Dimanche 18 octobre 2020

 

    Lorsqu’on lit l’évangile de ce dimanche on est un peu frustré devant ce découpage, et l’on risque de faire des contresens. En effet, on ignore ici le contexte. Si l’on va regarder un peu plus haut, on remarque que Jésus est dans le Temple lorsqu’il enseigne. Les pharisiens le mettent à l’épreuve dans le Temple.

   Ce lieu est important pour comprendre le texte et le piège qu’on lui pose. Si Jésus reconnait l’impôt, alors il se compromet, et dans le Temple, lieu de la révélation du Messie, il reconnait la suzeraineté de César. Si au contraire, il refuse de payer l’impôt, il passe pour un révolutionnaire et bascule comme messie politique et humain.

     Mais Jésus ne va pas se laisser faire et va les moucher avec bien plus de finesse qu’ils n’en ont utilisée pour le coincer. Il leur demande de montrer une pièce d’un denier. En sortant cette pièce, ils décrédibilisent automatiquement leur démarche. Ils révèlent ainsi leur compromission avec le monde. Cette pièce n’a rien à faire dans le Temple ! Elle est non seulement païenne (monnaie de l’occupant), mais en plus elle est gravée à l’effigie de César, cet homme qui se prend pour Dieu, dans un lieu où il ne doit pas y avoir une seule image. S’ils étaient vraiment purs, comme ils le revendiquent, cet argent devrait leur brûler les doigts.

    Jésus leur révèle ainsi leurs petits accommodements avec ce qu’ils placent au-dessus de tout : La Loi !

     Pour nous se pose la même question : Quels sont nos petits accommodements avec notre Foi ? Au fond, quel est l’impact de notre engagement dans la Foi sur notre vie quotidienne ?

 

 

P. Jean-Philippe Benoist

 

 

Dimanche 11 octobre 2020

 

« Le repas de noce est prêt, mais les invités n’en étaient pas dignes. »

 

   C’est le constat que fait le roi de la parabole donnée par Jésus, qui célébra les noces de son fils. Il est vrai que ce refus des invités à prendre place à ce festin a quelque chose de déconcertant. Si nous regardons d’un peu plus près, il s’agît du refus de tant d’hommes et de femmes, d’aujourd’hui, comme d’hier, et vraisemblablement de demain, à l’invitation de Dieu. Ces hommes et ces femmes, qui, par ailleurs, sont prêts à répondre à de multiples autres sollicitations, en apparence, plus attrayantes, alors que Dieu est seul à pouvoir combler pleinement le cœur de l’homme.

   Comment comprendre cela ? Sans chercher à le justifier ou encore à le minimiser, nous devons nous rappeler que nous sommes des êtres sensibles, et qu’il est plus facile d’aller vers ce qui est de l’ordre du sensible. C’est en toute vraisemblance ce qui oriente le choix de toute une catégorie de personnes d’opter pour les choses matérielles, même si ce qu’elles apportent est provisoire, et ne comble pas.

   Répondre à l’invitation du Seigneur, qui nous invite aujourd’hui, à ce festin de noces, qui nous invite aujourd’hui, à entrer en communion avec Lui, suppose de la part de ceux qui répondent, un acte de foi, et par conséquent un dépassement de soi, avec tout ce que cela représente d’exigeant. Néanmoins, que cette exigence ne soit pas un obstacle pour répondre à l’invitation de Dieu, qui comble bien au-delà de ce que nous pourrions prévoir. Et si quelques doutes venaient à nous déstabiliser, remémorons-nous les paroles que le Pape Benoit XVI a prononcé au cours de l’homélie de la messe d’inauguration de son Pontificat :

« N’ayez pas peur du Christ. Il n’enlève rien, mais il donne tout. »

 

 

 Père Didier +

 

 

Dimanche 4 octobre 2020

 

« Il est venu chez les siens et les siens ne l’ont pas reçu »

 

  Jésus, le Père t’a envoyé comme un agneau au milieu des loups. Il t’a envoyé pour nous racheter et nous sauver tous sans exception, nous qui étions perdus dans le péché. Aujourd’hui encore Jésus, c’est notre péché qui te met à mort et qui nous tient prisonniers des forces du mal. Nous te supplions encore de nous donner ton pardon et de prendre en pitié notre monde au cœur endurci et aveuglé par la haine et le mensonge.

  Pour tous les vignerons homicides nous te prions parce qu’ils ne savent pas ce qu’ils font. Oh Jésus envoie ton ange briser les chaines de nos ténèbres et de nos peurs.

 

Prière à St Michel Archange

 

  Saint Michel Archange défendez-nous dans le combat, soyez notre secours contre la malice et les embûches du démon. Que Dieu exerce sur lui son empire, nous vous le demandons en suppliant. Et vous, Prince de la Milice Céleste, repoussez en enfer par la force divine Satan et les autres esprits mauvais qui rôdent dans le monde en vue de perdre les âmes. Amen !

 

 

P. Marc + 

 

 

Dimanche 27 septembre 2020

 

Extrait du message du pape François pour la journée de prière pour les migrants.

 

« Je voudrais partir de l’image qui inspira le Pape Pie XII pour rédiger la Constitution apostolique Exsul Familia (1er août 1952). Lors de la fuite en Égypte, l’Enfant Jésus fait l’expérience, avec ses parents, de la condition tragique de personne déplacée et de réfugié « caractérisée par la peur, l’incertitude, les désagréments (cf. Mt 2, 13-15.19-23).

De nos jours, hélas, des millions de familles peuvent se reconnaître dans cette triste réalité. Presque chaque jour, la télévision et les journaux donnent des nouvelles de réfugiés qui fuient la faim, la guerre, d’autres graves dangers, à la recherche de la sécurité et d’une vie digne, pour eux-mêmes et pour leurs familles ». En chacun d’eux, Jésus est présent, contraint de fuir pour se sauver, comme à l’époque d’Hérode. Sur leurs visages, nous sommes appelés à reconnaître le visage du Christ affamé, assoiffé, nu, malade, étranger et prisonnier, qui nous interpelle (cf. Mt 25, 31-46). Si nous le reconnaissons, c’est nous qui le remercierons d’avoir pu le rencontrer, l’aimer et le servir.

 

Les personnes déplacées nous offrent cette occasion de rencontre avec le Seigneur, « même si nos yeux peinent à le reconnaître : avec les vêtements déchirés, les pieds sales, le visage déformé, le corps blessé, incapable de parler notre langue »

 

Père Saint, donne à ceux qui les accueillent un peu de la tendresse de Saint Joseph ce père juste et sage, qui a aimé Jésus comme un véritable fils et qui a soutenu Marie tout au long du chemin. Lui, qui gagnait son pain par le travail de ses mains, puisse-t-il pourvoir aux besoins de ceux à qui la vie a tout pris, et leur donner la dignité d’un travail et la sérénité d’une maison. Nous te le demandons par Jésus Christ, ton Fils, que saint Joseph sauva en fuyant en Égypte, et par l’intercession de la Vierge Marie, qu’il aima en époux fidèle, selon ta volonté.

 

Amen.

 

 

Dimanche 20 septembre 2020

 

Jésus et les mathématiques...

 

   Ce n’est un secret pour personne que le Fils de Dieu a toutes les compétences de par son statut divin, sauf une...les maths ! Il semble avoir de grosses lacunes en cette matière qu’il a vraisemblablement peu étudiée à Nazareth, à l’école d’un charpentier davantage porté sur le travail manuel.

 

Quelle inégalité, voire discrimination, que cette distribution de salaire injuste qui semble pousser à l’oisiveté, voire à la fainéantise !

   Quand on acceptera de comprendre un jour que « ses pensées ne sont pas celles des hommes », alors on entrera - en ôtant nos sandales - sur cette Terre Sainte de l’Amour véritable, et donc gratuit, d’un Dieu qui n’a qu’un seul et unique désir : que tous et chacun reçoivent le fameux denier de la Vie Eternelle ! Voilà l’égalité parfaite à laquelle nous sommes appelés, quels que soient les dons et talents, avantages ou pseudo privilèges, dont nous pouvons jouir ici-bas.

 

N’y aurait-il pas là une clef, pour ouvrir un chemin de libération à ce fameux démon de la jalousie, qui peut tant ronger à certaines heures notre cœur blessé...?

 

   St Paul a très bien compris cette logique de Dieu, tiraillé par son désir de « partir pour être avec le Christ », et celui de rester ici-bas en mettant au service de tous ses dons et talents, reçus gratuitement de ce « Jésus qu’il persécutait » jusqu’alors.

   Lui, l’ouvrier « de 12h ou de 15h », s’est dépouillé de tout comme son Maître, pour partager largement ce denier de la Vie Eternelle, en abandonnant toute logique comptable mesquine, pour recevoir l’illumination intérieure d’un regard bon...comme son Maitre !

Moralité, être nul en maths n’est pas forcément un handicap !!

 

 

P.Stanislas

 

 

Dimanche 13 Septembre 2020

 

Pardonner c’est tisser du lien

 

   « Oh mon père c’est juste un petit mensonge. En me moquant de lui, je n’ai pas voulu lui faire du mal ».

   Se moquer, offenser, froisser, blesser, mépriser, même si cela est minuscule, peut être difficile à pardonner, surtout si cela vient de personnes qui nous sont familières. C’est le cas de cet homme à qui le Roi a effacé une somme énorme, alors qu’il n’a pas su le faire pour l’un de ses amis qui lui devait une somme ridicule.

   Si je veux imiter Jésus, je dois tout mettre entre les mains de Notre Père du ciel. L’offense injuste qui m’est faite je dois la confier au Père, avant qu’elle ne devienne trop lourde au point de briser les liens. Dieu nous aime tellement qu’il efface notre péché en soufflant dessus. Et si nous apprenions de lui ? Il n’y a pas que le péché qui coupe les liens. Il y a aussi l’indifférence.

    Dimanche après dimanche, nous répondons à l’appel du Seigneur pour entendre sa Parole, et tisser des liens entre nous. Combien de personnes connaissons-nous dans notre assemblée ? Y a-t-il des personnes que je n’ai jamais saluées ? Comment mettre en pratique l’amour fraternel ?

   « Aucun de nous ne vit pour soi-même…nous vivons pour le Seigneur, nous mourrons pour le Seigneur »

 

 

Père Marc

 

 

Dimanche 6 septembre  2020

 

      « Quand deux ou trois sont réunis en mon Nom, je suis au milieu d’eux »

Quelle bonne nouvelle le Seigneur nous révèle dans ces quelques mots ! Il nous donne l’assurance de sa Présence dans l’Eglise.

    Cette bonne nouvelle, Jésus, d’une certaine manière, la conduira à son terme, voire son achèvement, quand se séparant de ses disciples, après sa résurrection, il leur dira : « Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde » Mt 28,20

       Ayant reçu cet enseignement du Seigneur, il serait judicieux de faire un retour sur soi-même, et voir comment nous accueillons cette Parole du Seigneur, et comment nous en vivons.

De fait, nous croyons à la Présence de Jésus dans l’Eglise. Néanmoins, nous devons être vigilants. En effet, nous risquons de nous habituer à cette Présence du Christ avec tout ce que cela comporte de risques, en tant que nous pouvons ne plus y faire trop attention. Il semble donc opportun de demander chaque jour au Seigneur, la grâce de savoir accueillir sans cesse la Parole qu’il nous dit en ce dimanche. Accueillir cette Parole pour accueillir Celui qui nous la donne.

       Accueillir le Christ pour soi, certes, afin de vivre notre vie chrétienne, toujours plus uni à Lui, afin de pouvoir dire avec l’apôtre saint Paul : « Ce n’est plus moi qui vit, c’est le Christ qui vit en moi » Ga 2,20. Mais aussi accueillir le Christ pour les autres, en tant qu’animés, en vérité, par sa Présence, nous serons des « guetteurs » pour les autres, selon ce que Dieu a révélé au prophète Ezéchiel. Il ne s’agit pas de se mêler de la vie des autres, mais d’aider les autres à progresser dans leur vie chrétienne. Il s’agit de s’aider mutuellement. Cette attitude de guetteur qui est à l’opposé de celle de Caïn qui a dit à Dieu, après avoir tué Abel : « Suis-je le gardien de mon frère ?»  Gn 4,9.

 

 

Père Didier Gaud

 

 

Dimanche 30 août

 

   « Si quelqu’un veut marcher à ma suite, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix et qu’il me suive. »  (Mt 16, 24)

   Ce verset fait partie des passages de la Bible dont, si nous pouvions donner notre avis, nous nous dispenserions bien. En effet, ce n’est guère vendeur, ni plaisant à entendre. Et pourtant c’est le cœur de notre Foi. Sans la Passion, la vie de Jésus n’aurait aucun sens et le Salut serait inexistant. De la même manière, sans la Croix, sans une partie de renoncement, notre vie spirituelle risque fort de n’être qu’une coquille vide.

   C’est un grand danger pour les chrétiens aujourd’hui de ne voir dans leur Foi qu’une source de bien-être intérieur, une philosophie de vie qui, certes, nous différencie de nos contemporains, mais avec laquelle, en même temps, nous nous arrangeons pour qu’elle ne soit pas trop encombrante. Oui nous sommes prêts à nous déranger pour venir à telle ou telle rencontre de prière exaltante, où notre sensibilité spirituelle est comblée, ou bien à tel groupe de formation qui nous ouvre des perspectives nouvelles intellectuellement pour notre Foi. Mais qu’il nous est difficile, comme pour Pierre, d’envisager que cette profession de Foi exaltante ne nous apporte rien immédiatement et pire ! nous entraîne jusqu’au renoncement ! Et pourtant, rien ne peut se faire de beau sans cela.

   « La grâce à bas coût est l’ennemie mortelle de notre Église. Nous nous battons aujourd’hui pour la Grâce qui coûte… La grâce low-cost est la prédication du pardon sans besoin de repentance, baptême sans discipline d’Église, communion sans confession, absolution sans confession personnelle. La grâce low-cost est une grâce sans chemin de disciple, sans croix, grâce sans Jésus Christ, vivant et incarné. La grâce qui coûte est le trésor caché dans le champ, pour lequel un homme va aller joyeusement vendre tout ce qu’il a pour acheter ce champ… c’est l’appel de Jésus Christ pour lequel le disciple quitte ses filets et le suit. » (Dietrich Bonhoeffer)

 

 

P. Jean-Philippe Benoist + 

 

 

Dimanche 23 août 2020

 

  Que faisons-nous pour accueillir un événement ou une personne nouvelle ? Comment décrire cette personne, cet événement ? Nous décrivons à partir de notre histoire et de notre expérience. Un événement nouveau sera volontiers mis en relation avec un événement similaire dans le passé. Pour décrire une personne nouvelle, nous dirons volontiers pour être sûr d’être compris « elle ressemble à un tel ». Cependant, cette première approche est incomplète et partiellement fausse.

 

  C’est ce qui se produit pour Jésus. En demandant, à ses disciples ce que pensent les foules, c’est une réponse de ce genre qui est faite. Les personnes qui suivent Jésus de loin perçoivent quelque chose de Jésus, de sa personne et de sa mission. Elles le décrivent à partir de leur expérience et de l’histoire du salut : Jésus, c’est Jean-Baptiste, c’est Élie, c’est Jérémie ou même un autre prophète. Les foules perçoivent bien quelque chose de Jésus, il peut ressembler à l’un des prophètes.

 

  Pourtant, toutes ces figures sont des figures du passé, elles ont accompli leur mission, elles sont mortes. 

 

  La réponse de Simon est alors surprenante. Prenant la parole au nom des apôtres, Simon dépasse la réponse donnée par les foules.

 

  Il ne prend pas appui sur les figures du passé. Il a saisi la nouveauté de Jésus. Il le fréquente, le connaît et l’a suivi. Il est ouvert à la grâce qui émane de lui.

 

  Jésus vient à nous ce matin et nous interroge. « Mais pour vous, qui suis-je ?» Jésus le demande à nouveau à son Église et chacun de ses membres. Chaque jour, il nous interroge par son Évangile.

Avant la reprise de septembre, que l’Esprit nous donne d’accueillir « une nouvelle effusion de foi » pour nous maintenir debout en ces temps troublés...

 

 

P.Stanislas

 

Dimanche 16 aout 2020

 

 

 

« Femme, grande est ta foi »

 

Du fond de son cœur, de ses entrailles, la cananéenne demande la guérison de sa fille à Jésus.

Tout parent qui a son enfant malade, connait cette peur viscérale mais aussi cet espoir fou, qui leur ferait déplacer des montagnes, pour aider cet enfant en détresse.

La cananéenne a certainement entendu parler de Jésus. Elle sait ce qu’Il a déjà fait et pourrait faire pour son enfant. Elle insiste et persiste dans sa demande même si les disciples cherchent à la dissuader de na pas déranger le Maître.

            Jésus semble la rejeter aussi. Mais quelque chose monte en elle : sa Foi.

C’est peut-être cette foi du début qui l’a poussée à aller vers Jésus. En Jésus son espoir renaît, car elle le voit plus qu’un guérisseur, d’où son insistance.

Une insistance qui semble ne pas porter du fruit parce que Jésus résiste toujours.

            Au fond d’elle-même, elle sait que Jésus peut faire quelque chose pour elle. Son espoir se change petit à petit en conviction. Oui, Jésus est différent. Il a en Lui la force de Dieu, et donc Il peut m’aider.

            Après avoir loué la foi de cette femme, le miracle va s’accomplir : « que tout se passe pour toi comme tu le veux ».

            Puisse sa détermination nous servir de modèle aux moments difficiles de notre vie.   

P. Marc +

Samedi 15 août 2020

 

Une rencontre qui mène vers le ciel.

 

Deux femmes se rencontrent. Chacune porte un enfant. Deux femmes, deux futures mamans. Elles mènent une vie toute ordinaire dans leur village respectif. Chacune d’elles à été visitée de manière extraordinaire, nous donnant de découvrir la nouvelle présence de Dieu dans le monde. Elles vont mettre au monde ce que personne n’attendait, ce que personne n’avait imaginé.

 Chacune à leur manière, chante et proclame la visite de Dieu pour elle, – « D’où m’est-il donné que la Mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ? » - la présence de Dieu dans leur chair, - « Il s’est penché sur son humble servante » - la victoire de Dieu dans notre propre histoire : « Dieu a visité son peuple ». Elles ont entre elles un bel échange. Deux cœurs qui se répondent dans une belle liturgie inspirée par le Saint Esprit.

 Merci à toi, Marie, en ce beau jour de ton Assomption, d’être la Mère de notre Sauveur Jésus-Christ, d’être la Mère de chacun d’entre nous. Merci de prier pour nous et avec nous, pour que les yeux de notre cœur s’ouvrent à la Présence de Jésus. Jésus qui nous veut avec Lui au ciel.

 

P. Marc

 

Dimanche 9 août 2020

 

Se jeter à l'eau !

 

 

Pourquoi donc a-t-il fallu que Pierre se jette à l’eau, qu’il coule et crie vers le Seigneur, pour qu’enfin Jésus monte dans la barque et la conduise à bon port ? N’aurait-il pas été plus conforme à la toute-puissance divine que Jésus fasse directement tomber le vent (Mt 14, 32) et donne aux disciples la force de ramer tranquillement ?

C’est que Jésus, une fois encore, a voulu nous enseigner que le moteur principal de la vie chrétienne, c’est l’accueil de la miséricorde de Dieu.

La foi de Pierre n’est devenue forte qu’à travers l’expérience de sa propre faiblesse, lorsque, commençant à couler, il s’écria : « Seigneur, sauve-moi ! » (Mt 14, 30). Croire au Seigneur, c’est avant tout et plus que tout, croire que Jésus vient nous sauver du désastre dans lequel nous sommes, du désastre que nous sommes devenus, du désastre de la mort et du péché qui nous accable sans cesse. Pas de foi qui progresse et s’affermisse en dehors de l’appel répété vers la miséricorde du Seigneur et de l’accueil de son pardon.

Car lorsque je suis faible, c’est alors que je suis fort, car, dit le Seigneur, c’est dans la faiblesse que ma force se déploie (2 Co 12, 9-10). Oui, le vie chrétienne ne progresse que dans l’expérience de la miséricorde de Dieu. Et cette vérité ne cesse de se répéter, en un patient chemin de progrès de la foi.

Alors, frères et sœurs, s’il est une leçon que nous devons retenir de cet évangile aujourd’hui, c’est un appel pressant à devenir, à la suite de Pierre, d’authentiques navigateurs de la foi.

Non pas des capitaines de pédalos, mais des matelots de la barque de Jésus qui apprennent jour après jour à se jeter à l’eau vers Jésus, dans la foi, pour mieux se laisser remonter dans la barque sous la ferme main de la miséricorde de Jésus.

P.Stanislas+

 

Dimanche 26 juillet

 

« Le royaume des Cieux est   comparable à un trésor »

 

   La semaine dernière nous avons vu que le Royaume de Dieu c’est Dieu lui-même à l’œuvre dans le monde, plus précisément, c’est Jésus lui-même, qui sème la Parole dans nos cœurs. Cette Parole c’est le trésor dont parle l’Évangile d’aujourd’hui. Accueillir la Parole, c’est accueillir la Lumière, l’Amour, la Vie, la Sagesse. Accueillir la Parole, c’est accueillir Dieu lui-même, le Verbe, la seconde personne de la Sainte Trinité.

 

   Le roi Salomon l’avait bien compris, lui qui n’avait demandé à Dieu ni la richesse ni la gloire, mais la Sagesse. Qu’y-a-t-il de plus précieux au monde que la Sagesse ? « Plus que la santé et la beauté, je l’ai aimée ; je l’ai choisie de préférence à la lumière, parce que sa clarté ne s’éteint pas (Sg. 7, 10) ».

 

   Cependant, si cette Parole est un trésor, elle est aussi un « glaive à deux tranchants (He, 4, 12) ». Comme nous le font comprendre les deux paraboles de l’Évangile, le trésor ou la perle fine, une fois qu’on les a trouvés, petit à petit on se rend compte qu’il faut vendre tout le reste pour pouvoir les garder. Vendre tout le reste, ou du moins s’en détacher. C’est la notion de conversion, présente dans tout l’Évangile. Cette conversion, c’est Jésus qui l’opère en nous, avec notre collaboration, par la grâce : « La grâce agit historiquement, et d’ordinaire, elle nous prend et nous transforme de manière progressive », dit le Pape François. Rendons grâce au Seigneur pour ce trésor qu’est notre foi, et prions pour tous ceux qui ne croient pas en Dieu.

 

 

Père David.

 

 

Dimanche 19 juillet 2020

 

C’est quoi le royaume des Cieux ? Y-at-il une différence entre le Royaume des Cieux et le Royaume de Dieu ?

 

  Tout d’abord, une petite précision. Le terme de Royaume, ne désigne pas le lieu où s’exerce   la royauté, mais une   activité qu’on   pourrait   traduire   par : « règne », « commandement ». En d’autres termes l’expression royaume de Dieu renvoie à l’idée que Dieu est à l’œuvre dans le monde ; Il y exerce sa souveraineté.

 

   Y-a-t-il une différence entre Royaume de Dieu et Royaume des Cieux ? En fait non. Dans le monde juif, par respect de la grandeur du nom de Dieu on n’utilise pas ce concept. On ne parle de Dieu qu’en périphrase. « Cieux » est tout simplement une périphrase pour « Dieu ». Les deux expressions renvoient donc à la même réalité.

 

   Finalement, quelle est cette réalité ? C’est quoi le Royaume de Dieu ? Le Royaume de Dieu c’est Dieu lui-même à l’œuvre dans le monde. C’est un des apports majeurs du Nouveau Testament de révéler que le Royaume de Dieu c’est Jésus lui-même. C’est Jésus lui-même qui est à l’œuvre dans le monde. Mais l’Évangile nous révèle que quelqu’un d’autre également est à l’œuvre dans le monde. Là où Jésus sème une parole qui invite à l’amour et au pardon, lui il sème une parole qui invite à la haine, et à la vengeance. Là où Jésus sème une parole qui invite à l’unité, lui il sème une parole qui invite à la division. Là où Jésus sème une parole qui invite à l’humilité, lui il sème une parole qui invite à l’orgueil. Prions pour que nous ayons toujours la force d’accueillir la bonne parole, et de rejeter la mauvaise.

                   

 

Père David 

 

 

Dimanche 12 juillet

 

« Le Semeur est sorti pour semer. »

 

« A vous il est donné de connaître les mystères du Royaume des Cieux mais ce n’est pas donné à ceux-là. »

 Dans l’évangile selon saint Matthieu, les paraboles arrivent à un moment bien particulier. Jésus ne parle pas tout de suite en paraboles mais seulement à partir du chapitre 13. Auparavant il prêche le Royaume de manière directe et accessible à tous, mais tout d’un coup, il utilise des paraboles qui rendent son message plus obscur ; pourquoi faire ? Jésus voudrait-il restreindre son enseignement à une élite choisie ? Certainement pas !

Le Semeur est sorti pour semer et il jette la semence de manière large, voire absurde, sans choix préalable du terrain. Mais cette semence révèle la nature profonde du terrain qui la reçoit. Ainsi Les paraboles agissent dans les cœurs comme des révélateurs. « Ma Parole qui sort de ma bouche ne me reviendra pas sans résultat, sans avoir accompli sa mission. » (Is 55, 11)

Jésus se met à parler en parabole pour obliger ses interlocuteurs à faire un choix ! En entendant cette parabole celui qui veut comprendre est obligé de se rapprocher du Christ pour en saisir le sens, pour devenir la bonne terre. Ainsi la Parole de Dieu nous pousse dans nos retranchements pour que nous choisissions véritablement le Christ !  Profitons de ce temps de vacances pour nous replonger dans cette Parole de Dieu. Pourquoi n’emporterions-nous pas la Bible sur la plage plutôt qu’un bon polar ?

« Mais vous, heureux vos yeux puisqu’ils voient, et vos oreilles puisqu’elles entendent ! Amen je vous le dis : beaucoup de prophètes et de justes ont désiré voir ce que vous voyez et ne l’ont pas vu, entendre ce que vous entendez et ne l’ont pas entendu. »

 Père Jean-Philippe B. 

 

Dimanche 5 juillet 2020

 

 « Chargez-vous de mon Joug »

 

  Comment Jésus peut-il nous procurer le repos en nous chargeant d’un joug ? Nous avons déjà tant à porter, et voilà qu’il semble en rajouter... Mais pouvons-nous vivre sans porter un joug ? Est-il  possible de tracer notre sillon existentiel sans tirer une charrue chargée du quotidien, des soucis et des épreuves en tout genre,... ? Or, impossible de tirer une charrue sans s’atteler à un joug. A quoi sert-il ce joug qui peut nous faire un peu peur ? Il sert justement à ne pas s’épuiser, car il est relié à la partie la plus robuste de l’animal, capable alors de porter et d’emmener la charge sans s’écrouler. Heureuse image que cette pièce d’attelage  - fruit de l’ingéniosité des paysans – que Jésus reprend pour alléger nos fardeaux !

Quelle est cette partie robuste de notre humanité où nous allons pouvoir fixer ce joug afin de ne pas nous épuiser à la tâche ?

  Sur quoi allons-nous faire porter nos efforts afin de ne pas dépenser inutilement notre énergie ? Face à l’emballement d’un sur-activisme qui risque de reprendre ses droits, alors que nous sortons d’un temps de ralentissement et de clôture forcée, comment bien repartir la charge à porter pour ne pas ployer mais nous envoler ?

Jésus nous propose le joug de son Amour qu’il veut partager « en version binôme », pour porter plus en se fatiguant moins...

  Trop beau pour être vrai ? Non, trop simple pour nous faire croire que ça marche ! Alors si nos épaules n’en peuvent plus, essayons en cette période estivale « la greffe des ailes » de l’Amour évangélique...On en reparle à la rentrée ?

Saintes vacances pour ceux qui en ont !

 

 

Père Stanislas

Dimanche 28 juin 2020

 

L’amour pour Dieu est premier.

 

  La demande de Jésus est étonnante : « Celui qui aime son père et sa mère plus que moi n’est pas digne de moi ; celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi n’est pas digne de moi ». Paroles étonnantes et déroutantes. Pourtant c’est bien lui, Jésus, qui nous a donné le commandement nouveau : « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés ».

  Que faut-il donc comprendre de ce paradoxe ? Jésus ne dit pas de ne pas aimer ses parents ni ses enfants. C’est un devoir que de les aimer. Cependant, cet amour doit être juste par rapport à l’amour que nous devons vouer à Jésus qui est le Fils de Dieu, et donc Dieu. C’est bien Dieu qui est au principe de l’amour, de tout amour. De celui que nous recevons comme de celui que nous donnons. Aimer en vérité ceux qui nous aiment, ou même ceux qui ne nous aiment pas, c’est aimer comme Dieu veut que nous aimions. Un amour qui prendra sa source toujours en lui.     Aimer Dieu le premier, c’est ne pas se tromper de cible, car il nous renvoie toujours vers les autres. Aimer et le faire aimer est la vocation de tous les baptisés. En recevant le Saint Esprit, ils sont investis de la mission d’être eux-mêmes amour et de diffuser ce même amour qui a été répandu dans leur cœur. « C’est à l’amour que vous aurez les uns pour les autres, que l’on reconnaitra que vous êtes mes disciples ».

 Que Marie nous aide à mettre à profit ce temps de vacances pour vérifier notre amour de Dieu et du prochain.

 

 

Père Marc

Dimanche 21 juin 2020

« Ne craignez pas »

 

   Cette parole de Jésus revient à 4 reprises dans l’Évangile de ce dimanche. Mais de quoi ne devons-nous pas avoir peur ? De témoigner de Jésus, d’affirmer notre foi chrétienne. Oser dire que nous prions tous les jours, que nous allons à la messe, que nous nous confessons. Oui, oser témoigner de notre foi. Car notre foi est un trésor. Notre foi est source de vie, de courage, de paix, de bonté, de joie, de lumière. Et nous n’avons pas le droit de garder tout cela pour nous. J’aime beaucoup cette parole de Bernanos : « Quand la jeunesse du monde a froid, le reste du monde claque des dents ». Beaucoup de nos contemporains ont froid. Jésus nous invite, Lui, à répandre un feu sur la terre, le feu de son amour, le feu de l’amour, qui vient de son Cœur.

   Jésus nous invite à la confiance, et en même temps il nous met en garde contre un ennemi dont on ne parle pas souvent de nos jours. Celui que l’on nomme l’Adversaire, le Diable ou Satan. Il nous met en garde car dit-il, c’est lui qu’il faut craindre, car il a le pouvoir de « faire périr dans la géhenne l’âme aussi bien que le corps » ; alors oui, restons sur nos gardes, ravivons notre conscience dans ce combat spirituel que nous avons à mener aussi contre des puissances invisibles, dont le seul but est de perdre nos âmes. Il ne s’agit pas de les voir à l’œuvre à tous les coins de rue, mais d’apprendre avec l’expérience à discerner leur présence, dans nos vies. On sait que le démon est dans le trouble, la confusion, la division, la haine, l’égoïsme, le repli sur soi, l’envie. Alors que Jésus est dans la paix, la clarté, l’unité, l’amour, le don de soi.

   Demandons au Seigneur la grâce de devenir de véritables missionnaires, vigilants, mais paisible, car comme le dit St Paul : « Si Dieu est avec nous qui sera contre nous ? » (Rm, 8, 31).

 

Père David  

 

Solennité du St Sacrement, Dimanche 14  juin 2020

 

La Solennité du Saint Sacrement, est l’occasion pour nous de re-découvrir un des trésors de notre Paroisse, peut-être le plus grand, l’Adoration Eucharistique.

      Le Sacrement de l’Eucharistie que nous fêtons ce dimanche est au cœur de notre Foi, et cela nous avons pu en prendre conscience au cours de cette longue privation que nous avons traversée. L’Eucharistie est le plus grand Don de Dieu pour nous ! C’est le moyen qu’il nous donne d’accéder jusqu’à Lui malgré notre indignité. La Séquence nous le rappelle, le pain et le vin « ne sont que de purs signes, qui voilent un réel divin. » Dieu est là ! Si l’on prend conscience de cela alors notre Co-Cathédrale, aussi noire soit elle, devient beaucoup plus rayonnante et belle que Brou ! Dieu est là ! Il habite au cœur de notre ville.

     Quand on regarde un plan de la ville de Bourg, on se rend vite compte que toutes les routes mènent vers notre église Ce tabernacle où repose la Présence Réelle de Dieu est le cœur de notre ville. A nous de faire en sorte qu’il soit également le cœur de nos vies. Combien de fois passons nous devant cette église sans même y entrer ne serait-ce que pour une génuflexion ? Dieu est là… et nous passons à côté ! 

     Ce cœur de notre ville, il nous revient de le faire battre ! Prendre une heure hebdomadaire d’adoration ce n’est pas seulement se faire du bien en allant retrouver « son Jésus », mais c’est surtout porter, de jour comme de nuit, devant le trône de Dieu, notre ville et ses habitants et intercéder pour eux. Prendre une heure d’adoration c’est faire acte de Charité. Nous avons la chance d’avoir accès de jour comme de nuit, au Pain Vivant descendu du Ciel pour nous donner la Vie, qu’attendons-nous pour nous en approcher ?

 

Père Jean-Philippe Benoist

Un peu d'humour en temps de crise...

 

Dimanche 15 mars 2020

 

Célébration du premier Scrutin

 

La célébration de « l’appel décisif » a eu lieu pour les catéchumènes du diocèse le dimanche 1er Mars à Oyonnax. Ils sont entrés ainsi dans ce que l’on appelle la préparation immédiate de leur baptême. Ce temps est appelé « temps de la purification et de l’illumination ». C’est pour eux un temps à la fois de retraite et de conversion, mais aussi de combat.

 

Pendant cette période, l’Église offre aux catéchumènes trois rites pénitentiels que l’on appelle « scrutins ». Le mot évoque le discernement entre la lumière et les ténèbres. Les « appelés » sont invités à la conversion, à se tourner vers le Seigneur pour se voir à sa lumière. Pourquoi 3 scrutins ? Car on ne se convertit pas en une seule fois, ni en trois d’ailleurs. Cela signifie que la conversion réclame d’y revenir, de recommencer, d’entendre à nouveau la Parole du Christ.

 

Au cours du premier scrutin est lu l’Évangile de la Samaritaine à qui le Christ donne l’eau vive, eau-vive dont nous parle si bien St Augustin dans ce texte magnifique : « La soif torture les hommes en ce monde, et ils ne comprennent pas qu’ils se trouvent dans un désert où c’est de Dieu que leur âme a soif. Disons donc, nous : “Mon âme a soif de toi.” Que ce soit le cri de nous tous, car unis au Christ nous ne faisons plus qu’une seule âme. Puisse notre âme être altérée de Dieu. Les yeux fixés sur la résurrection du Christ, Dieu nous donne l’espérance, au milieu de toutes les carences qui nous accablent. Que monte en nous la soif de la vie incorruptible. Notre chair a soif de Dieu. » (St Augustin). 

 

Père David

 

Dimanche 8 mars 2020

 

Avec toi Jésus.

 

  Jésus a beaucoup marché. Il a connu la fatigue, la souffrance et les humiliations. Dans sa vie il y eut aussi des moments de gloire.

   Comme à son habitude Jésus monte sur la montagne, certainement pour prier. Combien de temps sa prière ? Est-ce que les trois disciples se sont endormis ? N’empêche, ils ont été témoins d’un événement qu’ils n’ont jamais oublié. Le visage de leur Maître et Seigneur était éclatant comme le soleil ; son vêtement d’une blancheur immaculée, brillait comme la lumière. Avec lui étaient en grande conversation deux grands personnages de l’Ancienne Alliance, Elie et Moïse, transfigurés comme lui. Cette vue va les remplir d’une telle joie que Pierre aimerait s’y installer.

   Dans la vie de tout disciple, il y a aussi des moments laborieux mais aussi des moments de joie et de gloire profondes pour ceux qui sont fidèles. Si je sais me séparer du monde pour aller sur la montagne, si je sais vivre dans le recueillement, il se peut que Jésus se manifeste à mon âme d’une manière plus intime. Ce sont peut-être des moments éphémères mais qui s’impriment profondément dans une vie. Oui à certains moments, dans la prière, dans un acte de générosité, mon âme peut avoir la conviction d’être admise dans l’intimité de Dieu. Et après il faut redescendre, retrouver avec courage son travail, ses activités. Quelquefois on en parle, mais à quoi bon on ne nous croirait pas. Et puis de temps en temps on se rappelle qu’on a été sur la montagne sainte avec Jésus.

   Ce souvenir devient alors un soutien et un encouragement pour être plus fidèle au Seigneur. « Seigneur il est bon que nous soyons ici avec toi ». Désormais je reviendrai sur cette montagne tous les jeudis de quatre à cinq heures du matin.

 

Père Marc

Dimanche 1er mars 2020

 

   Carême te revoilà ! avec tes 40 jours de jeûne, de prière et d’effort afin de nous pousser à la conversion…

 

Mais au fait, qu’est-ce que la conversion ? Pourquoi en avons-nous besoin ?

En grec le mot conversion – metanoïa – signifie changer, retourner sa pensée. Les lectures de ce dimanche nous en indiquent la direction. La première lecture nous présente Adam et Eve au moment de la Chute. Ils y ont été poussés par leur désir autocentré de devenir quelque chose. Alors même qu’ils étaient déjà pour Dieu le centre de la Création. Mais le serpent les a attirés dans un piège en leur faisant miroiter leur intérêt, avant leur relation à Dieu. Tous nous réfléchissons de la même manière ; nous passons devant Dieu et bien souvent lorsque nous daignons lui accorder un petit peu,   c’est dans l’espoir qu’il nous le rende au centuple !

   Dans l’évangile, le Christ prend la direction opposée. A chaque tentation le Christ répond à Satan, en mettant Dieu à la première place. C’est à ce prix-là qu’est possible le Salut.

   Durant le Carême, nous sommes invités à renouveler notre désir de suivre le Christ, en redonnant à Dieu la première place dans nos vies. Cela se fait de manière très concrète. Dans nos occupations et loisirs quelle place a t’il ? Dans nos week-end, la messe est-elle ce qui oriente le reste des activités ou simplement une case à cocher ? à quelle heure arrivons-nous à la messe, Dieu passe-t-il avant nos grasses matinées ?

   Nous pouvons nous lamenter tant que nous voudrons sur la sécularisation de la société, mais tant que nous n’aurons pas pris l’option préférentielle pour Dieu, cela restera des larmes de crocodile. Comme Jeanne d’Arc en ce Carême convertissons nous pour que toute notre vie dise :

 

« Dieu premier servi ! »

 

Père Jean-Philippe Benoist

 

Dimanche 23 février 2020

La Sainteté et le Pardon

 

Qu’est-ce que la sainteté ? C’est le fait que Dieu soit constamment présent dans la vie d’une personne : « Soyez saints car moi, le Seigneur, je suis saint ». La tentation est de réduire la présence de Dieu dans certaines situations et moments de la vie. La sainteté, c’est l’amour fraternel au nom de Dieu. J’ai besoin du prochain en tant qu’image de Dieu, « Temple de Dieu » pour rendre visible et concrète la sainteté. Parce que Dieu vit en nous, alors il faut le rendre présent là où il est présent ; en nous, et quel que soit le lieu où nous pourrions nous trouver. Jésus, au moment de sa Passion, n’a pas riposté aux offenses qui lui étaient faites. Il invite à tendre l’autre joue, à donner son propre manteau, à faire 1000 pas de plus, à aimer ses ennemis et à prier pour les persécuteurs. A la fin il dira : « Tout est accompli ». La perfection est là. Désormais la sainteté est possible. La sainteté sera l’art de vivre comme Jésus ; c’est appartenir au Christ. Certes, nous demeurons fragiles, blessés mais nous pouvons imiter Jésus dans sa manière d’être. Dieu se révèle dans ses saints, et ses saints révèlent qui est vraiment le Dieu Saint. Alors, faut-il toujours pardonner ? L’histoire de Jésus est une histoire de pardon et de réconciliation. Il a pardonné même si on refusait son pardon. Jésus a vécu le pardon sur la croix. Désormais, après lui et à sa suite, cette prière vécue qui est la sienne, celle du Notre Père, est possible et efficace.

Voici que vient le temps de prendre le chemin de la sainteté qui passe par le Sacrement du Pardon.        

Père Marc

Mercredi des Cendres

 « Souviens-toi »

 

   A l’entrée du carême, l’Eglise veut ramener après le mardi gras, les chrétiens au sérieux de la vie.

Les pécheurs que nous sommes, se présentent devant une église dépouillée, revêtue des ornements violets.

Sur la tête des pénitents humblement inclinée, le prêtre répand la cendre et dit en même temps : « Convertissez-vous et croyez à l’Evangile » (Mc 1.15) ou « Souviens-toi que tu es poussière, et que tu retourneras poussière » (Gn 3,19) : des paroles toutes simples qui nous invitent à penser à nos fins dernières. Les Ninivites avaient commis l’irréparable aux yeux de Dieu.

   Dieu avait pris la résolution de les détruire ainsi que leur ville.

Mais à la voix de Jonas, ils vont faire pénitence dans la cendre, et Dieu se laisse toucher.

A leur exemple, regrettons aussi nos fautes, ayons un désir sincère de les expier. Notre Père est riche en miséricorde, il pardonne à celui qui se tourne vers lui. « Dieu ne veut pas la mort du pécheur, mais qu’il se convertisse et qu’il vive ».         

 

Père Marc

 

Dimanche 16 février 2020

 

       « Si tu le veux, tu peux observer les commandements, il dépend de ton choix de rester fidèle ».

   Nous ne le dirons jamais assez, Dieu nous a créés libres. Libres de choisir le bien ou de choisir le mal. Le bien pour notre bonheur et le mal pour notre malheur. Oui, nous pouvons être influencés par notre entourage, voire même conditionnés, ou encore blessés, mais au plus profond de nous-mêmes nous restons libres. « Vois, je mets aujourd’hui devant toi la vie et le bonheur, la mort et le malheur, moi qui te commande aujourd’hui d’aimer le SEIGNEUR ton Dieu, de suivre ses chemins, de garder ses commandements, ses Lois et ses coutumes...

Tu choisiras la vie pour que tu vives ». (Dt 30, 15...20).

   Et pour nous aider à exercer notre liberté, Dieu nous a donné deux choses : sa loi pour nous montrer ce qu’il attend de nous, et sa grâce pour que nous puissions la mettre en pratique.

    « Oui, ce commandement que je te donne aujourd’hui n’est pas trop difficile pour toi, il n’est pas hors d’atteinte. Il n’est pas au ciel : on dirait alors :‘Qui va, pour nous, monter au ciel nous le chercher, et nous le faire entendre pour que nous le mettions en pratique ?’ Il n’est pas non plus au-delà des mers ; on dirait alors : ‘Qui va, pour nous, passer outre-mer nous le chercher, et nous le faire entendre pour que nous le mettions en pratique ?’ Oui, la parole est toute proche de toi, elle est dans ta bouche et dans ton cœur, pour que tu la mettes en pratique. »

(Dt 30,11-14). 

 

Père David

Journée mondiale des malades - Dimanche 9 février 2020

 

   En cette XXVIIIème Journée Mondiale du Malade, Jésus adresse son invitation aux malades et aux opprimés, aux pauvres qui savent bien qu’ils dépendent entièrement de Dieu et qui, blessés par le poids des épreuves, ont besoin de guérison.

   Jésus regarde l’humanité blessée. Lui, il a des yeux qui voient, qui s’aperçoivent, car ils regardent en profondeur. Il ne s’agit pas d’un regard rapide et indifférent, mais qui s’attarde et accueille tout l’homme, tout homme, dans sa condition de santé, sans écarter personne, mais en invitant chacun à entrer dans sa vie pour faire une expérience de tendresse.

   Pourquoi Jésus-Christ nourrit-il ces sentiments ? Parce qu’il s’est fait faible lui-même, faisant ainsi l’expérience de la souffrance humaine et recevant à son tour le réconfort du Père. Il existe diverses formes graves de souffrance : les maladies incurables et chroniques, les pathologies psychiques, celles qui nécessitent de la rééducation ou des soins palliatifs, les divers handicaps, les maladies de l’enfance et de la vieillesse…

   Dans ces circonstances, on ressent parfois un manque d’humanité et il apparaît alors nécessaire de personnaliser l’approche à l’égard du malade, non plus seulement en soignant mais aussi en prenant soin, pour une guérison humaine intégral.

   Lorsqu’elle est malade, la personne ressent que, non seulement son intégrité physique est compromise, mais aussi ses dimensions relationnelle, intellectuelle, affective et spirituelle. Elle attend donc, en plus des thérapies, un soutien, une sollicitude, une attention… en somme, de l’amour. En outre, aux côtés du malade, il y a une famille qui souffre et qui demande, elle aussi, réconfort et proximité...

 

Pape François

Présentation du Seigneur - Dimanche 2 février 2020 

 

   

         Chaque année, le 2 février– soit quarante jours après Noël – l’Eglise catholique fête la Présentation de Jésus au temple de Jérusalem. Marie et Joseph, par cette présentation de Jésus, suivaient une prescription de la loi juive: « Tout mâle premier-né sera consacré au Seigneur » (Ex 13:2,11-13). C’est donc en hommage à cette consécration du Christ que le pape Jean Paul II a décidé en 1997, d’instituer la Journée de la vie consacrée à cette date. Cette décision du pape Jean-Paul II faisait suite au synode sur la vie consacrée, réuni en octobre 1994, et suivi de l’exhortation apostolique Vita consacrata (1996). Cette journée, expliquait Jean Paul II a un triple objectif. Tout d’abord, « remercier le Seigneur pour le grand don de la vie consacrée ». Puis, « faire mieux connaître et apprécier la vie consacrée au peuple de Dieu tout entier ». Enfin, que les personnes consacrées célèbrent « ensemble et solennellement les merveilles que le Seigneur a accomplies en elles ». Traditionnellement, la messe du 2 février commence par une procession aux flambeaux, qui a d’ailleurs donné son autre nom à cette fête : la Chandeleur.

             Seigneur, du cœur de ton Église et pour le service du monde, Tu as fait grandir l’arbre de la vie consacrée. Ses branches multiples portent des fruits innombrables de sainteté. Béni sois-tu ! Au cœur des jeunes, Tu fais naître le désir d’un amour sans limite. Béni sois-tu ! Et à ceux que Tu appelles pour cette aventure, accorde discernement et confiance. Qu’ils osent une réponse concrète, pour mettre leur pas dans les tiens. Nous t’en prions, Seigneur.

 

Père Marc

Dimanche 26 janvier 2020

 

« Dimanche de la Parole de Dieu »

 

   Le 30 septembre 2019, le Pape François a publié une lettre apostolique intitulée Aperuit Illis « Il leur ouvrit (Lc, 24,15) » sous-entendu, l’intelligence des Écritures. Par cette lettre le Pape a établi que le 3ème dimanche du Temps Ordinaire sera désormais consacré : « à la célébration, à la réflexion et à la proclamation de la Parole de Dieu ».

   Par ce document, le Pape, nous rappelle l’importance de la méditation de la Parole dans nos vies. Que cette Parole nous l’accueillons « pour ce qu’elle est réellement, non pas une parole d’hommes, mais la Parole de Dieu » (1Th 2, 13). Il nous rappelle que sa méditation est essentielle à la fois pour nourrir notre foi, mais également pour notre salut : « La Bible n’est pas une collection de livres d’histoires ni de chroniques, mais elle est entièrement tournée vers le salut intégral de la personne ». 

    Demandons au Seigneur, les uns pour les autres, la grâce de raviver en nous l’amour des Saintes Écritures. « Écouter les Saintes Écritures pour pratiquer la miséricorde : c’est un grand défi pour notre vie. La Parole de Dieu est en mesure d’ouvrir nos yeux pour nous permettre de sortir de l’individualisme qui conduit à l’asphyxie et à la stérilité tout en ouvrant grand la voie du partage et de la solidarité ».

 

Père David

Dimanche 19 janvier 2020

 

Jean le témoin

 

          Le temps de fêtes et des solennités s'efface ce dimanche pour faire place au temps que la liturgie appelle ordinaire. Un temps en chasse l'autre. Ainsi va la vie. L'évangile de ce jour nous donne à contempler le visage de Jean Baptiste. Il n'est plus le précurseur, celui qui annonçait la venue du sauveur, il devient le témoin. Jean voit venir Jésus vers lui. Les yeux de Jean s'ouvrent sur l'identité de Jésus parce qu'il a vu l'Esprit descendre du ciel comme une colombe et demeurer sur Jésus qui lui demande le baptême. Jean a vu et il rend ce témoignage : Jésus est le Fils de Dieu et Jean en témoigne. Devenir témoin engage l'être tout entier. Cette page de l'écriture nous invite à relire nos propres existences pour y retrouver ces instants de la vie qui nous appellent à devenir des témoins de notre foi, Dieu nous en donne la force. Comme pour Jean, il nous faudra aussi apprendre à nous effacer pour laisser l'Esprit poursuivre son œuvre, en nous et autour de nous. L'Esprit n'a pas de frontière.

Claude IGONENC, diacre permanent

 

Dimanche 12 janvier 2020

 

       Pfff... ! Le temps de Noël se termine déjà, nous reprenons ce lundi la couleur verte du temps ordinaire. Nous avons rangé les cotillons et le champagne, il nous faut reprendre notre train-train quotidien jusqu’à l’arrivée du printemps. Encore un Noël de passé !

 

Les textes du jour témoignent d’une Espérance fantastique qui nous est donnée pour notre quotidien. Jésus, l’Emmanuel, « Dieu-avec-nous », que nous avons accueilli dans la crèche ne se contente pas de nous attendre pour que nous l’adorions mais il s’abaisse jusqu’à nous pour nous sauver ! Il vient dans la vallée du Jourdain, le point le plus bas de la terre, pour accomplir un rite de conversion, lui, le seul qui n’a pas besoin de conversion ! L’étonnement de Jean Baptiste devrait être le nôtre. « Comment Seigneur, tu viens jusqu’à moi ? Mais c’est d’abord à moi d’aller vers toi ! »

 

Pourtant le Seigneur est celui qui fait le premier pas vers nous. Depuis la Genèse, où à la brise du soir il appelle Adam et Eve dans le jardin jusqu’à chacune de nos confessions, c’est toujours Lui qui parcourt la plus grande distance à notre recherche. Quand Jean Baptiste comprend cela, il peut alors contempler l’Esprit qui descend sur les eaux comme pour une nouvelle Création en Jésus. Cette nouvelle Création, par le baptême, nous sommes tous appelés à y participer. Ainsi le temps ordinaire qui recommence n’est pas simplement le retour dans un train-train monotone mais bien une aventure à la suite du Christ pour découvrir cette nouvelle création.

 

« Car la sainteté est une aventure, elle est même la seule aventure. Qui l’a une fois compris est entré au cœur de la Foi catholique, a senti tressaillir dans sa chair une autre terreur que celle de la mort, une Espérance surhumaine. » (George Bernanos)

 

P. Jean-Philippe Benoist

Dimanche 29 décembre 2019

 

Une Sainte famille par la Foi...

 

Le message qui provient de la Sainte- Famille est tout d’abord un message de foi. Dans la vie familiale de Marie et Joseph Dieu est vraiment au centre, il l’est en la Personne de Jésus.

C’est pourquoi la famille de Nazareth est sainte. Pourquoi ? Parce qu’elle est centrée sur Jésus.

Quand les parents et les enfants respirent ensemble ce climat de foi, ils possèdent une énergie qui leur permet d’affronter des épreuves mêmes difficiles, comme le montre l’expérience de la Sainte-Famille, par exemple lors de l’événement dramatique de la fuite en Egypte : une dure épreuve.

L’Enfant-Jésus, avec sa Mère Marie et avec saint Joseph, sont une icône familiale simple mais très lumineuse. La lumière qui en rayonne est une lumière de miséricorde et de salut pour le monde entier, une lumière de vérité pour chaque homme, pour la famille humaine et pour chaque famille. Cette lumière qui provient de la Sainte-Famille nous encourage à offrir de la chaleur humaine dans ces situations familiales où, pour divers motifs, manque la paix, manque l’harmonie, manque le pardon.

Que notre solidarité concrète ne manque pas en particulier à l’égard des familles qui vivent des situations plus difficiles en raison de maladies, du manque de travail, de discriminations, de la nécessité d’émigrer… Et ici arrêtons-nous un peu et prions en silence pour toutes ces familles en difficulté, que ce soit des difficultés liées à la maladie, au manque de travail, à la discrimination, à la nécessité d’émigrer, ou que ce soit des difficultés à se comprendre et aussi dues aux divisions. En silence prions pour toutes ces familles…

 

Pape François

Dimanche 22 décembre 2019

 

Les villes et villages scintillent de 1000 feux. Mais pourquoi toutes ces décorations et lumières en ce mois de décembre ? Fêtes de fin d’année ou fête de Noël, Nos contemporains sont certainement partagés et pencheraient inconsciemment plus pour le terme « fêtes de fin d’année ». Elle vient donc à point la lettre apostolique du Pape François pour nous redire ce qu’est la fête de Noël à travers le mystère de la crèche ; en voici quelques extraits. Après avoir dit que la crèche « est comme un Evangile vivant », il dit que cette a pour ambition de « soutenir la belle tradition de nos familles qui dans les jours qui précèdent Noël, préparent la crèche ». Soutenir aussi « la coutume de l’installer sur les lieux de travail, dans les écoles, les hôpitaux, les prisons, sur les places publiques…Je souhaite que cette pratique ne se perdent pas ». Faire une crèche dans nos maisons nous aide à revivre l’histoire vécue à Bethléem…nous invite à nous sentir impliqués dans l’histoire du salut ». « La crèche est une invitation à sentir et à toucher la pauvreté que le fils de Dieu a choisie pour lui-même dans son incarnation…c’est un appel à le suivre sur le chemin d’humilité, de la pauvreté, du dépouillement qui, de la mangeoire de Bethléem conduit à la croix ». « Les pauvres et les simples dans la crèche rappellent que Dieu se fait homme pour ceux qui ressentent le plus besoin de son amour et demandent sa proximité ». « Dieu se présente dans un petit enfant, pour être accueilli dans nos bras…la grandeur de son amour se manifeste dans un sourire et dans l’extension de ses mains tendues vers nous ». « Les Mages nous enseignent qu’on peut partir de très loin pour rejoindre le Christ…une grande joie les envahit devant l’Enfant Roi…ils n’hésitent pas à se mettre à genoux et à l’adorer ». La crèche parle de l’amour de Dieu » c’est pour cela qu’elle est décriée en France jusqu’à empêcher des enfants de la rendre vivante sans aucune réaction en haut lieu. « Merci à Dieu qui a voulu tout partager avec nous ».

 

Père Marc

Dimanche 15 décembre 2019

 

«Le pays aride, qu’il exulte et fleurisse comme la rose, qu’il se couvre de fleurs des champs, qu’il exulte et crie de Joie ! On verra la Gloire du Seigneur, la splendeur de notre Dieu »

 

Il est bon pour nous de relire ces oracles d’Isaïe au moment où nous apprêtons à fêter une nouvelle fois Noël. Nous sentons autour nous dans la rue, dans le monde, cette ambiance particulière du mois de décembre. Nous voyons ces lumières installées un peu partout, ces vitrines débordantes de marchandises ; nous entendons ces conversations très terre-à-terre sur les différentes options de menus pour le repas du réveillon, les différents cadeaux, etc. Il règne dans le monde à cette période une sorte d’ivresse euphorique. Attention à la « gueule de bois » au réveil ! Elle ne peut nous combler. En se laissant prendre par cette ambiance nous risquons de nous réveiller en Janvier, le cœur triste et vide.

En tant que chrétiens nous avons une grande responsabilité en cette période. Il nous faut témoigner de l’Espérance inouïe qui nous habite, Dieu INFINI est venu vivre au milieu de nous afin que nous puissions accéder à Lui. C’est à cela que nous préparons notre cœur en ce temps de l’Avent. C’est dans cet évènement qui transcende toute l’Histoire, que nous avons à replonger notre cœur. Aussi nous ne pouvons pas fêter Noël comme les païens. Quelle place réservons-nous réellement à Dieu pour notre réveillon ? Concrètement que faisons-nous pour mettre ce mystère au cœur de notre fête de famille ?  « Soyez forts ne craignez pas. Voici votre Dieu. Il vient lui-même et va vous sauver. »

 

 

P. Jean-Philippe Benoist + 

Dimanche 8 septembre 2019

 

"Convertissez-vous, car le royaume des Cieux est tout proche."

 

Le pape François commente cette parole de St Jean Baptiste et voici ce qu’il nous dit :  « La condition pour entrer et faire partie de ce royaume est d’accomplir un changement dans notre vie, c’est-à-dire de nous convertir. Nous convertir tous les jours, un pas en avant tous les jours ». Mais que veut dire « se convertir » ? Se convertir, metanoïa en grec, c’est littéralement « changer de connaissance ». Changer de connaissance à la fois sur Dieu et sur nous-mêmes. Plus précisément c’est le changement de connaissance de « qui est Dieu » qui nous amène à prendre conscience de qui nous sommes et par là même à prendre conscience des ténèbres qui nous habitent, de notre péché. Et de cette connaissance va naître le désir de nous convertir.

Lorsque à la lumière de sa Parole, Dieu nous révèle notre péché il le fait dans une lumière d’amour, non dans une lumière culpabilisante. Nous connaissons bien ce refrain : « Dieu est amour, Dieu est lumière, Dieu notre Père »

Ce temps de l’Avent est donc pour nous appel à nous rapprocher du Seigneur, de sa lumière. Nous rapprocher de Lui pour devenir meilleurs, entrer chaque jour davantage dans son royaume : « un pas en avant tous les jours ».

                                                                                                                                              Père David

Dimanche 1er décembre, 1er dimanche de l’Avent

 

 

Avent rime avec enfouissement...

 

Une nouvelle année qui commence et pourtant pas de réveillons ni cotillons...Ça c’est pour la nouvelle année civile avec ses slogans traditionnels de « bonne année-bonne santé », signe que Dieu n’a toujours pas pris la 1ère place dans notre vie depuis plus de 2000 ans !

Qui d’entre nous pensera aujourd’hui à souhaiter une Sainte année à son voisin ? Celui du banc de l’église, celui de son palier, dans sa famille... ?

Mais après tout, ce passage silencieux et sans paillettes à la nouvelle année liturgique n’est-il pas significatif de ce temps nouveau et béni qui s’ouvre devant nous ?  Heureux temps de l’Avent qui nous offre 24 jours d’enfouissement et d’attente fervente, tel le temps d’une grossesse en accéléré, pour que grandisse notre désir de voir naître le nouveau-né ! Qu’il advienne cet enfant-Dieu, mais pas n’importe où...Les signes extérieurs de la crèche orientés sur « le petit homme » et les présents partagés dans la Sainte nuit devraient manifester une re-naissance intérieure dans mon âme de « l’Emmanuel ». Voilà pourquoi ce temps de l’Avent m’appelle à l’enfouissement et à l’intériorité, afin de prendre un peu de recul par rapport à la couche superficielle de mon être qui va être encore plus sollicitée par les marchands du temple et les sirènes de l’ultra-consommation. L’arène est déjà prête depuis plusieurs semaines...vais-je y entrer ? Notre Pape François nous avertit :

« Nous aurons toujours la tentation de mondaniser Noël ; quand la fête cesse d’être contemplation, une belle fête de famille avec Jésus au centre, qu’elle commence à être une fête mondaine : faire les courses, les cadeaux, ceci et cela… , alors  le Seigneur reste là, oublié ».

Non Seigneur, nous voulons nous préparer à la vraie fête ; mais fortifie-nous dans le combat pour ne pas rater l’échéance !

 

                                                                                                                                                                        Père Stanislas

                                              Dimanche 24 novembre 2019

 

Que veut dire l’inscription INRI ?

 

Jésus est en croix.

 Les chefs ricanent et les soldats se moquent : « Si tu es le roi des Juifs, sauve-toi toi-même ».

Une inscription sera placée au-dessus de sa tête : « Celui-ci est le roi des Juifs ». Habituellement on plaçait au-dessus de la tête d’un condamné à mort, le motif de sa condamnation.

 Sur l’ordre de Pilate, la croix de Jésus comportait l’écriteau : « Le Roi des Juifs », selon Marc et Luc ; « Celui-ci est Jésus, le Roi des Juifs », selon Matthieu ; et « Jésus de Nazareth, le Roi des Juifs », selon Jean.

C’est cette dernière formulation que la Tradition a conservée

Et nous voyons souvent, placées en haut des crucifix, les seules initiales INRI (c’est-à-dire Jesus Nazarenus Rex Iudeorum). L’écriteau était en effet rédigé en latin, en même temps en hébreu et en grec (Jean 19, 20). On sait toujours par Jean, que les chefs des prêtres vinrent trouver Pilate pour qu’il change la formule et indique : « Celui-ci a dit « je suis le Roi des Juifs », mais Pilate répondit : « Ce que j’ai écrit est écrit ».

 

Père Marc 

Dimanche 17 novembre 2019

 

 La Confiance

 

« Le Reniement de saint Pierre : dire au Christ « je te resterai fidèle », c’était déjà le renier, car c’était supposer en soi et non dans la grâce la source de la fidélité » (Simone Weil, La Pesanteur et la Grâce)

Dans les textes de ce dimanche le Christ nous parle sans détour de la fin des temps et des signes qui adviendront pour l’annoncer. Ces derniers, à priori, ne semblent pas faits pour nous réjouir. En effet, ils nous annoncent les faux prophètes, les guerres, la division, les famines et les épidémies… Mais surtout, ce qui pourrait définitivement nous faire peur, c’est l’annonce de la persécution !

Le Christ ne le cacha pas à ses disciples, ils ne peuvent pas faire autrement que de passer par la persécution et les épreuves ! Et cela pourrait nous effrayer. Cependant il leur donne cette assurance que rien ne pourra les séparer de lui.

                Ce qu’il leur demande c’est de rester en tenue de service, attendant avec une espérance calme et joyeuse le retour du Maître.

                Ils n’ont pas à s’inquiéter, car ils ont cette certitude de Foi que le déroulement des évènements du monde est dans la main de Dieu. Aussi, rien n’arrive qui ne soit permis par Dieu. Cette certitude de Foi que tout est dans sa main et qu’ils sont assistés par l’Esprit Saint transforme l’épreuve en témoignage de Foi, en acte d’apostolat.

                En ces temps où notre Eglise semble bien diminuée, demandons la grâce d’une confiance et d’une espérance renouvelées pour affirmer avec Foi :

« Tout est dans sa main »

P. Jean–Philippe Benoist

 

Dimanche 10 Novembre 2019

 

« Notre Dieu n’est pas le Dieu des morts mais des vivants »

 

« Je suis venu pour que les hommes aient la vie et qu’ils l’aient en abondance » (Jn 10, 10).

Notre Dieu est le Dieu de la vie.

J’aime beaucoup ce passage de la séquence de l’Octave de Pâques : « La mort et la vie ont combattu en un duel prodigieux, le maître de la vie mourut, vivant Il règne ». Oui notre Dieu a vaincu la mort, pas seulement sa mort, mais la mort. Et c’est parce qu’il est vivant et qu’il règne qu’il peut à chaque instant nous communiquer sa vie. Cette vie, il nous la communique par sa Parole : « A qui irions-nous Seigneur tu as les paroles de la vie éternelle » (Jn, 6, 68).

Il nous la communique par les sacrements, par son amour, parce « Dieu est amour » dit St Jean et cet amour est lumière et force. Lumière dans la nuit et force qui nous rendent capables d’avancer et de tenir debout dans les épreuves. Oui comme le dit St Paul : « Si Dieu est avec nous, qui sera contre nous ? » De quoi aurions-nous peur ? Que le Seigneur ravive notre foi en sa présence vivifiante.

Oui notre Dieu est le Dieu de la vie et il veut que nous soyons des vivants : « La gloire de Dieu c’est l’homme vivant et la vie de l’homme est la vision de Dieu ». (Adversus haereses, St Irénée).

 

Père David

31ème Dimanche du TO - 3 novembre 2019

 

 

Seigneur, je n’ai pas confiance en Toi, donc en moi...

 

Zachée est un maître dans l’art de prendre confiance en soi, alors que tout aurait dû la lui faire perdre. Ecoutons le pape François :

« Zachée, cependant, a dû affronter certains obstacles pour rencontrer Jésus Le premier est la petite taille : Zachée ne réussissait pas à voir le Maître parce qu’il était petit.

Aujourd’hui aussi nous pouvons courir le risque de rester à distance de Jésus parce que nous ne nous sentons pas à la hauteur, parce que nous avons une basse considération de nous-même.

C’est une grande tentation, qui ne regarde pas seulement l’estime de soi, mais touche aussi la foi. Parce que la foi nous dit que nous sommes « enfants de Dieu et nous le sommes réellement » (1 Jn 3, 1) : nous avons été créés à son image ; Jésus a fait sienne notre humanité et son coeur ne se lassera jamais de nous ; l’Esprit Saint désire habiter en nous ; nous sommes appelés à la joie éternelle avec Dieu ! C’est notre “stature”, notre identité spirituelle : nous sommes les enfants aimés de Dieu, toujours.

Vous comprenez alors que ne pas s’accepter, vivre mécontents et penser en négatif signifie ne pas reconnaitre notre identité la plus vraie :

c’est comme se tourner d’un autre côté tandis que Dieu veut poser son regard sur moi, c’est vouloir effacer le rêve qu’il nourrit pour moi. Dieu nous aime ainsi comme nous sommes, et aucun péché, défaut ou erreur ne le fera changer d’idée. Pour Jésus – l’Évangile nous le montre -, personne n’est inférieur et distant, personne n’est insignifiant, mais nous sommes tous préférés et importants : tu es important ! »

Seigneur, augmente en moi la confiance en Toi, et donc en moi !

Père Stanislas

29ème Dimanche du TO - 20 octobre 2019

 

N’oublions pas la prière.

 

* « Prier sans cesse », sans s’arrêter, pas facile ! Avec tout ce que je fais, avec tous mes engagements dans l’Eglise, je n’ai plus de temps dit Isabelle à sa copine Ginette.

 + Tu as raison Isabelle. Pourtant la prière est vitale. Moi, j’ai suivi une session sur la prière.

 * Une session pour apprendre à prier ?

+ Oui, j’ai appris à me préparer, à prendre en compte mon corps et mon cœur pour me mettre en présence du Seigneur. Des techniques pour mieux me disposer non seulement à lui parler mais aussi à l’écouter.

* Donne-moi un exemple.

+ Et bien la répétition de simple mot tel que « Jésus je t’aime » ! Ou d’une phrase : « Jésus Fils du Dieu vivant aie pitié de moi pêcheur ». Ou encore : « Jésus augmente ma foi ». Et petit à petit cette phrase, ce mot se greffent sur ma respiration. Cela me permet de dépasser mes émotions pour mieux me recentrer sur la seule présence de Jésus.

* J’ai bien conscience Ginette que je dois rechercher ce dialogue avec Jésus. Je le fais plutôt pour recharger ma « batterie ». Mais j’avoue, à cause de mes nombreuses activités, j’ai négligé la prière et perdu ce qui est au centre. Je reconnais que souvent je parle de Dieu mais je ne lui parle pas.

+ Tu sais ma chère Isabelle, seule la prière peut rendre à notre foi son authenticité. On ne peut pas être chrétien sans ce dialogue avec Dieu. Lorsqu’on est jeune, on renvoie cela à plus tard… ! Plus tard, c’est quand ? 50, 80 ans ? A la chapelle de la Miséricorde on ne fait pas la queue pour adorer. Pour vivre, l’homme respire. Et bien la prière est la respiration du chrétien.

* Merci Ginette, je vais de ce pas m’inscrire pour 1’heure d’adoration par semaine, pour prier pour les nombreux malades de ma paroisse.                     

                                                                                               Père Marc

28ème Dimanche du TO - 13 octobre 2019

 

 

« Seul un Samaritain revint sur ses pas rendre grâce au Seigneur »

 

« Rendez grâce au Seigneur, car il est bon ! Car éternel est son amour ! (Ps 117) Souvent, la prière d’action de grâce et la louange tiennent moins de place que la prière de demande dans notre vie spirituelle. Peut-être, pensons-nous inconsciemment, qu’il est normal que Dieu s’occupe de nous, qu’il réponde à nos besoins ? Et pourtant comme notre vie changerait si nous savions voir tout ce que Dieu fait pour nous.

Rendre grâce à Dieu c’est prendre conscience de sa bonté. Même dans les temps d’épreuve, il y a toujours un aspect pour lequel nous pouvons faire une prière d’action de grâce. Si l’on y réfléchit bien il y a mille raisons de rendre grâce au Seigneur. Mais il y en a une pour laquelle on peut encore plus le remercier, c’est sa présence.  C’est l’objet de ce témoignage : « Seigneur, chaque jour, je te dis merci : Parce que tu m’as prise par la main dès mon enfance et que tu as permis que je ne la lâche pas trop souvent au cours de ma longue vie. Il y eut des jours de bonheur et des jours d’inquiétude, des naissances, des maladies, des accidents. Maintenant, je vis seule. Mais tu es là, toi, le bien-aimé de ma vie et tu ne me quittes jamais. Discrètement, tu t’effaces quand je vais en famille, chez des amis, au spectacle. Je sais rire, bavarder, tu le sais bien ! Mais au fond de mon cœur, je sens toujours ta présence. Et je te retrouve avec bonheur dès que je repasse mon seuil ».

                                       Père David

27ème Dimanche du TO -  6 octobre 2019

 

 

Seigneur, augmente en nous la foi !

 

Voilà la supplication la plus importante à faire monter vers le Ciel, à l’heure où la visibilité de la présence de Dieu au cœur de notre société s’estompe de jour en jour…

 

« Car même à Bourg en Bresse, j’ai du mal à te voir…Où te caches tu Seigneur ? » 

 

C’est la présence d’un père adorateur du Très St Sacrement, ce dimanche, qui nous aide à réouvrir les yeux, en désignant le lieu de l’enfouissement et de l’Epiphanie : l’oratoire de la miséricorde ouvert jour et nuit depuis plus de 11 années ! Quand Dieu est chassé de l’espace public, il riposte en faisant naître des petits sanctuaires brûlants un peu partout pour nous donner de le voir face à face, réellement présent en son humanité glorifiée, sans le voile du tabernacle. Quel mystère insondable et que de grâces à venir puiser en adorant le corps eucharistique de Jésus !

Puissions-nous entendre l’appel lancé par le cardinal Sarah dans son dernier livre :

Je voudrais lancer un appel à tous les chrétiens. Notre charité puise-t-elle vraiment sa source au tabernacle ? Les heures passées dans l’adoration du saint sacrement doivent me conduire vers les plus pauvres, les plus ignorants de Dieu, les plus souffrants : sinon, elles sont stériles.

 

 Il est urgent et vital de nous demander combien de temps nous passons devant Jésus-Eucharistie présent dans le tabernacle. Une paroisse où il n’y a pas l’adoration du saint sacrement est une paroisse morte ou malade.

La présence humble et silencieuse de Jésus au milieu de nous, appelle notre présence humble et silencieuse. »

 

Bonne nouvelle : notre paroisse n’est pas morte car nous avons l’adoration !

 

Mauvaise nouvelle : elle est encore un peu malade car il reste toujours 15 heures sans adorateurs…

 

P.Stanislas+

 

26ème Dimanche du TO - 29 septembre  2019

 

 

Chers frères et sœurs,

 

La foi nous assure que le Royaume de Dieu est déjà présent sur la terre de façon mystérieuse ; cependant, de nos jours encore, nous devons constater avec douleur qu’il rencontre des obstacles et se heurte à des forces contraires. De violents conflits et de véritables guerres ne cessent de déchirer l’humanité; les injustices et les discriminations se succèdent ; on peine à surmonter les déséquilibres économiques et sociaux, à l’échelle locale ou mondiale. Et ce sont surtout les plus pauvres et les plus défavorisés qui font les frais de tout ceci.

 

Les sociétés économiquement les plus avancées ont tendance à développer en leur sein un individualisme accentué qui, uni à une mentalité  utilitariste  et multiplié par le réseau médiatique, produit la “ mondialisation de l’indifférence ”. Dans ce contexte, les migrants, les réfugiés, les personnes déplacées et les victimes de la déplacées et les victimes de la traite des personnes sont devenus l’emblème de l’exclusion car, au-delà des malaises que comporte en soi leur condition, on fait peser sur eux un jugement négatif qui les considère comme cause des maux de la société. L’attitude à leur égard constitue une sonnette d’alarme qui nous avertit du déclin moral qui nous guette si l’on continue à concéder du terrain à la culture du rejet. De fait, sur cette voie, tout sujet qui ne rentre pas dans les canons du bien-être physique, psychique et social court le risque de la marginalisation et de l’exclusion. À travers eux, le Seigneur nous appelle à une conversion, à nous libérer de la culture du déchet. À travers eux, le Seigneur nous invite à nous réapproprier notre vie chrétienne dans son entier et à contribuer, chacun selon sa vocation, à l’édification d’un monde qui corresponde toujours davantage au projet de Dieu.

 Pape François   

25ème Dimanche du TO -  22 septembre 2019

 

L’argent :  qu'elle relation ?

 

Quels que soient nos revenus, la relation entretenue avec l'argent, avec tout ce que nous pouvons détenir, est lourde de conséquences. Elle a une influence non seulement sur notre propre vie mais aussi sur la relation avec les autres. Le prophète Amos reproche à ceux qui outrepassent la loi en écrasant le pauvre pour augmenter leurs profits. En écho à l'intendant malhonnête de l'évangile, nous ne manquons pas d'exemples de personnes en responsabilité qui cherchent à compromettre leurs semblables dans des affaires malhonnêtes.  C'est pourquoi Paul insiste auprès de Timothée pour que « l'on fasse des demandes, des prières pour tous les hommes, les chefs d'état et tous ceux qui exercent l'autorité ». Chercher par tous les moyens à posséder, pourrit le cœur de l'homme et l'entraîne loin de l'amour et de la vérité. Alors, que faut-il choisir ?

 

 Dieu ou bien l'argent ? A-t-on le droit de mettre Dieu et l'argent sur le même plan ? Dieu veut que nous soyons sauvés et Jésus est le seul médiateur à pouvoir le faire. Il n'y en a pas d'autres.

 

Aux riches comme aux pauvres, Jésus montre le chemin qui conduit au Royaume et la manière d'utiliser les biens qu'il nous donne. Alors, comment sortir de l'esclavage de l'argent ?

 

En devenant disciples du Seigneur. Le disciple est une personne qui, à la suite d’une rencontre personnelle avec Jésus, décide de le suivre et de se conformer à lui en paroles et en actes. Au sein de sa communauté, le disciple grandit en priant, en fraternisant, en vivant la charité, en se formant pour devenir missionnaire.

 

                                                                                                                                                                                                                               Père Marc

 

24ème Dimanche du TO-15  septembre 2019

 

Réjouir le Cœur de Dieu

 

Nous pouvons réjouir le Cœur de notre Dieu. Y avons-nous déjà pensé ? Comment ? En nous convertissant. « Réjouissez-vous avec moi, dit le bon Berger, car j’ai retrouvé ma brebis, celle qui était perdue ! » Et le Seigneur continue : « Je vous le dis : c’est ainsi qu’il y aura de la joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit, plus que pour 99 justes qui n’ont pas besoin de conversion ».

Se convertir, qu’est-ce que cela signifie ? Se convertir, c’est changer : changer d’attitude, de comportement, de mentalité. Se convertir c’est cesser de faire le mal. Se convertir, finalement c’est se tourner vers Dieu. Lorsque l’on se convertit, il y a un avant et un après.

 

La conversion naît de la rencontre. On se convertit parce que l’on a rencontré quelqu’un qui nous aime. La brebis perdue s’est laissé prendre sur les épaules de son maître parce qu’elle a vu que son maître était bon et qu’il l’aimait. Si le fils prodigue est rentré chez lui, c’est parce que dans le fond de son cœur il a compris que son père était bon, qu’il l’aimait et qu’il l’accueillerait toujours malgré tout le mal qu’il avait pu faire.

 

Demandons pour nous-mêmes et pour tous les hommes la grâce de croire chaque jour davantage en l’amour de Dieu pour nous et convertissons-nous.

 

Père David

 

 

 23ème Dimanche du TO - 8 Septembre 2019

 

 

Dieu est dans les détails…

 

Voilà une rentée fracassante avec cet Evangile où Jésus ne nous laisse pas vraiment – ni le temps, ni le choix – de ce que devrait être notre vie chrétienne en cette nouvelle année scolaire, professionnelle, paroissiale ! Le programme est tout tracé : 

« Celui d’entre vous qui ne renonce pas à tout ce qui lui appartient ne peut pas être mon disciple. »

Peut-être sommes-nous un peu écrasés par le degré d’exigence et l’impératif catégorique de Jésus, prêt à pointer du doigt l’incohérence avec le commandement de l’amour de soi et de son prochain, à commencer par les membres de sa famille. Nous entendons bien la voix forte de Jésus, mais un détail risque de nous échapper. Nous passons à côté de l’attitude de son corps :

« il se retourne et leur dit ».

S’il se retourne, c’est qu’il est devant et qu’il s’adresse donc à une foule qui le suit derrière. Il ouvre le chemin évangélique en mettant en acte le premier les paroles qu’il prononce. C’est un témoin crédible qui sait de quoi il parle, et non un Maitre qui enseigne d’en haut, assis dans sa chaire.  Nous sommes cette foule vers laquelle Jésus se retourne aujourd’hui. Nous le suivons déjà, mais justement peut-être encore trop comme « suiveurs » et pas assez comme « disciples ». Suivre le mouvement de la foule en adhérant intellectuellement à la charte évangélique, c’est déjà bien…mais faire nôtre le contenu de la charte et la mettre en pratique dans tous les domaines et détails de notre vie, c’est encore mieux !

Seigneur, en cette reprise d’année, quel domaine de ma vie a besoin d’être transfiguré par la radicalité évangélique… ?

Père Stanislas

22ème Dimanche du TO - 1er septembre 2019

 

 

« L’humilité est aux vertus ce que la chaîne est au chapelet : ôtez la chaîne et tous les grains s’en vont ; ôtez l’humilité et toutes les vertus disparaissent. »

Pour le Saint Curé d’Ars il n’y a pas de possibilité de vie spirituelle sans l’humilité. Les textes de ce dimanche abondent en ce sens. Ainsi Ben Sira nous redit : « Plus tu es grand, plus il faut t’abaisser : tu trouveras grâce devant le Seigneur. Grande est la puissance du Seigneur, et les humbles lui rendent gloire. » La découverte et la contemplation du mystère infini de Dieu nous entraînent à l’humilité. Se retrouver devant l’infini de Dieu, nous permet de rester à notre place. De plus cette confrontation au mystère qui nous échappe nous oblige à nous décentrer de nous-même. Ainsi la véritable humilité se trouve dans l’action de grâce et la louange. Autrement, je risquerai de m’égarer dans une interminable litanie de mes faiblesses. Celle-ci, loin de me conduire vers le Seigneur, m’enfermerai sur moi-même et m’entrainerai au désespoir.           Le Bon Dieu lui-même nous montre l’exemple de l’humilité, en s’abaissant jusqu’à nous, dans l’Incarnation et l’Eucharistie. Il vient à nous sans tambours, ni trompettes afin que nous puissions l’approcher sans crainte. Et c’est paradoxalement lorsqu’Il s’abaisse le plus que se révèle au monde la Gloire de son Amour. C’est ainsi dans la contemplation que se trouve l’humilité. C’est, sur son lit de mort, la grande découverte du curé de Campagne de Bernanos :

 

« Il est plus facile que l’on croit de se haïr. La grâce est de s’oublier. Mais si tout orgueil était mort en nous, la grâce des grâces serait de s’aimer humblement soi-même, comme n’importe lequel des membres souffrants de Jésus-Christ. »

 

Père Jean-Philippe Benoist

16ème Dimanche du TO - 21 JUILLET 2019

 

 Marthe ou Marie ?

 

 

Marie a choisi la meilleure part, cela ne veut pas dire que la part de Marthe soit mauvaise. Non, nos temps d’écoute de la Parole, nos temps de cœur à cœur avec le Seigneur, nos temps de silence sont pour nous l’occasion de nous remplir de son amour, de cette paix profonde qu’il veut communiquer à nos âmes. N’oublions pas que notre Dieu est le Dieu de la Paix. Accueillir la Paix pour pouvoir ensuite la répandre autour de nous. Nous connaissons bien cette belle prière de St François d’Assise qui commence ainsi : « Seigneur, fais de moi un instrument de ta Paix ».

 

Nous avons réellement besoin de prendre des temps de silence, pour refaire nos esprits et nos corps. « Le bruit disperse, éparpille et gaspille. Le silence recueille, récupère et condense » écrit Gaston Courtois. Il continue : « Qui ne sait pas mettre dans sa vie des zones de silence, ne tarde pas à vivre à la superficie de son âme ».

 

Pour pouvoir « tout faire par amour » comme nous y invite Ste Thérèse de l’Enfant Jésus, il nous faut d’abord aller puiser à la source de l’amour. Que ce temps de vacances soit pour nous l’occasion de nous ressourcer de nous reposer avec Marie, aux pieds de Jésus pour pouvoir, avec Marthe, reprendre paisiblement nos activités le cœur rempli de force et de courage.

                                                                                                                     

 

Père David 

15ème Dimanche du TO - 14 juillet 2019

 

Dieu et les estivants…

 

Je regarde mes fils en vacances, dit Dieu, parce que c'est moi qui les ai créés à mon image. Et même quand ils se reposent, ils sont à ma ressemblance.
Moi aussi, après la Création, j'ai pris loisir de regarder mon œuvre et je me suis reposé. Je suis pour le repos, dit Dieu. C'est pourquoi j'aime que vous soyez en vacances.
Mais quand je vous vois incapables de rester en place, dit Dieu, à tourner et à tournoyer comme des fourmis en déroute, je me dis que vos vacances, au fond, ce n'est pas du repos. Cette agitation c'est même un piège du malin qui vous empêche de penser à vous et aux autres et à Moi qui suis votre Père du ciel.
Je regarde mes fils en vacances, dit Dieu, et je ne trouve pas qu'ils aient tellement l'air d'être en vacances. Mais je ne trouve pas non plus qu'ils aient tellement l'air d'être mes fils. Sur les plages qui sont si belles et si bonnes, je le sais bien, moi, qui les ai faites, ils sont là étendus. Ils me font penser à ces pauvres gens dont mon Fils a eu pitié autrefois, comme en Palestine, las et prostrés comme un troupeau abandonné.
Je n'ai rien contre les corps bronzés et les bains de soleil, dit Dieu, le soleil, je l'ai créé moi-même. Mais ce que je n'aime pas dans ces multitudes, c'est qu'elles s'ennuient et qu'elles ont l'esprit vide. On dirait que les âmes sont parties en vacances, abandonnant le corps sur le sable comme des poissons échoués.
Et ça, dit Dieu, ça ne me plaît pas. Boire, manger, dormir, se multiplier, dit Dieu, je n'en demande pas plus aux animaux que j'ai créés. Mais pour l'homme qui est mon fils, j'ai rêvé quelque chose de plus. Même et surtout quand il est en vacances.

                                                                                                                                                                        Texte de Michel Quoist 

14ème Dimanche du TO - 7 juillet 2019

 

« DIEU EST AMOUR »

Seigneur tout vient de toi. Je te rends grâce pour ta fidélité pendant ces vingt années comme prêtre. Ton amour ne m’a jamais manqué. Je suis prêt Seigneur à poursuivre la mission confiée par notre Ste Mère l’Eglise pour ta plus grande gloire. Avec le saint curé d’Ars je veux te redire : « Je vous aime, ô mon Dieu, et mon seul désir est de vous aimer jusqu’au dernier soupir de ma vie. Je vous aime, ô Dieu infiniment aimable, et j’aime mieux mourir en vous aimant que de vivre un seul instant sans vous aimer. Je vous aime, ô mon Dieu, et je ne désire le ciel que pour avoir le bonheur de vous aimer parfaitement. Je vous aime, ô mon Dieu, et je n’appréhende l’enfer que parce qu’on y aura jamais la douce consolation de vous aimer. Ô mon Dieu, si ma langue ne peut dire à tout moment que je vous aime, du moins je veux que mon cœur vous le répète autant de fois que je respire. Ah ! Faites-moi la grâce de souffrir en vous aimant, de vous aimer en souffrant, et d’expirer un jour en vous aimant et en sentant que je vous aime. Et plus j’approche de ma fin, plus je vous conjure d’accroître mon amour et de le perfectionner. » Ainsi soit-il.

Père Marc 

13ème Dimanche TO - 30 juin 2019       

Ordination sacerdotale d'Axel Albar

 

Père de miséricorde, 

qui as donné ton Fils pour notre salut
et qui nous soutiens sans cesse par les dons de ton Esprit,
donne-nous des communautés chrétiennes
vivantes, ferventes et joyeuses,
qui soient source de vie fraternelle
et qui suscitent chez les jeunes
le désir de se consacrer à Toi et à l’évangélisation.
Soutiens-les dans leur application
à proposer une catéchèse vocationnelle adéquate
et différents chemins de consécration particulière. 
Donne la sagesse pour le nécessaire discernement vocationnel,
afin qu’en tous resplendisse
la grandeur de ton Amour miséricordieux. 
Marie, Mère et éducatrice de Jésus,
intercède pour chaque communauté chrétienne,
afin que, rendue féconde par l’Esprit Saint,
elle soit source de vocations authentiques
au service du peuple saint de Dieu. 
Amen.

Prière du Pape François pour les vocations

 

 

Solennité du corps et du sang du Seigneur - Dimanche 24 juin 2019

 

 

« J’ai moi-même reçu ce qui vient du Seigneur, et je vous l’ai transmis » (1 Co 11,23)

                La Providence du Seigneur est toujours surprenante. Elle est un beau signe de l’affection et de la délicatesse de Dieu. Célébrer une messe d’action de grâce pour mes deux ans de sacerdoce à Bourg le jour de la fête du Saint Sacrement, peut être vue comme un clin d’œil de Dieu.

                Face au Saint Sacrement, nous n’avons qu’à nous faire petits. Sous l’humble aspect du pain, Dieu est présent dans toute sa majesté. Dans nos vies, c’est un peu semblable : Dieu passe par notre pauvre humanité, c’est le 1er acteur. Par l’Eucharistie, qui se traduit par « action de grâce », nous sommes invités à contempler et à entrer dans l’action de grâce du Christ. Merci Seigneur de nous avoir ouvert les portes du ciel par ton sacrifice sur la Croix et de nous permettre de déjà anticiper le banquet céleste par ton Eucharistie.

                La séquence d’aujourd’hui nous invite à une attitude fondamentale de contemplation du mystère du don du Christ dans la foi : « ce qu’on ne peut comprendre et voir, notre foi ose l’affirmer, hors des lois de la nature. » L’Eucharistie est un mystère qui nous dépasse : il est à l’origine de tout amour.

                La Vierge Marie est un beau modèle de la plénitude du oui à Dieu même si elle aussi a dû cheminer dans sa foi personnelle. Marie nous aide à accueillir Jésus dans notre cœur et redire un oui chaque jour.

                Je terminerai par une phrase qu’aimait redire le Saint Curé d’Ars : « Faites le bien et ne faites que cela. »

 

 

Père Patrick CLÉMENT

Dimanche 16 juin 2019

 

Solennité de la Sainte Trinité

 

 

Une semaine après la fête de la Pentecôte nous célébrons le mystère de la très Sainte Trinité. Ce mystère selon les docteurs de l’Église est le plus grand de tous les mystères. « C’est pour le connaître et le contempler que les anges ont été créés dans le ciel et les hommes sur la terre », Nous dit Léon XIII. Contemplant ce grand mystère, un chartreux écrit : « Les juifs et les sages de l’antiquité païenne vénéraient un Dieu unique et solitaire. La Révélation nous a appris à adorer dans notre Dieu un « nous » vivant de trois personnes qui s’embrassent éternellement ». Oui « Dieu est amour », dit St Jean (1 Jn, 4, 8), mais Dieu est également « éternelle béatitude, vie éternelle, lumière sans déclin » (CEC, n° 257). Or cet amour, cette béatitude, cette vie nous sommes appelés depuis le jour de notre baptême, à en vivre. C’est ce que nous dit le Catéchisme de l’Église Catholique au N°265 : « Par la grâce du baptême " au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit ", nous sommes appelés à partager la vie de la Bienheureuse Trinité, ici-bas dans l’obscurité de la foi, et au-delà de la mort, dans la lumière éternelle ». Rendons grâce au Seigneur pour son « dessein bienveillant » (Ep, 1, 9), pour la gloire de sa vie bienheureuse qu’il veut nous communiquer.

 

 

 

                                                                                                                      Père David

Dimanche de Pentecôte - 9 juin 2019

 

 

Echange dans un groupe sur l’Esprit Saint.

 

-         Pour moi, dit l’un, c’est ce sentiment de paix qui nous tombe dessus quand nous nous retrouvons comme ce soir dans un groupe où chacun est respecté, reconnu et écouté…

-         Moi, dit l’autre, c’est ce qui se manifeste lorsque je réussis à faire tomber ces barrières qui m’empêchent justement de voir cet Esprit qui, j’en suis sûre, est toujours blotti au fond de moi. Barrières des images de moi trompeuse, barrières de la vie trop agitée…

-         Bien d’accord avec vous deux. Mais en quoi cet Esprit peut-il nous guider dans nos prises de décision ?

-         Il peut déjà nous aider à distinguer les bonnes et les fausses raisons si nous prenons le temps de nous mettre à son écoute. Si, par exemple, je veux me lancer dans un engagement pour la paroisse, qu’est-ce qui me pousse ? La « plus grande  gloire de Dieu » ? Ma gloire à moi ? Un mélange des deux ?

-         Bien sûr, nos motivations ne sont pas toujours parfaitement simples…Mais nous sommes des êtres humains !

-         Finalement le meilleur discernement n’est-il pas d’éprouver que notre décision nous laisse ce sentiment de paix dont nous parlions tout à l’heure ?

 

-         Oui, et j’ajouterai que, pour moi, une bonne décision se mesure ensuite à ses fruits. S’ils sont bons, l’Esprit y est certainement pour quelque chose.

P.Marc

Dimanche 2 juin 2019

 

 

Nous aurons bientôt la grâce de célébrer l’ordination sacerdotale d’Axel Albar le dimanche 30 juin à 15h dans notre église paroissiale.

En ces jours où nous préparons à recevoir une nouvelle effusion de l’Esprit Saint, nous voulons porter dans notre prière communautaire et familiale ceux qui seront ordonnés diacres et prêtres dans les semaines à venir aux 4 coins du monde. Et nous ne nous satisfaisons pas du seul prêtre ordonné pour notre diocèse depuis plusieurs années, mais nous pouvons implorer le Ciel par cette neuvaine pour une nouvelle Pentecôte de vocations dont nos paroisses ont tant besoin.

 

Neuvaine de la Pentecôte

Prière pour les vocations

31 mai – 8 juin 2019

 

Esprit de vérité,

qui es venu à nous le jour de la Pentecôte pour nous former à l'école du Verbe divin, remplis en nous la mission pour laquelle le Fils t'a envoyé.

Remplis tous les cœurs et suscite chez de nombreux jeunes l'aspiration à ce qui est authentiquement grand et beau dans la vie, le désir de la perfection évangélique, la passion pour le salut des âmes.

Soutiens les "ouvriers de la moisson" et donne la fécondité spirituelle à leurs efforts pour accomplir le bien.

Rends nos cœurs parfaitement libres et purs, et aide-nous à vivre en plénitude la marche à la suite du Christ, pour goûter comme le don ultime venant de toi la joie qui n'aura pas de fin. Amen.     

     

S. Jean-Paul II, Rome, 14 octobre 1989 

 

Dimanche 26 mai 2019

Je suis le Pain vivant !

 

Seigneur, en ce beau jour de ma première des communions, à quoi veux-tu m’appeler aujourd’hui et aussi plus tard ?

 

Que peux-tu me demander ? Que veux-tu que je fasse pour toi ? Que veux-tu que je fasse pour les autres avec toi aujourd’hui, demain et plus tard ? Jésus, je veux te remercier pour ton eucharistie. A chaque messe tu nous donnes le Pain de Vie, Jésus ressuscité. A chaque messe, je reconnais le sacrement de ta présence réelle.

 

Je crois Seigneur, mais fais grandir en moi la foi pour que je vienne tous les dimanches recevoir le Pain de Vie afin de vivre de ta Vie.

 

Merci Seigneur pour mes parents, et particulièrement en cette fête des mères à ma maman, qui m’ont donné la vie. Avec eux, je veux m’engager à défendre ce bien précieux qui est la vie. Oui pour vivre il faut aimer. Et pour aimer tu nous invites à garder ta Parole :

 

« Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole ; mon Père l’aimera, nous viendrons vers lui et, chez lui, nous nous ferons une demeure ».

 

Oui, Jésus je veux garder ta Parole car je t’aime. Je veux garder ta Parole parce que je veux vivre. Fait que je ne gâche pas cette vie que tu as mise en moi ; apprends-moi que la vie est un don à accueillir et à respecter».                             

 

Père Marc

Dimanche 19 mai 2019

Fête de la Vierge Noire

 

Nous fêtons aujourd’hui à Notre Dame, la Vierge Marie, la Vierge Noire, Notre-Dame de l’Annonciation. L’an dernier nous lui avons consacré notre ville de Bourg-en Bresse et ses habitants. En mémoire de cette consécration nous bénirons au cours de notre célébration une plaque que nous placerons près de la chapelle de la Vierge Noire. Si nous avons consacré notre ville à Marie, c’est afin qu’elle continue de la protéger de tout mal et qu’elle l’accompagne dans son développement.

 

En effet, fêter la Vierge Marie, c’est faire mémoire de tout ce qu’elle a déjà réalisé pour notre ville depuis tant d’années. Nous savons que par le passé, nos ainés l’ont invoquée dans les périodes de peste ou de calamités naturelles.

Et c’est en même temps lui confier chacune de nos vies et tous ceux que nous aimons, nos projets, notre avenir.

Pour reprendre cette belle prière de St Bernard : « Si tu la suis, tu ne dévies pas, si tu la pries, tu ne faiblis pas. Tu ne crains rien, elle est avec toi, et jusqu’au port, elle te guidera ».

                                                                                                                            Père David

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