin de moi pour le soutenir dans l’humiliation de Sa Passion, tout en m’invitant à y entrer aussi pour me faire Simon de Cyrène.

Comment ne pas répondre à son appel en ces temps où l’Église a posé un genou à terre, attendant comme à chaque période trouble de son histoire Sainte que son Sauveur la relève pour la remettre en marche, malgré les vents contraires qui soufflent fortement et bruyamment… ?

Je cite le Cardinal Sarah : « Devant une telle situation, essayons de suivre l’exemple des apôtres. Un jour où ils traversaient le lac de Tibériade, une forte bourrasque les a surpris. Les vagues se sont jetées dans la barque. Jésus était à la poupe dormant sur un coussin. Quelle a été l’attitude des apôtres devant ce danger ? En même temps qu’ils ramaient avec dextérité et grande prudence, ils ont crié de toute leur force : « Maître, tu ne te soucies pas de ce que nous périssions ? ». Aujourd’hui aussi, nous devons tenir ferme la barque et prier. Autrement dit, il nous incombe de nous tenir fermement à la Doctrine, à l’enseignement de l’Église et de prier. Nous ne prions pas assez. En croyant changer l’Église par nos propres forces, et par de simples réformes structurelles, nous devenons des activistes. Il nous faut plutôt la grâce qui s’obtient par la seule prière fervente et constante. »

 

 

P.Stanislas 

Dimanche 7 avril 2019

 

« Je vais ouvrir vos tombeaux et je vous en ferai remonter, ô mon peuple. » (Ez 37,12)

« Je vais faire passer un chemin dans le désert, des fleuves dans les lieux arides. » (Is 43,19)

 

Que nous écoutions en 1ère lecture le livre d’Ezechiel ou bien celui d’Isaïe (nous prenons les lectures de l’année A à la messe de 10h30 à cause des scrutins des catéchumènes), il y a à chaque fois l’image d’une traversée et d’une mise en marche.

A la fois dans la résurrection de Lazare et dans le récit de la femme adultère, nous percevons l’action du Seigneur qui nous relève et invite à aller plus loin dans l’acceptation de l’amour divin et la manière de la vivre.

Rappelons la prière dite avant les lectures : « Que ta grâce nous obtienne, Seigneur, d’imiter avec joie la charité du Christ qui a donné sa vie par amour pour le monde.

 

            En ce temps béni du Carême, demandons à Notre Dame de Bourg, d’avancer sur ce chemin de l’imitation de Jésus-Christ, que notre relation avec lui soit toujours plus vivantes.

 

P.David

 DIMANCHE 31 MARS 2019 - 4ème Dimanche de Carême

 

« Mon fils que voilà était mort, et il revenu à la vie ; il était perdu et il est retrouvé ».

(Luc, 15,24)

Cette parabole du Fils prodigue, on pourrait également l’appeler la parabole du Père qui ne désespère jamais de ses enfants. Car le centre de cette parabole c’est bien le Père et non le Fils. Cette parabole nous révèle en plénitude quel est ce Dieu auquel nous croyons. Notre Dieu est un père. Un père qui respecte la liberté de ses enfants, il laisse le plus jeune partir. Mais un père qui est comme tourmenté quand il voit ses fils et ses filles s’égarer, emprunter un chemin de mort. Il est tourmenté et il guette. Il fait tout ce qui est en son pouvoir pour que ses enfants retrouvent le chemin, pour qu’ils reviennent à la vie. « Mon Père est toujours à l’œuvre et moi aussi je suis à l’œuvre » (Jn, 5, 17), dit Jésus. « Quand j’aurai été élevé de terre, j’attirerai à moi tous les hommes ». (Jn, 12,32).

J’aime beaucoup cette parole du Curé d’Ars : « Ce n'est pas le pécheur qui revient à Dieu pour lui demander pardon ; mais c'est Dieu lui-même qui court après le pécheur et qui le fait revenir à Lui ». Rendons grâce au Seigneur pour ce grand sacrement de la réconciliation pour ce sacrement qui, comme dit St Jean Marie Vianney « guérit les plaies de notre âme ».

  

                                                                                                                      Père David 

Vers une vie eucharistique!

 

 

Avec le premier dimanche de carême, les catéchumènes par le rite de l'Appel décisif, entament leur dernière ligne droite vers une « vie eucharistique » ponctuée par la célébration des scrutins. Le but des scrutins, au nombre de trois, est double. D’une part, faire apparaître dans le cœur des catéchumènes ce qu'il y a de faible, de malade et de mauvais pour le guérir. Et d'autre part, ce qu'il y a de bien, de bon et de saint pour l'affermir. Les scrutins sont faits pour purifier les cœurs et les intelligences, fortifier contre les tentations, convertir les intentions mauvaises, stimuler les volontés pour que les catéchumènes s'attachent en profondeur au Christ et poursuivent leur effort pour aimer Dieu. Dans le rite de l'exorcisme qui s'inscrit dans la célébration, les catéchumènes instruits du mystère du Christ par notre Sainte Mère Église, sont délivrés de l'influence du diable. Ils sont aussi fortifiés dans leur itinéraire spirituel, tout en préparant leur cœur à recevoir les dons de Jésus Sauveur. Pour éveiller ce désir d'être purifiés et sauvés ils découvriront le Christ Rédempteur qui est l'eau vive, à travers l'évangile de la Samaritaine (1er scrutin). Puis le Christ en tant qu'il est lumière, dans l'évangile de l’aveugle-né (2è scrutin). Et enfin le Christ, en tant qu'il est la résurrection et la vie, dans l'épisode de la résurrection de Lazare (3è scrutin). Et nous, qui sommes déjà baptisés, vivons-nous de l'eucharistie vers laquelle cheminent les catéchumènes ? Sommes-nous toujours remplis du Saint Esprit ? Aujourd'hui, le Christ dit à ses contemporains comme nous : « Si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous ». Seigneur en ce temps de carême, viens me scruter, scrute mon cœur car «c'est ta face Seigneur que je cherche. Ne me cache pas ta face. Tu restes mon seul secours».                                                                                                                                                                                                                                                       Père Marc

« Le Seigneur conclu une alliance »

 

Alors que notre Église vit actuellement un temps d’épreuve, les lectures de ce jour nous invitent à ne pas oublier l’essentiel : l’Alliance que Dieu a fait avec nous. 

Lorsque nous lisons la Bible dans son ensemble, nous voyons bien que les auteurs bibliques ne cherchent pas à nous raconter de belles histoires. Elle nous relate l’histoire telle qu’elle est, en ne niant pas le mal à l’œuvre (violence, meurtre, adultère, inceste,…).

 

Je me rappelle une remarque d’une de mes tantes : « je n’aime pas lire l’Ancien Testament car il y a trop de violence. » Il est difficile de voir le mal en face, on peut avoir tendance à le cacher mais les Écritures nous invite à voir au-delà : voir l’œuvre de Dieu dans cette misère humaine et voir comment Dieu reste fidèle à son alliance malgré les infidélités de son Peuple.

 

L’Esprit de Dieu est un Esprit de Vérité et de Charité. Il peut nous être difficile de percevoir l’action divine car nous ne voyons l’œuvre de son Esprit qu’à travers le voile de la foi. Dans l’Évangile de ce jour, le Christ fait la grâce à trois de ses disciples de percevoir quelques instants cette présence divine en étant transfiguré.

 

Lorsque Saint Paul dira aux Philippiens « imitez-moi », il ne s’agit pas de recopier ce qu’il a fait mais d’imiter sa manière d’agir : collaborer à la grâce pour que le Seigneur face des merveilles à travers notre propre personne.

 

Demandons au Seigneur de voir nos misères en face pour nous en corriger et d’aller au-delà, voir l’œuvre de Dieu en nous afin que nous y collaborions toujours d’avantage.

                         Père Patrick CLÉMENT

 

 

1er Dimanche de carême-10 mars 2019

 

Enfin le carême !

 

Nous étions impatients, Dieu nous a faits miséricorde en nous accordant ce beau temps de grâce qui nous remet face au cœur de notre vocation de…combattant !

Nous sommes re-nés dans le combat et pour le combat. Dans le combat en étant immergé dans la mort Résurrection du Christ, et pour le combat avec Lui pour répandre dans le monde la bonne odeur du Salut ! Quel programme et quel sens que cette vie militante pour le Royaume des Cieux !

Sans oublier que si l’on doit se battre, c’est qu’il y a en face de nous un adversaire qui ne manquera pas de faire sentir sa présence en ces 40 jours…Son mode opératoire est bien connu de toute la tradition spirituelle : séduction et mensonge qui vont venir « titiller » nos zones de faiblesses.

Le diable, outre sa ruse et son astuce, essaie toujours de forcer la porte, de faire violence à notre liberté sans jamais pourvoir prendre totalement le contrôle de nos pensées et de nos actes. Nous en avons encore la démonstration avec l'épisode de ce jour dans le face à face avec Jésus au désert : sa séduction est agressive, captatrice ; père du mensonge, il viole délibérément la vérité. Face à cela, le Christ oppose la douceur qui est pour nous une béatitude. Douceur qui n'est pas mollesse mais suppose au contraire une grande fermeté intérieure une maîtrise de soi, un équilibre spirituel.

Alors, resserrons les liens de notre communauté et ensemble, montons au front pour engager le bon combat de la Foi !

Père Stanislas

 

 

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