2ème dimanche de l'Avent

« Préparez le chemin du Seigneur »

 

Dans l’Évangile d’aujourd’hui nous est présenté la figure de Jean le Baptiste. Jean, c’est celui qui prépare la venue du Seigneur. Comment ? En baptisant. Il y a une question que nous pouvons nous poser ? Y-a-il une différence entre le baptême de Jean et le baptême de Jésus ? Oui, et la différence est grande : Le baptême de Jean est donné en vue de la rémission des péchés mais ne la produit pas. Jean baptise dans l’eau, Jésus, Lui nous baptise dans l’Esprit Saint et le feu. Jean baptise dans l’eau en vue de la conversion. Plus précisément, il atteste un début de conversion mais n’en est pas la cause directe car il n’est pas la grâce. Seul le Christ donne la grâce. Le baptême de Jean atteste un début de conversion mais il ne la mène pas à son terme. Seul la grâce me convertit complètement à Jésus et m’obtient le pardon des péchés. En nous présentant la figure de Jean, la liturgie de ce jour nous invite donc à nous préparer à l’accueil de Jésus à Noël. C’est une invitation à nous convertir, c’est-à-dire à préparer notre cœur pour qu’il puisse recevoir plus pleinement la grâce que Jésus veut nous communiquer le jour de Noël. Se convertir c’est demander à Jésus de nous aider à pardonner, à ne plus commettre tel ou tel péché, bref à éviter le mal et à choisir de plus en plus le bien. Prions les uns pour les autres pour que le Seigneur nous aide à emprunter fermement ce chemin de conversion qui est également un chemin de libération.

 

Père David

1er Dimanche de l'AVENT

EN-AVENT !

 

« Redressez-vous et relevez la tête, car votre rédemption approche ».

Voilà une entrée en matière vigoureuse en cette nouvelle année liturgique où le Seigneur nous sort de la torpeur hivernale ! Le vent de l’Esprit Saint nous pousse « en-Avent » pour ne pas nous rendre captif du géant-Goliath de la surconsommation ! Celui-ci a lancé une forte offensive avec son black friday, qui annonce de lui-même l’obscurité d’un projet commercial capable d’étouffer la vie de notre âme qui crie famine, et attend autre chose que « de faire des affaires ». Elle désire ardemment « être l’affaire » de son Dieu, qui n’est pas venu habiter notre terre en se remplissant, mais…en se dépouillant !

         La marche vers Noël a ceci de commun avec Pâques que le chemin à emprunter est celui de la descente. Une cure d’amincissement ô combien salutaire qui nous ramène à l’essentiel, pour ne pas passer à côté du grand rendez-vous de la nuit de Noël, où l’enfant-Dieu va encore nous donner un enseignement magistral sur la façon de ne pas rater la porte étroite du Ciel !

3 semaines pour nous arracher au brouhaha de l’extérieur, et rentrer en-nous-mêmes pour gagner quelques minutes de silence chaque jour à l’écoute du Maître de nos âmes : « la silensothérapie » qui apaise et regénère ! Ce fut la thérapie des saints, dont celle d’Elisabeth de la Trinité qui écrivait :

« Voici le saint temps de l'Avent, il me semble que c'est tout spécialement celui des âmes intérieures, de celles qui vivent sans cesse et à travers tout ‘cachées en Dieu avec Jésus-Christ' au centre d'elles-mêmes. Faisons le vide dans notre âme afin de Lui permettre de s'élancer en elle pour venir lui communiquer cette vie éternelle qui est la sienne ».

P.Stanislas+

 

 

FÊTE DU CHRIST-ROI

32ème Dimanche du temps ordinaire

DONNER pour RECEVOIR

 

 

 

Seigneur tu sais bien que je veux te suivre, que je veux tout te donner. Pourtant je suis plutôt prêt à prendre qu’à donner, qu’à recevoir tes dons au lieu de me livrer entre tes mains pour accomplir ta volonté. Je suis généreux tant que cela ne touche pas à mon nécessaire, ne touche pas ce qui est pour moi vital et à l’illusion que je donne d’être meilleur que les autres. Jésus, toi qui sonde les cœurs et les reins, toi qui révèles les intentions secrètes, que ton regard me mette devant la vérité de mes actes, qu’il m’aide à faire un don vrai qui ne soit pas de mon surperflu, mais de ce qui est essentiel pour que je manifeste ainsi que tu es mon seul trésor et que, dépouillés de mes biens et de moi-même je puisse être comblé de ta plénitude.

 

Père Marc

31ème Dimanche du temps ordinaire

La vie des saints est un  bel exemple de ceux qui ont suivi le Christ : « ils n’ont pas tous bien commencé, mais ils ont tous bien fini  » (Saint Jean-Marie Vianney). Après sa conversion, Saint Hubert (… 727) a mis en pratique le commandement de l’amour du Seigneur et de nos frères auxquelles nous invitent les lectures d’aujourd’hui. Méditons sa biographie.

 

« Probablement apparenté à Charles Martel, Saint Hubert épouse Floribanne, la fille du roi Dagobert. Il était connu par "les folles joies de sa vie mondaine" peu édifiante, jusqu'au jour où la grâce de Dieu et les conseils de saint Lambert, évêque de Maestricht, l'entraînèrent vers la sainteté. La tradition légendaire raconte cette belle histoire du cerf qu'il vit durant une chasse, un jour de Vendredi-saint, et qui lui apparut avec une croix entre ses bois "Chasser un jour pareil ? Pourquoi ne vas-tu pas prier ?" Dès le XIe siècle, il était le patron des chasseurs. Ce qui est historique, c'est qu'en 688, il abandonne le duché d'Aquitaine à son frère pour se consacrer totalement à Dieu. Après une vie monastique exemplaire, il est élu évêque de Liège-Maestricht et Tongres, puisque saint Lambert venait d'être martyrisé. Saint Hubert fut un grand évêque, proche de ses fidèles qu'il rejoignait là où ils vivaient, dans les clairières, sur les rivières, dans les villages. Attentif à toute misère, il aidait les malheureux et les prisonniers. Il mourut des suites d'une blessure occasionnée par un ouvrier maladroit qui lui écrasa la main gauche. »

 Père Patrick

 

 

 

2 novembre, commémoration des fidèles défunts

Notre-Dame Libératrice,
Prends en pitié tous nos frères défunts
,

spécialement ceux qui ont le plus besoin
de la miséricorde du Seigneur.

Intercède pour tous ceux qui nous ont quittés
afin que s’achève en eux
l’œuvre de l’amour qui purifie.

Que notre prière, unie à celle de toute l’Église,
leur obtienne la joie qui surpasse tout désir
et apporte ici-bas consolation et réconfort
à nos frères éprouvés ou désemparés.

Mère de l’Église, aide-nous, pèlerins de la terre,
à mieux vivre chaque jour
notre passage vers la résurrection.
Guéris-nous de toute blessure du cœur et de l’âme.
Fais de nous des témoins de l’Invisible,
déjà tendus vers les biens que l’œil ne peut voir,
des apôtres de l’espérance
semblables aux veilleurs de l’aube.
Refuge des pécheurs et Reine de tous les saints,
rassemble-nous tous un jour,
pour la Pâque éternelle,
dans la communion du Père avec Jésus, le Fils,
dans l’Esprit Saint, pour les siècles des siècles.

Amen.

 

Notre-Dame de Montligeon, priez pour les âmes du purgatoire !

 

TOUS-SAINT !

« LE SAINT : PAUVRE DU MONDE, RICHE DE DIEU… ! »

 

Voulons-nous vraiment la sainteté ? Alors, méditons ces paroles de notre pape François lors de l’homélie de la canonisation de Paul VI le 14 octobre :

 

« On ne peut pas suivre vraiment Jésus quand on est alourdi par les choses, car il n’y aura pas de place pour le Seigneur, qui deviendra une chose parmi les autres. Le fait d’avoir trop, le fait de vouloir trop étouffe notre cœur et nous rend incapables d’aimer.

Jésus est radical. Il donne tout et demande tout. Il donne un amour total et demande un cœur sans partage. Aujourd’hui également, il se donne à nous comme Pain vivant ; pouvons-nous lui donner en échange des miettes ? Au total, Jésus nous suffit-il ou bien cherchons-nous beaucoup de sécurités du monde ? Demandons la grâce de savoir quitter par amour du Seigneur : quitter les richesses, quitter les nostalgies de rôles et de pouvoirs, quitter les structures qui ne sont plus adaptées à l’annonce de l’Évangile, les poids qui freinent la mission, les liens qui attachent au monde. Sans un saut en avant dans l’amour, notre vie et notre Église souffrent d’une « autosatisfaction égocentrique ».

On cherche la joie dans un plaisir passager, on s’enferme dans les palabres stériles, on s’installe dans la monotonie d’une vie chrétienne sans élan...Par contre, un cœur détaché des biens qui aime librement le Seigneur, répand toujours la joie, cette joie dont on a besoin aujourd’hui. Jésus nous invite donc à retourner aux sources de la joie, qui sont la rencontre avec lui, le choix courageux de prendre des risques pour le suivre, le goût de quitter quelque chose pour embrasser sa vie. Les saints ont parcouru ce chemin ! »

P.Stanislas+

 

 

 

30ème Dimanche du temps ordinaire

 « Que veux-tu que je fasse pour toi ? »

(Mc, 10, 51)

 

Cette question que Jésus pose à Bartimée, il nous la pose à chacun d’entre nous aujourd’hui : « Que veux-tu que je fasse pour toi ? » Il n’est pas facile de répondre à cette question. Suis-je un homme / une femme de désir ? Ou est-ce que tout désir est mort en moi ?

 

Quel est mon désir le plus profond ? La richesse, la réussite, les honneurs ou bien comme Salomon dans le premier livre des Rois la Sagesse ou encore comme Bartimée la lumière ?

 

Quel est le désir qui m’habite ? « Que veux-tu que je fasse pour toi ? » Laissons cette question de Jésus descendre au plus profond de notre cœur cette semaine. Laissons la Parole de Dieu agir en nous. La Parole est lumière.

 

« Va, ta foi t’a sauvé ». Quel est mon désir, mais aussi, quelle est ma foi ? J’aime beaucoup cette oraison du vingt septième dimanche du temps ordinaire : « Dans ton amour inépuisable, Dieu éternel et tout puissant, tu combles ceux qui t’implorent bien au-delà de leurs mérites et de leurs désirs ; Répands sur nous ta miséricorde en délivrant notre conscience de ce qui l’inquiète et en donnant plus que nous n’osons demander ».

 

                                                                                                                      Père David.

 

 

29ème Dimanche du temps ordinaire

28ème Dimanche du temps ordinaire

« Que dois-je faire pour avoir la vie éternelle ? »

 

Chacun de nous est amené à se poser cette question et nous pouvons nous reconnaître dans cet homme en dialogue avec Jésus. Le Christ commence à répondre d’une manière morale : est-ce que nous suivons ce qui est juste et bon ? Mais Jésus va plus loin en montrant que choisir un chemin de vie éternelle, c’est se mettre à sa suite, lui le bon Maître qui conduit au Père.

Nous connaissons la réponse de ce jeune homme pourtant juste et vertueux à vue humaine (il suivait les commandements de la Loi). Il ne parviendra pas à quitter son confort pour avancer sur le chemin proposé par Jésus, un chemin trop inconnu. La volonté que le Seigneur a pour nous, nous dépassera toujours : seul la confiance et la foi en Jésus nous permet de se mettre à sa suite.

Dans un discours à des jeunes en 2015, le pape François leur adressait ces mots qui peuvent nous rejoindre : « Avez-vous senti le regard de Jésus sur vous ? Que voulez-vous lui répondre ? Préférez-vous quitter cette place avec la joie de Jésus ou bien avec la tristesse du cœur que la mondanité nous offre ? »

 

Père Patrick CLÉMENT  

Feuille paroissiale

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