« Parce que le Seigneur en a besoin… »

 

La réponse des disciples est lapidaire et sans explication. C’est comme cela ! Nul besoin de chercher à comprendre pour le moment, mais simplement entrer dans le projet de Dieu qui sait ce qu’il fait et où il va ! Et qui plus est, sur un petit âne…

Non seulement il m’invite à le suivre sans comprendre tout de suite, mais surtout le suivre dans ce qui est petit et qui ne brille pas. Le Seigneur a besoin de ce petit âne ; il a besoin de moi pour le soutenir dans l’humiliation de Sa Passion, tout en m’invitant à y entrer aussi pour me faire Simon de Cyrène.

Comment ne pas répondre à son appel en ces temps où l’Église a posé un genou à terre, attendant comme à chaque période trouble de son histoire Sainte que son Sauveur la relève pour la remettre en marche, malgré les vents contraires qui soufflent fortement et bruyamment… ?

Je cite le Cardinal Sarah : « Devant une telle situation, essayons de suivre l’exemple des apôtres. Un jour où ils traversaient le lac de Tibériade, une forte bourrasque les a surpris. Les vagues se sont jetées dans la barque. Jésus était à la poupe dormant sur un coussin. Quelle a été l’attitude des apôtres devant ce danger ? En même temps qu’ils ramaient avec dextérité et grande prudence, ils ont crié de toute leur force : « Maître, tu ne te soucies pas de ce que nous périssions ? ». Aujourd’hui aussi, nous devons tenir ferme la barque et prier. Autrement dit, il nous incombe de nous tenir fermement à la Doctrine, à l’enseignement de l’Église et de prier. Nous ne prions pas assez. En croyant changer l’Église par nos propres forces, et par de simples réformes structurelles, nous devenons des activistes. Il nous faut plutôt la grâce qui s’obtient par la seule prière fervente et constante. »

 

 

P.Stanislas 

Dimanche 7 avril 2019

 

« Je vais ouvrir vos tombeaux et je vous en ferai remonter, ô mon peuple. » (Ez 37,12)

« Je vais faire passer un chemin dans le désert, des fleuves dans les lieux arides. » (Is 43,19)

 

Que nous écoutions en 1ère lecture le livre d’Ezechiel ou bien celui d’Isaïe (nous prenons les lectures de l’année A à la messe de 10h30 à cause des scrutins des catéchumènes), il y a à chaque fois l’image d’une traversée et d’une mise en marche.

A la fois dans la résurrection de Lazare et dans le récit de la femme adultère, nous percevons l’action du Seigneur qui nous relève et invite à aller plus loin dans l’acceptation de l’amour divin et la manière de la vivre.

Rappelons la prière dite avant les lectures : « Que ta grâce nous obtienne, Seigneur, d’imiter avec joie la charité du Christ qui a donné sa vie par amour pour le monde.

 

            En ce temps béni du Carême, demandons à Notre Dame de Bourg, d’avancer sur ce chemin de l’imitation de Jésus-Christ, que notre relation avec lui soit toujours plus vivantes.

 

P.David

 DIMANCHE 31 MARS 2019 - 4ème Dimanche de Carême

 

« Mon fils que voilà était mort, et il revenu à la vie ; il était perdu et il est retrouvé ».

(Luc, 15,24)

Cette parabole du Fils prodigue, on pourrait également l’appeler la parabole du Père qui ne désespère jamais de ses enfants. Car le centre de cette parabole c’est bien le Père et non le Fils. Cette parabole nous révèle en plénitude quel est ce Dieu auquel nous croyons. Notre Dieu est un père. Un père qui respecte la liberté de ses enfants, il laisse le plus jeune partir. Mais un père qui est comme tourmenté quand il voit ses fils et ses filles s’égarer, emprunter un chemin de mort. Il est tourmenté et il guette. Il fait tout ce qui est en son pouvoir pour que ses enfants retrouvent le chemin, pour qu’ils reviennent à la vie. « Mon Père est toujours à l’œuvre et moi aussi je suis à l’œuvre » (Jn, 5, 17), dit Jésus. « Quand j’aurai été élevé de terre, j’attirerai à moi tous les hommes ». (Jn, 12,32).

J’aime beaucoup cette parole du Curé d’Ars : « Ce n'est pas le pécheur qui revient à Dieu pour lui demander pardon ; mais c'est Dieu lui-même qui court après le pécheur et qui le fait revenir à Lui ». Rendons grâce au Seigneur pour ce grand sacrement de la réconciliation pour ce sacrement qui, comme dit St Jean Marie Vianney « guérit les plaies de notre âme ».

  

                                                                                                                      Père David 

Vers une vie eucharistique!

 

 

Avec le premier dimanche de carême, les catéchumènes par le rite de l'Appel décisif, entament leur dernière ligne droite vers une « vie eucharistique » ponctuée par la célébration des scrutins. Le but des scrutins, au nombre de trois, est double. D’une part, faire apparaître dans le cœur des catéchumènes ce qu'il y a de faible, de malade et de mauvais pour le guérir. Et d'autre part, ce qu'il y a de bien, de bon et de saint pour l'affermir. Les scrutins sont faits pour purifier les cœurs et les intelligences, fortifier contre les tentations, convertir les intentions mauvaises, stimuler les volontés pour que les catéchumènes s'attachent en profondeur au Christ et poursuivent leur effort pour aimer Dieu. Dans le rite de l'exorcisme qui s'inscrit dans la célébration, les catéchumènes instruits du mystère du Christ par notre Sainte Mère Église, sont délivrés de l'influence du diable. Ils sont aussi fortifiés dans leur itinéraire spirituel, tout en préparant leur cœur à recevoir les dons de Jésus Sauveur. Pour éveiller ce désir d'être purifiés et sauvés ils découvriront le Christ Rédempteur qui est l'eau vive, à travers l'évangile de la Samaritaine (1er scrutin). Puis le Christ en tant qu'il est lumière, dans l'évangile de l’aveugle-né (2è scrutin). Et enfin le Christ, en tant qu'il est la résurrection et la vie, dans l'épisode de la résurrection de Lazare (3è scrutin). Et nous, qui sommes déjà baptisés, vivons-nous de l'eucharistie vers laquelle cheminent les catéchumènes ? Sommes-nous toujours remplis du Saint Esprit ? Aujourd'hui, le Christ dit à ses contemporains comme nous : « Si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous ». Seigneur en ce temps de carême, viens me scruter, scrute mon cœur car «c'est ta face Seigneur que je cherche. Ne me cache pas ta face. Tu restes mon seul secours».                                                                                                                                                                                                                                                       Père Marc

« Le Seigneur conclu une alliance »

 

Alors que notre Église vit actuellement un temps d’épreuve, les lectures de ce jour nous invitent à ne pas oublier l’essentiel : l’Alliance que Dieu a fait avec nous. 

Lorsque nous lisons la Bible dans son ensemble, nous voyons bien que les auteurs bibliques ne cherchent pas à nous raconter de belles histoires. Elle nous relate l’histoire telle qu’elle est, en ne niant pas le mal à l’œuvre (violence, meurtre, adultère, inceste,…).

 

Je me rappelle une remarque d’une de mes tantes : « je n’aime pas lire l’Ancien Testament car il y a trop de violence. » Il est difficile de voir le mal en face, on peut avoir tendance à le cacher mais les Écritures nous invite à voir au-delà : voir l’œuvre de Dieu dans cette misère humaine et voir comment Dieu reste fidèle à son alliance malgré les infidélités de son Peuple.

 

L’Esprit de Dieu est un Esprit de Vérité et de Charité. Il peut nous être difficile de percevoir l’action divine car nous ne voyons l’œuvre de son Esprit qu’à travers le voile de la foi. Dans l’Évangile de ce jour, le Christ fait la grâce à trois de ses disciples de percevoir quelques instants cette présence divine en étant transfiguré.

 

Lorsque Saint Paul dira aux Philippiens « imitez-moi », il ne s’agit pas de recopier ce qu’il a fait mais d’imiter sa manière d’agir : collaborer à la grâce pour que le Seigneur face des merveilles à travers notre propre personne.

 

Demandons au Seigneur de voir nos misères en face pour nous en corriger et d’aller au-delà, voir l’œuvre de Dieu en nous afin que nous y collaborions toujours d’avantage.

                         Père Patrick CLÉMENT

 

 

1er Dimanche de carême-10 mars 2019

 

Enfin le carême !

 

Nous étions impatients, Dieu nous a faits miséricorde en nous accordant ce beau temps de grâce qui nous remet face au cœur de notre vocation de…combattant !

Nous sommes re-nés dans le combat et pour le combat. Dans le combat en étant immergé dans la mort Résurrection du Christ, et pour le combat avec Lui pour répandre dans le monde la bonne odeur du Salut ! Quel programme et quel sens que cette vie militante pour le Royaume des Cieux !

Sans oublier que si l’on doit se battre, c’est qu’il y a en face de nous un adversaire qui ne manquera pas de faire sentir sa présence en ces 40 jours…Son mode opératoire est bien connu de toute la tradition spirituelle : séduction et mensonge qui vont venir « titiller » nos zones de faiblesses.

Le diable, outre sa ruse et son astuce, essaie toujours de forcer la porte, de faire violence à notre liberté sans jamais pourvoir prendre totalement le contrôle de nos pensées et de nos actes. Nous en avons encore la démonstration avec l'épisode de ce jour dans le face à face avec Jésus au désert : sa séduction est agressive, captatrice ; père du mensonge, il viole délibérément la vérité. Face à cela, le Christ oppose la douceur qui est pour nous une béatitude. Douceur qui n'est pas mollesse mais suppose au contraire une grande fermeté intérieure une maîtrise de soi, un équilibre spirituel.

Alors, resserrons les liens de notre communauté et ensemble, montons au front pour engager le bon combat de la Foi !

Père Stanislas

 

 

 Mercredi des Cendres 6 mars 2019

« QUARANTE JOURS POUR DIEU »



« Quarante jours pour Dieu ». Quarante jours qui commence par ce verset du livre de la Genèse à savoir: « Souviens-toi que tu es poussière et que tu retourneras en poussière ». Quarante jours pour nous rappeler que, par le péché originel, Adam et Eve ont entraîné toute l'humanité  dans le péché et la mort. Quarante jours pour nous rappeler que, si nous en sommes délivrés par le baptême, nous restons quand même soumis à certains de ses effets, telles que la mort corporelle ou cette tendance à désobéir. Quarante jours pour se convertir et croire à l'évangile. Oui, quarante jours pour avancer sur le chemin de la sainteté possible. Quarante jours pour tendre vers le Bonheur que nous propose Jésus. Quarante jours pour découvrir ou redécouvrir la prière et être dans un « bouche à bouche » avec le Seigneur (Cant 1,1). Quarante jours pour faire pénitence. Parce que le péché cause du tort au prochain, il faut faire tout son possible pour le réparer.  Quarante jours pour partager son temps, son argent, sa disponibilité.  Réapprendre à rendre service, à sourire, à dire merci, pardon, s'il te plaît, je t’aime. C'est un temps favorable pour nous. Sachons le prendre et l'utiliser avec audace et Bonne intelligence en sachant surtout nous plonger dans la Parole de Dieu, seul ou avec  d'autres.

                                                                        Père Marc MARTIAL

Edito du 3 mars 2019

 

La Bible ! Est-ce trop compliqué ?

 

 

« J’ai bien essayé de la lire mais je n’y comprends rien. C’est long et ça parle de beaucoup de choses. Pouvez-vous m’aider ? » Dans un premier temps, la Bible peut nous sembler difficile à lire. Cependant il est important de persévérer. En fait elle comprend deux parties. L’Ancien Testament et le Nouveau Testament. L’Ancien Testament nous parle des rapports entre Dieu et les hommes avant la venue de Jésus sur la terre. On trouve des livres historiques, qui rapportent l’histoire du peuple sur plusieurs siècles. Des livres prophétiques, avec des dialogues entre Dieu et son peuple. Des livres poétiques, de très grande valeur qui élèvent l’âme. Le Nouveau Testament présente la révélation de Dieu dans son Fils Jésus-Christ. Les Evangiles décrivent la vie de Jésus, sa mort, sa résurrection et son ascension au ciel. Les Actes présentent le début de la vie de l’Eglise sur la terre et les épitres la doctrine chrétienne. Et enfin l’apocalypse lève le voile sur les évènements de la fin des temps. Le sens profond du message de la Bible est spirituel. Ce message est accessible à ceux qui acceptent de devenir « comme des petits enfants » (Mt 18.3). Le propre d’un enfant, c’est de croire ses parents, d’où l’importance de la foi. Faisons de même, et le message de la Bible deviendra clair et vivant pour nous. Oui, partons seuls ou en petits groupes à la découverte de ce livre merveilleux avec l’aide du Saint Esprit. Alors, nous trouverons notre Créateur et notre Sauveur. « L’Eglise a toujours vénéré les divines Ecritures, comme elle l’a fait pour le corps même du Seigneur… « Ta Parole est la lumière de mes pas, la lampe de ma route »  CEC 141.

Père Marc Martial

ÉDITO POUR LE DIMANCHE 24 FÉVRIER 2019

 

« Aimez vos ennemis
priez pour ceux qui vous persécutent »

(Matthieu 5 :44)

C'est une des paroles les plus difficiles qu'on ait jamais entendu ! Et pourtant Jésus persiste : « faites du bien à ceux qui vous haïssent, bénissez ceux qui vous maudissent, priez pour ceux qui vous maltraitent ». Comment entendre une telle parole, surtout lorsque l’on a été soi-même victime des pires injustices, des pires violences que l’on puisse imaginer ? Comment entendre une telle parole quand on a tout perdu : son pays, sa maison, sa famille, sa dignité ?

 

Ces paroles ne sont audibles que dans la lumière de la foi. C’est une parole de l’autre monde, C’est une parole divine.

 

C’est en fixant les yeux sur Jésus Christ et Jésus Christ crucifié, que l’on peut entrer dans le mystère de cette Parole. C’est « par Lui », « avec Lui » et « en Lui » que petit à petit nous pourrons porter sur nos ennemis le regard que Lui, Jésus porta sur les siens : « Père pardonne leur, ils ne savent pas ce qu’ils font ».

 

C’est par grâce, c’est en nous unissant à l’Esprit Saint, l’Esprit de Jésus que nous pourrons emprunter petit à petit ce chemin de libération, d’apaisement et de pardon. C’est avec Jésus que nous pourrons briser le cercle de la violence ou la violence en appelle une autre. Lui, qui est avec nous tous les jours, dans toutes les situations, jusqu’à la fin des temps. Confions-nous, confions tous ceux qui traversent des épreuves, à la Vierge Marie, la Stabat, celle qui est restée debout au pied de la Croix. Qu’elle nous communique sa force, sa foi et sa tendresse.

 

                                                                                                                    Père David

  

« TALENTHEO », TALENTS DE DIEU !

 

 

« Jésus descendit de la montagne avec les Douze (…) Il y avait là un grand nombre de ses disciples, et une grande multitude de gens… »

Étonnante cette foule d’hommes et de femmes qui sont comme attirés par le Fils de Dieu, capables de demeurer de longues heures auprès de Lui pour écouter des paroles de Vie et de Bonheur : « Heureux, heureux, heureux… » Une foule nombreuse qui vient à Lui d’abord pour recevoir, une foule qui repart ensuite envoyée pour partager ces paroles de Vie au monde entier, dans la diversité des vocations et des charismes.

C’est tout le sens de ce week-end pastoral « Talenthéo » à Paris où une dizaine de paroissiens accompagnés par 3 pères assistent au dernier acte d’une formation destinée aux prêtres commencée il y a quelques mois, pour dynamiser nos paroisses de France avec un véritable élan missionnaire, et une collaboration renouvelée prêtres/laïcs. L’enjeu est de découvrir la diversité des charismes donnés par le Seigneur à chaque prêtre, mais également prendre conscience que nos communautés paroissiales sont remplies de charismes et de talents tout aussi importants les uns les autres, au service d’un même appel : « Allez dans le monde entier, faites des disciples… »

Un 1er appel vous a été adressé en début d’année 2019 par le conseil pastoral en faisant comme « un arrêt sur image » sur notre communauté paroissiale, en pointant ses forces et ses faiblesses : 450 lettres éditées, 5 réponses de personnes prêtent à mettre à disposition tel ou tel de leur talent…Le Seigneur aurait-il privé de charismes tous les autres paroissiens ?? Drôle d’hypothèse de la part d’un Dieu habituellement si généreux…

Merci Seigneur pour ceux qui déjà sont au service, souvent dans l’ombre et la discrétion !

P.Stanislas+

 

 

« Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement » (Mt 10, 8)

 

 

Un point commun aux lectures de ce dimanche est l’humilité ; Isaïe, Saint Paul et Saint Pierre se reconnaissent tous pécheurs face à la grandeur de Dieu qui se révèle. Et pourtant le Seigneur les rassure et les confirme dans leur mission.

En ce dimanche de la Santé 2019, le Pape François invite au don de soi. Notre don sera toujours petit face à l’amour de Dieu et au don du Christ sur la Croix et pourtant le Seigneur compte sur nous : « ce que nous accomplissons n'est qu'une goutte d'eau dans l'océan. Mais si cette goutte n'existait pas dans l'océan, elle manquerait. » (mère Térésa).

 

En parlant du sacrement des malades il y 5 ans, le pape François remettait bien à leur juste place notre propre rôle et l’action de Dieu : « il est toujours beau de savoir qu’au moment de la douleur et de la maladie, nous ne sommes pas seuls : le prêtre et ceux qui sont présents au cours de l’onction des malades représentent en effet toute la communauté chrétienne qui, comme un unique corps, se rassemble autour de celui qui souffre et de sa famille, en nourrissant en eux la foi et l’espérance, et en les soutenant par la prière et la chaleur fraternelle. Mais le réconfort le plus grand découle du fait que dans le sacrement est présent le Seigneur Jésus lui-même, qui nous prend par la main, nous caresse comme il le faisait avec les malades et nous rappelle que désormais, nous lui appartenons et que rien — pas même le mal et la mort — ne pourra jamais nous séparer de Lui. »

P.Patrick

LA VIE CONSACRÉE, UNE FOLIE D’AMOUR DE DIEU !

 

 

Quelle grâce de pouvoir célébrer et de rendre grâce ensemble en ce dimanche pour la vie consacrée, au lendemain de la fête de la Présentation du Seigneur ! Dans notre ville de Bourg, nous en avons un signe visible avec nos soeurs religieuses de différentes communautés qui rayonnent de la Vie et de l’Amour de Dieu, dans une complémentarité des spiritualités et des charismes jaillissant du cœur miséricordieux du Christ.

Oui Seigneur, nous voulons te remercier pour ta fidélité auprès de chaque consacré, qui à travers leur engagement radical et irréversible, nous dévoile à quel point tu continues à te faire proche de chacun de nous. Merci pour l’offrande de leur vie qui prend sa source dans l’offrande de ta propre Vie au Golgotha, et qui nous livre le secret de ce qu’est une vie belle et réussie, source de joie : une vie donnée pour les autres…quelle folie d’Amour ! Et si nous nous inquiétons du vieillissement et du petit nombre de nos consacrées, écoutons notre Pape François leur parler :

« Ne cédez pas à la tentation du nombre et de l’efficacité, moins encore à celle de se fier à ses propres forces. Scrutez les horizons de votre vie et du moment actuel en veille vigilante. Avec Benoît XVI je vous répète : « Ne vous unissez pas aux prophètes de malheur qui proclament la fin ou le non-sens de la vie consacrée dans l’Église de nos jours ; mais revêtez-vous plutôt de Jésus Christ et revêtez les armes de lumière comme exhorte saint Paul (cf. Rm 13, 11-14) – en demeurant éveillés et vigilants ». (Lettre apostolique à tous les consacrés à l’occasion de l’année de la vie consacrée en 2014).

P.Stanislas+

 

LE MONDE ATTEND UNE PAROLE

 

         Dieu notre Père, aujourd’hui, dans le monde, des milliers de femmes, d’hommes, de jeunes et d’enfants attendent une parole de vérité. Puissent-ils en Jésus découvrir cette Parole. Et sous l’action de l’Esprit-Saint te rendre grâce !

         Dieu notre Père, aujourd’hui, dans le monde, des milliers de femmes, d’hommes, de jeunes et d’enfants attendent une parole pour tenir debout chaque jour de leur vie. Puissent-ils en Jésus recevoir cette Parole qui est vraie nourriture tout au long du chemin !

         Dieu notre Père, aujourd’hui, dans le monde, des milliers de femmes, d’hommes, de jeunes et d’enfants attendent une parole qui soit une lumière au milieu des ténèbres. Puissent-ils en Jésus trouver cette Parole car Jésus est lumière qui vient dans notre monde et brille dans nos ténèbres !

         Dieu notre Père, au moment où j’achève cette prière j’entends Jésus ton Fils ; il murmure au-dedans de moi : « Va dans le monde et porte-lui ma Parole ! Car ma Parole est vérité, ma Parole est liberté, ma Parole est lumière. Va, je suis avec toi ! »

         Esprit Saint soit ma force et ma joie !

                                                                            ALLELUIA !

 

                                               Père Marc (extrait de « Paroles pour prier »)

                            « Tu as gardé le bon vin jusqu’à maintenant. »

 

                         L’Évangile de ce deuxième dimanche du Temps ordinaire nous présente les noces de Cana.

Dans cet Évangile, Marie est la première à remarquer le manque de vin. On peut l’imaginer en train de festoyer avec ceux qui l’entourent mais elle garde un regard attentif à ce qui se déroule autour d’elle. Ceci révèle probablement ce qui se passe au ciel : elle est dans la joie parfaite du banquet céleste mais elle fait attention encore aujourd’hui à nos besoins. Comment ne pas rendre grâce pour toutes les grâces transmises par Marie dans notre monde actuel ? On peut penser à tous les lieux d’apparitions qui sont comme des réponses aux besoins des hommes à un moment et en un lieu précis.

N’ayons pas peur de confier nos prières à la Vierge Marie. Saint Jean-Marie Vianney, avec ses expressions si concrètes, disait : « Lorsque nos mains ont touché des aromates, elles embaument tout ce qu’elles touchent. Faisons passer nos prières par les mains de la Sainte Vierge, elle les embaumera. » Nous pouvons nous rappeler la belle consécration de la ville de Bourg au Cœur Immaculée de Marie que nous avons vécue le 27 mai dernier. Que Marie nous conduise à son fils afin que nos vies soient renouvelées et aient la saveur de ce vin nouveau.

                                                             Notre-Dame de Bourg, priez pour nous !

 

                                                                                                                                       Père Patrick

 

 

Baptême du Seigneur

 

 

« Toi, tu es mon Fils bien aimé ; en toi, je trouve ma joie »

 

« Tu es mon fils bien-aimé », « Tu es ma fille bien-aimée », « Tu es mon enfant bien-aimé ». Ces paroles, notre Père du ciel les redit à chacun et chacune d’entre nous aujourd'hui. Ce sont des paroles de feu, qui nous ouvrent à la vie, qui nous mettent debout. C’est important de réentendre ces paroles régulièrement, de prendre le temps de les méditer, de les laisser descendre dans nos cœurs pour qu’elles prennent chair en nous.

 

Prendre conscience que nous sommes les enfants bien aimés du Père. C’est sûrement la grâce des grâces. Savoir se laisser aimer par notre Père du ciel. Quelle que soit notre vie, Dieu nous aime.

 

« Dieu nous aime » c’est le titre d’un livre de Dom Vital Lehodey (1857-1948), moine Cistercien, abbé de ND de Grâce, un géant de la prière. A la fin de sa longue vie Dom Vital a pu écrire ces lignes qui résument tout son cheminement spirituel :

 

« Maintenant, Dieu se plait à me rappeler qu'il a un cœur d'homme qui a besoin d'aimer les hommes et d'être aimé des hommes – un cœur d'Enfant Dieu qui aime candidement, et qui est candidement heureux d'être aimé, que moi aussi, j'ai un cœur qui a besoin d'aimer et d'être aimé, que nos cœurs sont faits l'un pour l'autre ; aimons-nous donc et ne cessons pas de nous aimer. »

 

Père David

 

 

 

DIMANCHE DE L’ÉPIPHANIE

 « Quel cadeau vais-je offrir à Jésus, ou vais-je m’offrir à Jésus ? »

            Étonnant contraste que cette fête de Epiphanie où ceux qui sont les plus proches et les plus savants au sujet de la naissance du Roi des juifs, se font bousculer intérieurement par des étrangers qui viennent de loin et qui ne savent rien…Ceux qui connaissent par leur science le lieu de la naissance et en sont voisins d’à peine 10kms ne bougeront pas ; les mages, grands pèlerins ignorants mais grands savants du cœur iront se prosterner et adorer ce bébé Roi de l’Univers !

Quel camp choisir en cette nouvelle année… ? Pourquoi pas celui des mages ignorants qui accepteront de se déplacer – pas seulement pour faire quelques mètres à pieds pour aller à la messe – mais intérieurement par le glaive tranchant et transformant de la Parole du Christ, qui veut enflammer chacun de nos cœurs pour en faire des torches lumineuses et vivantes, des disciples missionnaires au cœur de feu ? Alors nous viendrons nuit et jour nous prosterner pour l’adorer à la chapelle de la miséricorde, et nous chercherons à mieux le connaître reconnaissant que nous sommes un peu ignorants comme les mages, ou plus grave des ignorants qui parfois ignorent leur ignorance…     

Mais Jésus a-t-il vraiment besoin de cadeaux ? Nous sommes son cadeau unique et personnel quand nous empruntons ce chemin des mages, et qu’en retour nous repartons pour le servir au cœur de notre famille, de notre travail, dans nos engagements civils,sans oublier de prendre notre part pour servir notre grande famille paroissiale qui a besoin de tous et de chacun…car bonne ou mauvaise nouvelle : les prêtres n’ont pas tous les talents et tous les charismes, et sont aussi ignorants dans bien des domaines !

« C’est promis Seigneur, cette année, je m’offre à toi avec tous ce que tu as déposé dans mon humanité, sans chercher à briller mais seulement servir car tu murmures à mon cœur que c’est là la voix royale du Bonheur ! »

Sainte année à tous et à vos familles !

P.Stanislas+

 

 

Dimanche de la Sainte Famille

Solennité de Noël

« Où va naître l’Enfant-Dieu… ? »

 

Tout s’est agité autour de nous, ou plutôt en dehors de nous…Du bruit, des lumières, des sapins et des magasins qui nous ont déroulés leur tapis rouge. Un évènement important va-t-il se produire dans notre pays, autre que les manifestations des gilets jaunes qui occupent tout le champ médiatique ? Oui, un évènement s’est produit hier et aujourd’hui, et pas seulement dans notre pays mais sur toute l’étendue de notre « maison commune », la terre…

Un anniversaire, celui d’une naissance qui à l’époque il y a 2000 ans est passée complètement inaperçue, même sur place en Palestine ! Privé d’auberge et de maternité, l’enfant nouveau-né a pris place dans une mangeoire sur un peu de paille, entre un âne et un bœuf… Quel mystère incompréhensible à l’intelligence humaine qu’un Dieu faithomme - Jésus Christ - qui entre au cœur de notre humanité dans le silence et l’anonymat le plus complet, pour se retrouver déposé dans une mangeoire, entre 2 animaux…Mais pas seulement : il y avait une mère et un père ! Et quels parents ? Des petits, des pauvres, des humbles…Leur seule grandeur et richesse, avoir dit « oui » en faisant confiance à l’action de l’Esprit Saint en eux. Ainsi, ils ont pu accueillir la vie, ils ont laissé surgir au sein de leur couple Celui qui est la Vie, pour qu’Il puisse à tous nous donner sa Vie ! Il en faut de la foi pour entrer dans la compréhension d’un tel mystère. Noël, un hymne à la Vie et à la famille !

Et malgré nos inquiétudes par rapport à l’avenir, nos souffrances, nos fatigues, nous osons mettre toute notre confiance en ce Dieu de la Vie qui chemine avec nous ici-bas. Saint Noël à tous, plein de grâces et de bénédictions pour vous et vos familles ! Mais au fait, où va naître l’Enfant-Dieu cette année…? Dans la crèche de notre cœur bien sûr !

P.Stanislas+

3ème dimanche de l'Avent

« Soyez dans la joie du Seigneur, soyez toujours dans la joie, le Seigneur est proche. »

 

Cette antienne d’ouverture de la messe du troisième dimanche de l’Avent, appelé également dimanche du Gaudete, nous invite à la joie.

            L’Évangile de ce jour nous présente la figure de Jean-Baptiste qui nous invite à la conversion : conversion dans nos actes et conversion du cœur afin d’accueillir l’enfant Jésus, le Sauveur des Hommes. Il y a 5 ans, dans son exhortation sur la joie de l’Évangile, le pape François commençait ainsi : « La joie de l’Évangile remplit le cœur et toute la vie de ceux qui rencontrent Jésus. » L’objectif de la conversion est en effet la rencontre de Dieu : les actes bons seront alors les conséquences d’une âme bonne, d’une âme remplie de la présence de Dieu.

            Nous aurons aujourd’hui au cours de la messe de 10h30 des jeunes qui feront leur entrée en catéchuménat, la première étape vers le baptême. Portons-les dans notre prière afin qu’ils puissent un jour connaitre la grandeur et la joie de Dieu.

                                                                                                     Père Patrick CLEMENT

 

 

2ème dimanche de l'Avent

« Préparez le chemin du Seigneur »

 

Dans l’Évangile d’aujourd’hui nous est présenté la figure de Jean le Baptiste. Jean, c’est celui qui prépare la venue du Seigneur. Comment ? En baptisant. Il y a une question que nous pouvons nous poser ? Y-a-il une différence entre le baptême de Jean et le baptême de Jésus ? Oui, et la différence est grande : Le baptême de Jean est donné en vue de la rémission des péchés mais ne la produit pas. Jean baptise dans l’eau, Jésus, Lui nous baptise dans l’Esprit Saint et le feu. Jean baptise dans l’eau en vue de la conversion. Plus précisément, il atteste un début de conversion mais n’en est pas la cause directe car il n’est pas la grâce. Seul le Christ donne la grâce. Le baptême de Jean atteste un début de conversion mais il ne la mène pas à son terme. Seul la grâce me convertit complètement à Jésus et m’obtient le pardon des péchés. En nous présentant la figure de Jean, la liturgie de ce jour nous invite donc à nous préparer à l’accueil de Jésus à Noël. C’est une invitation à nous convertir, c’est-à-dire à préparer notre cœur pour qu’il puisse recevoir plus pleinement la grâce que Jésus veut nous communiquer le jour de Noël. Se convertir c’est demander à Jésus de nous aider à pardonner, à ne plus commettre tel ou tel péché, bref à éviter le mal et à choisir de plus en plus le bien. Prions les uns pour les autres pour que le Seigneur nous aide à emprunter fermement ce chemin de conversion qui est également un chemin de libération.

 

Père David

1er Dimanche de l'AVENT

EN-AVENT !

 

« Redressez-vous et relevez la tête, car votre rédemption approche ».

Voilà une entrée en matière vigoureuse en cette nouvelle année liturgique où le Seigneur nous sort de la torpeur hivernale ! Le vent de l’Esprit Saint nous pousse « en-Avent » pour ne pas nous rendre captif du géant-Goliath de la surconsommation ! Celui-ci a lancé une forte offensive avec son black friday, qui annonce de lui-même l’obscurité d’un projet commercial capable d’étouffer la vie de notre âme qui crie famine, et attend autre chose que « de faire des affaires ». Elle désire ardemment « être l’affaire » de son Dieu, qui n’est pas venu habiter notre terre en se remplissant, mais…en se dépouillant !

         La marche vers Noël a ceci de commun avec Pâques que le chemin à emprunter est celui de la descente. Une cure d’amincissement ô combien salutaire qui nous ramène à l’essentiel, pour ne pas passer à côté du grand rendez-vous de la nuit de Noël, où l’enfant-Dieu va encore nous donner un enseignement magistral sur la façon de ne pas rater la porte étroite du Ciel !

3 semaines pour nous arracher au brouhaha de l’extérieur, et rentrer en-nous-mêmes pour gagner quelques minutes de silence chaque jour à l’écoute du Maître de nos âmes : « la silensothérapie » qui apaise et regénère ! Ce fut la thérapie des saints, dont celle d’Elisabeth de la Trinité qui écrivait :

« Voici le saint temps de l'Avent, il me semble que c'est tout spécialement celui des âmes intérieures, de celles qui vivent sans cesse et à travers tout ‘cachées en Dieu avec Jésus-Christ' au centre d'elles-mêmes. Faisons le vide dans notre âme afin de Lui permettre de s'élancer en elle pour venir lui communiquer cette vie éternelle qui est la sienne ».

P.Stanislas+

 

 

FÊTE DU CHRIST-ROI

32ème Dimanche du temps ordinaire

DONNER pour RECEVOIR

 

 

 

Seigneur tu sais bien que je veux te suivre, que je veux tout te donner. Pourtant je suis plutôt prêt à prendre qu’à donner, qu’à recevoir tes dons au lieu de me livrer entre tes mains pour accomplir ta volonté. Je suis généreux tant que cela ne touche pas à mon nécessaire, ne touche pas ce qui est pour moi vital et à l’illusion que je donne d’être meilleur que les autres. Jésus, toi qui sonde les cœurs et les reins, toi qui révèles les intentions secrètes, que ton regard me mette devant la vérité de mes actes, qu’il m’aide à faire un don vrai qui ne soit pas de mon surperflu, mais de ce qui est essentiel pour que je manifeste ainsi que tu es mon seul trésor et que, dépouillés de mes biens et de moi-même je puisse être comblé de ta plénitude.

 

Père Marc

31ème Dimanche du temps ordinaire

La vie des saints est un  bel exemple de ceux qui ont suivi le Christ : « ils n’ont pas tous bien commencé, mais ils ont tous bien fini  » (Saint Jean-Marie Vianney). Après sa conversion, Saint Hubert (… 727) a mis en pratique le commandement de l’amour du Seigneur et de nos frères auxquelles nous invitent les lectures d’aujourd’hui. Méditons sa biographie.

 

« Probablement apparenté à Charles Martel, Saint Hubert épouse Floribanne, la fille du roi Dagobert. Il était connu par "les folles joies de sa vie mondaine" peu édifiante, jusqu'au jour où la grâce de Dieu et les conseils de saint Lambert, évêque de Maestricht, l'entraînèrent vers la sainteté. La tradition légendaire raconte cette belle histoire du cerf qu'il vit durant une chasse, un jour de Vendredi-saint, et qui lui apparut avec une croix entre ses bois "Chasser un jour pareil ? Pourquoi ne vas-tu pas prier ?" Dès le XIe siècle, il était le patron des chasseurs. Ce qui est historique, c'est qu'en 688, il abandonne le duché d'Aquitaine à son frère pour se consacrer totalement à Dieu. Après une vie monastique exemplaire, il est élu évêque de Liège-Maestricht et Tongres, puisque saint Lambert venait d'être martyrisé. Saint Hubert fut un grand évêque, proche de ses fidèles qu'il rejoignait là où ils vivaient, dans les clairières, sur les rivières, dans les villages. Attentif à toute misère, il aidait les malheureux et les prisonniers. Il mourut des suites d'une blessure occasionnée par un ouvrier maladroit qui lui écrasa la main gauche. »

 Père Patrick

 

 

 

2 novembre, commémoration des fidèles défunts

Notre-Dame Libératrice,
Prends en pitié tous nos frères défunts
,

spécialement ceux qui ont le plus besoin
de la miséricorde du Seigneur.

Intercède pour tous ceux qui nous ont quittés
afin que s’achève en eux
l’œuvre de l’amour qui purifie.

Que notre prière, unie à celle de toute l’Église,
leur obtienne la joie qui surpasse tout désir
et apporte ici-bas consolation et réconfort
à nos frères éprouvés ou désemparés.

Mère de l’Église, aide-nous, pèlerins de la terre,
à mieux vivre chaque jour
notre passage vers la résurrection.
Guéris-nous de toute blessure du cœur et de l’âme.
Fais de nous des témoins de l’Invisible,
déjà tendus vers les biens que l’œil ne peut voir,
des apôtres de l’espérance
semblables aux veilleurs de l’aube.
Refuge des pécheurs et Reine de tous les saints,
rassemble-nous tous un jour,
pour la Pâque éternelle,
dans la communion du Père avec Jésus, le Fils,
dans l’Esprit Saint, pour les siècles des siècles.

Amen.

 

Notre-Dame de Montligeon, priez pour les âmes du purgatoire !

 

TOUS-SAINT !

« LE SAINT : PAUVRE DU MONDE, RICHE DE DIEU… ! »

 

Voulons-nous vraiment la sainteté ? Alors, méditons ces paroles de notre pape François lors de l’homélie de la canonisation de Paul VI le 14 octobre :

 

« On ne peut pas suivre vraiment Jésus quand on est alourdi par les choses, car il n’y aura pas de place pour le Seigneur, qui deviendra une chose parmi les autres. Le fait d’avoir trop, le fait de vouloir trop étouffe notre cœur et nous rend incapables d’aimer.

Jésus est radical. Il donne tout et demande tout. Il donne un amour total et demande un cœur sans partage. Aujourd’hui également, il se donne à nous comme Pain vivant ; pouvons-nous lui donner en échange des miettes ? Au total, Jésus nous suffit-il ou bien cherchons-nous beaucoup de sécurités du monde ? Demandons la grâce de savoir quitter par amour du Seigneur : quitter les richesses, quitter les nostalgies de rôles et de pouvoirs, quitter les structures qui ne sont plus adaptées à l’annonce de l’Évangile, les poids qui freinent la mission, les liens qui attachent au monde. Sans un saut en avant dans l’amour, notre vie et notre Église souffrent d’une « autosatisfaction égocentrique ».

On cherche la joie dans un plaisir passager, on s’enferme dans les palabres stériles, on s’installe dans la monotonie d’une vie chrétienne sans élan...Par contre, un cœur détaché des biens qui aime librement le Seigneur, répand toujours la joie, cette joie dont on a besoin aujourd’hui. Jésus nous invite donc à retourner aux sources de la joie, qui sont la rencontre avec lui, le choix courageux de prendre des risques pour le suivre, le goût de quitter quelque chose pour embrasser sa vie. Les saints ont parcouru ce chemin ! »

P.Stanislas+

 

 

 

30ème Dimanche du temps ordinaire

 « Que veux-tu que je fasse pour toi ? »

(Mc, 10, 51)

 

Cette question que Jésus pose à Bartimée, il nous la pose à chacun d’entre nous aujourd’hui : « Que veux-tu que je fasse pour toi ? » Il n’est pas facile de répondre à cette question. Suis-je un homme / une femme de désir ? Ou est-ce que tout désir est mort en moi ?

 

Quel est mon désir le plus profond ? La richesse, la réussite, les honneurs ou bien comme Salomon dans le premier livre des Rois la Sagesse ou encore comme Bartimée la lumière ?

 

Quel est le désir qui m’habite ? « Que veux-tu que je fasse pour toi ? » Laissons cette question de Jésus descendre au plus profond de notre cœur cette semaine. Laissons la Parole de Dieu agir en nous. La Parole est lumière.

 

« Va, ta foi t’a sauvé ». Quel est mon désir, mais aussi, quelle est ma foi ? J’aime beaucoup cette oraison du vingt septième dimanche du temps ordinaire : « Dans ton amour inépuisable, Dieu éternel et tout puissant, tu combles ceux qui t’implorent bien au-delà de leurs mérites et de leurs désirs ; Répands sur nous ta miséricorde en délivrant notre conscience de ce qui l’inquiète et en donnant plus que nous n’osons demander ».

 

                                                                                                                      Père David.

 

 

29ème Dimanche du temps ordinaire

28ème Dimanche du temps ordinaire

« Que dois-je faire pour avoir la vie éternelle ? »

 

Chacun de nous est amené à se poser cette question et nous pouvons nous reconnaître dans cet homme en dialogue avec Jésus. Le Christ commence à répondre d’une manière morale : est-ce que nous suivons ce qui est juste et bon ? Mais Jésus va plus loin en montrant que choisir un chemin de vie éternelle, c’est se mettre à sa suite, lui le bon Maître qui conduit au Père.

Nous connaissons la réponse de ce jeune homme pourtant juste et vertueux à vue humaine (il suivait les commandements de la Loi). Il ne parviendra pas à quitter son confort pour avancer sur le chemin proposé par Jésus, un chemin trop inconnu. La volonté que le Seigneur a pour nous, nous dépassera toujours : seul la confiance et la foi en Jésus nous permet de se mettre à sa suite.

Dans un discours à des jeunes en 2015, le pape François leur adressait ces mots qui peuvent nous rejoindre : « Avez-vous senti le regard de Jésus sur vous ? Que voulez-vous lui répondre ? Préférez-vous quitter cette place avec la joie de Jésus ou bien avec la tristesse du cœur que la mondanité nous offre ? »

 

Père Patrick CLÉMENT  

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